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Old June 7th, 2011, 12:39 PM   #241
dexter159
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2013, la faillite des Etats ? Les menaces qui planent sur le monde

La dette publique des pays européens et des Etats-Unis a atteint des niveaux inquiétants. Pressés par des contraintes de relance, les pays n’arrivent plus à contrôler leurs déficits budgétaires. La nationalisation des dettes privées à l’origine de la crise.

2013, la faillite des Etats

Le monde sera-t-il bientôt en faillite ? Même s’ils se gardent d’être alarmistes, les économistes n’écartent plus ce scénario catastrophe, tant les déficits publics de plusieurs pays développés ont atteint des niveaux inquiétants. Pour autant, personne n’est capable de donner, pour l’heure, une échéance au premier défaut de paiement étatique, ni sur l’ampleur des conséquences d’un tel événement. Car, s’il a suffi que le simple dépôt de bilan d’une banque américaine (Lehman Brothers) soit le déclencheur d’une crise financière internationale à l’été 2008, la faillite d’un seul Etat, pour peu qu’il appartienne au groupe des pays industrialisés, pourrait avoir des implications beaucoup plus graves sur l’économie mondiale. Et s’il arrive que le pire se produise, aucun pays au monde ne sera épargné, même ceux qui sont financièrement autonomes et dont les économies sont fortes. Le Maroc, par exemple, verrait la demande étrangère qui lui est destinée reculer très fortement sous l’effet de la récession économique mondiale qui pourrait avoir lieu. Ses rentrées de devises (recettes touristiques, transferts des MRE et investissements étrangers) seraient également laminées, ce qui, pour un pays à la balance des paiements déficitaires depuis trois ans serait fatal. Sans parler de l’impossibilité d’opérer des emprunts en devises sur un marché mondial qui serait en crise, alors que le déficit public marocain ne cesse de s’aggraver sous le poids de la flambée des cours des matières premières et des revendications sociales (voir encadré en page suivante).
Faillite du monde. S’agit-il là d’une simple hypothèse qui a de faibles chances de se concrétiser ? Certains n’hésitent pas à avancer que le monde a connu plusieurs faillites d’Etats dans les années 80 sans qu’il n’y ait effondrement de l’économie mondiale (Argentine, Equateur, Côte d’Ivoire...). Sauf que cette fois-ci, le mal ne viendra pas des pays émergents qui, eux, affichent actuellement une situation économique plutôt saine. Le risque, en effet, vient surtout de grands pays industrialisés au sein même de l’Europe, et de puissances économiques telles que les Etats-Unis et le Japon.
Quelques chiffres donnent froid au dos : la dette publique américaine a atteint fin 2010 près de 90% du PIB du pays, soit plus de 12 800 milliards de dollars. Cet encours a enregistré une hausse de plus de 50% depuis 2007, et le rythme de progression ne s’apaise pas, puisqu’en 2010 le déficit budgétaire des Etats-Unis avoisinait les 9% du PIB. En Grèce, la dette publique et le déficit budgétaire représentent 145% et 10% du PIB respectivement. Ces chiffres sont de 97% et 37% pour l’Irlande, 78% et 9,6% pour le Royaume-Uni, alors que la palme de l’endettement revient au Japon, avec un encours de dette publique autour de 225% de son PIB et un déficit à 7,7%.

Les chiffres sur l’endettement public sont à relativiser


Ces chiffres sont certes très inquiétants, mais il ne faut pas non plus simplifier le problème et n’utiliser que les données sur l’endettement pour juger de la capacité réelle des pays à honorer leurs engagements. Les situations politiques ne sont souvent pas comparables, et il faut tenir compte notamment de l’origine de l’endettement et de qui le détient.
Les Etats-Unis, d’abord, pourraient se trouver dans une situation inédite de faillite technique. La dette de l’Etat fédéral américain a quasiment atteint la limite autorisée par le Congrès (14 300 milliards de dollars), ce qui empêche le Trésor d’émettre le moindre emprunt supplémentaire. Les parlementaires refusent pour l’instant de relever le plafond d’endettement, malgré l’insistance du gouvernement qui met en garde contre un risque de grave crise financière. «C’est surtout un bras de fer politique où les républicains exigent des garanties supplémentaires en termes d’économies budgétaires», précise un observateur.
Le Trésor américain a employé jusqu’à présent des mesures d’urgence (arrêt de certains paiements) pour permettre à l’Etat fédéral de fonctionner en attendant une solution émanant du Congrès. Mais une entente politique tarde à voir le jour, et les conséquences d’une situation de défaut de paiement des Etats-Unis seraient tellement graves que personne n’imagine vraiment une telle issue. En attendant, et pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’agence de notation Standard & Poor’s a attribué une perspective négative à la note américaine en avril dernier, ce qui représente une chance sur trois pour que le pays perde dans les deux ans sa note maximale de AAA, celle attribuée à un pays pour lequel le risque de ne pas honorer ses emprunts est quasi nul.
Malgré cette situation, les bons du Trésor américain sont toujours considérés comme les actifs de référence les plus sûrs du monde, et sont détenus en grande partie par les banques centrales des autres pays qui les utilisent pour leurs réserves de change. La Chine est d’ailleurs le plus gros bailleur de fonds étranger des Etats-Unis et détient plus de 1 000 milliards de dollars de bons du Trésor américain. Pour ces même raisons, une crise de la dette américaine est inacceptable pour les banques centrales étrangères des pays développés (en particulier asiatiques) qui ont en portefeuille une bonne part de dette américaine et il est évident qu’elles ont tout intérêt à poursuivre leur politique d’investissement et de détention de la dette américaine et ainsi continuer à financer l’Amérique.
Le Japon très endetté, mais ce sont les ménages qui prêtent au pays
Mais jusqu’à quand ? Pour l’instant, ce sont plutôt les collectivités locales américaines et certains Etat fédérés qui souffrent de la situation actuelle. Pour nombre de municipalités, les finances sont à sec et elles s’imposent une cure d’austérité qui impacte avant tout leurs budgets sociaux.
Pour sa part, le Japon est un cas très particulier dans le sens où il subit depuis près de deux décennies les conséquences d’une grave crise immobilière et de la faillite d’une partie de son système bancaire dans les années 90. L’Etat avait alors endossé une partie de la dette des banques. Colossale, la dette japonaise culmine aujourd’hui à 225% du PIB, et continuera probablement à augmenter. Le pays a perdu depuis 1998 sa note AAA que possèdent la plupart des autres grands pays industrialisés. On ne peut évidemment pas tracer aujourd’hui une trajectoire type mais il existe des analogies entre la «décennie perdue» japonaise des années 1990 et la situation actuelle de certains pays après la crise financière.
L’autre particularité de la dette japonaise est que les ménages en possèdent plus de 90%, le reste étant détenu par les grands investisseurs institutionnels. Le financement de la dette fait l’unanimité au sein de la population car le taux d’intérêt de refinancement est très bas et continue de baisser combien même la dette augmente. Les générations se font en quelque sorte crédit les unes aux autres.
Par ailleurs, le Japon a une croissance économique potentielle très faible et une démographie marquée par le vieillissement. En conséquence, le taux d’épargne est particulièrement élevé et contribue très largement au financement de l’Etat. De plus, les Japonais sont méfiants, ils vont peu en Bourse, n’aiment pas les fonds de pension et donc déposent leur épargne en liquidités, permettant aux banques de les transformer en achetant des bons du Trésor.

Europe : la crise la plus grave depuis 60 ans

En conclusion, même si le Japon est très endetté, il encourt un risque de faillite nettement moindre que celui qui pèse sur les Etats-Unis et surtout sur l’Europe. Car s’il y a faillite d’Etat c’est surtout de l’Europe que cette dernière pourrait provenir.
Car, le Vieux Continent traverse sa plus grande crise depuis 60 ans et surtout depuis l’adoption de la monnaie unique, et l’on craint qu’un scénario catastrophe ne se réalise, notamment qu’un pays fasse réellement défaut ou qu’un autre décide de sortir de la Zone euro. La Grèce affiche d’ailleurs, malgré les plans de sauvetage, une probabilité de défaut de plus de 50% sur les cinq ans à venir.
L’origine des problèmes en Europe est diverse pour les pays les plus touchés. Mais un point commun les réunit : la Grèce, l’Irlande et le Portugal n’ont pas les moyens financiers autonomes leur permettant d’honorer leurs échéances et l’Espagne, du fait d’une économie en profonde crise, se dirige droit vers une situation similaire.
En Irlande, le problème vient du système bancaire qui avait beaucoup prêté et pris d’énormes risques pour financer la bulle immobilière. A l’inverse de l’Islande, qui a laissé son secteur bancaire faire faillite, l’Irlande a choisi de garantir la situation financière de ses propres banques. Conclusion, un Etat très fortement endetté avec un niveau de déficit record par rapport au PIB : 37% en 2010 !
En Grèce, également, le déficit est insoutenable et provient d’un ensemble de facteurs, notamment la perte de compétitivité des exportations grecques depuis l’entrée dans la Zone euro, le manque de revenus dû à une importante évasion fiscale, un système de protection sociale très généreux et déficitaire, et une situation financière réelle historiquement masquée par les différents gouvernements qui se sont succédé. Si un défaut de paiement étatique venait à intervenir en Europe, la Grèce serait le premier sur la liste.
Pour sa part, l’Espagne, bien que disposant de ratios d’endettement stricto sensu très acceptables, est embourbée dans une crise immobilière d’une ampleur inédite provenant de stocks immobiliers impossibles à écouler. L’économie du pays est la quatrième de la Zone euro, et elle représente cinq fois celle de la Grèce et presque deux fois celles des autres pays en difficulté financière, soit la Grèce, l’Irlande et le Portugal réunis. Malgré un niveau d’endettement plus faible que la plupart des autres pays de la zone, l’Espagne a connu une récession de 3,7% du PIB en 2009 et de 0,1% en 2010. Son déficit public est de 9,3% du PIB, pour une limite théorique à 3% pour les pays de l’Union monétaire. Le taux de chômage avoisine les 25%, soit près du double de la moyenne européenne, et la hausse continue du coût de la main-d’œuvre ces dix dernières années a fait que les produits espagnols sont beaucoup moins compétitifs que par le passé dans les marchés à l’export.
L’apparente prospérité de l’Espagne reposait sur des taux faibles, qui ont alimenté un développement spectaculaire du secteur immobilier. Mais considérant actuellement tous les invendus dans l’immobilier, il est difficile d’envisager une reprise dans le secteur. Les grandes banques espagnoles sont certes relativement solides et sont sorties renforcées de la crise financière. Sauf qu’on ne peut pas en dire autant des «cajas», ces caisses régionales qui détiennent la moitié des prêts en Espagne et qui ont notamment financé l’activité des promoteurs immobiliers. Elles pourraient être le déclencheur d’une nouvelle crise de confiance. Or, la dette espagnole est détenue par plusieurs pays européens qui, déjà en situation financière difficile, ne supporteraient pas une dégradation de leurs actifs : ils auraient moins de marge de manœuvre pour financer leur propre fonctionnement.
En un mot, le tableau est plus que sombre à l’échelle mondiale. La situation ressemble de fait à celle des années 80, où de nombreux pays d’Amérique Latine, d’Afrique, d’Europe de l’Est et d’Asie avaient fini par faire faillite.

Un remake de la crise des années 80 aggravé par l’interdépendance des Etats

L’origine de cette ancienne crise était un afflux massif d’argent dans les années 70 lié au recyclage des pétrodollars (les pays exportateurs déposant des dollars dans les banques américaines qui les prêtaient à nouveau aux autres pays émergents sous forme de prêts bancaires en dollars). Les pays emprunteurs étaient mal gérés (projets pharaoniques, taux de change inadaptés, budgets publics incontrôlés…) et ils étaient souvent corrompus (à l’époque on a estimé les détournements de capitaux vers l’étranger à plus de 30 % des montants prêtés).
De plus, les taux d’intérêt avaient explosé au début des années 80 (16 % pour les taux courts américains par exemple), rendant insupportable le fardeau de la dette.
Les points de comparaison avec la situation actuelle sont nombreux : des bailleurs de fonds privés, essentiellement des banques, prêtant à des Etats dans des proportions telles qu’ils sont dans l’incapacité financière de supporter un non-paiement, une réelle incapacité de remboursement des Etats, un effet domino entre les pays, et enfin une intervention forte du FMI et des banques créancières.
Aussi, les populations locales supportaient très difficilement les plans de rigueur imposés par le FMI. On se souvient au Maroc du plan d’ajustement structurel des années 1980.
Cette situation avait abouti à la restructuration de la dette de ces pays, qui a duré une décennie (la décennie perdue, comme on l’appelle encore en Amérique Latine.)
Mais sur d’autres points, la situation actuelle est inédite. Il n’y a pas en effet d’exemple dans le monde moderne de défaut de paiement ni de restructuration de dette souveraine dans une devise commune à plusieurs pays (cas de l’Europe) ; les financements sont effectués via les marchés de capitaux et non plus par des crédits bancaires, ce qui, à cause de la volatilité, modifie les modalités de négociations (les emprunteurs comme les prêteurs sont paradoxalement beaucoup plus tenus que dans une relation bancaire a priori moins souple) ; la crise actuelle porte sur des obligations émises par des Etats européens. Aussi, les négociations ne se font pas entre les créanciers obligataires et l’emprunteur mais directement au niveau de l’Europe ; et enfin la taille de la dette aujourd’hui est beaucoup plus importante, et les conséquences ne sont pas cantonnées aux pays concernés, mais sont bien mondiales.
Les origines de la crise actuelle sont également différentes. En 1998, l’évolution technologique et le développement des réseaux laissent présager une révolution numérique. C’est le début de la bulle spéculative autour des valeurs Internet, qui culmine en février 2000 avant de s’effondrer. La récession qui s’ensuit aux États-Unis est aggravée par les attentats du 11 septembre 2001, et le Trésor américain tente de relancer rapidement l’économie en maintenant ses taux très bas. Conséquence directe, ces taux extrêmement faibles favorisent une frénésie d’achats dans l’immobilier partout dans le monde, qui durera plusieurs années. L’argent coule à flots et les banques prennent de plus en plus de risques. La bulle immobilière américaine se dégonfle brutalement en 2007, et entraîne dans son sillage tout le secteur bancaire, qui avait pris des risques énormes.
Les banques les plus exposées à l’immobilier sont attaquées les unes après les autres, selon leur fragilité. Le krach culmine en septembre 2008 avec la faillite de la banque Lehman Brothers, le 15 du même mois. Ce sont, ensuite, les entreprises, justement dépendantes du crédit bancaire, qui sont attaquées. Les États sont donc obligés d’intervenir en inondant les marchés de liquidités, et entament, en empruntant massivement, des plans de relance ambitieux pour soutenir la croissance. C’était probablement la plus grave crise financière de l’après-guerre, et a été logiquement suivie d’un arrêt brutal de la croissance mondiale, voire d’une récession dans de nombreuses régions du monde (l’Europe a vu son PIB reculer de 4,2% en 2009). Partout dans le monde, pour relancer la croissance, il faut dépenser, investir, soutenir, en utiliser massivement le déficit budgétaire.
Il est logique donc de penser que ce sont maintenant les États fortement endettés qui sont devenus le maillon faible de l’économie.

La restructuration des dettes est-elle possible ?

Après les dépenses donc et le creusement des déficits, c’est l’heure des comptes en 2010, surtout en Europe où les Etats doivent imposer de nouvelles politiques de rigueur pour stopper les frais des déficits qui n’arrêtent pas de se creuser. L'Allemagne, le pays qui doit le plus payer pour sauver l'Europe, cherche à imposer ses conditions. La chancelière Angela Merkel milite activement pour un resserrement des règles fiscales européennes, et pour des sanctions pouvant aller jusqu'à la suspension des droits de vote des pays concernés. Par exemple, à l'initiative de l'Allemagne, la Commission européenne a proposé que les gouvernements soumettent en premier lieu leurs budgets aux autres pays pour validation, avant même de les faire voter par les Parlements nationaux, ce qui signifie une perte de la souveraineté nationale des États.
Les pays en difficulté ont enclenché des plans d’austérité ambitieux, comme l’Angleterre, qui ne fait pas partie de la Zone euro mais qui souffre des mêmes problèmes que les pays d’Europe du Sud : une dette qui atteint des proportions effrayantes et un déficit qui n’arrête pas de se creuser.
Le dilemme actuel de l’Europe du Sud est donc de poursuivre les politiques expansionnistes de relance économique, qui soutiennent la croissance mais creusent les déficits au risque de déclencher une crise de la dette, ou de choisir de se serrer la ceinture au risque de ralentir à nouveau l’économie et baisser les revenus… Pour l’instant, il n’y a pas trop de choix, c’est la rigueur qui s’impose.
Finalement, il est difficile d’imaginer les conséquences d’une crise des dettes tant les implications sont nombreuses. Aujourd’hui, tout le monde affiche une solidarité bien obligée. Les banques centrales asiatiques détiennent les bons du Trésor américain et continuent de financer le déficit américain, car un écroulement de la dette américaine serait catastrophique pour elles, et donc elles ont tout intérêt à ce que le système ne bouge pas. En Europe, la plupart des banques privées détiennent de la dette européenne périphérique (pays en difficulté) dans leur bilan, et de nombreuses d’entres elles ne supporteraient pas le choc d’une faillite.
Avec le plan de soutien européen à la Grèce et au Portugal, ainsi que le programme d’achats de la BCE de dettes grecques et portugaises, la BCE détient désormais plus de 40% de la dette grecque. Autrement dit, le risque est en train d’être transféré de la sphère privée (banques, compagnies d’assurances, etc.) vers la sphère publique (BCE et Etats). Autant dire qu’une restructuration ou une faillite pure et simple de la dette mettrait la BCE dans une situation financière catastrophique qui exigerait une recapitalisation par les pays membres. Aux Etats-Unis, la situation est encore pire et la Réserve Fédérale est quasiment techniquement en faillite.
Aujourd’hui, les créanciers du monde sont principalement étrangers : banques, investisseurs institutionnels, BCE, Fed..., mais aussi banques nationales des pays en question.
Toute restructuration violente, surtout en Europe, accompagnée d’une réduction de dette, aurait donc un effet désastreux sur un système bancaire, qui sort à peine de la crise, y compris sur celui du pays pratiquant la restructuration.
Sauf risque politique interne majeur, comme des élections populistes dans l’un des pays de groupe PIG (Portugal Irlande, Grèce) ou en Allemagne, le risque de défaut brutal comme celui d’une restructuration violente est faible pour le moment, car les risques sont trop élevés. Les montants des dettes détenues sur ces trois pays sont gérables à l’échelle de l’Europe, mais la question est de savoir qui doit faire les efforts de restructuration : les prêteurs privés (donc majoritairement les banques), les populations locales ou les Etats des pays riches et donc la solidarité européenne ? La réponse apportée officiellement par l’Europe jusqu’à présent est claire : les Etats débiteurs doivent engager un processus très dur de retour à l’équilibre, comportant des efforts très significatifs et dans la durée sur le niveau de vie des habitants ; les échéances dues jusqu’en 2013 seront couvertes par des lignes de crédit faites par l’Europe ou le FMI, et donc substitution de créancier du privé vers le public (la dette est donc en partie «nationalisée»).
Mais après 2013 ? C’est le flou. Ce qui fait dire aux marchés que l’on n’a pas traité le problème mais juste gagné du temps. L’Europe a effectivement acheté du temps pour définir ce que doit être la solidarité européenne, et qui devra payer au final, mais qui sait si les populations elles-mêmes ne se révolteront pas un jour contre les cures d’austérité découlant de la dérive de systèmes financiers dont une infime poignée d’apprentis sorciers a tiré profit, laissant sur le carreau Etat et peuple..
http://www.lavieeco.com/news/votre-a...nde-19686.html

Quote:
Les conséquences seraient catastrophiques pour le Maroc : un nouveau PAS en vue


2013, les états en faillite ?


Même si la signature du Maroc sur le marché international de la dette est toujours de qualité et que son exposition aux bailleurs de fonds étrangers demeure limitée (36% de la dette publique à fin 2010, soit 173,4 milliards de DH sur un total de 479,2 milliards, dont 92,3 milliards de DH de dette étrangère contractée par le Trésor et 81,2 milliards de dette garantie pour le compte des établissements publics), une aggravation de la crise des dettes souveraines au niveau international, avec la probable faillite de certains pays européens, ne sera pas sans effet sur l’économie du Royaume et ses finances.
En effet, comme ce fut le cas il y a deux ans, avec la propagation de la crise économique et financière internationale, l’économie marocaine pourrait pâtir de la baisse de la demande étrangère qui lui est destinée, à cause notamment de la récession qui pourrait avoir lieu suite à l’éclatement de la crise des dettes souveraines. Plusieurs secteurs orientés à l’export, comme le textile, l’agriculture, l’automobile ou les phosphates, pourraient accuser un fort recul d’activité, comme c’était le cas en 2009. S’ajouterait à cela, à cause de la même récession qui pourrait avoir lieu, la baisse des rentrées de devises pour le Maroc (recettes de tourisme, transferts des MRE et investissements étrangers). L’ensemble de ces éléments risque, pour un pays comme le Maroc dont le déficit commercial est chronique et dont les réserves de changes peinent à dépasser les 6 mois d’importations, d’être fatal pour l’économie, l’emploi et le pouvoir d’achat des ménages.
Sur un autre registre, les finances publiques pourraient également souffrir d’une crise mondiale des dettes souveraines. Déjà, avant même que l’un des pays européens ne se déclare en cessation de paiement, les primes de risques des Etats ont augmenté sensiblement sous l’effet des craintes des investisseurs liées à la situation des finances de la Grèce, de l’Irlande et de l’Espagne. Les révolutions dans les pays arabes sont venus aggraver la situation, et la prime du risque du Maroc est passée de 130 points de base fin 2010 à 170 points de base actuellement pour la maturité cinq ans. Or, s’il y a vraie crise des dettes souveraines, la confiance des investisseurs se dégradera sur les marchés et les primes de risque s’envoleront davantage, ce qui empêchera le Trésor d’emprunter, alors que ses besoins en devises sont grandissants avec la flambée actuelle du cours des matières premières (pétrole et céréales en particuliers) et la contraction éventuelle de ses réserves en devises. Notons que les pouvoirs publics ont déjà annoncé avoir renoncé à une sortie à l’international cette année, justement à cause du contexte.
Or, les finances publiques ont déjà emprunté une trajectoire inquiétante rien qu’avec les levées sur le marché domestique. Le déficit public s’est établi à 4,5% contre un niveau prévu de 3,2 et un solde
de -2,2% réalisé en 2009, après des années 2007 et 2008 excédentaires. 2011 risque d’être pire avec l’alourdissement de la charge de compensation et le coût du dialogue social. La dette publique est, elle, actuellement à 62% du PIB, un niveau qui demeure acceptable mais qui sera rapidement dépassé compte tenu de la tendance haussière des dépenses publiques.
http://www.lavieeco.com/news/votre-a...----19687.html

Droit Dans le Mur , on a été épargné mais pour combien de temps ? le coups de la paix social? ca fera aggraver le déficit ! on va droit vers le mur !
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It is well enough that people of the nation do not understand our banking and monetary system,
for if they did, I believe there would be a revolution before tomorrow morning.
Henry Ford



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Old June 12th, 2011, 01:03 AM   #242
Gadiri
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Mets le lien de l'article stp.
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Old June 15th, 2011, 12:14 AM   #243
safiot
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Politique monétaire

Maintien du statu quo au niveau du taux directeur



Sans grande surprise, Bank Al-Maghrib maintient le statu quo au niveau de son taux directeur. Dans un contexte en ligne avec l'objectif de stabilité des prix et une légère orientation à la hausse de la balance des risques, les sages du Conseil de la banque centrale ont décidé de laisser inchangé le taux directeur à 3,25%.


Cette décision aura été prise dans un contexte qui reste marqué par une maîtrise des tensions sur les prix. Après 1,6% au premier trimestre, l'inflation s'est quelque peu assagie pour se situer à -0,3% en avril, en glissement annuel, après 1,6% au premier trimestre. Celle dite sous-jacente, qui reflète la tendance fondamentale des prix, s'est établie à 1,8% en avril, après 1,7% au premier trimestre. Selon Bank Al-Maghrib, a contrario, les prix à la production industrielle, qui reflètent ceux des matières premières au niveau international, ont enregistré une hausse de 15,2% en avril. Dans ce sillage, il a été indiqué que «l'augmentation en glissement mensuel des prix à la production industrielle s'est nettement ralentie, s'établissant à 1,3% en avril, après 9% au premier trimestre». La prévision centrale de l'inflation ressort en ligne avec l'objectif à moyen terme de stabilité des prix. L'inflation devrait s'établir à 1,9% en moyenne sur l'horizon de prévision.

Au terme du troisième trimestre 2012, l'inflation devrait se situer à 2,4%. En raison de la forte diminution des prix des produits alimentaires entre janvier et avril, la prévision pour 2011 a été revue à la baisse, soit 1,4% au lieu de 2,1%, chiffre avancé par Bank Al-Maghrib dans son rapport sur la politique monétaire de mars dernier. L'inflation sous-jacente devrait pour sa part rester modérée, ne dépassant pas 2%. Au registre de la conjoncture économique, la banque centrale indique que la reprise de l'économie mondiale s'est poursuivie avec des rythmes différenciés selon les régions et les pays. Tandis que dans les pays avancés, les incertitudes sur la croissance persistent, notamment à la lumière des évolutions observées au premier trimestre 2011, dans les pays émergents, l'activité économique demeure vigoureuse, en dépit du léger ralentissement enregistré dans certains pays d'Asie.

Il reste, selon les conjoncturistes du régulateur monétaire que « si les perspectives de croissance au plan mondial semblent favorables, de fortes incertitudes demeurent ».
Outre le fait incontestable que de forts aléas restent tributaires des évolutions sur les marchés de l'emploi et du crédit dans les pays avancés, ainsi qu'à la dette souveraine dans la zone euro, une kyrielle de risques découlent également des fluctuations des cours mondiaux de matières premières.
Un bémol susceptible d'être amplifié par des tensions inflationnistes dans les pays émergents et des pressions géopolitiques dans la région MENA. Au plan national, l'amélioration de la demande extérieure et le renforcement de la demande intérieure se sont poursuivis.

Ainsi, la croissance globale et celle du PIB non agricole se situeraient entre 4,5% et 5,5% en 2011.
«Dans ces conditions, l'output gap non agricole, pertinent pour l'évaluation des pressions inflationnistes, devrait globalement rester à des niveaux ne représentant pas de risques pour la stabilité des prix ».
Toutefois, et pour la banque centrale, «certaines tensions émanant du marché du travail pourraient apparaître au cours des prochains trimestres ».
Concernant la conjoncture monétaire, Bank Al-Maghrib signale la poursuite du ralentissement de la croissance de la masse monétaire, avec un rythme de 4,1%.

L'écart monétaire s'est maintenu à un niveau négatif, dénotant de l'absence de pressions d'origine monétaire sur les prix. Le rythme de progression du crédit bancaire s'est établi à fin avril à 6,8% en glissement annuel, et devrait se situer autour de 8% sur l'ensemble de l'année.
Les créances sur l'économie ont enregistré une augmentation de 6,7% au lieu de 12,5% une année auparavant, avec notamment un ralentissement du rythme de progression des crédits bancaires de 11,7% à 6,8%.

Les crédits à l'équipement et ceux à l'immobilier ont progressé respectivement de 11,8% et de 9,2%, tandis que les prêts à la consommation ont marqué un accroissement de 6,2% et les facilités de trésorerie de 10%.
La ventilation des créances sur l'économie par secteur institutionnel laisse apparaître une hausse de 10,6% des prêts accordés au secteur privé, les crédits aux sociétés non financières s'étant accrus de 15,4% et ceux accordés aux ménages de 3,9%.
En revanche, les crédits bancaires au secteur public et ceux aux autres sociétés financières ont reculé respectivement de 7,1% et de 8,8%.
Par Abdelali Boukhalef | LE MATIN
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Old July 17th, 2011, 03:48 PM   #244
Monapa
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Article JA

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Maroc : de l'Amérique à l'Afrique
29/06/2011 à 17h:53 Par Pascal Airault

Après une politique d'expansion africaine poussée, le Maroc entreprend une politique d'ouverture économique outre-Atlantique. Le royaume chérifien se veut une porte d'entrée pour l'Amérique vers l'Afrique.
Jeudi 26 mai, 16 heures (heure de New York). Le ministre marocain de l’Économie et des Finances, Salaheddine Mezouar, sonne le closing bell (« cloche de fermeture ») du plus grand marché financier électronique du monde, le Nasdaq, marquant la fin de la séance du jour. Diffusées en direct par les chaînes de télévision américaines et sur les écrans géants du quartier touristique de Times Square, où vogue au vent le drapeau marocain, les images célèbrent l’ouverture de l’économie du royaume sur le monde.
Pour ce déplacement outre-Atlantique, le ministre du Tourisme, Yassir Znagui, et les patrons des principales entreprises publiques et privées ont accompagné le grand argentier pour présenter aux investisseurs américains le potentiel national dans le domaine des banques, des mines, des énergies renouvelables, du tourisme et des services. Ils ont aussi insisté sur la position géostratégique du pays, à la croisée de l’Amérique, l’Europe et l’Afrique.
« Le Nasdaq représente le dynamisme et le succès du modèle de démocratie libérale et d’une économie ouverte, a lancé Mezouar à ses hôtes. Le Maroc a également fait ce choix et nous en récoltons aujourd’hui les bénéfices. » En réponse, Robert Greifeld, le patron du célèbre indice boursier new-yorkais, a parlé du pays comme de « la porte d’entrée en Afrique pour les entreprises américaines ». Ce qui a amené récemment le Boston Consulting Group, un grand cabinet de conseil international, à y implanter son premier bureau sur le continent.
Depuis le début des années 1990, le Maroc a lancé une série de profondes réformes visant à libéraliser son économie et diversifier ses activités à travers de nombreux programmes sectoriels, nationaux et régionaux. Le pays a signé plusieurs accords de libre-échange (avec l’Europe, les États-Unis, des pays arabes et africains). Objectifs : attirer les investissements et développer les exportations.
Les patrons marocains et les entrepreneurs étrangers installés dans le royaume misent sur l’Afrique du Nord, le sud du Sahara, ainsi que sur les monarchies arabes depuis que le Conseil de coopération du Golfe a invité, en mai, le royaume à rejoindre l’organisation.
La politique d’expansion des entreprises marocaines hors des frontières du royaume est favorisée par une diplomatie active et un important réseau bancaire (BMCE, Attijariwafa Bank et Banque centrale populaire) qui tisse sa toile sur le continent africain, la multiplication des dessertes de Royal Air Maroc (RAM) et les investissements des grands groupes publics comme l’Office chérifien des phosphates (OCP), l’Office national de l’électricité (ONE), l’Office national de l’eau potable (Onep) ou encore Maroc Télécom. Dans leur sillage, les PME-PMI se lancent dans l’aventure.
Pour les Marocains, l’Afrique est devenue une zone prioritaire en raison de son fort potentiel de croissance. D’ici à 2020, selon un rapport du McKinsey Global Institute, 128 millions de ménages y auront un revenu régulier, les dépenses de consommation annuelles tourneront autour de 970 milliards d’euros et le produit intérieur brut passera d’un peu plus de 1 100 milliards d’euros actuellement à environ 1 800 milliards d’euros… Et encore vingt ans plus tard, en 2040, avec 1,1 milliard de personnes en âge de travailler, le continent devrait concentrer une réserve mondiale de main-d’œuvre supérieure à celle de la Chine ou de l’Inde.
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Maroc : objectif Sud
29/06/2011 à 17h:52 Par Laurent de Saint Périer

Alors que la concurrence s’intensifie sur les marchés du Nord, l’Afrique devient une aire de développement stratégique pour les entreprises marocaines. Si leurs exportations et investissements y décollent, la marge de progression reste énorme
« L’Afrique subsaharienne est le prolongement géographique et stratégique de notre pays. Elle est donc pour nous un partenaire incontournable, notamment sur le plan économique, et ce, à court, moyen et long terme. Il importe, en effet, que les opérateurs marocains puissent capitaliser sur l’excellence des relations du Maroc avec plusieurs pays du Sud pour se positionner sur ces marchés émergents qui regorgent de potentiel. » Saad Benabdallah, directeur général de Maroc Export, le centre marocain de promotion des exportations, ne cache pas ses appétits africains.
Certes, l’essentiel des échanges du royaume s’effectue encore avec le continent européen, qui assure 57,6 % de ses imports et 65,3 % de ses exports. Mais la crise de 2008-2009, bien qu’elle n’ait pas directement touché le Maroc, a révélé les effets néfastes de cette trop grande dépendance et la nécessité de diversifier les partenariats internationaux. Les secteurs textile et cuir, agroalimentaire et automobile – près de 40 % des exportations – ont particulièrement souffert de la baisse de la consommation européenne. Alors que le pays continuait d’enregistrer une croissance forte (+ 4,9 % en 2009), la participation du Maroc au commerce mondial s’est contractée face à ses concurrents émergents comme le Brésil et la Chine.

Associée à la hausse de la consommation intérieure et aux dépenses liées aux grands travaux d’infrastructures, cette mauvaise conjoncture a aggravé le déficit de la balance commerciale. Conscientes de la nécessité d’intensifier les exportations, les autorités ont lancé en 2009 la stratégie « Maroc Export Plus ». Adossée aux ambitieux plans Émergence et Pacte national pour l’émergence industrielle (dit « Émergence II »), élaborés en 2005 et 2009 pour dynamiser le tissu productif, cette stratégie vise à cibler les secteurs et produits d’exportation prioritaires, à renforcer le Maroc sur ses marchés traditionnels et à en identifier d’autres prometteurs, ainsi qu’à accompagner les acteurs de l’export.
Depuis une dizaine d’années, les politiques sectorielles mises en œuvre pour l’industrie, l’énergie, l’agriculture (Maroc Vert), la pêche (Halieutis), le tourisme (plan Azur), ou encore les technologies de l’information (Maroc Numeric) contribuent également à accroître la compétitivité internationale du pays.
Continent du futur
Le dynamisme des marchés africains, qui a attiré dès les années 1990 les investissements des grands groupes marocains du secteur industriel, puis, dans les années 2000, de la finance et des télécommunications, n’a pas échappé aux autorités économiques. Celles-ci veulent accroître le volume des exportations à destination du continent, afin qu’elles représentent 20 % des exportations du royaume en 2018 (contre 5 % en 2005 et 10 % en 2010). Rabat n’a encore aucun accord de libre-échange (ALE) avec ses partenaires subsahariens. Mais, dans le fil d’une stratégie d’intégration à l’économie mondialisée qui l’a amené à signer des ALE avec 55 pays – soit 1 milliard de consommateurs –, le Maroc poursuit ses négociations pour s’ouvrir un accès direct aux marchés des 8 États de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
Repères
Monnaie
Dirham (DH) 1 euro = 11,31 DH (au 1.6.2011)
Exportations
147,9 milliards de DH
Importations
297,1 milliards de DH
Investissements en Afrique
4,43 milliards de DH, soit 91 % des investissements directs marocains à l’étranger.
Premières destinations : Mali 1,6 milliard de DH Gabon 1,3 milliard de DH Côte d’Ivoire 0,9 milliard de DH Congo 0,6 milliard de DH
L’enracinement historique du pays en Afrique et les excellentes relations diplomatiques entretenues avec de nombreux États du continent sont également des atouts pour développer des partenariats. Dès les années 1990, le puissant holding royal ONA (qui a fusionné en 2010 avec la Société nationale d’investissement ; SNI) a ainsi été pionnier dans les investissements continentaux. Pour assurer sa réussite, le Maroc compte aussi sur les compétences acquises par ses entreprises pour le développement de sa propre économie domestique et qui correspondent aux besoins de ses voisins en pleine croissance.
Agroalimentaire, BTP, automobile, électricité, industrie pharmaceutique, textile, tourisme, finance, technologies de l’information et de la communication, services : l’expertise marocaine dans de nombreux secteurs peut servir les besoins des économies africaines, et le Centre marocain de promotion des exportations (CMPE) est actif pour favoriser les contacts entre les entreprises nationales et les sociétés et gouvernements des pays ciblés. Depuis 2009, les « caravanes de l’export » entraînent ainsi une armada d’entrepreneurs sur les routes d’Afrique subsaharienne pour faire connaître « l’offre Maroc ».
Autre stratégie gagnante, le pays vise à devenir le relais industriel, commercial et financier des multinationales qui convoitent les marchés africains, et sa place stratégique au croisement des routes commerciales attire les investissements directs étrangers (IDE) en nombre croissant. Le port en eau profonde de Tanger Med a ainsi convaincu Renault de consacrer plus de un milliard d’euros à l’implantation d’une usine de production de Logan dont la capacité doit atteindre, à terme, 400 000 véhicules par an, et qui attire à sa suite une nébuleuse de sous-traitants.
Plateforme continentale
À l’honneur (avec l’Inde) à la 9e édition de la World Investment Conference organisée à La Baule du 25 au 27 mai derniers, le Maroc était devenu, fin mars 2010, le premier État à accéder à la catégorie Investment Grade de l’agence de notation Standard and Poor’s depuis le début de la crise financière.
« En 2010, les IDE ont augmenté de 29,5 % et le premier trimestre 2011 a été très prometteur : le profil du pays est en train de changer, le Maroc est un chantier ouvert et la dynamique est là », constate Ahmed Fassi Fihri, directeur de la promotion des investissements à l’Agence marocaine pour le développement des investissements (Amdi).
Consacrée par la refonte prochaine de la Constitution, la régionalisation est également mise au service de l’export, et les pôles d’excellence qui se créent à travers le pays pourraient, à terme, servir le continent tout entier.
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Abdellatif Maazouz : "L'expérience du Maroc intéresse ses voisins"
29/06/2011 à 17h:50 Par Laurent de Saint Périer

Le ministre du Commerce extérieur fait le point sur les performances du royaume et sur les mesures envisagées pour accroître les exportations, en particulier à destination du continent.
Jeune Afrique : Pouvez-vous commenter les performances du Maroc à l’exportation en 2010 ?
Abdellatif Maazouz : L’année 2010 a été excellente ! Nos exportations de marchandises ont progressé de presque 31 % et les exportations globales, avec les services, de 19,4 %. Il est vrai que les phosphates et dérivés ont généré des bénéfices importants, mais ce secteur mis à part, nous avons atteint une croissance de 18,5 %. On constate aussi une évolution de la structure de nos exportations, aussi bien en termes de secteurs que de marchés : les industries automobile, électrique, pharmaceutique, l’industrie et les services aéronautiques et l’offshoring, secteurs émergents de l’économie marocaine, prennent de l’ampleur dans nos exportations. Nos marchés aussi se diversifient : l’Asie, l’Amérique latine et particulièrement l’Afrique commencent à prendre de l’importance par rapport à il y a quatre ou cinq ans. C’est un moyen de sécuriser nos exportations, mais aussi de proposer des produits spécifiques sur des marchés de niche.
Depuis quelques années, les entreprises marocaines ont engagé une offensive sur le continent africain…
Je tiens à souligner que, au plus haut niveau, le Maroc a une stratégie de rapprochement et de coopération à long terme avec les pays amis du continent : nous ne cherchons pas à saisir des occasions à court terme. L’exportation ne doit pas seulement être vue comme un échange de marchandises mais comme du codéveloppement : nous sommes dans une nouvelle phase du commerce Sud-Sud. L’effort que nous sommes en train de déployer pour notre pays, nous voulons le partager avec nos amis et voisins. C’est un schéma sur lequel il nous faut de plus en plus travailler, pour tirer le développement du Sud et dépasser certains problèmes de société que nous vivons aujourd’hui, comme l’émigration.
En quoi l’exemple marocain peut-il aider les autres pays du continent ?
L’expérience du Maroc intéresse nos voisins : c’est un pays proche, ils constatent le chemin accompli en dix ans et se disent qu’une telle stratégie réussirait bien mieux chez eux que des modèles plus complexes et lointains. Nous comptons vraiment développer la chaîne Sud-Sud : nous voulons que notre modèle de développement soit un levier également pour nos voisins. Par exemple en termes de production en effectuant une première transformation chez nous et la finition en Afrique subsaharienne pour distribuer dans la zone. Ainsi, les précédentes « caravanes de l’export » ont déjà enfanté des investissements marocains : des entreprises sont allées s’installer dans des pays comme le Mali, le Sénégal ou la Guinée pour en faire des relais de production et de diffusion dans la région.
Comment l’État assiste-t-il les entreprises exportatrices ou potentiellement exportatrices ?
Nous n’avons pas assez d’entreprises internationalisées ; c’est notre principale faiblesse. Nous travaillons énormément là-dessus, avec des résultats : en 2010, le nombre de ces sociétés a augmenté trois fois plus que sur les six dernières années. S’agissant des entreprises déjà exportatrices, nous voulons les inciter à exporter davantage encore, en les accompagnant par des actions de communication, par la recherche de marchés, par des prises de contacts, ce qui, tout en leur ouvrant des portes, leur fera économiser des frais d’établissement importants.

Principaux clients du Maroc en Afrique
Tunisie (19e rang de ses partenaires à l’export),
Algérie (20e)
Égypte (25e)
Guinée équatoriale (26e)
Sénégal (27e)
(Source : ministère du Commerce extérieur, pour l’année 2010)

Pour les entreprises qui n’exportent pas régulièrement ou qui débutent dans ce domaine, l’idée est de les structurer aussi bien en matière de ressources humaines que de planification stratégique et marketing. La formation est très importante, et nous sommes en train de mettre en place un programme universitaire consacré à l’internationalisation des entreprises. Cette année, nous avons également réservé une enveloppe budgétaire destinée à l’accompagnement des entreprises qui veulent s’installer dans les pays d’Afrique subsaharienne, soit en tant qu’investisseurs, soit en tant que plateformes de distribution. Nous voulons également les accompagner dans leurs premières opérations internationales à travers des actions de promotion, dans des événements sectoriels, dans des actions B to B [business to business], comme nous le faisons avec les « caravanes de l’export ».
Enfin, nous allons jusqu’à contacter de grands clients et inciter les importateurs étrangers à venir s’approvisionner au Maroc. Nous avons en effet remarqué.
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Maroc : des entreprises expertes de l'export
29/06/2011 à 17h:49 Par Laurent de Saint Périer

Grands groupes ou PME-PMI, les privés marocains mettent à profit leur savoir-faire et leur faculté d’adaptation pour se développer sur les marchés africains.

Bull Maroc, acteur historique
Installée dans les locaux flambant neufs du pôle technologique Casanearshore, la vénérable entreprise française de systèmes informatiques n’est pas venue au Maroc avec le développement de l’offshoring dans les années 2000 : son implantation date de 1950. Ancien de France Télécom, Mehdi Kettani a été appelé en 2007 pour développer les activités export de la filiale marocaine. « L’investissement du groupe en Afrique est issu d’une vision à long terme du développement technologique du continent », commente-t-il. Administration numérique, douanes, poste, télécoms, infrastructure informatique, stockage, sécurité… À l’heure où l’Afrique passe au numérique, Bull Maroc apporte une expertise déjà mise au service du gouvernement et des entreprises marocaines.
Le groupe a notamment réalisé l’infrastructure réseau du ministère des Finances du Togo, le système monétique interbancaire de la Bank of Africa et du groupe Banque Atlantique, des solutions de stockage sécurisées chez les opérateurs télécoms comme Orange, Moov et Zain (rebaptisé Airtel). « Sur nos cibles principales, le secteur public et les grands opérateurs de réseaux privés, le potentiel est considérable, déclare Mehdi Kettani. Nous espérons une croissance à deux chiffres en 2011. »

Mecomar mise sur la simplicité
Avec la Société maghrébine de génie civil (Somagec), un des leaders marocains du BTP créé en 1966, la famille Sahyoun a accompagné le développement industriel du pays, mais aussi son rayonnement en Afrique, avec notamment la réalisation du port en eau profonde de Malabo (Guinée équatoriale). Le groupe familial compte également plusieurs filiales. Michel Sahyoun est à la tête de l’une d’entre elles, Mecomar, spécialisée dans l’équipement des collectivités locales, notamment les véhicules d’assainissement urbain.
Réalisant encore plus de 90 % de son chiffre d’affaires sur le marché domestique, elle porte aujourd’hui ses regards vers l’extérieur : les villes marocaines ont presque achevé de s’équiper et les produits Mecomar sont parfaitement adaptés aux autres marchés continentaux, à l’heure où la collecte des déchets y devient une priorité. « Les véhicules européens sont désormais totalement électroniques, ce qui pose de gros problèmes de maintenance sur ces destinations, commente Michel Sahyoun. La simplicité mécanique de ceux que nous proposons correspond mieux à leurs possibilités. »
Mecomar a ainsi récemment fourni l’opérateur Veolia au Sénégal et en Tunisie, la Sovog au Gabon, Pizzorno Environnement en Mauritanie et Limpia en Guinée équatoriale. Participant à la 4e « caravane de l’export », la société espère rapidement conquérir de nouveaux clients.

Prologistic se lance dans le groupage de fret
Une base tactique, Tanger Med, des agences à Paris et Madrid, des expéditeurs mondiaux. Destination : l’Afrique de l’Ouest. À deux pas de l’agence Maroc Export, les bureaux casablancais de la petite société de logistique sont modestes, mais les ambitions de ses dirigeants français et marocains sont continentales. Fondée en 2007, l’entreprise est passée de 3 à 35 employés et mise sur le port de Tanger Med pour assurer son développement. La stratégie de Prologistic est d’y grouper le fret à destination des ports de Mauritanie, du Sénégal, de Guinée, du Ghana et du Togo, dès octobre 2011. Les conteneurs dont les palettes sont destinées à plusieurs acheteurs seront « éclatés » à Tanger avant que le fret soit regroupé par destinations géographiques.

Première entreprise à avoir perçu le potentiel de ce créneau, Prologistic se vante d’avoir été visionnaire : « Avec la possibilité d’accueillir des bateaux de grosse capacité, on peut maintenant toucher 160 ports en direct. Ce n’était pas possible à Casablanca, où ne peuvent accoster que des petits feeders, explique Jean-Marc Domenech, le directeur général de la société. Avant, il fallait partir sur Barcelone, Algésiras ou même Anvers pour “éclater” et repartir vers l’Afrique. Avec Tanger Med, fini ces pertes de temps : une palette expédiée de Shanghai pour Casablanca mettra une semaine de moins à arriver, un gain très important en termes de délais et de coûts pour les entreprises. Cela va ouvrir des possibilités pour les exportateurs vers les pays d’Afrique de l’Ouest et centrale : c’est une vraie solution pour le développement des entreprises et du commerce dans la zone. » Avant de se lancer, les dirigeants de Prologistic ont intensivement prospecté le marché du transport commercial de l’Europe vers l’Afrique, le flux privilégié. La croissance économique du continent, mais aussi celle du marché intérieur marocain et l’industrialisation du pays ne leur ont laissé aucun doute sur les succès à venir.

Les Câbleries du Maroc branchent l'Afrique
En Afrique subsaharienne, l’urbanisation connaît une croissance exponentielle, mais le taux d’électrification, inférieur à 30 %, reste le plus bas du monde. L’expertise du Maroc en la matière est désormais sollicitée. Du 17 au 20 mai dernier, avec pour slogan « Fraternité et partenariat équitable », la 3e édition du forum Maroc-Afrique Elec a ainsi mis en relation les professionnels de la région avec une délégation composée de représentants de l’Office national d’électricité (ONE) et de 34 sociétés affiliées à la Fédération nationale de l’électricité, de l’électronique et des énergies renouvelables (Fenelec). Youssef Tagmouti, président de la Fenelec, dirige également les Câbleries du Maroc, leader national du secteur.

Cette entreprise familiale exporte aujourd’hui dans 42 pays ses produits fabriqués selon les standards européens à prix low cost. Elle a fait de l’Afrique subsaharienne sa première cible : « L’électrification y est encore timide, mais dans un avenir proche le marché va exploser, et le Maroc est arrivé à une certaine maturité industrielle qui correspond à ses besoins », remarque Youssef Tagmouti. En effet, entre 1998 et 2008, le Programme d’électrification rurale global (Perg) a amené la lumière dans 40 000 villages marocains, faisant passer le taux d’électrification du pays de 18 % à 98 %, selon le président de la Fenelec. « Nous sommes devenus des champions mondiaux dans ce domaine, les pays africains souhaitent dupliquer notre modèle et nos 500 entreprises expérimentées forment une armada prête à partir. »
L’ONE joue un rôle d’éclaireur et de locomotive sur les marchés africains. Ainsi, au Sénégal, où l’Office marocain discute d’une troisième concession avec le gouvernement, des filiales des Câbleries du Maroc sont en train d’électrifier 175 villages dans le Nord pour le compte de l’ONE et de la Senelec, l’opérateur national.
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Old July 17th, 2011, 04:02 PM   #248
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Des entreprises marocaines sur les traces des pionniers
29/06/2011 à 17h:48 Par Laurent de Saint Périer

De grandes sociétés ont joué le rôle d’éclaireurs hors des frontières du royaume. Et continuent à décrocher de nouveaux marchés.
En avril 2000, moins d’un an après son avènement, Mohammed VI présentait les orientations prioritaires de sa politique extérieure : « L’un des objectifs stratégiques de notre diplomatie consiste à mieux s’adapter aux mutations internationales dans le but de parvenir à une plus grande intégration dans l’économie mondiale. » Jusqu’alors, si les excellentes relations de Hassan II avec nombre de chefs d’État africains avaient favorisé les relations d’affaires, la politique extérieure du royaume n’avait jamais été mise si clairement au service de son rayonnement économique.
De fait, les pionniers de l’aventure africaine sont pour la plupart des entreprises publiques ou proches du pouvoir, comme l’opérateur historique Maroc Télécom (désormais détenu à 53 % par Vivendi), ou l’Omnium nord-africain (ONA), dont la famille royale est actionnaire et qui a fusionné avec la Société nationale d’investissement (SNI) en 2010.

Des spécialistes de l'eau plébiscités

Depuis près de dix ans, l’Office national de l’eau potable (Onep) développe une stratégie africaine. Son premier exploit à l’international : un contrat de 220 millions de dollars (175 millions d’euros d’alors) pour l’alimentation en eau potable de Nouakchott (Mauritanie), décroché en octobre 2006. Comme le souligne son directeur général, Ali Fassi Fihri, à l’occasion de ces travaux, « le Maroc a pu partager et transmettre son expertise en la matière ». L’Office ne s’est pas arrêté là. En 2008, à l’issue d’un appel d’offres international qui l’opposait à des géants mondiaux, il a remporté, avec un groupement marocain, un marché d’adduction d’eau potable couvrant une centaine de localités au Cameroun. Il est actuellement en phase de rapprochement avec l’Office national de l’électricité (ONE), qui a conclu de nombreux contrats d’électrification, d’assistance technique et de formation dans différents pays d’Afrique centrale et de l’Ouest.
En 2005, la Comanav, compagnie publique de transport maritime, reçoit la mission d’aller au Sénégal désenclaver la Casamance isolée après le naufrage du ferry Joola. Après le succès du programme d’électrification marocain, l’Office national d’électricité (ONE) signe en 2006 des concessions à Nouadhibou (Mauritanie) et Freetown (Sierra Leone), et se lance notamment en Gambie, au Niger, au Tchad et au Sénégal, où il négocie actuellement un nouveau contrat.

Offensive bancaire

Grand vecteur de la pénétration marocaine en Afrique, Royal Air Maroc multiplie les destinations sur le continent depuis dix ans, favorisant la circulation des personnes et des biens. Un autre réseau vital pour le développement des échanges entre le royaume et ses voisins a pris forme dans les années 2000 avec l’arrivée en force des trois grandes banques nationales, la Banque marocaine du commerce extérieur (BMCE), Attijariwafa Bank et la Banque centrale populaire, aujourd’hui présentes dans une quinzaine de pays. La BMCE a notamment pris, fin 2009, une participation majoritaire dans le groupe panafricain Bank of Africa.
Gage de stabilité et d’opportunités, la présence continentale de ces fleurons nationaux a convaincu nombre de sociétés de se positionner dans leur sillage. Le défi est aujourd’hui d’y attirer les PME, forces vives de l’économie marocaine.
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Old July 17th, 2011, 04:05 PM   #249
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Le libre-échange, une opportunité
29/06/2011 à 17h:46 Par Younes Zrikem

Younes Zrikem, président de l’Association marocaine des exportateurs, dresse les aspects positifs de l'ouverture économique du royaume chérifien.

Depuis le milieu des années 1990, le Maroc s’est engagé dans une ambitieuse démarche d’ouverture de ses frontières commerciales. De nombreux traités de libre-échange sont ainsi entrés en vigueur : accord d’Agadir (Jordanie, Tunisie, Égypte en 2007), États-Unis (2006), Turquie (2006), ainsi qu’un accord d’association avec l’Union *européenne (UE) en 2000. Depuis, des voix s’élèvent régulièrement pour dénoncer les consé*quences de ces accords sur notre économie. Ils seraient, dans l’ensemble – bien que certains de nos partenaires soient plus visés que d’autres –, à l’origine de la dégradation de notre balance commerciale et de la disparition d’une partie de notre tissu productif. Au rebours de cette vision trop simpliste, il me semble que les exportateurs marocains ont beaucoup à gagner de ces accords, sous certaines conditions.
Il s’agit tout d’abord de s’assurer que les règles du jeu du commerce international, notamment en matière de barrières non tarifaires, sont respectées par nos partenaires. Cet enga*gement doit être réciproque et ne souffrir aucune exception. Les difficultés ren*contrées un temps par nos exportations de voitures sur les marchés tunisien et égyptien ont finalement été résolues, mais grâce à des interventions politiques répétées. De telles situations ne doivent pas se reproduire.
Un effort conjoint des pouvoirs publics et des opérateurs privés doit aussi être porté sur le renforcement de la compétitivité de notre outil exportateur. Trop peu diversifiées, avec une valeur ajoutée et un savoir-faire limités, nos exportations souffrent d’un déficit d’offre. Les stratégies nationales engagées ces dernières années (Émergence, Maroc Vert, Maroc Export Plus…) devraient permettre d’y remédier et d’accroître l’investissement public et privé dans le tissu productif exportateur. Les infrastructures et les relais logistiques comme le port de Tanger Med devraient, en principe, assurer un meilleur accès aux marchés de destination. Enfin, une politique de promotion volontariste et dotée de moyens substantiels commence déjà à produire des effets, notamment sur les marchés africains.
Nos relations avec l’Union européenne méritent également que l’on s’y arrête. De loin le premier partenaire économique du Maroc, elle représente plus de la moitié de nos échanges commerciaux. En octobre 2008, dans une déclaration commune, les Européens ont accordé au Maroc le statut avancé. « Plus et mieux que l’association et un peu moins que l’adhésion », celui-ci offre au Maroc la perspective de converger vers l’acquis communautaire et de participer ainsi au marché unique européen. Cependant, tout en engageant ce chantier réglementaire et légal, le Maroc et l’UE devaient conclure au préalable deux accords : l’un sur l’agriculture ; l’autre sur les services. Le premier est en cours de ratification par le Parlement européen ; le second reste à négocier.
Du point de vue des exportateurs marocains, nous devons avouer notre incompréhension quant au traitement infligé à l’accord agricole par certains eurodéputés. Négocié âprement pendant près de trois ans, conclu en décembre 2009 et ratifié par le Conseil des ministres des États membres en décembre 2010, il est bloqué au Parlement européen et subit des critiques infondées et particulièrement agressives. Cela alors que la balance commerciale agroalimentaire entre le Maroc et l’UE est structurellement favorable à cette dernière et que les concessions accordées aux exportations marocaines sont minimes ! Cet accord enregistre ainsi un retard important dans sa mise en œuvre. Nous demandons donc qu’il soit ratifié au plus vite par le Parlement européen pour pouvoir aborder sereinement les négociations sur les services et évoluer ensuite vers la définition du contenu concret du statut avancé. C’est ainsi que nous concevons le partenariat entre le Maroc et l’Union européenne.
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Old August 25th, 2011, 08:33 PM   #250
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Morocco's inflation jumps above f'cast in July

Inflation in Morocco jumped to 1.8 percent in July from a year earlier, exceeding the average forecast for 2011 for the first time this year, due mainly to a surge in food prices, the state High Planning Commission (HCP) said on Friday.

Consumer food prices rose 3.1 percent in July from a year earlier, HCP said.

Consumer prices rose by an annual 0.7 percent in June after food prices rose 0.6 percent. They were flat in May when food prices fell 0.8 percent from a year earlier.

On a monthly basis, consumer prices rose 0.6 percent in July, with food prices rising 1.2 percent from June.

HCP did not explain the increase in prices of food and other products. It could be due to the combined effect of wage hikes the government agreed to in late-April and the start of the summer season, which usually sees the arrival from abroad of close to 1.5 million Moroccan expatriates.

"The wage hike for public sector employees kicked in in July instead of the pre-agreed month of May. The increase in the private sector's minimum wage, which involves a much larger number of Moroccans, also took effect in July," said an analyst who asked not to be named.

Anxious to avoid the kind of unrest seen in other parts of the Arab world and worried about increases in global commodity prices, Rabat has raised salaries and almost trebled funds for food and energy subsidies to 48 billion dirhams.

The announcement of the wage hikes and the state's push to keep prices unchanged through subsidies may have encouraged shopkeepers to raise prices ahead of the start this month of the Muslim fasting month of Ramadan, the analyst said.

"The rise in (food prices in July) does not make sense when you consider that this year's farming season was much better than the previous one. Based on what we see, inflation will tick up again in August," said the analyst.

Central bank Governor Abdellatif Jouahri in June cut the bank's 2011 forecast for headline inflation to 1.4 percent from 2.1 percent, citing falling food prices.

Food prices account for close to 45 percent of the weighting of the consumer price index.

Underlying inflation, a gauge used by Morocco's central bank to set the benchmark interest rate that excludes state tariffs and volatile prices, rose by an annual 1.3 percent in July, but was unchanged from the two previous months.
Source: International Business Time On-line.
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Old August 25th, 2011, 08:50 PM   #251
Zolozai
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Old September 4th, 2011, 02:09 PM   #252
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Dimanche, 04 Septembre 2011 09:42

Maroc – Perspectives de croissance « favorables » en 2011 selon le ministère de l’économie



Les perspectives de croissance pour 2011 "s'annoncent favorables", selon une note de conjoncture de la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) au ministère de l'Economie et des Finances. La note justifie cet optimisme par notamment le lancement, cette dernière décennie, de réformes macroéconomiques et structurelles, la poursuite de la reprise des activités non agricoles et une demande mondiale jusqu'alors positive. La direction relève, en outre, un "comportement favorable" de l'activité agricole en rapport avec la récolte céréalière, qui a enregistré une hausse de 18 pc par rapport à la campagne précédente. La même source note aussi une progression de 6,8 pc de la valeur des captures de la pêche côtière et artisanale à fin juin 2011. Pour ce qui est du secteur secondaire, il a tiré profit de la forte demande extérieure des dérivés de phosphate et d'une orientation positive de la consommation de ciment (+7,2 pc) et de l'électricité (+7,8 pc). Pour sa part, l'indice de la production industrielle a affiché une augmentation de 2,6 pc au premier trimestre 2011 par rapport à la même période de 2010. En ce qui concerne les activités tertiaires, la note précise que les arrivées touristiques ont augmenté de 6,3 pc durant le 1er semestre de l'année en cours, alors que les nuitées réalisées dans les hôtels classés ont baissé de 2 pc. S'agissant des télécommunications, le nombre d'abonnés au parc de la téléphonie mobile et d'Internet a augmenté respectivement de 25,5 pc et de 56,4 pc, tandis que celui de la téléphonie fixe a légèrement baissé (-1 pc). Les activités de transport, quant à elles, ont maintenu leur dynamisme, bénéficiant de la performance des autres secteurs de l'économie, particulièrement l'agriculture, le commerce et le tourisme, selon la note.


La Bourse de Casablanca en recul


La consommation des ménages se serait bien orientée au titre du premier semestre de l'année en cours, en ligne avec le bon comportement des crédits à la consommation (+5,4 pc) et des recettes de la TVA intérieure (+0,3 pc) et de l'amélioration des revenus des ménages. En parallèle, les crédits à l'équipement et les importations des biens d'équipement industriel hors avions se sont bien comportés (+11,8 pc et +3,9 pc), témoignant ainsi de la dynamique de l'investissement au titre de la même période. Les recettes des investissements et prêts privés étrangers ont atteint 10,9 milliards de dirhams (MMDH) dont 84,3 pc sous forme d'investissements directs étrangers (IDE). Au niveau des transactions commerciales réalisées avec le reste du monde, la valeur des exportations et des importations des biens et services a progressé à fin juin dernier de 15,8 pc et 19,1 pc respectivement, alors que les échanges de services ont réalisé un solde excédentaire de 18,9 MMDH (+19,7 pc). Au volet monétaire, la masse monétaire (M3) a enregistré une hausse de 4,5 pc due principalement par une progression des créances sur l'économie. Par ailleurs, l'activité au niveau de la Bourse de Casablanca a connu un recul des deux indices Masi et Madex de 2,7 pc et de 2,6 pc respectivement, ainsi qu'une baisse de 2,7 pc de la capitalisation boursière. (MAP)
source: http://www.maghrebemergent.info/actu...leconomie.html
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Old September 5th, 2011, 01:36 PM   #253
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Dernière mise à jour : 04/09/2011 à 16:06
Les chiffres économiques à retenir

En Milliards de dirhams
PIB 2010 779
PIB agricole 99
PIB Industries 140
PIB BTP 45
PIB Commerce & services 370
Dette totale 479
Service de la dette 37
Caisse de compensation (2011) 45
Reserves en devises (Juil 2011) 187
Importations de biens et services 328
Exportations de biens et services 252

Avoirs extérieurs 193
Masse monétaire M3 904
Douane 12
Recettes fiscales 174
Déficit budgétaire 35
Dépenses de fonctionnement 152
Investissements Budget General 54
Consommation des ménages 437
Consommation des administrations 134
FBCF 234
Epargne nationale 235

aufait
http://www.aufaitmaroc.com/actualite...ques-a-retenir


(petit calcul: PIB = 97.375 milliards de dollars)
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Old September 5th, 2011, 06:30 PM   #254
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Excédent de plus de 26 MMDH de la balance des échanges de services à fin juillet (Office des Changes)

Rabat, 05/09/11 - Le commerce des services du Maroc avec le reste du monde a dégagé un excédent de plus de 26,46 MMDH à fin juillet 2011 contre 23,32 MMDH à fin juillet 2010, selon l'Office des Changes.

Les recettes au titre de ces services portant sur les voyages, le transport, les communications et les centres d'appel, se sont élevées à plus de 63,69 MMDH au terme des sept premiers mois de l'année en cours contre 58,25 MMDH durant la même période de 2010, soit une hausse de 9,3 pc, indique l'Office qui vient de publier les indicateurs mensuels des échanges extérieurs du Maroc.

Ainsi, les recettes voyages ont totalisé à fin juillet dernier quelque 33,43 MMDH contre 30,49 MMDH une année auparavant (+9,6 pc), alors que les dépenses de cette catégorie de services ont atteint 5,52 MMDH, précise la même source.

La balance voyages fait ressortir ainsi un excédent de 27,9 MMDH contre 25,44 MMDH l'année écoulée.

Les recettes générées par les services de transport, de communication et par les centres d'appel se sont établies respectivement à 11,91 MMDH (+11,1 pc), 3,38 MMDH (+5,9 pc) et à 2,49 MMDH (+4,8 pc).

Par ailleurs, les recettes MRE se sont améliorées de 8,6 pc, se situant à 33,36 MMDH contre 30,72 MMDH à fin juillet 2010, ajoute l'Office des Changes, soulignant que par rapport à la moyenne des sept premiers mois des années 2006 à 2010, soit 29,80 MMDH, ces recettes ont augmenté de 11,9 pc.

Pour leur part, les recettes au titre des investissements et prêts privés étrangers se sont établies à plus de 12,76 MMDH contre 14.69 MMDH (-13,1 pc), relève la même source.

La répartition de ces recettes par nature d'opération demeure prédominée par les investissements directs avec 84,7 pc, suivis des investissements de portefeuille (9,4 pc) et des prêts privés étrangers (5,9 pc).

Dernière modification 05/09/2011 15:43.
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source: http://www.map.ma/fr/sections/econom...e_plus_de/view
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Old September 27th, 2011, 05:32 PM   #255
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Investissement direct étranger en méditerranée
Le Royaume creuse l'écart avec les autres pays de la région
Le Maroc aura ainsi enregistré la seule hausse significative de 23% du nombre de projets d'IDE.



Publié le : 26.09.2011


Après une année 2010 de reprise de l'Investissement direct étranger (IDE) en Méditerranée, les intentions d'investissement connaissent sans surprise un nouveau ralentissement au premier semestre 2011. Selon l'Observatoire ANIMA-MIPO des annonces d'investissement et de partenariat en Méditerranée, le Maroc a creusé l'écart avec les autres pays de la région. Se démarquant des autres pays du Maghreb et du Machreq, le Royaume aura ainsi enregistré la seule hausse significative de 23% du nombre de projets d'IDE.

Confirmant ainsi la dynamique plutôt encourageante enregistrée en 2010, le Maroc conserve d'emblée la confiance des investisseurs et se place juste derrière la Turquie en nombre de projets détectés. Les montants restent néanmoins toujours nettement en deçà des niveaux d'avant-crise, avec tout juste 500 millions d'euros annoncés entre le 1er janvier et le 30 juin 2011. Malgré des progrès réalisés dans plusieurs domaines, certaines contraintes subsistent entravant par conséquent la réalisation de meilleures performances. Dans l'ensemble, et même si le solde net de ces capitaux est positif et est à l'avantage du Maroc, les rythmes d'évolution sont particulièrement faibles depuis le déclenchement de la crise financière. Ainsi le flux net des IDE relevé en 2010 n'a progressé que de 2,7% seulement contre respectivement 4,9% en 2009 et 7,1% en 2008. Cette faiblesse structurelle s'expliquerait par un problème de gouvernance économique générale. La réussite des stratégies sectorielles lancées passe inéluctablement par l'accélération des réformes institutionnelles et l'amélioration du climat des affaires. Ceci dans l'objectif de donner une meilleure visibilité aux opérateurs économiques et d'encourager l'investissement direct étranger qui a accusé de fortes baisses ces deux dernières années.

Considéré comme l'un des déterminants majeurs de la croissance et l'un des principaux leviers de modernisation du tissu productif national, le Maroc, à l'instar de nombreux autres pays, déploie des efforts appréciables pour inciter le capital étranger à s'investir dans les différents secteurs de l'économie nationale. Dans un contexte international marqué par une forte concurrence entre les différentes économies, le Maroc déploie, depuis plusieurs années comme en témoignent de nombreuses institutions internationales, de grands efforts pour améliorer sa compétitivité économique et son attractivité pour les investissements directs étrangers. Les perspectives d'attrait de nouveaux IDE demeurent liées à l'évolution de l'activité économique au niveau mondial et, par conséquent, aux programmes d'investissement émanant en particulier de l'Union européenne, principal partenaire.

Le ralentissement européen actuel, en particulier en Espagne, l'un des principaux investisseurs au Maroc n'est pas favorable à court terme. Beaucoup de pays, pour des besoins de croissance et de sauvegarde d'emploi, encouragent leurs entreprises à investir localement et les dissuadent à délocaliser leurs activités à l'étranger, par le biais de différentes mesures incitatives. Mais, à moyen termes, la course à la compétitivité des entreprises européennes continuera à les conduire à redéployer leur chaîne de valeur et, en conséquence, à adopter des stratégies de «nearshoring» qui privilégient les rives sud de la Méditerranée.



Par Abdelali Boukhalef | LE MATIN
http://www.lematin.ma/journal/Invest...on/156838.html
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Old October 7th, 2011, 04:09 PM   #256
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Commerce extérieur en Maroc en 2010 : 147.849,8 MDH d'exportations


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Le commerce extérieur du Maroc a connu en 2010 un développement sans précédent, manifesté par une hausse considérable des exportations de marchandises à hauteur de 30,8%. D'où un chiffre d'affaires à l'export de l'ordre de 147.849,8 MDH contre113.020 MDH en 2009.

L'Office des Changes impute cette progression aux phosphates et dérivés dont les exportations ont augmenté de 96,6% (35.632,3 MDH contre 18.124,8 MDH en 2009).

Excepté le repli des exportations de produits alimentaires, les autres groupements d'utilisation se sont inscrits en hausse particulièrement les demi-produits (+64,4%), les produits bruts (+83,8%) et les produits finis d'équipement (+35,8%).

La hausse des importations n'a été, pour sa part, que de 13,3% (299.123,9 MDH contre 263.981,7 MDH en 2009), imputable à concurrence de 22,5% aux importations de pétrole.

Les importations hors pétrole se sont, quant à elles, chiffrées à 274.040,2 MDH contre 246.815,7 MDH, en accroissement de 11%.

L'Opinion.ma
A priori tout va bien dans le meilleur des mondes selon le journaliste, seulement voila ce qui saute aux yeux et ce que le journalise n'a certainement pas omis, mais n'a pas voulus faire ressortir dans son analyse et ce déficit commercial énorme de plus de 203%!!!!! C’est la Grèce assuré dans pas longtemps, mais à ce que je vois la presse marocaine est complice.......autre chose, une technique pour embrouiller les cartes:publier les chiffres du commerce extérieur en monnaie locale
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Last edited by bidonv; October 7th, 2011 at 04:31 PM.
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Old October 7th, 2011, 05:18 PM   #257
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Commerce extérieur en Maroc en 2010 : 147.849,8 MDH d'exportations



publier les chiffres du commerce extérieur en monnaie locale[/B]
Il y a rien a embrouiller, tu multiplies par 10, et tu as la valeur Dirham converti en Euros, 1 Euros equivaut a 11 dirham

Quand au deficit, on a connu pire, dans les annees 80 et 90 quand le Maroc faisait - 5% de croissance en periode de secheresse, on en est pas mort pour autant
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Old October 7th, 2011, 05:26 PM   #258
bidonv
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Il y a rien a embrouiller, tu multiplies par 10 (divise)et tu as la valeur Dirham converti en Euros

Quand au deficit, on a connu pire, je me souviens dans les annees 80 et 90 quand le Maroc faisait - 5% de croissance en periode de secheresse, on en est pas mort pour autant
Oh que si, la valeur du Dirham est sujette à fluctuations à ce que je crois non ? Donc ses chiffres sont établis à chaque fois qu’il y est une transaction avec l’étranger ?!!! Ou bien c’est le taux du 31/12/2010 qu’on utilise comme référence ?


C'est simple comme bonjour déficit commercial = dettes, et 15 milliards$ en une seule année c'est pas rien,vos économistes devraient s'alarmer un peu plus, parce que c'est vraiment grave.
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Last edited by bidonv; October 7th, 2011 at 05:34 PM.
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Old October 7th, 2011, 05:34 PM   #259
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Oh que si, la valeur du Dirham est sujette à fluctuations à ce que je crois non ? Donc ses chiffres sont établis à chaque fois qu’il y est une transaction avec l’étranger ?!!! Ou bien c’est le taux du 31/12/2010 qu’on utilise comme référence ?

C'est simple comme bonjour déficit commercial = dettes, et 15 milliards$ en une seule année c'est pas rien,vos économistes devraient s'alarmer un peu plus, parce que c'est vraiment grave.
Tu oublis dans ton argumentaire les recettes touristiques et l'argent des MRE. De plus, le dirham est sujette à fluctuation comme tout les monnaies du monde, mais je ne vois pas en quoi cela rendrai les chiffres moins discutable. Explique toi.
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Old October 7th, 2011, 05:41 PM   #260
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Oh que si, la valeur du Dirham est sujette à fluctuations à ce que je crois non ? Donc ses chiffres sont établis à chaque fois qu’il y est une transaction avec l’étranger ?!!! Ou bien c’est le taux du 31/12/2010 qu’on utilise comme référence ?


C'est simple comme bonjour déficit commercial = dettes, et 15 milliards$ en une seule année c'est pas rien,vos économistes devraient s'alarmer un peu plus, parce que c'est vraiment grave.
T'inquiete les Marocains de l'etranger, vont combler le deficit en partie comme d'hab, en transferant 7 milliards de Dollar vers le Maroc (6,4 milliards en 2010), et les recettes touristiques vont atteindre, 6 ou 7 milliards USD aussi
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