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Old July 13th, 2009, 02:39 PM   #1
UtopianSkyscraper
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SAHARA | DESERTEC | Solar plant | Project

400 milliards d’euros pour «Desertec» : Le Sahara du soleil remplace celui du pétrole



L’utopie est sur le point de devenir réalité. En effet, le projet écologique «Desertec» sera présenté demain, à Munich (Allemagne). Si ce projet sera maintenu, l’Algérie, à l’instar des pays du MENA (Middle East & North Africa), va exporter de l’énergie propre vers l’Europe.

Il faut savoir que le projet «Desertec», d’un coût global de 400 milliards d'euros, vise à fournir, d'une manière durable, à l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord des énergies renouvelables. Le procédé industriel de cette initiative porte sur la production d'énergie électrique par des centrales thermiques solaires situées principalement dans le nord de l'Afrique ainsi que des parcs éoliens au large de cette région d'Afrique et du nord de l'Europe, alors que l'énergie produite devrait être transportée aux centres de recharges européens par des lignes de transport de travées de haute tension et de courant direct (HVDC), selon une étude élaborée par le groupe allemand Siemens. Le projet prévoit aussi la construction de plusieurs centrales solaires de taille moyenne entre 50 et 200 MW sur une vingtaine de sites s'étendant du Maroc à l'Arabie saoudite. Le coût de cet investissement a été estimé à 400 milliards d'euros jusqu'en 2050, dont 350 milliards d'euros pour la construction des centrales et 50 milliards pour les lignes de transmission nécessaires, selon Siemens. Développé pour la première fois dans les années 1970, le concept «Desertec » a été relancé à partir de 2000 et fait actuellement l'objet «d'intenses débats», relève-t-on. Dans ce sens, une nouvelle initiative «Desertec II», qui comprend un nombre d'entreprises de renom, a été mise en place avec pour objectif de développer, à moyen terme, «un concept technique et économique pour l'énergie solaire de l'Afrique», a-t-on expliqué. D'après des données contenues dans l'étude, la production mondiale d’électricité devrait passer de 21.000 Térawatt/heure (TWH) en 2008 à 37.000 TWH en 2030. Les énergies fossiles continueront de représenter «l'épine dorsale» de cette production malgré leur régression de 68% en 2008 à 60% à la faveur d'une croissance de la part des énergies renouvelables.


Développement durable : énergies renouvelables


«Desertec» est appelé à reconsidérer la part des énergies renouvelables dans notre consommation d'énergie; non parce que nous sommes consommateurs ou avides de faire des économies, mais parce que l'exploitation des énergies renouvelables ne se fera pas sans l'accroissement de la production locale des énergies et de leurs diversifications. A cet effet, pour 2030, environ 40% des investissements dans les centrales électriques à travers le monde devraient être consacrés pour le développement de sources d'énergies renouvelables. Cette évolution s'explique, selon l'étude, par le changement climatique, la flambée de la demande mondiale en électricité et la «pénurie» de combustibles fossiles. Parmi ces énergies alternatives, l'éolien sera, de loin, le plus utilisé pour produire de l'énergie dans le monde entier avec une part de 49%, suivie par le solaire (28%), la biomasse (19%) et la géothermie (3%). La capacité des parcs éoliens installés Onshore passera de 94 GW en 2007 à 660 GW en 2030, tandis que celle des parcs installés en mer (Offshore) passera de 1 GW à 85 GW durant la même période. De son côté, l'énergie solaire devrait afficher le plus haut taux de croissance avec plus de 28%. Le développement de cette source continuera d'être «fortement stimulé par les subventions du monde entier qui ont déjà conduit à de substantielles réductions de coûts», a souligné Siemens. Ainsi, ajoute-t-on, le marché des centrales solaires thermiques devrait dépasser dix milliards d'euros d'ici à 2015.

Source : Le Financier

Last edited by UtopianSkyscraper; June 26th, 2010 at 12:12 AM.
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Old July 15th, 2009, 01:54 PM   #2
alger-4-ever
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L’Allemagne estime que le Sahara dans le Sud de l’Algérie a d’énormes potentialités en matière d’énergie renouvelable particulièrement la solaire.

L’initiative lancée par la fondation Desertec commence à donner ses premiers résultats. 12 compagnies, en majorité allemandes, ont signé, hier à Munich, un mémorandum d’entente. Selon la fondation, « 12 entreprises ont signé, aujourd’hui lundi à Munich, un protocole d’accord en vue de créer un bureau d’études : Desertec Industrial Initiative (DII) ». « Cette initiative a pour objet l’analyse et la mise en place d’un cadre technique, économique, politique, social et écologique en faveur d’une production d’énergie sans émission de CO2 dans les déserts d’Afrique du Nord dont celui de l’Algérie. Le concept Desertec, conçu et réalisé par l’initiative Trec du Club de Rome, décrit les perspectives d’un approvisionnement électrique durable pour toutes les régions du monde avec accès au potentiel énergétique des déserts », précise le protocole signé.

Les sociétés fondatrices de DII, principalement concentrées en Europe, au Proche-Orient et en Afrique du Nord (Mena), sont les suivantes : ABB, Abengoa Solar, Cevital (Algérie), Deutsche Bank, E.On, HSH Nordbank, MAN Solar, Millénium, Münchener Rück, M+W Zander, RWE, Schott Solar, Siemens », ajoute le texte. Mis à part Cevital (Algérie), ABB (Suisse) et Abengoa (Espagne), les autres sociétés sont allemandes. Parmi les missions du bureau d’études qui doit être créé au plus tard le 31 octobre 2009 figure « l’élaboration de plans d’exploitation concrets et de projets de financement associés, ainsi que le lancement des préparatifs industriels pour la construction d’un grand nombre de centrales solaires thermiques interconnectées et réparties dans toute la région Mena notamment en Algérie ». L’objectif serait de couvrir les besoins en électricité de l’Europe à hauteur de 15% et une part considérable des besoins en électricité des pays producteurs situés dans le Sud. Les plans d’investissement que doit initier le bureau devraient être réalisables dans un délai de 3 ans.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après El Watan
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Old July 17th, 2009, 06:10 PM   #3
legendaire
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J'imagine tout l'empressement et toute la folle envie de la part des sociétés étrangères à vouloir participer à la réalisation de ce projet pharaonique vu le montant "galaxique" estimé à 400 milliards d'euros. Imaginez un instant 400 milliards d'euros, ça donne le tournis non !!
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Old September 7th, 2009, 10:21 PM   #4
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La plus grande tour solaire dans le monde sera réalisée en Algérie






Entretien réalisé
par Zoheir Meziane, El Moudjahid 25/08/09


Fruit d’un partenariat avec l’Allemagne

L’Algérie vient d’engager un pas historique dans le domaine de l’énergie solaire. En signant avec l’Allemagne un contrat de construction de la première tour solaire thermique dans le monde, elle disposera également d’un centre de formation et d’une plateforme pour les applications dans le domaine de la haute température où vont rayonner des chercheurs internationaux de partout dans le monde.

En Algérie, les meilleures conditions sont réunies pour la création de l’infrastructure dont le financement est assuré à 50% par le partenaire allemand. Aussi, l’Algérie est le seul pays à pouvoir assurer la réussite de l’accouplement du gaz naturel, en abondance dans notre pays, avec l’énergie solaire. A son retour d’Allemagne où il a eu à signer ce contrat pour l’Algérie, M. Abdelhafid Aourag, directeur général de la recherche scientifique et du développement technologique, dans un entretien accordé à notre collègue Zoheir Meziane, a bien voulu nous éclairer sur ce sujet.

L’Algérie vient de signer un contrat de coopération avec l’Institut allemand Solar Julich pour la construction d’un projet considéré par les médias allemands comme étant le pas stratégique adéquat pour placer la technologie des tours solaires, développée par les institutions économiques et de recherche allemandes, sur le marché d'avenir que constitue l'Afrique du Nord…

Il faut savoir que cette tour solaire est une innovation dans le monde technologique des énergies renouvelables. Auparavant, l’on parlait de champs solaires, c'est-à-dire de champs photovoltaïques, d’énergie éolienne, de la conversion de l’énergie en chaleur, etc.. Des chercheurs allemands ont évolué sur autre chose, en mettant aujourd’hui au point une autre technologie basée sur l’héliostat, laquelle permet de créer si l’on veut dire un nouveau soleil à partir d’une tour solaire. Ce type de tours a été installé par le professeur Hochmith de l’Institut de Julich qui a travaillé sur sa conception pendant 17 ans. Le gouvernement allemand a inauguré cette tour le 20 août dernier, un évènement auquel l’Algérie a été invitée à y assister. Cette tour de 100 m, la première au monde, tourne autour de 2.800 héliostats sur un champ de 20 hectares. Il s’agit là donc d’une conversion très importante des rayons en une chaleur pouvant atteindre 800 degrés, laquelle va produire de la vapeur chauffée à 800 degrés. Comprimée, une telle vapeur peut faire tourner une turbine à gaz pour créer l’électricité. Cette centrale thermique solaire va produire l’équivalent de 3 Mgw, de quoi couvrir à peu près un village.

Et l’Algérie que vous avez représentée en Allemagne en votre qualité de haut responsable de la recherche a été invitée à assister à l’inauguration de cette tour et par là même pour signer un contrat de construction d’une tour similaire ou même plus grande dans notre pays…

L’inauguration de cette tour a été vécue comme étant un événement national en Allemagne, d’autant plus qu’en plus des ministres régionaux, les ministres de l’Economie, de l’Environnement et de la Recherche ont assuré cette inauguration. Et à cette occasion, nous avons signé avec le partenaire allemand un contrat de construction en Algérie de la plus grande tour solaire dans le monde. Bien plus, celle de l’Algérie sera trois fois plus grande que celle de Julich…

Pourquoi les Allemands ont-ils choisi l’Algérie ?

Les raisons sont simples. Le partenaire allemand veut d’abord s’introduire dans le marché algérien, en ce sens que notre pays dispose d’un important potentiel solaire pour l’Europe.
Et le solaire est incontestablement l’énergie future de l’Europe. Et puis, le rendement solaire de la nouvelle tour solaire de Julich ne sera que de 20% dès lors que pour 70% du temps en Allemagne, il n’y a pas beaucoup de soleil. Ce n’est pas le cas de notre pays qui dispose d’un temps très important en rayonnement solaire, ce qui permet d’assurer un meilleur rendement et d’atteindre une température importante conséquente plus importante qu’en Allemagne. Aussi, pour nos partenaires, l’Algérie est un terrain d’essai privilégié. Et tout cela pour aller vers l’autre technologie qui est celle de l’hydrogène, laquelle est considérée comme étant celle du futur. Pourquoi l’Algérie, c’est aussi parce que cette centrale solaire thermique sera hybride. Cela veut dire, que si l’on veut augmenter les capacités de production de l’électricité pour couvrir un ensemble important de villes, on pourra hybrider cette centrale thermique avec le gaz naturel. Et comme notre pays dispose de gaz naturel en abondance, cela veut dire que ces centrales hybrides vont être les centrales du futur. En hybridant ces deux sources d’énergie, on pourra obtenir des rendements supérieurs et des températures atteignant 20 Mgw . Et ce qui est important, aussi bien pour l’Algérie que pour notre partenaire, c’est d’aller en même temps vers la construction d’un centre de formation autour de cette centrale thermique pour la formation de personnel qualifié dans le domaine de l’énergie solaire. Il y a lieu de remarquer, à ce titre, que l’Algérie nourrit la grande ambition d’investir dans le Sahara dans le photovoltaïque, mais ne dispose pas de compétences qualifiées en la matière pour gérer tout cela. Ainsi, notre partenaire ayant anticipé sur l’avenir s’engagera avec nous d’abord dans la construction de ce centre préalablement à la mise en marche de la tour dont la gestion nécessitera un personnel qualifié disponible sur les lieux. Et ainsi, pour nous Algériens, nous aurons gagné en création d’emplois, en formation de compétences et en transfert de technologie. Par ailleurs, ce projet nous permettra de disposer d’une plateforme de recherche pour l’expérimentation de ce site. Il s’agit également d’aller vers le changement des turbines à gaz très onéreuses par les moteurs à gaz. Conclusion : cette tour sera comme une Mecque pour tous ceux qui travaillerons sur les applications à haute température, notamment parmi les chercheurs étrangers qui pourront venir en Algérie pour se ressourcer dans cette nouvelle technologie avec les conditions techniques les plus idéales et qu’ils ne sauraient trouver ailleurs.

Quelle est la valeur ajoutée que le secteur de la recherche aurait donc apporté dans le cadre des efforts intersectoriels de l’Etat portés sur la promotion des énergies renouvelables ?

La chose la plus importante pour notre secteur de la recherche n’étant pas uniquement de faire produire de l’électricité. Notre objectif majeur est surtout de maîtriser une telle technologie d’héliostat qui est nouvelle et en période d’expérimentale pour 6 mois.
Vous savez que cela est très important, parce que pour engager des recherches dans d’autres domaines autour de cette expérience pilote, il faudrait une température très élevée. Et là, nous avons donc un terrain d’essai idéal qui permet des recherches en médecine, en physique et en biologie. Aussi, nous pouvons nous baser sur cette expérience pour engager des projets de dessalement de l’eau de mer, le chauffage solaire, etc..
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Old September 7th, 2009, 10:31 PM   #5
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Algeria To Explore Solar Power With New Plant


Located between the Sahara Desert and the Mediterranean Sea, Algeria is an ideal location to soak up a bit of sunshine. But for an economy dominated by oil and gas exports, Algeria's move towards new solar power is an unexpected one.

Plans for Algeria's new solar power plant, will one day see it feed into one of the world's most extensive grids, established by the Desertec Foundation.

The Algerian government recently signed an agreement with the German Solar Energy College, for the formation of the Algerian-German Center for Training and Technical Platform for High Temperatures.

The German institute is currently experimenting with what it calls a solar tower. Temperatures of up to 1292F are generated by 2000 mirrors arranged to reflect sun rays to a ceramic receiver on top of the tower; the resulting heat is then used to generate electricity.

"I myself got involved because I was excited by the potential of electricity from deserts pioneered by the late Nobel-prizewinner and president of The Royal Society (Lord) George Porter. That was in the mid-1980s," Dr John Hemming, one of the founders of Desertec, told The Media Line.

The guiding principle of Desertec is that in six hours, deserts receive more energy from the sun than humankind consumes in a year.

"With no emissions, it is totally clean environmentally. Once harnessed, solar energy is almost limitless. It needs no expensive and finite raw materials (oil, gas, coal, uranium) and has no radioactive or carbon-laden waste to dispose of," Hemming said when pointing out some of the benefits of solar power.

Once completed, Desertec will deliver power harvested in the deserts of North Africa to the steadily growing markets of sustainable energy in Europe.

The idea of the network came from the Swiss think tank, the Club of Rome. On July 13, twelve European utility companies and banks signed a Memorandum of Understanding with the aim of developing the technical, environmental and political framework for carbon-free power generation in the deserts of North Africa.

By the end of August its membership will include experts from Algeria, Morocco, Egypt and Tunisia in North Africa to Iran, Jordan and Dubai in the Middle East. Among the European countries represented are France, Germany, Switzerland, and the United Kingdom.

"Close cooperation between EU and MENA, is key for the economic and physical survival of the whole region. It is vital for the introduction of renewable energy to the market, and the interconnection of electricity grids." a statement from Desertec said.

While producing the electricity is relatively simple with today's solar technology, finding a cheap and environmentally friendly way of transferring the power from its source in North Africa to its consumers has proved more problematic.

Ironically, as Desertec itself notes, current transmission solutions are dependent on fossil fuels such as oil and gas, or nuclear generated power.

How to transport the electricity is just one of the problems facing the Desertec projects, which recently valued at $573 billion.

While both Algeria and Morocco have expressed an interest in taking part in the project, the border between the two countries is closed pending a dispute over Western Sahara.

A territory about the size of Colorado was annexed by Morocco in 1979. Algeria on the other hand is home not only to 102,000 Western Saharan refuges but also to the Polisario Front, the largest Western Saharan political party string for independence.

In addition, there is the growing threat of Al-Qaida in the Islamic Maghreb regional branch. On the June 17, 24 Algerian soldiers were killed when escorting a convoy of Chinese construction workers building a highway from the capital Algiers to Mansoura in central Algeria.

For all those involved, protecting the infrastructure and future of the project will take more than a bit of sunshine.

source : allheadlinenews
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Old September 8th, 2009, 11:04 AM   #6
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Source : abengoasolar
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Old September 11th, 2009, 10:45 PM   #7
simohamed13
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Old October 13th, 2009, 08:15 PM   #8
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Projet DESERTEC de développement de l’énergie solaire : La tiédeur algérienne


L’initiative prise par des entreprises européennes, notamment allemandes, pour se constituer en consortium d’investissement sur l’énergie solaire dans le Sahara, en Afrique du Nord, ne semble pas emballer les autorités algériennes.

Le projet «Desertec Industrial Initiative» doit être lancé le 31 octobre 2009, selon certaines sources. Ce projet de 400 milliards d’euros prévoit d’installer 65.000 m2 de panneaux solaires dans le Sahara pour couvrir 15% des besoins européens en électricité à l’horizon 2050.

Cette initiative intéresse la Tunisie, l’Egypte et la Lybie qui se livrent une féroce concurrence pour attirer le maximum d’investissement dans ce cadre. La position de l’Algérie reste énigmatique, selon certains observateurs. «Nous ne voulons pas que les étrangers viennent installer leurs centrales chez nous et nous demandent d’acheter de l’électricité avec leurs prix» avait déclaré Chakib Khelil à la presse, qui avait tenu, par ailleurs, à préciser : «Notre politique est claire en matière d’énergie solaire. Les conditions sont tout d’abord qu’il ait le partenariat entre les sociétés algériennes et étrangères et qu’il y ait un transfère de technologie concernant l’engineering, les équipements, les matériels et la construction. Si ces conditions ne sont pas remplies, on n’est pas intéressés».

A contrario de la position officielle, Issaad Rebrab déclare que son groupe, Cévital, est partie prenante du projet : «Nous sommes en train de nous battre pour obtenir un ou deux projets en Algérie. Nous avons le plus grand désert de la région et les avantages comparatifs de l’Algérie lui permettent de bien se placer dans la course. L’industrie du béton et du verre, des matériaux nécessaires pour la construction des centrales solaires, est bien avancée dans le pays; c’est une grande opportunité pour notre pays», a insisté Issaad Rebrab. «Nous avons exprimé notre souhait que cette opération se fasse dans l’intérêt de notre pays. Nous pouvons être demain à l’avant-garde dans la production de l’énergie durable», a-t-il souligné.

Cevital est parmi les premières entreprises à s’être engagées dans le projet Desertec avec les groupes énergétiques allemand EON et RWE, l’installateur de centrales solaires l’espagnol Abengoa Solar, le leader mondial des transmissions le suisse ABB et la Deutsche Bank. Récemment, l’italien Enel, l’espagnol Red Electrica Espana et le français EDF se sont joints à l’initiative et se disent prêts à investir. Il en est de même pour des entreprises marocaines et égyptiennes.

Certains experts abondent dans le même sens, estimant que «L’Algérie doit être partie prenante de ce projet qui n’est nullement une vision de laboratoire. Dès que les installations seront faites, le transfert de technologie aura lieu. Il y aurait même une dépendance de l’Europe vis-à-vis de l’Algérie». Le potentiel solaire de l’Algérie est considéré comme l’un des plus importants dans la Méditerranée et permet au pays de demeurer un gros producteur de source d’énergie, même dans la perspective d’épuisement des énergies fossiles.

L’importance accordée par les pouvoirs publics au développement des énergies renouvelables s’est matérialisée par la décision de lui consacrer 40 millions d’euros par année. Dans ce même cadre, une centrale d’énergie hybride solaire-gaz à Hassi R’mel, d’une capacité de 150 mégawatts, est en construction. 35% de la capacité de cette centrale sont à base solaire.

Le défi majeur est relatif à l’acquisition des technologies de stockage de cette énergie à générer durant la journée et l’utiliser le soir. À signaler aussi qu’une étude prospective, effectuée il y a quelques années par l’Agence spatiale allemande (DLR), avait souligné que notre pays dispose d’une énergie thermo-solaire de plus de 169,44 TWh par an et de plus de 13,90 TWh/an d’énergie photovoltaïque. La consommation actuelle de l’Algérie en énergie, obtenue essentiellement du gaz et du pétrole, est de 25 à 30 TWh par an. Cette consommation devrait doubler d’ici à 2020, selon New Energy Algeria (NEAL) qui précise que la part des énergies renouvelables est très négligeable en dépit du potentiel existant. Les projections à long terme pour un programme de développement des énergies renouvelables, en Algérie, risquent d’être voilées par les enjeux immédiats du marché.

Source : Le Financier
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Old October 16th, 2009, 07:56 PM   #9
abdeka
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Old October 16th, 2009, 10:12 PM   #10
amine_ORN/BOS
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Old November 6th, 2009, 09:56 PM   #11
UtopianSkyscraper
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World’s first hybrid power plants show promise

In the urgent search for a quick fix to the world’s carbon emission problems, some of the most promising technologies are those that marry new energy sources to old.

Thus fuel-saving hybrid cars, powered by a combination of electricity and petrol, have found more buyers than zero-carbon vehicles, and have done more to cut overall transportation emissions.

Soon, a bridging approach to solar and gas-fired electricity could reduce carbon emissions from power generation. Meet the integrated solar combined-cycle (ISCC) power plant, a hybrid design being pioneered in North Africa.

Currently there are three utility-scale ISCC plants under construction in the region, which will be the first of their kind in the world. At least two, and possibly all three, should start operating next year.

Algeria’s 150 megawatt Hassi R’Mel project, which is scheduled for completion next October, is likely to be the first. It will be closely followed by the start-up of Egypt’s Kureimat power plant, another 150mw facility. Morocco’s 472mw Ain Beni Mathar power project was scheduled for completion in the middle of next year, but construction delays may push start-up into 2011, according to industry sources.

Elsewhere in the MENA region, Iran is expected to invite bids within the next two months for an engineering, procurement and construction contract for a 430mw ISCC plant. Kuwait has completed a feasibility study for a hybrid plant proposed for a site south-east of its capital, but the emirate’s electricity and water ministry has not yet unveiled plans to follow through on the 280mw project.

The promise of hybrid gas-solar power plants is that they would reduce the need to build separate gas plants to compensate for fluctuating power output from solar arrays, which at best generate electricity about 30 per cent of the time.

“Instead of relying upon a separate power plant miles down the road to guarantee grid reliability to generate electricity when the solar plant cools off, just one plant can be built with two sources of heat – sunlight and natural gas,” said Craig Severance, a US accountant and energy expert. “This saves on construction costs because only one steam turbine is needed instead of two. Also, much of the ancillary equipment such as controls, pumps, valves, et cetera are not duplicated. Perhaps most importantly, duplicate sets of transmission lines are avoided.”

Further savings can be realised on operating costs, because only one team of workers is needed to run an integrated plant. Gas costs can also be lowered by combining two heat sources.

The Kuwaiti feasibility study, conducted by the Japanese firm Toyota Tsusho, found that by using solar thermal energy to supplement gas-fired steam generation, the proposed hybrid power plant could save 21.1 million cubic metres of gas per year. That should be significant to a state with insufficient gas to meet domestic demand, and which imported liquefied natural gas this summer to cover a seasonal shortage.

Mr Severance has estimated that hybrid plants could be built for about US$2,500 (Dh9,181) per kilowatt of capacity, versus $1,100 to $1,500 per kw for gas-fired plants. The difference could be recovered over the plant’s lifetime through lower operating costs.

For a hybrid plant running all the time “the two choices are near parity in total generation costs, but the solar hybrid plant would have less exposure to long-term increases in fossil fuel prices and carbon penalties”, Mr Severance concluded.

Price tags for the Algerian, Egyptian and Moroccan ISCC projects are respectively $370 million, $310m and $472m. The proposed Iranian plant has an estimated cost of $322m.

North Africa is in many respects an ideal location for deploying the hybrid power-generation technology. It has abundant supplies of gas and sunlight, and plenty of cheap, underutilised land to accommodate solar arrays. The region is also well positioned to export electricity to Europe.

But a number of other countries are also planning to develop ISCC capacity, notably the US. There, the primary interest is in retrofitting gas-fired plants with solar arrays.

The $476m Martin Next Generation Solar Energy Centre, a solar array under development in Florida, will be the first in the world to be connected to an existing power plant when it is completed next year. The 75mw solar thermal facility with 180,000 mirrors will be a component of the 3,705mw Martin County power plant.

US solar power developers also hope to add solar arrays to coal-fired plants in suitably sunny locations to reduce emissions from the most carbon-intensive form of power generation. But the scheme has been heavily criticised by environmentalists who want to see coal-fired facilities phased out as quickly as possible.

Nonetheless, Abengoa Solar, which builds big solar thermal power plants in Arizona, in August announced plans to connect a solar array to a coal-fired plant in Colorado.

Ausra, a solar power company based in Melbourne, has demonstrated similar technology in Australia.


Source : The National
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Old March 28th, 2010, 09:22 PM   #12
abdeka
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La France veut développer un réseau de lignes électriques sous la Méditerranée



La France travaille à la constitution d'un consortium d'entreprises chargé de développer un vaste réseau de lignes électriques sous la mer Méditerranée, afin d'acheminer l'électricité solaire produite en Afrique vers l'Europe, selon des sources proches du dossier.

Ce projet, baptisé Transgreen, rassemblerait des fournisseurs d'électricité, des gestionnaires de réseau électrique et des fabricants de matériel haute tension sous l'égide d'EDF, selon ces mêmes sources, confirmant des informations du quotidien spécialisé Enerpresse.

Le lancement de Transgreen, qui s'inscrit dans le cadre du "plan solaire méditerranéen", devrait être annoncé lors d'une réunion des ministres de l'Energie des 43 pays de l'Union pour la Méditerranée (UPM) prévue le 25 mai au Caire.

Le consortium Transgreen serait dans un premier temps (2010-2012) chargé de mener des études de faisabilité en vue de la construction d'un vaste réseau de lignes électriques haute tension sous-marines en courant continu.
Actuellement, l'Europe n'est reliée à l'Afrique que par une double ligne en courant alternatif d'une capacité de 1.400 mégawatts (MW) traversant la mer sous le détroit de Gibraltar.

Mais plusieurs projets existent pour installer des câbles sous-marins entre l'Algérie et l'Espagne, l'Algérie et la Sardaigne, la Tunisie et la Sicile...

L'objectif de Transgreen serait de fournir un "schéma directeur pour les investisseurs", dans l'optique d'une augmentation de la production d'électricité renouvelable, en particulier solaire, sur le pourtour méditerranéen.

Le Plan solaire méditerranéen, lancé dans le cadre de l'UPM, prévoit la construction de capacités de production d'électricité "bas carbone", notamment solaire, de 20 gigawatts (GW) à horizon 2020.
Une partie de cette électricité (5 GW) a vocation à être exportée vers l'Europe.

Les énergies renouvelables sont encore peu exploitées sur le pourtour méditerranéen (4% du bilan énergétique des pays de la région), malgré des conditions d'ensoleillement extrêmement favorables et de vastes espaces libres pouvant accueillir des capacités de production d'électricité de taille importante.

Le développement du solaire au Sud permettrait de "réduire les coûts, ce qui constitue l?un des enjeux majeurs de cette technologie", remarquait dans Enerpresse l'économiste Christian Stoffaes, qui a remis un rapport sur le projet Transgreen à la demande des ministres chargés de l?Énergie, de l?Industrie et des Affaires européennes.

Transgreen serait complémentaire avec le projet allemand Desertec, selon ses initiateurs.

Desertec vise à créer d'ici 40 ans un vaste réseau d'installations éoliennes et solaires en Afrique du nord et au Moyen-Orient, afin de fournir jusqu'à 15% de la consommation d'électrité de l'Europe.
Le consortium Desertec compte déjà 17 partenaires, comme l'italien Enel et le français Saint-Gobain.

André Merlin, le président du conseil de surveillance de RTE, filiale d'EDF gérant les lignes haute tension, pourrait prendre la présidence non exécutive de Transgreen, selon une source proche du dossier.

http://www.leparisien.fr/flash-actua...010-866448.php
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Old June 25th, 2010, 11:59 PM   #13
abdeka
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If only 0,3% of the Sahara dessert will be used for a solar panel park this will generate enough energy for Europe for a year.

In the summer of 2009 a group of mainly German companies launched the DESERTEC initiative, a large network of sustainable energy sources for the European market. A large part of the plan is the import of solar energy from North African countries.

Algeria is preparing for the future. It is now building a factory for the production of solar panels

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Old July 7th, 2010, 05:39 PM   #14
Mikou
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Desertec, entre ombres et lumières

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Les promoteurs du vaste projet de connexion de centrales solaires dans le désert du Sahara cherchent la technologie la plus adaptée et tentent de convaincre des partenaires d’Afrique du Nord.

Échec politique à l’échelle planétaire, Copenhague aura été un coup marketing inespéré pour le soleil du Sahara. En assurant la promotion de la réduction des émissions de gaz carbonique (CO2), le sommet sur le climat a désigné comme porteurs d’avenir les projets de centrales solaires thermiques tel celui de Desertec. Certes, tout n’est pas gagné pour le consortium de douze groupes industriels et financiers, surtout allemands, qui a l’ambitieux dessein de couvrir, à partir de l’Afrique du Nord, 15 % des besoins en électricité de l’Europe d’ici à 2050. Or, depuis la création, à la fin d’octobre, de la Desertec Industrial Initiative (DII), société chargée de l’étude de faisabilité, et la nomination à sa tête du Néerlandais Paul Van Son, plus rien ne transpire de ce projet estimé à 400 milliards d’euros d’investissement.

Les choix restent incertains en matière de technologies. Les partenaires s’interrogent sur le type de centrale solaire thermique à retenir. Les membres du consortium n’ont d’expérience grandeur nature qu’avec des centrales solaires à paraboles. Ce sont ces vastes champs où s’alignent à perte de vue des rangées de miroirs (paraboles) qui reflètent la chaleur du soleil et chauffent un liquide (huile ou eau) dont la vapeur produite fera tourner des turbines. Cette technique est éprouvée et commercialisée depuis près de vingt ans déjà dans le désert californien, dans le Nevada ou encore en Espagne.

Cavalier seul algérien

Toutefois, les partenaires étudient la possibilité de recourir à des centrales solaires à miroirs de Fresnel. Elles sont constituées de plus petites paraboles modulables qui s’assemblent à volonté comme un jeu de Lego. Ou bien encore le principe de la tour solaire, un édifice enveloppé de paraboles, une solution idéale pour les terrains accidentés. « Nous suivons de très près la technologie de la tour solaire, qui n’est actuellement utilisée que dans de petites centrales de 10 à 20 mégawatts en Espagne », expose Lars Schnatbaum-Laumann, directeur de la technologie de Solar Millennium. Cette entreprise allemande, partenaire de la DII, compte trois réalisations en Espagne et elle a fourni récemment à Kuraymat, au sud du Caire, une centrale hybride (solaire-gaz) de 150 mégawatts.

Du choix technologique dépendra l’efficacité des centrales, donc la rentabilité du projet. Une rentabilité qui est loin d’être assurée. Une centrale solaire thermique de 50 mégawatts coûte 300 millions d’euros, et le prix du kilowatt solaire (20 centimes d’euro) est trois fois plus élevé que l’équivalent en énergies conventionnelles.

La DII s’est fixé un délai de trois ans pour déterminer les sites les plus propices et définir la technologie afin de lancer les appels d’offres. Trois ans aussi pour emporter l’adhésion de pays d’Afrique du Nord. Rien ne semble gagné. Paradoxalement, l’Algérie est le seul pays d’Afrique à compter une entreprise – Cevital – dans le consortium, mais les autorités sont plutôt tentées de faire cavalier seul. C’est avec des propos peu engageants que Chakib Khelil, le *ministre de l’Énergie et des Mines algérien, a accueilli le projet : « Nous ne voulons pas que les étrangers viennent installer leurs centrales chez nous et nous demandent d’acheter de l’électricité à leur prix. » L’opérateur public énergétique Sonelgaz vient d’ailleurs de dégager 100 millions de dollars pour la construction d’une usine de panneaux solaires d’ici à 2012. Une façon pour l’Algérie de garantir son indépendance. Mais la position algérienne pourrait s’adoucir. Issad Rebrab, le patron de Cevital, a écrit à Chakib Khelil pour plaider la cause de Desertec : « C’est une grande opportunité pour notre pays. Nous avons exprimé notre souhait que cette opération se fasse dans l’intérêt de l’Algérie. Nous pouvons être demain à l’avant-garde dans la production d’énergie renouvelable. »

Situation de monopole

Outre-Rhin également, le projet ne fait pas l’unanimité en dépit de la présence de neuf entreprises allemandes sur douze (dont les électriciens E.ON et RWE, mais aussi Siemens, Deutsche Bank ou l’assureur Munich Re) dans le consortium. « Desertec conduira à une situation de monopole énergétique qui exclura les populations locales. Si les groupes d’investisseurs se disent satisfaits d’un taux de rentabilité prévisionnel de 6 % pour Desertec, ils ne le seront jamais en pratique. Aucun électricien européen ne se contenterait d’un tel taux aujourd’hui », craint Hermann Scheer, député social-démocrate et président d’Eurosolar, la fédération européenne pour la promotion d’une production énergétique décentralisée. « Les pays d’Afrique du Nord pourraient disposer de leurs propres centrales solaires pour répondre à leurs besoins. Quand on pense que le Maroc, avec le taux d’ensoleillement qui est le sien, dépense 40 % de ses devises en importation d’énergie ! S’il produisait son électricité, il pourrait même devenir exportateur », estime-t-il.

« Le soleil du Sahara ne doit pas être importé en Europe, Desertec doit servir en priorité à l’approvisionnement des pays où seront installées ces centrales », renchérit Matthias Ruchser, porte-parole de l’Institut allemand pour le développement et expert dans l’énergie. Cela n’exclut pas la contribution de l’Europe. Selon lui, « l’Union européenne pourrait apporter son soutien à la mise en place d’un approvisionnement collectif de l’espace méditerranéen dans le cadre du “Plan solaire méditerranéen” de l’Union pour la Méditerranée [UPM] ».

Reste que les partenaires de Desertec sont des groupes bien décidés à gagner de l’argent. Pour rendre le prix de l’électricité solaire compétitif, différents modèles pourraient être envisagés comme la vente à l’échelle internationale de certificats en émission de CO2. Pour ne pas rester un mirage sur le papier glacé des plaquettes d’investisseurs, Desertec doit gagner l’implication des acteurs locaux. Et d’autant plus que les membres de Desertec n’investiront que dans les pays offrant les conditions de sécurité et de stabilité requises. Le Maroc, la Tunisie, la Libye et l’Égypte sont sur les rangs. Mais, pour l’heure, les contacts se multiplient surtout entre Desertec et les autorités tunisiennes et égyptiennes. Et dans une moindre mesure avec le Maroc.

Mobilisation africaine

Abderrahim Triki, secrétaire d’État tunisien en charge de la Coopération internationale et de l’Investissement extérieur, a récemment rencontré Paul Van Son à Munich. Preuve que le projet intéresse aussi les acteurs locaux, la fondation Desertec compte parmi ses membres de la première heure le Tunisien Miled Mouldi, patron d’Ulysoft, et l’Égyptien Hani el-Nokrashy, ingénieur consultant spécialisé dans l’énergie solaire. À en croire ce dernier, le cercle pourrait rapidement s’élargir : « Deux industriels égyptiens, un fabricant de ciment et un industriel de l’agroalimentaire s’intéressent de très près au projet, dont ils pourraient devenir clients. Ils ont besoin d’un approvisionnement fiable en électricité, ce que ne leur garantit pas l’éolien. » Hani el-Nokrashy, qui dispose d’un bureau d’études au Caire et à Hambourg, fonde par ailleurs de grands espoirs sur les projets de dessalement que rendra possibles l’énergie fournie par le réseau de centrales thermiques.

« Il importe désormais de promouvoir Desertec au niveau officiel, mais aussi universitaire et scientifique. Nous ne devons pas rester spectateurs, il nous faut décliner le concept à notre réalité, nos projets propres et nos besoins », lance Miled Mouldi.

L’approvisionnement énergétique, clé du développement, doit inclure les énergies renouvelables, devenues incontournables. La balle est dans le camp des pays d’Afrique du Nord.
Jeune Afrique
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Old February 25th, 2012, 02:28 PM   #15
wald el bled
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On a du mal a lire de cette manière SVP respectez les règles, c'est beau et facile et ça prends pas du temps.
http://www.skyscrapercity.com/showthread.php?t=1463533
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Old February 25th, 2012, 07:09 PM   #16
agarziz
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Energies renouvelables : Le projet Desertec »avance bien » en Algérie


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Le projet " Desertec ", qui prévoit la fourniture à l’Europe de l’électricité à partir de l’énorme potentiel énergétique des déserts de la région Mena, "avance bien en Algérie ", a affirmé aujourd’hui Christoph J. Partch, représentant officiel en Algérie de ce projet d’envergure qui rassemble plus d’une cinquantaine de pays.

" Les rencontres entre les représentants du projet Desertec et la partie algérienne se sont multipliées depuis la signature du mémorandum d’entente au mois de décembre dernier à Bruxelles ", a souligné dans une déclaration à l’APS M. Partch, également directeur général de la Chambre algéro-allemande de commerce et d’industrie (AHK Algérie).

Une délégation de l’Agence allemande pour la coopération internationale (GIZ) s’est déplacée la semaine passée à Alger où elle a rencontré des responsables de la société nationale de l’électricité et du (Sonelgaz). Les discussions ont porté sur plusieurs volets, notamment celui des tarifs.

Le mémorandum d’entente dans le domaine des énergies renouvelables a été signé le 9 décembre dernier à Bruxelles entre Sonelgaz et l’entreprise allemande Desertec initiative (Dii). Ce mémorandum porte sur le renforcement des échanges d’expertise technique, et la promotion commune du développement des énergies renouvelables en Algérie et à l’international.

Satisfaction de la partie allemande

Soulignant la satisfaction de la partie allemande après l’implication de l’Algérie dans le projet Desertec, il a estimé que "Dii " a mal présenté au début le projet à la partie algérienne. " Je crois que l’entreprise a commis des fautes dans la manière de présenter cette initiative. Maintenant le projet est mieux expliqué, et tout le monde a bien compris sa nature ", a-t-il reconnu.

Par ailleurs, M. Partch a annoncé que les Allemands veulent que la prochaine assemblée générale du projet Desertec se tienne en Algérie, la dernière s’étant tenue au Caire en décembre 2011. " Cette rencontre permettra au monde de connaître la place importante qu’occupe l’Algérie dans cette initiative, et j’aimerais bien que les initiateurs de Desertec soient soutenus par les responsables algériens ", a-t-il précisé.

Selon M. Partch, l’Algérie veut être en amont de toute la chaîne de l’industrie des énergies renouvelables, notamment la production des cellules photovoltaïques, et des équipements nécessaires, avant de construire la première station solaire thermique, ce qui peut " retarder la réalisation du Desertec ", d’après ce responsable.

Toutefois, l’Algérie a besoin de multiplier les centrales solaires, avec des technologies différentes, afin d’essayer et puis choisir la technologie adéquate, selon lui. Basé en Allemagne, "Dii " compte 56 partenaires issus de 15 pays. Desertec vice à répondre à la fois aux besoins des pays producteurs de la région Mena et à fournir 15% dans un premier temps de l’électricité nécessaire à l’Europe.

Né en 2003, Desertec est le nom d’un concept énergétique très ambitieux, qui prévoit l’exploitation de l’énorme potentiel énergétique des déserts pour arroser durablement en énergie électrique toutes les régions du monde. Le versant industriel du projet sont "Desertec Industrial initiative " (Dii) et le consortium Medgrid.
http://www.algerie-plus.com/actualit...en-en-algerie/[/QUOTE]

Last edited by agarziz; February 25th, 2012 at 07:23 PM.
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Old February 25th, 2012, 08:35 PM   #17
bidonv
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Il avance bien comme le projet Renault qui lui avance très très bien
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Old February 25th, 2012, 09:50 PM   #18
elmigri_
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Originally Posted by bidonv View Post
Il avance bien comme le projet Renault qui lui avance très très bien
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La civilisation n'est pas un entassement, mais une construction, une architecture.

Malek Bennabi 1905-1973
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Old February 26th, 2012, 11:43 AM   #19
rabiemed
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Projet Desertec: L'optimisme des Allemands

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Si l'on croit les propos optimistes de Christoph J. Partch, représentant officiel en Algérie de Desertec, les problèmes soulevés par Alger et surtout ses exigences ont été réglés. En effet, dans une déclaration à l'APS, celui qui est également directeur général de la Chambre algéro-allemande de commerce et d'industrie a affirmé que le projet «avance bien en Algérie» à l'ombre du mémorandum d'entente signé le 9 décembre dernier à Bruxelles entre Sonelgaz et l'entreprise allemande Desertec initiative (Dii). Ce mémorandum porte sur le renforcement des échanges d'expertise technique et la promotion commune du développement des énergies renouvelables en Algérie et à l'international. Et pour illustrer cette bonne entente, M. Partch a annoncé que les Allemands veulent que la prochaine assemblée générale du projet Desertec se tienne en Algérie, la dernière s'étant tenue au Caire en décembre 2011. Derrière cette proposition, le vœu de l'Allemagne de souligner la place occupée par l'Algérie dans la promotion du projet, histoire de l'inciter à s'impliquer davantage. «J'aimerais bien que les initiateurs de Desertec soient soutenus par les responsables algériens», précisera-t-il. Cette «lune de miel» est loin des premières réactions officielles de l'Algérie puisque, interrogé en juin 2011, le ministre de l'Energie et des Mines, Youcef Yousfi, avait réitéré ses déclarations du 19 mai dernier, lors de sa rencontre, à Alger, avec le PDG de Desertec Industrial Initiative, Paul Van Son, insistant sur l'exigence de l'Algérie à sa «participation à l'investissement dans les équipements d'énergie solaire en Algérie, que ce soit pour le marché national ou pour l'exportation». Le ministre avait également souligné la disponibilité d'Alger à fonder avec les initiateurs du projet un partenariat à long terme intégrant impérativement la fabrication des équipements industriels en Algérie, la réalisation de futures centrales solaires, la formation et la recherche développement avec les centres de recherches et laboratoires algériens. L'autre exigence de la partie algérienne étant l'accès aux marchés extérieurs pour l'exportation de l'électricité. Sur ce dernier point, le ministre avait précisé que «l'Europe a une loi qui ne lui permet pas jusqu'à l'heure d'ouvrir son marché», en soutenant que cet aspect du contrat devra être une condition sine qua non de l'adhésion de l'Algérie dans le projet Desertec. Selon M. Partch, l'Algérie veut être en amont de toute la chaîne de l'industrie des énergies renouvelables, notamment la production des cellules photovoltaïques et des équipements nécessaires, avant de construire la première station solaire thermique, ce qui peut «retarder la réalisation de Desertec», d'après lui, estimant que l'Algérie a besoin de multiplier les centrales solaires, avec des technologies différentes, afin d'essayer et puis choisir la technologie adéquate.

Rappelons que certaines centrales solaires construites dans le cadre du projet Desertec sont en fait hybrides et sont prévues pour produire presque toute leur électricité en brûlant du gaz, la production d'origine solaire se réduisant à la portion congrue. Ainsi et par exemple, le projet de centrale solaire «Hassi R'Mel» en Algérie devrait produire 97 % de son électricité à partir de gaz, et «Ain Beni Matar» au Maroc, 99 %. Revenant sur les difficultés premières et les «malentendus», le représentant allemand les a imputés «aux fautes» commises par Dii qui a «mal présenté au début le projet à la partie algérienne». Basé en Allemagne, Dii compte 56 partenaires issus de 15 pays. Desertec vise à répondre à la fois aux besoins des pays producteurs de la région Mena et à fournir 15% dans un premier temps de l'électricité nécessaire à l'Europe. Né en 2003, Desertec prévoit l'exploitation de l'énorme potentiel énergétique des déserts pour arroser durablement en énergie électrique toutes les régions du monde.
http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5164809
rabiemed no está en línea   Reply With Quote
Old October 27th, 2014, 12:46 PM   #20
lilas
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Originally Posted by UtopianSkyscraper View Post




Source : abengoasolar

Pourquoi je ne vois pas les images ???
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