daily menu » rate the banner | guess the city | one on one

Go Back   SkyscraperCity > Continental Forums > Africa > North Africa > Morocco > Other Discussions > Economy & Development Issues


Reply

 
Thread Tools Display Modes
Old April 26th, 2010, 05:13 PM   #41
Gadiri
Moderator
 
Gadiri's Avatar
 
Join Date: Oct 2009
Location: Paris-Agadir
Posts: 30,194
Likes (Received): 168

Quote:
Secondaire et tertiaire
Une croissance à doses homéopathiques



Publié le : 25.04.2010 | 10h34


Face à cette décroissance des activités agricoles, des cadrages macroéconomiques prévisionnels préfigurent un retour des industries manufacturières et des services à la dynamique.



A l'instar de l'ensemble des centres de prévisions, qu'ils soient publics ou privés, Bank Al-Maghrib vient de livrer son panorama concernant l'évolution récente de la conjoncture économique. Presque sur la même longueur d'onde que le HCP, le ministère de l'Economie et le Centre marocain de conjoncture, la Banque centrale indique que, hormis certaines activités relevant du primaire, des pans des textures secondaire et tertiaire, ont fini par maintenir une certaine vitesse de croisière.
Selon l'institution d'émission, l'économie nationale aura ainsi enregistré au quatrième trimestre 2009 une croissance de 7,8%, attribuable à une progression de 26,9% de la valeur ajoutée agricole et une nette amélioration de la croissance non agricole, qui a atteint 5,1% contre 1,9% un trimestre auparavant. Concernant les évolutions sectorielles du début 2010, le retard des précipitations qui a marqué le début de la campagne agricole actuelle s'est traduit par une baisse de 8,2% de la superficie emblavée en céréales d'automne, qui s'est établie à près de 4,8 millions d'hectares. Ensuite, le retour des précipitations a été caractérisé par une abondance et une concentration dans le temps qui a négativement impacté le développement de l'état végétatif, notamment au niveau de la région du Gharb.

Toutefois, tient à préciser la Banque centrale, «ces conditions climatiques ont porté les réserves des barrages à usage agricole à 12,7 milliards de mètres cubes et leurs taux de remplissage à 95% et ont été bénéfiques à l'installation des cultures de printemps». Sur le plan de l'utilisation des intrants, les ventes des semences certifiées et des engrais ont progressé successivement de 59% et 10% pour atteindre 1,63 million de tonnes à fin mars. Le suivi de campagne par télédétection montre une nette amélioration de l'état des cultures durant le mois de mars, mais ces dernières demeurent en recul par rapport à la campagne précédente, notamment dans les régions de l'oriental et du Gharb qui ont connu une dégradation de leur couvert végétal.

Au niveau de la commercialisation de la production, les volumes collectés de céréales se sont chiffrés, à fin mars, à 25,3 millions de quintaux, en augmentation de 101% par rapport à la même période de l'année précédente.
Parallèlement, les exportations des agrumes et des primeurs ont atteint 400 et 453 mille tonnes, en baisse respectivement de 4% et de 15% par rapport à la campagne précédente. En revanche, celles des petits fruits ont connu une hausse de 9%. S'agissant de l'activité du secteur secondaire, les résultats de l'enquête mensuelle de conjoncture de Bank Al-Maghrib dans l'industrie relatifs au mois de mars révèlent une hausse de la production d'un mois à l'autre dans l'ensemble des branches, à l'exception des industries du textile et du cuir qui ont connu une stabilité. Parallèlement, le taux d'utilisation des capacités de production s'est élevé à 71%, revenant ainsi à son niveau moyen depuis janvier 2007. Hors raffinage, ce taux s'est situé à 69%.

Quant au niveau actuel des commandes, il est jugé légèrement supérieur à la normale pour la première fois depuis septembre 2008. Les stocks des produits finis sont également estimés supérieurs à leur niveau habituel. Pour ce qui est des perspectives d'évolution de l'activité manufacturière pour les trois prochains mois, elles restent, selon BAM, placées sous de bons auspices dans l'ensemble des branches. Les professionnels anticipent une hausse des ventes locales et étrangères, en liaison notamment avec les signes de reprise relevés chez les principaux partenaires commerciaux du Royaume. Au registre de l'énergie, «la demande d'électricité a marqué une hausse de 3,4% en janvier 2010, sous l'effet de la progression de 1,7% et de 10,8% respectivement des ventes de l'électricité en haute et moyenne tension, destinées aux secteurs productifs, et de celle en basse tension à usage principalement domestique. L'activité du secteur de raffinage a poursuivi son dynamisme observé depuis quatre mois.
En effet, la production a progressé de 28% à fin février par rapport à la même période de l'année précédente et les ventes des produits raffinés ont augmenté de 7,8%.

La production des industries extractives, tirée par la forte expansion de la production marchande du phosphate en janvier, s'est nettement améliorée au début de l'année 2010. L'activité de transformation a affiché le même dynamisme, la production des engrais phosphatés et d'acide phosphorique ayant atteint 270 et 262 mille tonnes, en progression respectivement de 297% et de 788% en une année. Par ailleurs, le chiffre d'affaires à l'export du groupe OCP s'est établi à 3,6 MMDH à fin février, en hausse de 88% suite à la hausse des volumes des exportations de phosphate brut, des engrais naturels et de l'acide phosphorique qui ont plus que compensé la baisse des cours internationaux. L'activité touristique s'est également redressée selon les données arrêtées à fin février 2010, confirmant le retournement de la tendance baissière ayant caractérisé les principaux indicateurs de ce secteur en 2009. Ainsi, le flux touristique et les nuitées déclarées par les unités classées ont progressé respectivement de 14% et de 7% par rapport à la même période de l'année dernière, tandis que le taux d'occupation a stagné à 36%.

Parallèlement, les recettes de voyages se sont élevées à 6,5 MMDH, en hausse de 10,5%. Dans ce sillage, s'agissant du marché de l'emploi, les statistiques relatives au quatrième trimestre 2009 font ressortir un recul du taux de chômage par rapport à la même période de l'année 2008. En effet, le taux de chômage national s'est établi à 9% contre 9,5% un an auparavant. Cette évolution résulte de la diminution aussi bien du taux de chômage urbain de 0,8 point de pourcentage que de celui du milieu rural de 0,1 point de pourcentage. Au cours du premier trimestre 2010, les résultats de l'enquête de conjoncture dans l'industrie menée par la Banque montrent une hausse à la fois des effectifs employés et du niveau des salaires.


Evolution en demi-teinte

Dans un contexte international en demi-teinte et sur la foi des indices avancés de conjoncture, l'économie marocaine, en 2010, devrait afficher une croissance globale substantielle de l'ordre de 3,2% et reconduirait les premiers pronostics de croissance établis par le CMC, il y a de cela un an environ. En tenant compte du fait que l'année 2010 succède à un exercice où la campagne agricole a été exceptionnelle avec 102 millions de quintaux de céréales, ce taux de croissance en volume constituerait une performance. Même si l'année 2010 est bien arrosée, elle n'atteindrait pas les 100 millions de quintaux. Déjà, les superficies emblavées et dédiées aux céréales en 2010 ont régressé d'environ 8% par rapport à l'année précédente. Les inondations qui ont affecté l'arboriculture, les cultures maraîchères et industrielles vont certainement provoquer un ralentissement de l'expansion du secteur. L'évolution de la valeur ajoutée du secteur agricole devrait connaître, d'après les prévisions du Centre, une baisse d'environ 4,3% en termes réels. Face à cette décroissance des activités agricoles, qui constitue en elle-même un exploit, ce cadrage macroéconomique prévisionnel préfigure un retour du secteur des industries manufacturières et du secteur des services à la dynamique tendancielle des années d'avant la crise.



Repères

Au quatrième trimestre 2009


L'économie nationale aura enregistré au quatrième trimestre 2009 une croissance de 7,8%, attribuable à une progression de 26,9% de la valeur ajoutée agricole et une nette amélioration de la croissance non agricole, qui a atteint 5,1% contre 1,9% un trimestre auparavant.


Par Abdelali Boukhalef | LE MATIN
Gadiri está en línea ahora   Reply With Quote

Sponsored Links
 
Old April 29th, 2010, 04:48 PM   #42
Gadiri
Moderator
 
Gadiri's Avatar
 
Join Date: Oct 2009
Location: Paris-Agadir
Posts: 30,194
Likes (Received): 168

Quote:
Croissance contrariée par les intempéries
Une perte prévisible de 0,7% du PIB



Publié le : 28.04.2010 | 14h33


Avec les récentes intempéries, les pertes subies au niveau de la production agricole s'élèveraient à près de 5,2 MMDH, soit 5,8 % de la production totale
du secteur.



Le Centre marocain de conjoncture (CMC) vient de procéder à une première évaluation de l'impact des dernières inondations qu'a connues le Maroc sur les flux économiques et les performances des activités de production. Selon l'Observatoire privé de l'économie marocaine, « il s'agit plus précisément d'approcher avec une marge d'erreur acceptable, compte tenu de la complexité du phénomène extrême étudié et de ses multiples interférences, la perte économique occasionnée par les inondations tant au plan du capital productif que des flux de production de l'année en cours».

En fait, de telles estimations se sont limitées aux seules pertes en capital directement productif affecté par les inondations ainsi qu'aux pertes en production et de valeurs ajoutées au niveau des différents secteurs d'activité pour déboucher sur une évaluation globale en termes de PIB. Selon cette approche, les pertes subies au niveau de la production du secteur agricole s'élèveraient, toutes choses étant égales par ailleurs, à environ 5,2 MMDH, soit 5,8 % de la production totale du secteur. Cette baisse devrait se répercuter d'une façon proportionnelle sur la valeur ajoutée agricole et ferait fléchir cet agrégat en comparaison avec l'année 2009 de 7,6% au lieu de 4,3% avancé comme prévision par le CMC avant les inondations.

Par effets des vases communicants, au plan macroéconomique, les pertes approchées en termes de points de valeurs ajoutées dans cette nouvelle configuration sectorielle devraient converger et se répercuter sur l'évolution de l'indicateur global de l'activité économique que constitue le PIB. La consolidation des dommages causés aux différentes sphères de l'activité économique par les intempéries exceptionnelles du début de l'année permet d'évaluer la perte au plan macroéconomique à 0,7 % du PIB. En plus de la dégradation du capital productif dans les secteurs les plus exposés, les précipitations abondantes du mois de février ont été à l'origine d'une perte substantielle en matière de flux de produits et en termes de valeurs ajoutées pour l'année 2010.

Les principales activités productives ont été affectées avec des intensités différenciées, d'une manière directe ou par ricochet, durablement ou pour un temps relativement réduit. Il s'agit en premier lieu de la production agricole qui a subi des dommages importants sur des superficies atteignant 168.000 ha de cultures, notamment celles des céréales, des légumineuses, de la betterave à sucre ou encore des cultures maraîchères. Les activités d'élevage ont été lourdement touchées avec une perte de bétail estimé à près d'un millier et demi de têtes en plus des dommages causés à la production avicole.

Il en est de même de certaines activités industrielles qui ont été sérieusement gênées au niveau de leur propre processus de production ou à travers les dysfonctionnements du système d'approvisionnement et des circuits de distribution. Enfin, les activités de commerce et de transport ont été aussi affectées par les difficultés d'accès à la clientèle survenues avec l'intensification des intempéries. Outre les dégâts causés au niveau des productions des spéculations de l'année, des pertes en capital ont été enregistrées également au niveau du secteur agricole. Ces pertes correspondent plus particulièrement au bétail décimé, aux plantations endommagées ou totalement arrachées et aux installations et aménagements détruits (puits, écuries, matériel de pompage, etc.). Les 1.371 têtes de bétail décimées, les 4.025 ruches d'abeilles endommagées et les pertes des installations déclarées constituent en effet une dégradation subite d'actif naturel et une diminution du capital. Le CMC estime que sur la base des données actuellement disponibles, ces pertes en capital pour le secteur agricole s'élèvent à un montant brut atteignant 132,5MDH.

Au total, la consolidation des évaluations effectuées pour l'ensemble des secteurs les plus sinistrés porte ainsi les pertes en stock de capital à un montant global avoisinant 1,2 MMDH.


Les autres dégâts collatéraux
Sur le plan des infrastructures économiques, les intempéries particulièrement violentes enregistrées en ce début d'année ont causé des dégâts importants au niveau du réseau routier, des équipements collectifs, des ponts et voies d'accès secondaires. Pour le CMC, l'estimation des pertes subies de capital fixe en travaux publics devrait avoisiner les 730 MDH. En ce qui concerne le bâtiment, les inondations ont provoqué des dommages sérieux au niveau des constructions pour usage d'habitation.

Des dégâts collatéraux qui ont fait perdre en partie ou en totalité les logements d'environ 4.900 ménages. On estime ainsi que 2.650 habitations précaires construites dans leur majorité en pisé ont été totalement détruites. La perte du capital en bâtiment évaluée sur la base aussi bien des informations quantitatives fournies par services administratifs concernés que des déclarations des sinistrés devrait, en toute probabilité, approcher le montant global de 286 MDH.



Repères

Effets domino


- Les principales activités productives ont été affectées avec des intensités différenciées

- Certaines activités industrielles ont été sérieusement gênées au niveau de leur propre processus de production

- Les activités de commerce et de transport ont été aussi affectées par les difficultés d'accès à la clientèle.



Par Abdelali Boukhalef | LE MATIN

http://www.lematin.ma/Actualite/Jour...=113&id=132311
Gadiri está en línea ahora   Reply With Quote
Old April 29th, 2010, 05:39 PM   #43
[Prinny Man]
Mah *****h
 
[Prinny Man]'s Avatar
 
Join Date: Feb 2010
Location: Meknès/Tangier
Posts: 10,367
Likes (Received): 12

Quote:
Afrique: Les nouveaux relais de croissance

· Dynamique sans précédent des entreprises marocaines sur le continent

· Négociations d’un accord de libre-échange avec l’Union économique monétaire



Le Maroc courtise l’Afrique. Cette réalité n’est certes pas nouvelle, mais le rythme s’accentue davantage. Pour preuve, trois grands événements d’affaires sont organisés simultanément dans le pays. Il s’agit du Forum «Afrique Développement» organisé par Attijariwafa bank, des «Journées africaines des RH», organisées par l’AGEF aujourd’hui et demain, ainsi que le séminaire Régional africain sur la propriété intellectuelle qui se tient depuis le lundi dernier jusqu’au vendredi. A ces événements s’ajoute le Forum d’affaires organisé par Ubifrance le 6 et 7 mai. Le timing de ces manifestations n’est pas un hasard de calendrier.
Aujourd’hui, l’Afrique constitue pour les entreprises marocaines, qui ont atteint des tailles critiques, un relais de croissance très important. Relais qui leur permet de nourrir leurs ambitions à l’international. D’ailleurs, les filiales sont de plus en plus présentes dans le continent (ONA, Banque populaire, BMCE, CDG via sa filiale Cellulose du Maroc…).
Mais c’est la voie diplomatique, principalement en Afrique de l’Ouest, qui a permis d’ouvrir les portes aux entreprises marocaines dans la région. C’est le cas d’ailleurs au Sénégal, au Gabon, Burkina, Cameroun, Congo, Guinée équatoriale...
L’effort diplomatique a d’ailleurs aussitôt été relayé par des politiques d’implantation de grands groupes financiers. Parmi ces derniers, Attijariwafa bank, qui assure une présence dans une vingtaine de pays. En 2009, le groupe CBAO/Attijariwafa bank détenait 26,3% des ressources de la place. Mais le groupe ne s’arrête pas là. Il reprend les participations du groupe français Crédit Agricole dans cinq banques africaines (80% du crédit du Congo, 51% de la Société ivoirienne de banque, 65% de la Société camerounaise de banque, 59% de l’Union gabonaise de banque et 95% du Crédit du Sénégal). Montant global de la transaction: 250 millions d’euros. Pour sa part, le groupe BMCE réalise également des opérations de fusion-acquisition.
D’autres opérateurs ont également profité du balisage du terrain initié par la diplomatie. C’est le cas notamment pour l’ONA, l’Office national de l’électricité (ONE) qui a acquis des marchés au Sénégal, en Gambie, au Niger, en Sierra Léone et au Tchad. Par ailleurs, l’ONEP assure la gestion par affermage de l’eau potable au Cameroun. Autre secteur à fort potentiel de développement en Afrique, les télécoms. Sur ce registre, Maroc Télécom assure un transfert de technologies en Mauritanie, au Gabon, au Mali et au Burkina Faso.
Compte tenu du fort potentiel, tous azimuts, pour l’entreprise marocaine et les filières exportatrices, Maroc Export a organisé l’année dernière une caravane en Afrique de l’Ouest. Une opération qui a regroupé une centaine de chefs d’entreprises marocains. Objectif: prospecter de nouveaux partenariats dans la région. Compte tenu du succès rencontré l’an dernier, Maroc Export reconduit cette opération en mai vers Libreville, Douala et Malabo.
A cela s’ajoutent les négociations avancée sur un accord de libre-échange avec les pays de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA). L’aboutissement de cet accord devra booster davantage le dynamisme marocain en Afrique.

--------------------------------------------------------------------------------


Echanges



Ce dynamisme sur le continent se vérifie également par l’augmentation du volume des échanges commerciaux avec les pays africains. En valeur, le montant des échanges est passé de 533 millions de dollars en 1998 à 3 milliards de dollars en 2008 (soit une croissance de 460%). Mais, le Maroc n’est pas le seul à manifester de l’intérêt pour ce marché. Ce dernier attire de plus en plus. En plus des pays historiquement présents comme la France, d’autres y investissent depuis quelques années déjà.
C’est le cas notamment pour la Chine, l’Inde et le Japon. Les Américains, qui étaient moins présents, ont reconsidéré leur position. La visite d’Obama au Ghana en 2009 est un signe très fort de la nouvelle politique économique. Cette concurrence sur le marché africain a eu comme résultat une croissance considérable des IDE qui sont passés de 36 milliards de dollars en 2006 à 53 milliards de dollars en 2007.

Jalal BAAZI

leconomiste.com
__________________
Catnip. I need Catnip. Yey bring meh Catnip ? Catnip.

Twitter : @PrinnyMan
My flickr gallery : [- Prinny Man -]
[Prinny Man] no está en línea   Reply With Quote
Old April 30th, 2010, 09:17 PM   #44
Gadiri
Moderator
 
Gadiri's Avatar
 
Join Date: Oct 2009
Location: Paris-Agadir
Posts: 30,194
Likes (Received): 168

Quote:
Le Maroc, un havre de paix dans un contexte mondial

(26/04/2010)

Le Maroc, grâce à sa stabilité macroéconomique, est un havre de paix dans un contexte mondial caractérisé par l'effondrement généralisé des économies, affirme dimanche le journal espagnol ""EL PAIS"".

Le Maroc, grâce à sa stabilité macroéconomique, est
un havre de paix dans un contexte mondial caractérisé par l'effondrement
généralisé des économies, affirme dimanche le journal espagnol ""EL PAIS"". ""L'économie Marocaine a pu résister à la crise financière internationale et a réalisé en 2009 une croissance de 5,3 pc, prévoyant cette année d'augmenter son PIB à 3,5 pc, des données qui dépassent de loin les performance de ses principaux partenaires commerciaux européens"", relève le journal dans un article intitulé ""le Maroc, une Oasis"", publié dans son supplément économique ""Négoces"".

Avec de telles réalisations, le pays est ""un havre de paix dans un
contexte mondial caractérisé par l'effondrement généralisé des économies qui
dans leur majorité ont enregistré l'année écoulée une régression de 0,8 pc"",
souligne ""EL PAIS"".

La clé de cette réussite se trouve, selon la même source, dans
l'investissement public et la consommation interne
. ""La recette paraît simple,
mais dans le cas du Maroc, elle a été appliquée à un moment exceptionnellement prospère, la crise ayant coïncidé avec la meilleure année agricole de toute la décennie, le lancement d'un important paquet de mesures gouvernementales et le boom du secteur des infrastructures"", note la publication.

A ces ingrédients, il faut ajouter la décision du gouvernement d'accorder
""une baisse d'impôts et autres mesures d'encouragement des entreprises Textiles et autres secteurs affectés par le contexte international de crise. Comme conséquence, l'industrie manufacturière a pu croître de 3,8 pc durant le dernier trimestre 2009 et la construction a augmenté de 6,1pc"", indique-t-on.

Il s'agit d'""un cadre économique qui a permis au Maroc de maintenir
l'emploi et de préserver la consommation interne comme moteur économique"", souligne EL PAIS qui se fait écho du ""projet pharaonique"" dans le secteur clé des infrastructures du transport et de la logiste, lancé récemment pour une valeur de plus de 10 milliards d'euros à l'horizon 2030, lequel projet vient s'ajouter à un autre non moins important, celui de l'énergie dont le coup d'envoi a été donné l'année dernière.(MAP).
http://www.mtpnet.gov.ma/MET_New/Fr/...?Id=299&Type=2
Gadiri está en línea ahora   Reply With Quote
Old May 2nd, 2010, 04:49 AM   #45
hakz2007
Moderador
 
hakz2007's Avatar
 
Join Date: Jul 2007
Location: Riŋkonāda
Posts: 2,446
Likes (Received): 617



MOROCCO, A REGIONAL MODEL OF SUCCESS IN ENTREPRENEURSHIP - NUSACC HEAD
Quote:
WASHINGTON,May 1 (NNN-MAP): Morocco is a regional model of success in the field of entrepreneurship, head of the National US-Arab Chamber of Commerce, David Hamod, said here on Thursday.

Morocco is an excellent model as Moroccan entrepreneurs achieve a high level of success and the country has a good business climate, Hamod told MAP on the sidelines of the launch of "Al-Mubadarah: Arab empowerment initiative", an initiative that aims at strengthening links between Arab entrepreneurs and their American peers.

The National US-Arab Chamber of Commerce intends to consolidate relations between its members and their Moroccan counterparts within the framework of the Free Trade agreement signed between Morocco and the USA, Hamod said.

The excellent ties between the two countries offer great opportunities for firms' development, he noted, adding that the summit on entrepreneurship, held this week in Washington, is an important initiative for the promotion of entrepreneurship and socio-economic development in the Muslim world.
http://www.namnewsnetwork.org/v2/read.php?id=118764

KING GIVES IMPETUS TO SOUTH-SOUTH TIES, FM SAYS
Quote:
CASABLANCA, May 1 (NNN-MAP): Foreign minister Taib Fassi Fihri stressed, Friday in Casablanca, that HM King Mohammed VI gave a strong impetus to South-South relations, calling on African countries to endeavour in order to further foster cooperation bonds.

Speaking at the closing session of the first African Development International Forum, organized by Attijariwafa bank group, under the theme "Development, investment opportunities and the economic crisis," Fassi Fihri noted that intra-African trade exchanges are insufficient despite Africa's tremendous natural and economic potential.

He recalled that the King paid several visits to Sub-Saharan countries and signed, in a decade, 400 agreements with over 40 African states, adding that these accords are in line with Morocco's openness policy toward Africa.

He underscored the need for joint action to benefit from opportunities offered by the banking, financial, water, electricity and road sectors.

Fassi Fihri added that the King set up an international financial center in Casablanca to make the city a regional pole in the continent.

The closing session was marked by awarding prizes to three enterprises from Morocco, Mali and Cameroun for their contribution to boosting intra-African investments.
http://www.namnewsnetwork.org/v2/read.php?id=118761
__________________
CAMARINES SUR: SSC CAMSUR | PROJECTS AND CONSTRUCTION | PORTS AND SHIPPING
ASIA'S BEST THREAD: ASEAN REGIONAL NEWS THREAD
VISIT: CAMARINES SUR
hakz2007 no está en línea   Reply With Quote
Old May 5th, 2010, 05:07 PM   #46
[Prinny Man]
Mah *****h
 
[Prinny Man]'s Avatar
 
Join Date: Feb 2010
Location: Meknès/Tangier
Posts: 10,367
Likes (Received): 12

Quote:
La reprise économique en chiffres
Les exportations grimpent péniblement


La reprise de l’économie marocaine se fait sentir, mais encore très timidement. Une lenteur qui se fait surtout ressentir au niveau des exportations. C’est du moins ce que laisse entendre l’enquête du Haut Commissariat au Plan relative à la situation des principaux indicateurs économiques estimés pour le premier trimestre de cette année. Les perspectives, quant à elles, s'annoncent optimistes.


Les chiffres du Haut Commissariat au Plan (HCP) confirment les commérages. La reprise économique s'annonce, avec des indicateurs encourageants publié par le centre de statistique national.

En effet, l'étude indique que la valeur ajoutée non agricole s'est accrue de 5.1% contre 1.2% l'année dernière. Et au premier trimestre 2010, la conjoncture a continué de s'améliorer favorisant une progression du PIB de 4.6% en variation annuelle.

Autre signe précurseur de la reprise, la demande mondiale adressée au Maroc se serait accrue de 5.2% au cours du quatrième trimestre 2009 par rapport au trimestre précédent, “bénéficiant de la vivacité de la demande des pays émergents”, indique-t-on.

Le HCP estime qu'elle devrait se poursuivre au cours des deux premiers trimestres 2010, mais à un rythme moins soutenu, en lien avec l’évolution plus modérée du commerce mondial et des importations des principaux partenaires commerciaux du Maroc, notamment la zone euro.

Les exportations peinent à se redresser


Malgré l’amélioration progressive de la demande étrangère et une conjoncture mondiale moins défavorable, les exportations de biens peinent à se redresser.

“Les exportations ont affiché une baisse au dernier trimestre 2009 (-10,1% en variation trimestrielle), pâtissant du recul des biens d’équipement (fils et câbles électriques notamment), des biens de consommation (confection et bonneterie en particulier) et des demi-produits.”

Haut Commissariat au Plan

A l’inverse, les expéditions d’autres biens, comme celles des composants électroniques, ont profité de la reprise de la demande extérieure, affichant ainsi une hausse pour le troisième trimestre consécutif, après une phase baissière entamée en 2008.

La note du HCP explique que l’amélioration des exportations en valeur, au premier trimestre 2010, aurait été, essentiellement, le fruit de la progression des ventes des dérivés de phosphate, en ligne avec le renchérissement des cours des produits phosphatés sur le marché mondial.

Déficit de la balance commerciale


Du côté des importations, elles se sont inscrites à la hausse à partir du troisième trimestre 2009 après une forte baisse depuis le début de l'année dernière.

Au début de cette année, ce sont les achats des produits énergétiques qui ont contribué pour près de la moitié à la variation trimestrielle des importations globales. Le relèvement des importations hors énergie (+1,7%), au cours de la même période, trouve son origine dans la hausse des acquisitions des demi-produits (fer, acier, papiers et cartons en particulier), qui semblent s’inscrire, de nouveau, dans une phase ascendante de leur cycle, en réponse à la demande de certaines industries de transformation.

Il en est de même pour les achats des biens d’équipement (+3,9%), témoignant d’un certain retour de l’effort d’investissement des entreprises. En atteste, d’ailleurs, l’orientation favorable des crédits à l’équipement qui ont augmenté de 6.3%.

13.3%

Globalement, le recul des exportations de biens et la légère reprise des importations se sont traduits par une baisse du taux de couverture, de 5,6 points, en variation trimestrielle, pour se situer aux alentours de 39% au quatrième trimestre 2009, et par un creusement du déficit commercial de 13,3%.

La dynamique des mines

Le secteur des mines est l'un des plus grands bénéficiaires de la reprise. Le raffermissement de ses activités à fin 2009 a été plus importante que prévu, indique le HCP, avec une progression de 24.4% en variation trimestrielle. Ce rebondissement serait dû, selon l'étude, au renforcement de la production du phosphate brut, soutenu par la poursuite de la consolidation de la demande au niveau des industries locales de la transformation.

Hayin Fadi
www.aufaitmaroc.com
__________________
Catnip. I need Catnip. Yey bring meh Catnip ? Catnip.

Twitter : @PrinnyMan
My flickr gallery : [- Prinny Man -]
[Prinny Man] no está en línea   Reply With Quote
Old May 6th, 2010, 04:15 AM   #47
Gadiri
Moderator
 
Gadiri's Avatar
 
Join Date: Oct 2009
Location: Paris-Agadir
Posts: 30,194
Likes (Received): 168

Banque Mondiale

89 % des fonctionnaires recrutés ont rejoint les secteurs de la santé et de l'éducation en 2008, ce qui a permis d'améliorer les prestations de services sociaux.

Quote:
Résultats : Moderniser le secteur public au Maroc




Disponible en: Español, العربية, English, русский, 中文



Moderniser le secteur public
La fonction publique marocaine améliore son efficacité
et adopte un système d'e-gouvernement



Vue d'ensemble

En dépit des récents progrès économiques, les indicateurs sociaux du Maroc restent en deçà de ceux de pays comparables, en raison de la médiocrité de ses services publics. La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) travaille avec le gouvernement pour améliorer la gestion publique, en allégeant le système, en augmentant son efficacité et en l'orientant davantage vers la prestation de services publics.




89 %
des fonctionnaires recrutés ont rejoint les secteurs de la santé et de l'éducation en 2008, ce qui a permis d'améliorer les prestations de services sociaux.




Défi à relever
Entre 2001 et 2008, le Maroc a tiré profit d'une gestion économique et de réformes efficaces. Par rapport aux années 1990, son taux de croissance a doublé pour atteindre une moyenne de 5,1 %, tout comme son revenu par habitant qui s'est élevé à 2 850 dollars en 2008. La situation budgétaire du pays s'est également améliorée, ce qui a permis au gouvernement d'enregistrer un excédent moyen de 0,3 % du produit intérieur brut (PIB) en 2007 et 2008.

Toutefois, de nombreux indicateurs sociaux restent en deçà de ceux de pays comparables, notamment dans les domaines de la pauvreté, de l'équité, de la santé et de l'éducation. La médiocrité des services publics et la faiblesse de la gouvernance ont contribué à creuser les disparités qui existent entre la croissance économique et l'amélioration des indicateurs sociaux. La fonction publique marocaine a été caractérisée par un manque de clairvoyance budgétaire, une centralisation excessive, ainsi qu'une mauvaise gestion de la fonction publique, avec notamment une masse salariale très élevée.


Démarche

Depuis 2002, le gouvernement a mis en œuvre un programme d'appui à la réforme de la fonction publique (PARP). Ce train de réformes est une composante fondamentale de la stratégie d'amélioration de la gouvernance et est au cœur des réformes visant à améliorer la performance économique et à renforcer les capacités pour assurer une croissance soutenue.

Le PARP a pour but de fournir au Maroc un système administratif moderne et progressivement décentralisé, qui puisse contribuer à la compétitivité du pays et à son développement durable. Plus spécifiquement, ce programme vise à améliorer l'efficacité du gouvernement dans sa gestion des ressources budgétaires et humaines ; à renforcer et contrôler la masse salariale de la fonction publique ; à améliorer la prestation de services ; et à simplifier les procédures administratives par le biais d'un système d'e-gouvernement (depuis 2007).


Résultats

Grâce à un programme de réformes financé par la BIRD et à une assistance technique, la culture au sein de la fonction publique marocaine a évolué, passant d'un système où primait le strict respect des dispositions légales à un système davantage axé sur la performance. Le prêt octroyé par la BIRD et les études analytiques qu'elle a menées ont conduit au développement d'un cadre global à moyen terme axé sur la politique économique et les réformes institutionnelles.

Les réformes ont contribué à l'amélioration des paramètres en matière de gestion budgétaire, particulièrement en ce qui concerne les taux d'exécution des projets d'investissements économiques et sociaux, qui ont augmenté de 64 % en 2002 à plus de 73,5 % en 2008.

La stratégie du PARP s'est également traduite par une simplification de la fonction publique et une amélioration des prestations dans le domaine des services sociaux. En 2008, 89 % des fonctionnaires recrutés, sans compter les agents de sécurité et les militaires, ont rejoint les secteurs de la santé ou de l'éducation. Depuis 2002, la part du budget consacrée à la formation des fonctionnaires a augmenté de 60 %.

L'effet conjugué de ces mesures s'est traduit par une baisse de la masse salariale, laquelle a légèrement diminué en 2008, passant à 10,2 % du PIB contre 10,7 % l'année précédente. Malgré la hausse des salaires des fonctionnaires de base appliquée dans le cadre du plan de relance du gouvernement, le niveau de 2008 est resté identique en 2009.

Le système d'e-gouvernement commence également à faire sentir ses effets : environ 90 projets ont adopté cette stratégie pour améliorer l'efficacité et la transparence du secteur public.


Perspectives d'avenir
Un quatrième prêt d'appui à la réforme de la fonction publique du Maroc est actuellement dans l'attente de l'approbation du Conseil d'administration de la Banque mondiale. Cet apport financier viendra soutenir la prochaine étape du PARP et renforcer la coordination des bailleurs de fonds avec l'Union européenne et la Banque africaine de développement.

La nouvelle stratégie de partenariat-pays (2010-2013) pour le Maroc, élaborée par la Banque mondiale, comporte notamment comme priorité l'amélioration de la prestation de services destinée aux citoyens. Afin de développer ce nouveau programme, des discussions avec le gouvernement marocain sont prévues, sous réserve de confirmation, au printemps 2010.
http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTE...lletinFR_W_EXT
__________________
?
Gadiri está en línea ahora   Reply With Quote
Old May 6th, 2010, 03:12 PM   #48
[Prinny Man]
Mah *****h
 
[Prinny Man]'s Avatar
 
Join Date: Feb 2010
Location: Meknès/Tangier
Posts: 10,367
Likes (Received): 12

Quote:
Croissance économique nationale
Hausse de 4,6% au 1er trimestre 2010


La conjoncture économique au Maroc aurait continué de s'améliorer au premier trimestre 2010, favorisant une progression du PIB de 4,6%, en variation annuelle, estime le Haut commissariat au Plan (HCP).


Durant cette période, «le raffermissement des secteurs non-agricoles se serait poursuivi à un rythme plus soutenu, profitant, en partie, de l'effet de base, mais également de la poursuite du rétablissement des secteurs secondaires», précise le HCP dans sa dernière note de conjoncture.

Dans cette note, qui fait état de la situation des principaux indicateurs économiques observés au cours du 4e trimestre 2009 et ceux estimés et prévus pour les 1er et 2e trimestres 2010, le HCP souligne qu'««««à fin 2009, des signes encourageants de sortie de l'économie marocaine de sa phase de ralentissement conjoncturel, amorcée à mi-2008, se sont manifestés».

Hausse de 5,1% de la valeur ajoutée non-agricole

Il en ressort que la valeur ajoutée non-agricole s'est accrue de 5,1%, en variation annuelle, contre 1,2% une année auparavant et 1,9% au 3e trimestre 2009.

Cette performance a été favorisée par le retournement conjoncturel à la hausse de certains secteurs, ayant été affectés par les effets de la crise économique mondiale, souligne le HCP, ajoutant que l'activité a été particulièrement dynamique dans les mines, avec une valeur ajoutée en hausse de 24,4% au 4e trimestre 2009, le BTP (+1,5%) et les services.

Par contre, le secteur industriel, dont les performances de certaines sous-branches sont encore en dessous de leurs niveaux d'avant 2008, ««««peine à retrouver sa croissance tendancielle»«««, croit savoir le HCP.

Concernant le secteur primaire, le HCP note que la valeur ajoutée agricole aurait affiché, durant le 1er trimestre 2010, un retour vers son niveau moyen des cinq dernières années, ajoutant que les productions végétales auraient été perturbées par une répartition temporelle non favorable des pluies, bien que le niveau cumulé de ces dernières ait dépassé, à fin mars 2010, celui d'une année normale de 88%.

Le recul de la production de certaines cultures, notamment les primeurs, est intervenu dès le 1er trimestre de l'année en cours, revigorant, ainsi, leurs prix sur le marché local.

A l'inverse, presque toutes les productions animales se seraient raffermies par rapport à l'année précédente, profitant de la détente des prix des aliments de bétail et d'un bon couvert végétatif.

Le HCP fait état, dans ce cadre, d'une hausse de 4,2% de la production des viandes rouges et de 8,4% des viandes blanches à fin mars 2010, en comparaison avec la même période de 2009.

En général, la valeur ajoutée agricole aurait régressé, au 1-er trimestre 2010, de près de 9,6%, en variation annuelle.

Il ressort également de la note de conjoncture du HCP que la consommation privée, qui aurait progressé de 7,6% en 2009, subirait, au cours de l'année 2010, le relâchement des activités agricoles et son impact sur la distribution des revenus.

Au 1er trimestre 2010, la consommation de biens alimentaires aurait, en effet, souffert de la hausse des prix de certains produits frais.

Dans le même sillage, le rythme de croissance de la demande en produits manufacturés aurait décéléré, en comparaison avec l'année passée, en témoigne le fléchissement des ventes locales de voitures neuves de 7,8%, à fin mars 2010, et le recul de 7,9%, en variation annuelle, des importations de biens de consommation, à fin février 2010.

Le rythme d'évolution de la FBCF (investissements) devrait sensiblement s'accélérer en 2010, après avoir ralenti à 2,5% durant l'année 2009, en ligne avec l'amélioration anticipée de l'activité économique, estime le HCP.

Cette évolution tarderait toutefois à retrouver sa dynamique, au 1-er trimestre, du fait essentiellement du démarrage encore frileux de l'investissement en bâtiment, qui aurait pâti, quelque peu, des intempéries ayant touché certaines régions du Royaume, estime le HCP, qui fait était d'un recul de 2,1% des ventes de ciment, à fin mars 2010, au moment où les crédits à l'immobilier ont vu leur rythme d'évolution atteindre 12,9%, au cours des deux premiers mois de 2009, contre 24,9%, au 1er trimestre 2009.

Raffermissement de la demande extérieure
De son côté, l'investissement industriel, bien qu'en hausse par rapport à l'année précédente, resterait en dessous de son niveau moyen des cinq dernières années, compte tenu des perspectives de croissance encore modeste de l'activité du secteur.

Selon le HCP, l'amélioration de l'activité économique nationale est intervenue dans un contexte mondial maqué par un redressement de la croissance économique et une hausse du commerce de 5,2% au 4e trimestre 2009.

Cette situation s'est répercutée positivement sur la demande extérieure adressée au Maroc, qui s'est améliorée de 4,2% au 4e trimestre, souligne le HCP, qui prévoit la poursuite du redressement de cette demande au 1er et 2e trimestres 2010.

La note du HCP fait également état d'une reprise, durant les trois premiers mois de l'année en cours, de l'inflation (+0,2%), de la masse monétaire (+1,5%) et des concours à l'économie (+3%).
map
__________________
Catnip. I need Catnip. Yey bring meh Catnip ? Catnip.

Twitter : @PrinnyMan
My flickr gallery : [- Prinny Man -]
[Prinny Man] no está en línea   Reply With Quote
Old May 6th, 2010, 05:49 PM   #49
filsdupetit
BANNED
 
Join Date: Apr 2010
Posts: 873
Likes (Received): 0

c'est normal que notre croissance se prenne un coup dans la geul! l'année derniere le secteur agricole y avais participé grandemant, or cette année le pib agricole ne peut que baisser par rapport a l'année derniere, meme si on aura je crois une belle croissance agricole par rapport a 2008...

donc si avec -10% de pib agricole on se tape un petit 4% de croissance franchement c'est chapeau!
filsdupetit no está en línea   Reply With Quote
Old May 7th, 2010, 04:26 PM   #50
Gadiri
Moderator
 
Gadiri's Avatar
 
Join Date: Oct 2009
Location: Paris-Agadir
Posts: 30,194
Likes (Received): 168

Quote:
Originally Posted by hakz2007 View Post


MOROCCO, A REGIONAL MODEL OF SUCCESS IN ENTREPRENEURSHIP - NUSACC HEAD
http://www.namnewsnetwork.org/v2/read.php?id=118764

KING GIVES IMPETUS TO SOUTH-SOUTH TIES, FM SAYS
http://www.namnewsnetwork.org/v2/read.php?id=118761
It's only a beginning of an Africain Tiger.
__________________
?
Gadiri está en línea ahora   Reply With Quote
Old May 7th, 2010, 04:29 PM   #51
Gadiri
Moderator
 
Gadiri's Avatar
 
Join Date: Oct 2009
Location: Paris-Agadir
Posts: 30,194
Likes (Received): 168

Quote:
Sous l'effet de la crise des dettes en Europe
Le Trésor reporte l'émission de l'emprunt obligataire
Le moment n'est pas propice pour lancer l'opération.


Publié le : 06.05.2010 | 18h04


Celui qui pense que le Maroc n'est pas concerné par la crise des dettes publiques qui secoue ces jours-ci l'Europe se trompe. Le Trésor nous donne l'exemple en décidant de reporter sa sortie sur le marché international, annoncée comme imminente par un communiqué diffusé le 15 avril dernier.




La crise grecque et les perturbations financières qui s'en suivent à l'échelle européenne (Espagne, Portugal) auraient donc repoussé le calendrier initial de l'emprunt. « Le moment n'est pas propice pour lancer l'opération », nous confie un responsable au sein du ministère des Finances. Mis à part les spéculateurs qui tirent profit de cette conjoncture perturbée, les investisseurs qui ont pris l'habitude de se positionner sur ce créneau sont dans l'expectative. Même au niveau de l'offre, les obligations étatiques se font rares et nombre de pays, surtout les émergents, ont décidé de reporter l'exécution de leurs programmes. La dernière sortie du Trésor sur le marché international remonte à 2007 pour un montant de 500 millions euros.

Elle a permis au Maroc de rembourser par anticipation une dette onéreuse à l'égard du Club de Londres et, par conséquent, tourner définitivement la page du rééchelonnement. L'émission de 2010, elle, sera dédiée au financement d'une partie du déficit du Trésor (la loi de Finances en cours prévoit un déficit budgétaire de 4%). Ce choix permet à la fois d'éviter l'effet d'éviction et de soulager, un tant soit peu, le déficit de la balance des paiements. D'autant plus que la marge de manœuvre macro-économique reste élevée puisque le ratio d'endettement extérieur du Trésor se situe à 10% de PIB avec un encours de 78 milliards de DH. La crise de dette en Europe a certes provoqué le report de la sortie du Trésor, mais elle n'a surtout pas impacté la qualité de ses obligations.

« Le bond de la dette mobilisée en 2007 est bien traité par les investisseurs. Le spread, entre 170 et 180 points de base, n'a pas non plus été dégradé », rassure-t-on auprès de la direction du Trésor et des finances extérieures. Cette appréciation positive reflète la confiance de la communauté des investisseurs internationaux à l'égard de la qualité du « papier » marocain. L'agence Standard & Poor's vient d'ailleurs de rehausser la note du crédit souverain de la dette à long terme en devises de « BB+» à « BBB- », annonçant ainsi l'adhésion du Maroc à la catégorie de l'«investment grade ». Sachant que l'émission reportée devrait avoir une maturité de 10 ans, si on se réfère aux emprunts lancés récemment par des pays répertoriés au même rang, le taux d'intérêt des dettes longues se situe entre 5 et 6%.



Par Wadie El Mouden | LE MATIN
http://www.lematin.ma/Actualite/Jour...=110&id=132772
__________________
?
Gadiri está en línea ahora   Reply With Quote
Old May 7th, 2010, 07:52 PM   #52
zefreaky
Registered User
 
zefreaky's Avatar
 
Join Date: Jul 2008
Location: Sevilla / Rabat [H.Riad]
Posts: 469
Likes (Received): 0

Quote:
4,6% de croissance économique au Maroc au 1er trimestre 2010

Le Maroc a connu une croissance économique de 4,6% au premier trimestre 2010 indique le Haut commissariat au plan (HCP) dans sa dernière note de conjoncture.


Cette hausse s’explique par une croissance du PIB non agricole de 5,1% contre seulement 1,2% au premier trimestre 2009.

Le secteur agricole, premier vecteur de croissance au Maroc, a connu pour sa part un retour au niveau moyen des cinq dernières années. Une régression de 9,6% a été notée dans le domaine, ralentissement expliqué par les dégâts causés par les importantes pluies qui se sont abattues sur le Maroc les derniers mois
Bladi.net
__________________

Zoufri un jour, Zoufri pour toujours...
zefreaky no está en línea   Reply With Quote
Old May 13th, 2010, 11:58 PM   #53
donquichotedelmedina
BANNËD
 
donquichotedelmedina's Avatar
 
Join Date: Mar 2010
Location: My house
Posts: 5,664

Le Maroc est l’un des pays à économie diversifiée ayant mieux résisté à la crise mondiale

Quote:

Le Maroc est l’un des pays à économie diversifiée ayant mieux résisté à la crise mondiale


Le Caire- 12/05/10 - Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, a souligné que le Maroc est l'un des pays à économie diversifiée qui ont mieux résisté à la crise financière mondiale.

"Les pays à économie diversifiée, comme le Maroc, ont mieux résisté (à la crise financière mondiale) et pourraient retrouver un taux fort de croissance", a-t-il indiqué, dans un entretien publié mercredi par la publication égyptienne "Al Ahram Hebdo".

"Le Maroc est un très bon exemple. Ce pays a très bien traversé la crise. Il va retrouver une forte croissance", a-t-il affirmé, ajoutant que le Royaume est "un cas un peu particulier" dans la mesure où globalement, les économies les plus diversifiées s'en sortent mieux en période de crise.

M. Strauss-Kahn a, cependant, relevé que l'un des problèmes de certains pays africains et dans d'autres parties du monde est "d'avoir une économie insuffisamment diversifiée, soit totalement énergétique".

Le patron du FMI a précisé que dans certains cas tels le Nigeria où la part du PIB (hors PIB pétrolier), s'est beaucoup réduite au cours de ces dernières années et il s'avère plus difficile pour ce pays de résister à la crise.

Dans ce sens, il a souligné la nécessité d'une intégration des économies dans le marché mondial avec une grande diversité de produits, se disant "optimiste" pour l'Afrique après la crise financière mondiale.

"Globalement, l'Afrique s'en sort de la crise mieux qu'on n'aurait pu le craindre. Et maintenant, on voit dans la plupart des pays le retour à la croissance", a-t-il estimé.
MAP
__________________
CASAMOR GET LOST
¢ITYSCAPES 4∑V∑R

donquichotedelmedina no está en línea   Reply With Quote
Old May 19th, 2010, 12:15 PM   #54
[Prinny Man]
Mah *****h
 
[Prinny Man]'s Avatar
 
Join Date: Feb 2010
Location: Meknès/Tangier
Posts: 10,367
Likes (Received): 12

Quote:
ERA-2010 : Le Maroc en tête des pays de l'Afrique du Nord en termes de performances économiques
ERA-2010 : Le rapport économique sur l'Afrique.


Le rapport économique sur l'Afrique (ERA-2010) a classé le Maroc, en termes de performances économiques, en tête des pays de l'Afrique du Nord, qui a "relativement" bien résisté à l'impact de la crise économique mondiale, comparée à d'autres régions du Continent.

Il ressort de ce rapport, présenté mardi au siège de la Commission économique pour l'Afrique (CEA) à Addis-Abeba, que le Produit intérieur brut du Maroc a progressé en 2009 de 5,3%, contre 4,7% pour l'Egypte, 3 pc pour Tunisie, 2,3% pour la Mauritanie, 2,1% pour l'Algérie et 1,8% pour la Libye.

Les auteurs de l'ERA-2010 estiment que la croissance économique a reculé en Afrique du Nord, mais à un rythme resté "modeste au regard des normes continentales et internationales".

Le PIB de la région a progressé de 3,5% en 2009 contre 4,1% en 2008, ce qui reflète largement la capacité d'adaptation remarquable des économies marocaines et égyptiennes.

Au Maroc et en Egypte, le recul de la demande extérieure a été largement compensé par demande intérieure forte, "stimulée par des mesures budgétaires anticycliques bien ciblées et l'assouplissement des conditions monétaires", fait remarquer le rapport.

Du côté de l'offre, la production agricole exceptionnellement a dopé la croissance au Maroc, tandis que l'intensification des activités dans les secteurs de la construction et des télécommunications a stimulé l'expansion économique en Egypte.

Intitulé "Promouvoir la croissance durable de haut niveau pour réduire le chômage en Afrique", l'ERA-2010 estime que la crise économique mondiale actuelle offre aux pays africains l'occasion de jeter les bases pour un développement durable, un emploi intensif et des taux élevés de croissance économique.

Le rapport plaide aussi en faveur d'une diversification économique et une redistribution équitable des fruits de la croissance en vue de faire reculer la pauvreté et d'atteindre d'autres objectifs de développement social.

"Les perspectives de croissance à long terme en Afrique et la capacité de créer d'importantes opportunités d'emplois et de réaliser un développement social dépendent de la réussite de la diversification économique", selon les auteurs du rapport.

Scindé en deux parties, le document traite des faits économiques survenus dans le monde et leurs répercussions sur l'Afrique ainsi que les défis posés par la récente crise économique mondiale qui constitue une occasion de mettre au point et d'exécuter des politiques qui conduisent à la transformation structurelle des économies africaines.

Source : MAP
__________________
Catnip. I need Catnip. Yey bring meh Catnip ? Catnip.

Twitter : @PrinnyMan
My flickr gallery : [- Prinny Man -]
[Prinny Man] no está en línea   Reply With Quote
Old May 19th, 2010, 04:53 PM   #55
Gadiri
Moderator
 
Gadiri's Avatar
 
Join Date: Oct 2009
Location: Paris-Agadir
Posts: 30,194
Likes (Received): 168

Quote:
Impacts de la baisse de l’euro sur l’économie marocaine


18.05.2010

La crise financière en Europe a lourdement impacté l’Euro. Le Maroc, économiquement très lié au marché européen, risque-t-il de souffrir de la baisse brutale de la monnaie unique ?On pense évidemment aux transferts en devises des Marocains vivant sur le Vieux Continent. Et qu’en est-il pour les exportations ? La dette extérieure ? Les recettes touristiques ?

Pour ce qui est de l’activité à l’export, il convient de distinguer deux cas de figure. Dans les secteurs où les entreprises marocaines sont en concurrence avec des entreprises européennes, la baisse du taux de change €/DH aura un impact négatif. Par contre, sur les secteurs où nos entreprises étaient en concurrence avec les pays dont la devise est rattachée au dollar (Chine, Egypte, …), nous grappillerons quelques précieux points niveau compétitivité.

Ce qui n’est pas pour déplaire à Saad Benabdellah, Directeur général du Centre Marocain pour la Promotion des Exportations (CMPE). «Ces deux derniers mois, l’activité à l’export a connu une croissance de l’ordre de 2,5 % par rapport à la même période l’année dernière. On a donc bien géré la crise. Au niveau des produits et des services, nos exportations gagnent de plus en plus de terrain. Aujourd’hui, nous avons une offre exportable cohérente et complète. C’est la conséquence directe de la capacité des exportateurs marocains à répondre aux exigences des marchés internationaux», indique le Dg du CMPE.

Ce dernier ajoute «qu’aujourd’hui il y a une crise de la demande pas de l’offre. Si en 2009, il faut bien avouer que nous avons soufferts, il n’en reste pas moins que l’on assiste à une stagnation. L’hémorragie est stoppée», dit-il. Quand à la baisse de l’Euro et son impact sur les exportations des entreprise marocaines, Saad Benabdellah déclare que «peu importe le cours de la monnaie Euro ou du Dollar, il faut être compétitif. Faute de quoi, vous êtes spectateur et non plus acteur».

Et l’impact sur les transferts des MRE ? Selon un analyste financier à Casablanca, «il est difficile d’analyser le comportement qu’adoptera cette population. Il se peut que les MRE continuent à transférer vers le Maroc, selon leur habitude et fréquence, néanmoins le montant va baisser à cause de la dépréciation de l’Euro par rapport au Dirham et cela va se répercuter sur le volume global des transferts», dit-il.

Au niveau de la dette du Maroc, les charges de celle-ci vont baisser suite à l’appréciation du Dirham vis-à-vis de l’Euro. Etant donné qu’une grande partie de la dette du Maroc est libellée en Euro, autant dire que la situation est à l’avantage du Royaume.

Quand au secteur du Tourisme, difficile d’anticiper tant les facteurs liés à cette activité sont multiples et divers. «Le Maroc a un avantage majeur. Celui d’être la destination soleil la plus proche de l’Europe et la moins coûteuse», déclare un opérateur du secteur.


Rachid Hallaouy
Copyright Yabiladi.com
http://www.yabiladi.com/articles/det...marocaine.html
__________________
?
Gadiri está en línea ahora   Reply With Quote
Old May 19th, 2010, 06:50 PM   #56
Superanouar
Registered User
 
Superanouar's Avatar
 
Join Date: May 2009
Location: Paris/Marrakech
Posts: 2,034
Likes (Received): 16

Impact plutôt positif donc ! Et pour les transferts des RME, les montants en dirhams parvenant aux familles seront mathématiquement inférieurs mais bon, au vu du gain que cela représentera pour nos exportateurs et pour notre dette extérieure, c'est quand même marginal
Superanouar no está en línea   Reply With Quote
Old May 20th, 2010, 07:11 PM   #57
Superanouar
Registered User
 
Superanouar's Avatar
 
Join Date: May 2009
Location: Paris/Marrakech
Posts: 2,034
Likes (Received): 16

Quote:
Baisse de 0,3 pc de l'Indice des prix à la consommation en avril dernier


L'indice des prix à la consommation (IPC) a enregistré, en avril dernier, une baisse de 0,3 pc par rapport au mois précédent, indique le Haut commissariat au plan (HCP).

Cette progression s'explique par la baisse de l'indice des produits alimentaires (-0,7 pc) et de la stagnation de l'indice des produits non alimentaires, précise le HCP, dans sa dernière note sur l'IPC.

Pour les produits alimentaires, les baisses observées entre mars et avril 2010, concernent notamment les "légumes" (-4,5 pc) et les "poissons et fruits de mer" (-4,7 pc). En revanche, les prix ont augmenté de 4 pc pour les "fruits" et de 0,4 pc pour la "viande".

Au niveau des villes, les baisses les plus importantes de l'IPC ont été enregistrées à Fès (-1,1 pc), Safi (-1 pc), Beni Mellal (-0,8 pc) et Oujda et Meknès (-0,7 pc). En revanche, des hausses ont été observées notamment à Laâyoune (+0,7 pc), à Al-Hoceima (+0,5 pc) et à Guelmim (+0,4 pc).

Comparé au même mois de l'année précédente, l'IPC a enregistré une hausse de 0,1 pc au cours du mois d'avril 2010, sous l'effet de la progression de l'indice des produits non alimentaires (+0,9 pc) et de la baisse de celui des produits alimentaires (-1 pc).

Pour les produits non alimentaires, la variation s'inscrit dans une fourchette allant d'une baisse de 0,5 pc pour les "loisirs et culture" à une hausse de 3,8 pc pour l'"enseignement".

Sur cette base, l'indicateur d'inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatiles et les produits à tarifs publics, aura connu au cours du mois d'avril 2010 une légère hausse de 0,1 pc par rapport au mois de mars 2010 et une stagnation par rapport au mois d'avril 2009.


20-05-2010
MAP
Superanouar no está en línea   Reply With Quote
Old May 24th, 2010, 09:31 AM   #58
Gadiri
Moderator
 
Gadiri's Avatar
 
Join Date: Oct 2009
Location: Paris-Agadir
Posts: 30,194
Likes (Received): 168

Quote:
Conjoncture
Un déficit budgétaire de 4,5 MMDH


Publié le : 23.05.2010 | 11h19


Les recettes fiscales sont en baisse de 5,3% en mars et les charges de compensation ont augmenté de 4,8 MMDH au cours du 1er trimestre 2010



L'économie nationale devra profiter cette année d'un bon comportement simultané de ses deux piliers, en l'occurrence les activités agricoles et non agricoles. En effet, selon la dernière revue mensuelle de la conjoncture économique, monétaire et financière de Bank Al-Maghrib, la poursuite du redressement des activités non agricoles et la bonne tenue de l'agriculture se sont bien confirmées. Ainsi, expliquent les analyses de la banque centrale, après le ralentissement enregistré une année auparavant, la croissance non agricole devrait s'accélérer en 2010, alors que le secteur primaire enregistrerait une baisse en raison de l'effet de base lié à l'expansion exceptionnelle en 2009.

Au niveau du secteur agricole, selon les premières estimations du ministère, la production céréalière au titre de la campagne 2009-2010 devrait atteindre 80 millions de quintaux, alors que Bank Al-Maghrib table sur 70 millions de quintaux. En ce qui concerne la commercialisation des céréales entre juin 2009 et mars 2010, elle a presque doublé, atteignant 26 millions de quintaux, l'importation de ces produits ayant en conséquence reculé de 33% au cours de la même période.
S'agissant du secteur industriel, les résultats de l'enquête mensuelle de conjoncture de la banque centrale du mois de mars font ressortir une reprise de l'activité au niveau de l'ensemble des branches à l'exception de celle du textile et du cuir qui fait du surplace. D'autres signes encourageants sont relevés. En fait, les chefs d'entreprise tablent sur des perspectives favorables d'évolution de l'activité pour les trois prochains mois dans l'ensemble des branches. De même, ils s'attendent à une hausse des ventes locales et étrangères. De même, le taux d'utilisation des capacités de production a augmenté de 2 points de pourcentage pour se situer à 73%. Si l'on exclut le raffinage, ce taux s'est établi à 70%.
Pour l'activité touristique, on note une progression des flux de touristes et des nuitées qui ont augmenté en mars de 16% et 8% respectivement et le taux d'occupation s'est établi à 39%.

Le marché de l'emploi a été marqué, quant à lui, par une progression du taux de chômage qui est passé de 9,6 à 10% au premier trimestre 2010. Cette évolution traduit la progression du taux de chômage urbain qui a atteint 14,7%, le taux en milieu rural ayant quasiment stagné. Les pertes d'emploi ont touché le secteur des services pour la première fois depuis plusieurs années.
Au volet des finances publiques, les recettes fiscales, qui représentent 96% des recettes ordinaires, n'arrivent pas à décoller pour se soustraire à la tendance baissière amorcée en janvier 2009. Elles se sont, en fait, décrues de 5,3% en mars malgré la hausse des rentrées de la TVA. Cette contre-performance est due à la baisse des rentrées au titre de l'IR, en relation essentiellement avec le réaménagement des taux d'imposition et de celles au titre de l'IS.

Pendant ce temps, les charges de compensation repartent à la hausse, en augmentant de 4,8 milliards de dirhams au cours du premier trimestre, en relation avec le renchérissement de l'énergie au niveau international. De même, les dépenses de fonctionnement ont progressé de 8,5%, ce qui s'est traduite par un accroissement des dépenses ordinaires de 18,2% en mars. Conjuguée à la baisse du solde des comptes spéciaux du Trésor d'un montant de 4,5 milliards de dirhams, ainsi qu'à la hausse de 10,1% des dépenses d'équipement, cette évolution des charges de compensation a fait passer le déficit à 4,5 milliards de dirhams au lieu d'un excédent de 10,9 milliards un an auparavant.


Facture énergétique
Au cours des trois premiers mois de l'année en cours, les importations énergétiques se sont accrues de 53%, en glissement annuel à 15,7 milliards de dirhams (MMDH), soit 23% des importations totales de marchandises (contre 17% en 2009), comme conséquence à la hausse des cours mondiaux. La facture pétrolière s'en trouve ainsi renchérie de 55% pour s'établir à près de 5,5 MMDH, suite à une nette hausse (+68%) du cours moyen de la tonne importée, malgré un recul du volume importé de 8%. De même, les importations en gasoil et fuel ont progressé de 61% pour s'établir à 3,9 MMDH, sous l'effet d'une hausse du cours moyen de 25% et du volume importé de 29%.



Repères


Le déficit commercial en hausse


- A fin mars, le déficit de la balance commerciale a augmenté de 16,2%. Cette évolution résulte de la hausse de 13,1% des importations, plus importante que celle de 9,3% des exportations. Le taux de couverture est ainsi revenu, en un an, de 44,6% à 43,1%.

- L'accroissement des exportations s'explique principalement par la progression de 58,2% des ventes de phosphates et dérivés, en relation notamment avec l'expansion des quantités expédiées.

- Les importations de denrées alimentaires ont connu une augmentation de 3,7%, suite à la croissance des approvisionnements en maïs et en produits laitiers respectivement de 23,9% et de 29%.



Par Lahcen Oudoud | LE MATIN
http://www.lematin.ma/Actualite/Jour...=113&id=133695
__________________
?
Gadiri está en línea ahora   Reply With Quote
Old May 24th, 2010, 04:40 PM   #59
MoroccoFever
Registered User
 
Join Date: Aug 2009
Location: The Hague/Delft/Tanger/Al-Hoceima
Posts: 114
Likes (Received): 0

OECD: African Economic Outlook

Some economist at the OECD talking about fiscal reforms:

http://http://www.youtube.com/watch?v=Vv27ybBRtHE

Here you can find the reports that has been released today by the OECD about Morocco:

http://www.africaneconomicoutlook.or...frica/morocco/
MoroccoFever no está en línea   Reply With Quote
Old May 27th, 2010, 02:45 PM   #60
Gadiri
Moderator
 
Gadiri's Avatar
 
Join Date: Oct 2009
Location: Paris-Agadir
Posts: 30,194
Likes (Received): 168

Quote:
Actus éco: fini la crise au Maroc ?


27.05.2010


L'édition 2010 des perspectives économiques en Afrique (PEA) qui évalue de bon œil les performances du Maroc en 2009, la MAP qui annonce que les investissements marocains en Afrique subsaharienne ont augmenté d'un quart depuis 2008, et la Banque Mondiale qui attribue un nouveau prêt de près de 74 millions d'euros pour réformer l'administration marocaine: signes de crise ou de non-crise?

Ces dernières semaines et mois, les évaluations des performances du Maroc en temps de crise financière internationale n'ont cessé d'être positives: Standard & Poor's qui améliore sa notation pays pour le Maroc, le système bancaire marocain qui aurait bien géré les tourments de la crise financière, une croissance en 2010 revue à la hausse, et les compliments de Dominique Strauss-Kahn sur l'économie marocaine, voilà de quoi créer une certaine euphorie dans le pays.

Le Maroc à la conquête de marchés africains

Et les bonnes nouvelles continuent. La MAP rapporte que 2009 a été une très bonne année pour les investissements des Marocains dans les pays subsahariens. 360 millions de dollars américains auraient ainsi été investis, contre 270 millions en 2008. Ainsi, à l'exemple de la Royal Air Maroc qui ne cesse d'étoffer son réseau vers l'Afrique noire, d'autres entreprises auraient investi les marchés africains, surtout dans les secteurs des BTP, des TIC, de l'électricité et des finances. Récemment, une délégation d'entrepreneurs marocains a fait un véritable voyage de prospection à travers l'Afrique et a comptabilisé pas moins de 2.000 rencontres d'affaires, dont 750 au à Douala (Cameroun), 450 entre Malabo et Bata (Guinée Equatoriale) et 850 à Libreville (Gabon).

La publication, aux assemblées annuelles des Conseils des Gouverneurs du Groupe de la Banque africaine de développement, des Perspectives Economiques en Afrique (PEA) 2010 confirme aussi les nouvelles encourageantes. Selon le rapport, au Maroc, « les fondamentaux sont restés stables, témoignant d’une meilleure résistance face aux chocs externes. » Les mesures pour contrecarrer les effets de la crise auraient pris, la demande interne est restée « vigoureuse », et, « soutenu par une campagne agricole exceptionnelle », la croissance du PIB s'est élevée à 5%. Fini la crise au Maroc?

Moins de transferts de MRE, moins de devises – mauvaise balance commerciale

Tout n'est pas rose dans les PEA 2010. La compétitivité des exportations, leur forte concentration à destination des marchés européens, ainsi que l'équilibre de la balance commerciale restent sujets à inquiétude. Et l'équilibre de la balance commerciale dépend fortement des deux principales sources de devises, le tourisme et les transferts des MRE – qui, tous les deux, stagnent en raison de la crise.

Selon la MAP, la Banque Mondiale entend soutenir le Maroc dans un autre chantier important: la réforme de l'administration. Dans le cadre du Programme d’Appui à la Réforme de l’Administration Publique du Gouvernement (PARAP), la Banque Mondiale a attribué, ce mardi 25 mai, un nouveau prêt au Maroc à hauteur de 73,3 millions d'euros. Une meilleure efficacité dans la gestion de ressources budgétaires et humaines et l'introduction de services administratifs en ligne sont les principaux objectifs du programme. Améliorer les services rendus aux citoyens par leur administration. Bon signe, ou signe que le Maroc a encore un long chemin à parcourir?

Et la crise? Outre la croissance du PIB, qui, selon les PEA, se réduira à 4,3% en 2010, il n'est pas évident de trouver des indicateurs fiables, et surtout de savoir qui est touché, et comment, par cette crise. Récemment, un conducteur de taxi expliquait que depuis février, ses recettes se sont réduites de 50%. Son seul commentaire: la crise.

Frederic Schmachtel
Copyright Yabiladi.com
http://www.yabiladi.com/articles/det...ise-maroc.html
__________________
?
Gadiri está en línea ahora   Reply With Quote


Reply

Tags
gdp, growth, inflation, macroeconomy

Thread Tools
Display Modes

Posting Rules
You may not post new threads
You may not post replies
You may not post attachments
You may not edit your posts

BB code is On
Smilies are On
[IMG] code is On
HTML code is Off



All times are GMT +2. The time now is 01:39 AM.


Powered by vBulletin® Version 3.8.7
Copyright ©2000 - 2013, vBulletin Solutions, Inc.
Feedback Buttons provided by Advanced Post Thanks / Like v3.1.2 (Pro) - vBulletin Mods & Addons Copyright © 2013 DragonByte Technologies Ltd.
vBulletin Optimisation provided by vB Optimise (Pro) - vBulletin Mods & Addons Copyright © 2013 DragonByte Technologies Ltd. (Resources saved on this page: MySQL 25.00%)

SkyscraperCity - In Urbanity We Trust

Hosted by Blacksun, dedicated to this site too!
Forum server management by DaiTengu