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Old October 29th, 2012, 07:08 PM   #81
General Electric
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Fermes productrices d'énergies

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DÉVELOPPEMENT DURABLE
Du biogaz et de l'électricité solaire de la ferme
Par Sylvain Muller / Jo.B.. Mis à jour le 25.10.2012 2 Commentaires
Prométerre encourage les agriculteurs à se se lancer dans la production d'énergie.


Christian Hockenjos a posé 700 m2 de panneaux solaires sur sa ferme.


Avec les grands toits de leurs bâtiments et les déjections du bétail, les fermes disposent d’atouts majeurs pour produire de l’énergie. «Le mouvement est amorcé. La production d’énergie est une bonne carte à jouer pour l’agriculture», confirme Stéphane Teuscher de ProConseil, une filiale de Prométerre, l’association vaudoise de promotion des métiers de la terre. «Nous venons justement d’engager une collaboratrice dédiée à cette thématique pour accompagner les agriculteurs dans leurs démarches».

Pionnier, Georges Martin produit du biogaz à Puidoux - Chexbres depuis onze ans déjà. «Il y a un triple intérêt de revenus supplémentaires, de valorisation des déchets et de protection de la nature» constate-t-il. Selon nos interlocuteurs, les revenus actuels ou espérés de la production d’énergie varient entre 10 et 50% de ceux de l’exploitation. «Mais il y a aussi la satisfaction de se rapprocher de l’autonomie et de l’indépendance», ajoute Eric Ramseyer. Cet agriculteur de Palézieux travaille sur un projet de biogaz. «Je rêve de faire fonctionner un jour mes tracteurs avec le biogaz de mon exploitation».

Stéphane Teuscher relève que d’autres sources de production mériteraient d’être explorées. «On peut penser à l’éolien ou aux échanges de chaleur. Les producteurs de lait doivent, par exemple, impérativement le refroidir. Or cette opération dégage de la chaleur, qui est pour l’instant perdue».
(24 heures)

Créé: 25.10.2012, 16h12
http://www.24heures.ch/vaud-regions/...story/19088825
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Old October 29th, 2012, 07:14 PM   #82
TRTL
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Débats urbanités sur le thème des éoliennes lundi prochain à Lausanne au forum d'architecture :

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En mai 2012, la Conseillère d’Etat vaudoise Jacqueline de Quattro présentait la planification éolienne qui sera intégrée au plan directeur cantonal. Si les 19 sites retenus se réalisaient (170 éoliennes), ils permettraient de couvrir le quart de la consommation actuelle d’énergie électrique du canton.
Impossible d’exploiter ce potentiel éolien sans impacter le territoire. Les éoliennes signifient et modifient le paysage, elles en changent le sens ; elles signalent la présence du vent (comme les moulins sur les îles grecques).
Dès lors, quels critères objectifs permettent d’apprécier les projets éoliens ? Les explications techniques suffisent-elles pour convaincre une population qui craint l’impact visuel et les nuisances sonores? Les zones protégées (forêts, sanctuaires, etc.) doivent-elles être exemptes d’éoliennes alors qu’elles sont souvent peu visibles et peu habitées ? Ne doit-on pas systématiquement occuper les zones inhabitées ? Sur le territoire cantonal, peut-on imaginer des parcs qui feraient à eux seuls le paysage, comme en Drôme, sur les côtes hollandaises ou les plaines américaines ?
http://www.siavd.ch/Documents/URBANI...embre_2012.pdf
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Old October 29th, 2012, 08:05 PM   #83
HYPEster
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Sujet assez important que la problématique des impacts.

Vous, que vous habitiez en ville, en proche banlieue ou même à la campagne, est-ce que l'impact visuel est si importan? En regard de l'apport en énergie verte évidemment. Autant je comprend les problèmes liés au bruit mais l'argument "paysage" me semble être un luxe dont il faut commencer à apprendre à se passer. Surtout quand le paysage en question est loin d'être celui de Lavaux ou sites exceptionnels.
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Old November 5th, 2012, 02:16 PM   #84
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Pollutions

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38

C’est, en milliers, le nombre de sites pollués que compte la Suisse. Ils représentent 225 km2, soit environ 80% de la superficie du canton de Genève.

Après analyse approfondie, la Confédération en a dénombré moins que les 50 000 estimés jusqu’ici. Et seuls 4000 devraient être assainis.

Jusqu’ici, l’évaluation ne reposait que sur des estimations. L’Office fédéral de l’environnement (OFEV) a désormais rassemblé et analysé les données de tous les cadastres fédéraux et cantonaux.
ATS
http://journal.24heures.ch/zoneabonnes

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POLLUTION
L’eau lausannoise contient encore trop d’herbicides et de médocs
Selon un test romand, c’est à la sortie des robinets de la capitale que les traces de micropolluants sont les plus nombreuses

On trouve de tout dans le verre d’eau tout juste sortie du robinet. Des herbicides, des fertilisants, des médicaments comme le paracétamol, cet analgésique bien connu, ou encore un agent anticorrosion au doux nom de benzotriazole présent dans les produits destinés aux lave-vaisselle et employé dans l’industrie. Sans oublier les cosmétiques. On appelle ces substances chimiques, rejetées dans les lacs par les simples citoyens et par les usines, des micropolluants.

L’eau lausannoise n’est pas exemplaire dans ce domaine. Selon un test réalisé pour l’émission télévisée de la RTS A bon entendeur , diffusée mardi passé, le liquide distribué dans la capitale vaudoise contient le plus grand nombre de traces de ces micropolluants: quatorze, dont dix herbicides, un fertilisant, du benzotriazole et deux médicaments, l’un qui sert au traitement du diabète et l’autre destiné aux épileptiques. Un autre prélèvement analysé à Renens, une des septante communes approvisionnées par le réseau lausannois, aboutit au même résultat. A l’autre bout du classement, on a trouvé au maximum une substance à Genève et aucune en Valais.

Quantités minimes
Les scientifiques ont récolté l’échantillon lausannois à la rue du Petit-Chêne. Les habitants doivent-ils s’inquiéter? «Non, et je suis prêt à aller en boire», répond le chimiste cantonal vaudois, Bernard Klein, qui ajoute: «Il ne faut pas s’affoler pour ce problème. Il y a davantage de micropolluants dans l’air que l’on respire.» Il explique que les substances découvertes sont «infinitésimales». Elles se mesurent en nanogrammes, des milliardièmes de grammes.
«On se situe même à la limite du seuil de lecture par les instruments d’analyse», relève Olivier Français, le municipal lausannois chargé de l’eau. Interrogé pendant l’émission, le chimiste cantonal genevois, Patrick Edder, donne l’exemple du paracétamol: si on trouve des traces dans l’eau, le buveur en absorbe au maximum 300 nanogrammes par an, ce qui n’équivaut même pas à la pastille que l’on avale en cas de mal de tête.

Rénovation nécessaire
Il n’empêche que la communauté scientifique est divisée sur l’impact à long terme de ces micropolluants pour la santé humaine (lire ci-contre) . Certains craignent qu’on en ressente les effets dans plusieurs décennies, lorsqu’il sera trop tard pour agir. La question n’est pas anodine si l’on songe qu’un Romand sur deux boit de l’eau du lac, ainsi que le relève A bon entendeur . Cela concerne 900 000 personnes.

Le principe de précaution doit dès lors s’appliquer. Pourquoi Genève obtient-elle des meilleurs résultats que Lausanne? «Parce qu’ils ont déjà rénové leurs installations», admet Olivier Français. La Ville de Lausanne, qui se présentait il y a quatre ans comme une pionnière dans le traitement des micropolluants, a encore du pain sur la planche. Dans la décennie à venir, la station d’épuration des eaux (STEP) de Vidy sera rénovée, de même que l’usine de pompage de Saint-Sulpice.

Une question de budget
Au centre de production d’eau de Lutry, les installations ont déjà été modernisées. Tout y est prêt pour améliorer le filtrage des micropolluants. «On peut mettre du charbon actif pour absorber ces substances», explique Henri Burnier, chef d’Eauservice. Pour l’instant, cette opération n’est pas réalisée. Pourquoi? «La norme de tolérance est fixée à 100 nanogrammes par litre. Nous voyons des mesures à 20 ou 30 nanogrammes, mais ce sont des pics. Nous avons de la marge», explique Henri Burnier. Le principal obstacle est financier: la mise en œuvre du filtrage au charbon actif représenterait 600 000 à 700 000 francs par an à ajouter au budget. En attendant une décision politique, Eauservice surveille de près l’évolution de la quantité de micropolluants à l’aide d’appareils ultramodernes. Le dernier vient d’être livré .
Philippe Maspoli

Quote:
PALMARÈS
17 communes sous la loupe

Le test d’ A bon entendeur portait sur l’ensemble des cantons romands. Le laboratoire chargé des analyses devait détecter 69 substances micropolluantes dans les eaux du robinet de 17 communes.
Voici le classement, de l’eau la plus chargée à la plus pure:
1. 14 traces de micropolluants: Lausanne (rue du Petit-Chêne) et Renens (rue de Crissier).
2. 6 traces: Yverdon-les-Bains (rue du Pré) et Delémont (JU).
3. 3 traces: La Chaux-de-Fonds (NE).
4. 2 traces: Nyon (rue Juste-Olivier), Neuchâtel, Estavayer-le-Lac (FR), Porrentruy (JU).
5. Une trace: Moutier (BE), Genève centre-ville.
6. Aucune trace: Montreux (Grand-Rue), Fribourg, Chêne-Bourg (GE), Saint-Imier (BE), Sion et Martigny (VS).
Quote:
LA VILLE INVESTIT ET SONGE À AUGMENTER LES TAXES

Un habitant de Saint-Sulpice qui critiquait déjà le tarif élevé de l’eau lausannoise malgré une baisse imposée par Monsieur Prix en avril dernier ne manque pas de s’indigner: «Cette eau est la plus sale de Suisse romande», s’est-il exclamé après avoir vu l’émission de la Télévision romande. «Nous ne sommes pas passifs», répond le municipal Olivier Français. Mais la modernisation de la production et de l’épuration de l’eau aura un coût: 150 millions de francs pour la Step de Vidy, qui sera rénovée à l’horizon 2015, et 30 millions de francs pour l’usine de pompage de Saint-Sulpice. Il reste à évaluer l’impact financier de ce programme pour les consommateurs. Olivier Français rappelle le principe du pollueur-payeur et évoque une probable augmentation des taxes. Tout cela fait d’ores et déjà l’objet d’une consultation avec les communes affiliées au réseau lausannois. En attendant, A bon entendeur, avec son test, a écorné l’image de l’eau de la Ville. Au début de l’année, les citoyens étaient invités à en consommer davantage, pour une cause humanitaire. Il s’agissait de l’opération «Eau solidaire»: les habitants étaient encouragés, pendant six mois, à boire le précieux liquide en carafe dans des restaurants partenaires, pour le prix de 2 francs reversés à un projet d’aide en Mauritanie. Olivier Français continue à défendre l’eau de la Ville, qu’il juge «de bonne qualité»: «La présence des micropolluants est inquiétante. Mais les faibles quantités sont rassurantes. Dans les pays voisins, les volumes mesurés sont 100 fois, voire 1000 fois plus importants».
Quote:
DES EFFETS MAL CONNUS

Les micropolluants sont-ils dangereux pour la santé? Interrogée par A bon entendeur , une écotoxicologue de l’Université de Lausanne, Nathalie Chèvre, relève que l’impact humain de 90% de ces substances est inconnu. Des expériences montrent que la faune et la flore aquatiques ne sont pas insensibles à ces rejets polluants. Un médicament anticancéreux nuirait par exemple à la reproduction d’une espèce de crevettes d’eau douce. Cela n’ébranle pas le chimiste cantonal, Bernard Klein: «On ne peut pas transposer la réaction d’une crevette à l’être humain», affirme-t-il, en répétant qu’il n’y a rien à craindre. Tout le contraire d’un scientifique parisien interrogé par A bon entendeur , qui dénonce des normes remontant aux années 60 et souligne l’impact de certaines substances sur le cancer du sein, par exemple.
http://journal.24heures.ch/zoneabonnes
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Old November 13th, 2012, 01:06 AM   #85
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Du carburant propre et pas cher

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ILS PRODUISENT DU CARBURANT PROPRE ET PAS CHER
Des chercheurs de l’EPFL ont mis au point un prototype bon marché qui permet de stocker de l’énergie grâce à la lumière


Les cellules solaires expérimentales, plongées dans l’eau, transforment l’énergie solaire en hydrogène. ALAIN HERZOG/EPFL

Du verre, de la rouille ou de l’oxyde d’un autre métal, de l’eau et une dose de rayonnement solaire. Avec ces composants de base, Kevin Sivula, professeur à l’EPFL, a mis au point une technologie prometteuse pour stocker l’énergie du soleil, en la transformant en hydrogène. Un élément qui peut être utilisé comme carburant ne provoquant pas de rejets polluants.

La recherche de Kevin Sivula, au Laboratoire d’ingénierie moléculaire des nanomatériaux optoélectroniques, s’inspire des trouvailles d’un pionnier des cellules solaires, le professeur Michaël Grätzel, lui aussi à l’EPFL. Celui-ci avait inventé, il y a une vingtaine d’années, des cellules dites à colorant, moins coûteuses que les traditionnelles galettes en silicium, produisant de l’électricité à partir d’un ensoleillement même peu intense, et selon un processus proche de celui qui est à l’œuvre chez les plantes.

Les nouveaux résultats, publiés par Kevin Sivula dans la prestigieuse revue scientifique anglo-saxonne Nature Photonics, laissent augurer des applications industrielles à large échelle, grâce à des coûts très bas de fabrication de l’hydrogène.

«Sur le même principe de départ que le nôtre, une équipe américaine est parvenue à atteindre un rendement impressionnant de 12,4%, raconte Kevin Sivula. Mais, avec leur méthode, 10 centimètres carrés de surface coûtent quelque 10 000 dollars à produire. Chez nous, le rendement est encore faible, entre 1,4 et 3,6%, mais le potentiel est considérable et pourrait rapidement atteindre 10%, pour un coût ne dépassant pas les 80 dollars le mètre carré. Le matériau le plus cher de notre dispositif est la plaque de verre!»
Le scientifique ajoute que le stockage de l’énergie solaire est un défi important pour le futur proche. «Les cellules solaires la transforment d’ordinaire en courant électrique, qui est directement injecté dans le réseau, détaille-t-il. Si l’on veut la stocker, il faut construire des accumulateurs. Avec notre système, on se passe de ces intermédiaires.»

La méthode mise au point à l’EPFL va ouvrir de nouvelles pistes pour l’utilisation d’énergies renouvelables. L’eau est en effet bien plus facilement entreposable que l’électricité. Et l’hydrogène obtenu après transformation peut ensuite être utilisé dans une pile à combustible, comme carburant pour un véhicule. On peut aussi s’en servir pour produire du méthanol, un autre carburant. Dans les deux cas, ces molécules sont compatibles avec des réseaux existants de distribution de carburants fossiles, les stations-service.
J.DU.
http://www.24heures.ch/

Last edited by General Electric; November 13th, 2012 at 01:40 AM.
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Old November 17th, 2012, 01:11 AM   #86
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Etoy: développement durable

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ETOY FAIT LE PARI DES ÉNERGIES RENOUVELABLES
La Municipalité souhaite rénover la salle polyvalente et poser un toit à panneaux solaires. Montant des travaux: 2,4 millions

La Commune aimerait se tourner vers les énergies vertes. Du moins pour sa salle polyvalente. Construite en 1984, cette dernière montre des signes de fatigue évidents, aussi bien au niveau des installations techniques que des façades. L’objectif est d’assainir le lieu tout en y installant des équipements dernier cri, à l’image de panneaux solaires thermiques pour l’eau chaude, et photovoltaïques pour l’électricité. Le tout pour la coquette somme de 2,4 millions de francs, qui seront demandés lors de la prochaine séance du Conseil communal.

Michel Roulet, syndic du village, reconnaît que ce montant est important. «C’est le prix à payer pour refaire toute l’enveloppe du bâtiment, remplacer les chaudières, les fenêtres ainsi que la toiture afin d’y installer près de 600 m2 de panneaux, énumère-t-il. Ce sera le premier bâtiment communal qui sera équipé d’un tel système solaire. Ce toit sera amené à produire près de 90 000 kWh par année, ce qui n’est pas négligeable. Aujourd’hui, la volonté de la Municipalité est d’aller vers quelque chose de plus durable.»

Et ce nouvel investissement devrait rapidement porter ses fruits puisque le remplacement des installations permettra de diminuer les consommations actuelles de près de 50%. «L’économie d’énergie peut être estimée entre 25 000 et 30 000 francs par année, ajoute Michel Roulet. Avec la réfection complète de ce bâtiment, la Municipalité propose un réel investissement pour l’avenir.»
L.B.
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Old December 10th, 2012, 01:23 PM   #87
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Façade verticale produisant du courant

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TECHNOLOGIE
Un mur solaire coloré verra le jour sur le campus de l’EPFL
La Haute Ecole va héberger la toute première façade verticale produisant du courant, grâce à une invention d’un de ses professeurs


Le mur solaire multicolore prévu sur une façade du futur Centre de conférences Swisstech de l’EPFL. IMAGE DE SYNTHÈSE/RICHTER-DAHL ROCHA ET ASSOCIÉS ARCHITECTES

Vingt ans après le dépôt du premier brevet, les cellules solaires dites à colorant font enfin leur entrée officielle dans le domaine des produits grand public. D’un côté, la firme Logitech a mis en vente ce printemps le premier modèle de clavier équipé de ces fameuses plaques produisant de l’électricité, même sous la lumière artificielle. De l’autre, l’EPFL hébergera un véritable mur solaire en verre sur une façade de son futur Centre de conférences Swisstech, opérationnel fin 2013.

Ce mur, une première mondiale pour un bâtiment accessible à tout un chacun, prendra la forme d’un gigantesque pare-soleil de couleur, d’une surface de 300 mètres carrés pour une hauteur maximale de 15,20 mètres. Il ne comprendra pas moins de 1500 «cellules», de petits panneaux transparents de 50 sur 35 centimètres qui, ensemble, produiront quelque 8000 kWh par an. C’est l’équivalent en Suisse de la consommation électrique annuelle de deux ou trois ménages.

Contrairement à des panneaux photovoltaïques «traditionnels» en silicium, les cellules à colorant – aussi appelées Grätzel, du nom de leur inventeur, le professeur de l’EPFL Michaël Grätzel – n’ont pas besoin d’être perpendiculaires aux rayons du soleil pour atteindre leur plein rendement. Il est donc possible de les installer sur une surface verticale.

Solides sur la durée
«Bien que les cellules Grätzel soient plus efficaces que celles au silicium sous une lumière faible, qu’elles soient plus simples à fabriquer, donc potentiellement moins chères, ce n’est que récemment que nous avons pu prouver qu’elles résistaient en plein air aussi longtemps que leurs homologues répandues sur les toits», explique Toby Meyer, patron, avec son frère Andreas, de Solaronix à Aubonne, l’entreprise mandatée pour fabriquer le fameux mur.

De quoi permettre à l’EPFL et aux différents partenaires, dont Romande Energie, de donner leur feu vert définitif au projet de grande façade.

Aussi un objet d’art
Le mur solaire sera multicolore, selon un arrangement créé par l’artiste lausannoise Catherine Bolle, tirant parti d’une particularité de la technologie Grätzel. Trois couleurs de base, rouge, jaune et orange, sont prévues. Elles seront déclinées en plusieurs teintes. C’est une autre petite entreprise, Hevron, dans le Jura, qui est en train de monter les premières colonnes du futur mur.

«Ce ne seront pas seulement des panneaux produisant de l’électricité, ce sera aussi un objet artistique qui participe à l’architecture du bâtiment, note Toby Meyer. Pour cette raison, le rendement énergétique sera relativement modeste.» L’électricité produite ne permettra pas l’autonomie du bâtiment. Toby Meyer salue au passage l’esprit pionnier du bureau Richter-Dahl Rocha et associés, concepteur du Centre de conférences.

«Bien sûr, utilisée de cette manière, la cellule solaire à colorant est plus chère que si on la fabrique en couches noires et qu’on la colle sur un toit ou sur un appareil électronique, conclut Toby Meyer. Mais je suis persuadé qu’il y a un marché pour ce genre de réalisation sur mesure, haut de gamme.»
A part produire du courant et attirer les yeux des visiteurs, les panneaux Grätzel devraient également améliorer l’équilibre thermique du bâtiment. Cela en limitant les pertes de chaleur (rayonnement infrarouge) en hiver, et en empêchant une trop grande quantité de rayons infrarouges de pénétrer durant l’été.
Jérôme Ducret



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DE L’INVENTION À L’INDUSTRIE
Entre la première découverte et des applications qui tiennent la route économiquement, il faut du temps. Pour les cellules solaires à colorant – aussi appelées Grätzel, du nom de leur inventeur –, il aura fallu presque trente ans. Les premières publications scientifiques datent de 1985, rappelle Michaël Grätzel. C’est en 1988 que le public romand a pu découvrir un prototype, prêté au magasin de meubles Pfister. Le premier brevet date du début des années 1990, bientôt suivi de licences vendues à quelques entreprises, dont Solaronix. Le reste est un long processus d’amélioration pour augmenter l’efficacité énergétique et la durabilité. La première atteint maintenant en laboratoire des valeurs comparables à la meilleure technologie au silicium. Et les firmes ayant acquis une licence Grätzel se sont multipliées: Dongjin en Corée, G24I au Pays de Galles, Glass 2 Energy à Yverdon-les-Bains ou Dyesol en Australie, par exemple.
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Old January 25th, 2013, 04:20 PM   #88
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Îles solaires

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ENERGIE
Des îles solaires sur le lac de Neuchâtel
Les installations flotteront dès l’an prochain. Elles permettront de tester de nouvelles technologies


Les îles sont formées d’une membrane, entourée d’un boudin. Sous la membrane, l’air est sous pression. Cent panneaux inclinés à 45 degrés y sont posés. IMAGE DE SYNTHÈSE/VITEOS

Trois îles futuristes vont apparaître au large de Neuchâtel. Avec leur diamètre de 25 mètres, ces radeaux d’un nouveau type resteront discrets. Mais ne vous fiez pas aux apparences! Le projet, lancé par le fournisseur d’énergie neuchâtelois Viteos, est une première: chaque installation sera recouverte de 100 panneaux solaires. Dans un premier temps, l’objectif est de tester de nouvelles technologies. Mais, à terme, les concepteurs espèrent un développement en Suisse et à l’étranger.

Jusqu’à aujourd’hui, un seul prototype d’île solaire a été réalisé, en 2009, aux Emirats arabes unis. Il s’agit toutefois d’une installation terrestre posée sur un bassin d’eau. Le système élaboré à Neuchâtel s’inspire des aéroglisseurs. Les panneaux sont installés sur des membranes, elles-mêmes posées sur des coussins d’air. L’ensemble est ancré à des blocs de béton au fond du lac. La jupe de l’île est lestée afin d’assurer la stabilité. Elle descend 1,5 mètre sous l’eau pour que l’air ne s’échappe pas s’il y a de grosses vagues. En cas de vent gelant, des barrières protègent l’installation, qui peut supporter 8 tonnes de glace.

«Suivi azimutal du soleil»
L’autre grande nouveauté? «Le suivi azimutal du soleil», répond Thierry Meresse, directeur de Noralis, spin-off du Centre suisse d’électronique et microtechnique, à Neuchâtel, associée au projet. Comprenez par là que les plates-formes tournent sur elles-mêmes en suivant la course du soleil. Les panneaux bougent tous ensemble, l’espace et la réception des rayons sont optimisés et la production d’énergie est de 20% à 30% supérieure à celle des installations classiques. «Sans eau, un tel système serait très compliqué et exigerait beaucoup d’énergie», précise Thierry Meresse.

L’ensemble du projet coûte 1,2 million de francs. Le kilowattheure revient à 58 centimes. «Mais ce prix ne veut rien dire, insiste Josette Frésard, directrice générale de Viteos. Notre but n’est pas de produire du kilowattheure: ces réalisations concrètes permettent de tester de nouvelles technologies, de montrer les compétences de notre région et d’amener les jeunes dans ces métiers.» Différents panneaux solaires seront essayés. Ce «laboratoire flottant» permettra aussi d’étudier «les effets de l’humidité, de l’érosion, du vent, des vagues et même de la neige et du gel sur ce type de construction», résume Philippe Burri, directeur technique de Viteos.

Les spécialistes imaginent aussi des débouchés futurs. «Le marché peut être très important, aussi bien en Suisse qu’à l’étranger, dans des pays ensoleillés», s’enthousiasme Thierry Meresse, en mentionnant le Chili, l’Inde, l’Australie, l’Afrique du Nord et du Sud ou encore le Colorado, aux Etats-Unis. Selon les ingénieurs, les applications sont multiples. Installées sur la mer, leurs îles pourraient accueillir des panneaux thermiques, dont la chaleur permettrait de dessaliniser l’eau. Sous les tropiques, elles réduiraient l’évaporation des réservoirs d’eau, tout en produisant de l’électricité. Ils imaginent même une variante pour les toits des maisons… A condition qu’ils soient plats, puisqu’il faudrait prévoir un petit bassin d’eau!

Mais, avant cela, les scientifiques vont assembler leurs premiers îlots dans le port de Neuchâtel, entre mai et août 2013. Et si aucune opposition ne retarde leurs projets, les structures seront mises en exploitation entre fin 2013 et début 2014.
Caroline Zuercher Neuchâtel
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Géothérmie Vaud

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ENERGIE
Les projets de géothermie foisonnent dans le canton
Avenches est en lice pour accueillir un projet pilote qui tentera de fissurer la roche à plus de 4 km sous terre pour produire de l’électricité

Le canton de Vaud a-t-il des prédispositions pour la géothermie, qui consiste à puiser la chaleur de la terre pour se chauffer ou produire de l’électricité? Après les projets de Lavey, de La Côte, ou plus récemment d’Eclépens, une nouvelle expérience de géothermie profonde a été dévoilée, hier à Avenches, par Geo-Energie Suisse SA.

Ce consortium de sept entreprises du secteur énergétique mise sur un projet pionnier, qui utilise le principe de la petrothermie. Autrement dit, la création de fissures artificielles dans la roche à 4500 mètres dans le sous-sol par injection d’eau à très haute pression. «A cette profondeur, la pierre est à plus de 130 °C, explique David Giorgis, responsable du cadastre géologique vaudois au Département de la sécurité et de l’environnement (DSE). L’eau fend la pierre, se réchauffe à son contact et remonte, brûlante, par un autre puits.» La géothermie stimulée avait été utilisée en première suisse à Bâle, en 2006, avant d’être abandonnée: cela avait induit des secousses sismiques apeurant la population. «Depuis, la technique s’est améliorée et les risques sont maîtrisés», rassure Olivier Zingg, chargé du projet d’Avenches. «Nous avons tiré les enseignements de Bâle, dit-il. Dans notre projet, les forages descendront profondément avant de tourner à 90 degrés, ce qui permettra de forer horizontalement. Nous allons induire des fissures par petites zones en limitant les risques sismiques.»

Les autres projets de géothermie dans le canton utilisent le principe de l’hydrothermie. Les forages fouillent la roche à la recherche de failles naturelles chargées d’eau chaude, sorte de gigantesques sources brûlantes qu’il n’y a plus qu’à faire remonter.

Près de 100 millions
Extraite du sous-sol à plus de 130 °C, l’eau permet de faire tourner une turbine pour produire de l’électricité. A Avenches, cela devrait suffire à couvrir les besoins de 6000 ménages. Inconvénient de cette étape: la production d’électricité génère un bruit continu de 30 à 35 décibels, qu’il faudra atténuer.

Enfin, après son passage en turbine, l’eau peut encore être utilisée pour alimenter un chauffage à distance, comme celui d’Avenches. Devisé entre 80 et 100 millions de francs, le projet de Geo-Energie Suisse SA pourrait être opérationnel d’ici à 2019. Encore faut-il que les études sismiques, environnementales et financières soient concluantes. Trois sites ont été retenus dans le pays sur les 130 analysés par Geo-Energie Suisse SA.

Avenches a décroché sa place en finale grâce à son sous-sol où le risque sismique est quasi inexistant. Le terrain communal pressenti (plus de 10 000 m 2) est en zone industrielle. La Municipalité roule déjà à fond pour ce projet. Reste que la durée de vie de cette installation est limitée entre vingt et trente ans. «Après, la roche se refroidit, explique Olivier Zingg. D’après nos connaissances, il faudra entre trente et soixante ans pour qu’elle se réchauffe grâce au noyau terrestre et redevienne utilisable pour de la géothermie.»
Christian Aebi



Quote:
UNE PROJET À 104 MILLIONS À GLAND

Projet Un forage à Gland, mené par les quatre partenaires du consortium GP La Côte - Sol-E Suisse SA, la Société électrique intercommunale de La Côte (SEIC), la Société électrique des forces de l’Aubonne (SEFA) et les Services industriels de la Ville de Nyon. Il s’agirait, dans un premier temps, de creuser un puits exploratoire de 6000 m. En cas de succès, il faudrait ensuite forer un puits de réinjection d’eau et construire une turbine. Objectif La centrale permettrait alors de produire annuellement l’électricité correspondant à la consommation de 10 000 ménages. Coût La centrale est devisée à 104 millions de francs, donc 44 pour le puits exploratoire. Le consortium GP La Côte va toutefois s’assurer que les frais de forage du puits pilote seront couverts à 50% par la Confédération et à 25% par le Canton et des instituts privés. Etat du dossier Une dernière phase d’étude est nécessaire avant de creuser le puits exploratoire. N.R.


LAVEY, LE PLUS AVANCÉ

Projet Forage à une profondeur de 2000 m à 3000 m mené par AGEPP (Alpine geothermal power production), qui regroupe des partenaires parmi lesquels EOS Holding, Romande Energie, Suisse Energie, Si-ren et les cantons de Vaud et du Valais. Objectif Puiser une eau à 110 °C pour alimenter 600 ménages de la région en électricité et 1200 ménages et sociétés en chaleur. Le site est prometteur, car déjà réputé pour fournir l’eau la plus chaude de Suisse. Coût Il est estimé à 33 millions de francs. Etat du dossier Mis à l’enquête en 2010. Deux oppositions déposées dont l’une, de l’Etat du Valais, a été levée début 2012. Des négociations sont ouvertes entre les Bains de Lavey, auteurs de la seconde opposition, et AGEPP. Son chef de projet espère une issue heureuse au premier semestre. Initialement planifiés à fin 2011, les travaux ont déjà pris deux ans de retard. F.W.D.M.
http://journal.24heures.ch/zoneabonnes
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Old February 14th, 2013, 03:22 PM   #90
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Projet Lavey+

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LE PROJET LAVEY+  SUSCITE DES OPPOSITIONS

L’agrandissement de l’usine électrique de Lavey était soumis à l’enquête jusqu’à lundi. Le chantier est devisé à 200 millions de francs


Image: Chantal Dervey

Augmenter de 75 millions de kilowattheures la production annuelle de l’usine hydroélectrique de Lavey-Morcles (actuellement 400 millions de kilowattheures). Voilà le projet lancé par les Services Industriels de Lausanne (SIL), qui prévoient l’agrandissement de ces installations, dont ils sont les propriétaires. Mais au terme de la mise à l’enquête publique, lundi, des oppositions ont été enregistrées. «Trois émanent de privés et une autre d’une entreprise», déclare le syndic de Lavey-Morcles, Yvan Ponnaz. Les oppositions ne sont pas contre le projet en soi, mais sont liées au chantier.

A cela s’ajoute une opposition du WWF. Si l’organisation n’est pas contre Lavey+, elle souhaite notamment avoir des garanties sur le bon fonctionnement de la passe à poissons prévue dans le projet. «Certaines passes à poissons installées dans d’autres régions n’ont pas fonctionné correctement, déclare Marie-Thérèse Sangra, secrétaire du WWF Valais. Nous manquons d’expérience à ce niveau -là.»
Nestor Delpino
http://www.24heures.ch/vaud-regions/...story/26980254
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Old March 2nd, 2013, 08:48 PM   #91
Lake Leman
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Si la Finlande peut le faire, alors pourquoi pas la Suisse ?

Oulu, Finlande (200’000 habitants) – Lausanne (bientôt 150’000 habitants, avec des forêts)

http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/2...-la/#more-1763

ou

http://www.liberation.fr/economie/20...nnectes_884208

Au lieu d’utiliser des batteries, pas très écologiques, tant au niveau de la fabrication qu’au niveau surtout du recyclage, on pourrait p.ex. fabriquer des mini stations de pompage-turbinage, avec des châteaux d’eau (énergie potentielle) dans les quartiers.
Pour la fabrication des copeaux de bois, les forêts Suisse sont situées pour une bonne partie en montagne, rien n’empêcherait d’en planter un peu en plaine, près des villes. La qualité de l’air s’en trouverait par ailleurs améliorée.

Quand les premiers hommes se sont installés, ils ont défrichés des forêts entières pour en faire des surfaces agricoles. Là, ce serait un petit retour en arrière. Pour compenser, et pourquoi pas, carrément même augmenter la production agricole (autosuffisance alimentaire oblige), on pourrait généraliser le concept des fermes verticales urbaines, dans les agglomérations. Ou bien sinon faire cohabiter sur les toits plats, panneaux solaires et jardins potagers, les toits végétalisés contribuant en outre à l’isolation des bâtiments et à absorber l’eau qui y tombe, ce qui diminue aussi les problèmes d’étanchéité. Les idées et les moyens ne manquent. La volonté politique, quant à elle…

http://www.futura-sciences.com/fr/ne...a-ville_41264/

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/5200...9#.UTJG2DDvuB8



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Old March 5th, 2013, 12:08 AM   #92
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En parlant de fermes urbaines sur les toits:

http://www.rts.ch/g/Jl5K
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Old March 15th, 2013, 07:26 PM   #93
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Lausanne STEP

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LAUSANNE VA BATAILLER CONTRE LES MICROPOLLUANTS

Les bactéries résistantes aux antibiotiques se jouent des steps et pullulent dans le Léman. Lausanne teste des parades


Image: Philippe Maeder

Le 22 mars dernier, l’Institut de recherche de l’eau (Eawag) annonçait que le lac Léman grouillait de bactéries résistantes aux antibiotiques. Et plus particulièrement dans la baie de Vidy, au large de la step, où l’étude a été menée. Ces germes sont principalement issus des rejets hospitaliers.
Une année après, la Municipalité de Lausanne affirme «s’inquiéter» du problème dans une réponse à l’interpellation du conseiller du conseiller communal UDC Philipp Stauber. «En réalité, les bactéries et les virus, nous les arrêtons, mais ce sont des micropolluants que les stations d’épuration n’arrivent pas à traiter», précise Olivier Français, municipal lausannois des Travaux. Ceux-ci s’y développement, même, avec des risques de croisement entre des gènes résistants et des bactéries pathogènes.

La Ville investit 8 millions pour tester des techniques contre ces micropolluants. Avec Zurich, Lausanne sert de laboratoire en la matière pour l’Office fédéral de l’environnement.

Deux méthodes se montrent efficaces: le traitement au charbon actif et l’ozonnage. «Les deux couplées, c’est encore mieux, note Olivier Français, mais cela coûte plus cher.» Lausanne pense déjà investir 150 millions pour réoptimiser le traitement des eaux usées, en prenant en compte ces nouveaux paramètres. «Il s’agit de refaire une nouvelle step, indique le municipal. Celle de Vidy est la plus vieille du lac, elle date d’avant l’Expo nationale de 1964.»

Pour financer un tel coût, les services lausannois planchent sur une modification du règlement sur la taxe d’épuration. «Elle va sérieusement augmenter», prévient Olivier Français.
R.B.
http://www.24heures.ch/vaud-regions/...story/13222640
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Old April 1st, 2013, 06:24 PM   #94
Lake Leman
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Est-ce que quelqu’un sait par hasard quand va être communiqué la stratégie d’implantation de tours/bâtiments emblématiques pour l’agglomération lausannoise ? En juillet dernier, ils parlaient pour la fin 2012. Mais apparemment, toujours rien…



Densifier les villes: pas avec des tours!


(Quartiers de la Borde et de la Rouveraie à Lausanne: pas si denses; source:http://www.panoramio.com/photo/14106540)

Le 3 mars 2013, le peuple suisse a finalement approuvé, à une confortable majorité, la nouvelle loi fédérale sur l’aménagement du territoire (LAT) qui fixe de nouvelles règles permettant de stopper l’étalement urbain et de densifier les zones déjà urbanisées. Les opposants à la LAT, qui ne voulaient pas entendre parler d’un possible déclassement de zones à bâtir surdimensionnées et mal situées, présentaient des photomontages avec des tours pour décrire l’horreur d’une densification des villes. Absurde! D’autant que les plus hautes densités humaines ne se trouvent pas dans les quartiers constitués de maisons-tours (comme, par exemple, les quartiers de la Borde et de la Rouveraie à Lausanne), mais dans ceux érigés à la fin du XIXe siècle avec des immeubles de 5 étages au maximum (comme le quartier sous-gare de Lausanne). C’est ce que démontre l’excellent dossier « Tours: mode d’emploi » (pdf, 73 Ko) http://tribuarchitecture.ch/sites/de...n_518_1731.pdf élaboré par le bureau Tribu Architecture. Une démonstration qui ne signifie toutefois pas qu’il faille renoncer aux tours dans les villes. Mais il faut avoir conscience qu’elles ne sont pas la panacée.

Un jeu de questions-réponses courtes résume excellemment le message de ce dossier qui mérite d’être lu par toutes celles et ceux qui s’intéressent à l’aménagement durable du territoire:

- A quoi sert une tour? A voir et être vu!
- Doit-on cacher une tour? Non, une tour doit se montrer!
- Qu’est-ce qu’une tour? Un bâtiment élancé et singulier.
- Une tour est-elle dense? Localement, oui. Avec son contexte, non! (Si l’on veut voir tout en évitant les ombres portées, les immeubles doivent être éloignés les uns des autres!)
- Comment s’intègre une tour? Par l’aménagement des rez-de-chaussée!
- Que peut contenir une tour? Tout! Une tour doit être mixte.
- Comment desservir une tour? Par les transports publics!
- Une tour est-elle économique? Non, mais elle a de la valeur!
- Une tour est-elle écologique? Possible, mais avec beaucoup de technique!

Ce ne sont donc pas des critères de densité, d’économicité ou d’écologie qui justifient la construction de tours. Au final, leur fonction principale reste d’être vues. C’est ainsi que je me souviens d’avoir utilisé la tour Montparnasse comme repère pour me guider alors que j’habitais à Paris sans connaître les rues. A noter que la Cathédrale joue le même rôle à Lausanne… Tribu Architecture le relève bien: les tours, comme les phares ou les églises, servent à structurer l’espace et à nous guider.

http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/2.../#comment-5143
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Old April 1st, 2013, 07:00 PM   #95
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Les opposants à la LAT, qui ne voulaient pas entendre parler d’un possible déclassement de zones à bâtir surdimensionnées et mal situées, présentaient des photomontages avec des tours pour décrire l’horreur d’une densification des villes. Absurde! D’autant que [B]les plus hautes densités humaines ne se trouvent pas dans les quartiers constitués de maisons-tours (comme, par exemple, les quartiers de la Borde et de la Rouveraie à Lausanne), mais dans ceux érigés à la fin du XIXe siècle avec des immeubles de 5 étages au maximum (comme le quartier sous-gare de Lausanne).
Selon Tribu, les plus hautes densités humaines ne se trouvent pas dans les quartiers constitués de maisons-tours mais dans ceux érigés à la fin du XIXe siècle avec des immeubles de 5 étages au maximum?

Même si cette affirmation est probablement exacte, n'y voyez-vous pas comme une sorte de contradiction?

Cette fausse vérité tient au fait que Tribu compare des quartiers urbains situés au centre-ville (maison contigües) avec des quartiers résidentiels situés au péricentre (immeubles disséminés). Si les maisons-tours avaient été construites en contigu selon le schémas valable au centre-ville, les densités serait bien plus élevées. A l'inverse, si les maisons du centre érigées au XIXe s. avaient été construites de manière disséminées, la densité serait extrêmement faible.

Pour résumer, il est facile de présenter des chiffres hors de leur contexte et leur faire dire n'importe quoi.

A Hong-Kong (mais pas seulement), ils construisent des zones résidentielles très hautes et la densité y élevée. Je ne dis pas que cela me plait.

Il faut donc construire plus haut (notamment au centre-ville) et un peu plus urbain (donc plus serré) au péricentre tout en arrêtant de flanquer les immeubles de gigantesques places de parc qui grignotent beaucoup de terrain.

Last edited by quimporte; April 1st, 2013 at 09:54 PM.
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Old April 1st, 2013, 08:49 PM   #96
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Exactement. C'est là qu'il est intéressant de voir qu'un des.arguments anti-tours est justement la concentration, alors que celle-ci est ici bien plus forte au centre, où la promiscuité est bien là.

Après cela, en plus de l'espace.entre bâtiments et de tours ou pas, on peut simplement faire plus haut en général. Le paysage urbain manque de bâtiments r+7-9. Ce type de bâtiments peut tout aussi bien qu'une tour modeler la ville.

J'y pensais dernièrement en passant à chailly. Le bâtiment de la Migros me semble bien placé (en terme de volume, pas d'esthétisme), il ferme un peu la "place".
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Old April 1st, 2013, 10:19 PM   #97
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Exactement. C'est là qu'il est intéressant de voir qu'un des.arguments anti-tours est justement la concentration, alors que celle-ci est ici bien plus forte au centre, où la promiscuité est bien là.

Après cela, en plus de l'espace entre bâtiments et de tours ou pas, on peut simplement faire plus haut en général. Le paysage urbain manque de bâtiments r+7-9. Ce type de bâtiments peut tout aussi bien qu'une tour modeler la ville.

J'y pensais dernièrement en passant à chailly. Le bâtiment de la Migros me semble bien placé (en terme de volume, pas d'esthétisme), il ferme un peu la "place".
Je suis toujours étonné de voir comment les villes gèrent la problématique de la densification, notamment au centre-ville. A ce titre, Vevey est assez exemplaire. Par exemple, les immeubles le long de l'avenue Général-Guisan ont 7, 8 ou même 9 niveaux. Il n'y pas bcp de rues à Lausanne, qui est bien plus grand, où l'on ait une telle sensation de hauteur, sauf peut-être au Flon ou le long de la rue Centrale pour les raison que j'explique après.

En fait, à Lausanne, l'impression de hauteur vient surtout du fait que les immeubles s'appuient sur des pentes raides. Dès lors, les immeubles situés au sommet d'une pente mais dont les premiers niveaux sont cachés par les immeubles construits au bas de la pente, donnent l'illusion que Lausanne est construit en hauteur. Ce phénomène est flagrant surtout le long des rues dirigées d'est en ouest, mais également à la rue Centrale (vers le pont Bessières c'est presque Métropolis).

Au Flon, cette illusion est inspirée par les bâtiments du Centre Métropole et la tour Bel-Air, dont l'entrée nord se situe à une altitude sensiblement plus élevée que celle située au sud. Même sensation à la rue Centrale quand on regarde vers le pont Bessières, ou en direction de la rue de Bourg. En contrebas de l'immeuble Mobimo à l'avenue d'Ouchy, on est également écrasé par l'immensité trompeuse de l'immeuble qui paraît bcp moins imposant vu d'en-haut.

Bref, tout ça pour dire que le petit Vevey construit plus haut que Lausanne.

Last edited by quimporte; April 1st, 2013 at 10:38 PM.
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Old April 1st, 2013, 11:28 PM   #98
Lake Leman
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J’ai remarqué que plus une ville est petite (Genève, Vevey, Renens,…), plus elle construit densément, probablement par ce qu’elles n’ont pas trop le choix, par contrainte géographique. Avec la LAT qui a été votée récemment, espérons que le PALM corriger le tir et construite plus haut.

Sinon, la tendance n’est en effet plus de construire des bâtiments contigus, d’un seul tenant, comme dans les vieilles-villes, d’où une certaine place de perdue depuis. Personnellement, je préfère des immeubles séparés, pas comme à la Cité du Lignon, avec son R+12 de 1 km de large. Il paraît que l’immense bâtiment a eu compté jusqu’à… 14'000 habitants. C’est fou ! Mais nous ne sommes plus dans les années 1960, où il a fallu loger en très peu de temps des milliers et des milliers de travailleurs, absorbés par la croissance folle des trente glorieuses. Tiens, ça me fait un peu penser, toute proportion gardée, à la Chine d’aujourd’hui, où il leur faut loger des centaines de millions d’ouvriers issus des campagnes.

De par sa taille et son histoire (enserrée pendant longtemps dans des remparts exigus, pour se protéger des envahisseurs savoyards), la cité de Calvin (195'000 hab / 16km2) a très bien su se densifier par la suite, tout en préservant beaucoup de campagne dans le canton, pas comme notre Gros-de-Vaud. Si je ne raconte pas trop d’âneries, je crois même que sa densité moyenne dépasse légèrement celle de… New York (8 mios hab / 800km2 de terre), avec ses alignements de tours « minuscules », mais aussi ses bâtiments moins hauts.

En accord avec ce que j’ai écrit il y a quelques temps, je serais personnellement pour des bâtiments R+8 à R+12 pour toute l’agglomération (y compris au nord de celle-ci), à l’image de ce qui s’est fait à Genève, en plus de quelques dizaines de belles tours emblématiques (points de repère, symboles) stratégiquement placées (gares, Beaulieu, quartiers ou sites importants, entrées d’une ville,…).

Perso, je verrais bien une ribambelle de R+8 à R+12 en « mille-feuilles », histoire notamment de contrer (ou satisfaire) certains arguments de ceux qui ont descendu en flamme le projet de tour (Industrie) à Bussigny. La répartition serait appliquée avec souplesse, car rien n’est gravé dans le marbre :

- Rez : commerces, restos, bistrots, coiffeurs, petits artisans, petits ateliers, … ;
- 1er : personnes âgées ou handicapées, afin de pouvoir les évacuer rapidement en cas d’évacuation ;
- 2ème-5ème : grands appartements, pour les familles avec enfants en bas âges, afin que les gosses (interdits d’ascenseur si tout seul) puissent remonter par l’escalier sans devoir s’envoyer 10 étages à pied, et que leur maman puisse mieux les surveiller et mieux communiquer avec eux lorsqu’ils jouent dans la cour (rapport avec le sol) ;
- 6ème : étage pour la machinerie (voir photo et article ci-dessous) ;
- 7ème-10ème : logements plus petits, pour couples sans enfants, personnes seules, étudiants, colocations,… ;
- 11ème-12ème : cabinets médicaux, dentistes, avocats, notaires, bureaux divers,… ;

Cela permettrait de dégager de temps en temps un bout de terrain pour des places de jeux ou des terrains de sport dans les quartiers. Et en répartissant un peu la densité, plutôt que d'ériger des quartiers de tours, cela limiterait des flux trop denses aux heures de pointe.

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevo...story/24467694

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Old April 3rd, 2013, 02:21 PM   #99
Lake Leman
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La construction du futur



27.03.13 - Face aux nombreux enjeux liés à la durabilité, de multiples recherches et expérimentations sont en cours pour faire évoluer les concepts, les technologies et les systèmes de construction. Afin d'identifier les perspectives d'innovation se profilant dans le domaine, la revue Habitation publie un article sur la construction du futur, comprenant notamment une interview du Professeur Emmanuel Rey du Laboratoire d’architecture et technologies durables (LAST).

Parmi les multiples innovations en cours de développement dans le domaine du bâti, quelques tendances peuvent être mis en exergue et regroupés selon quatre axes de recherche, qui rejoignent les travaux dans lesquels le LAST est actuellement impliqué.

Quartiers symbiotiques.
Cette troisième génération de quartiers durables empruntera des principes à l'écologie industrielle pour développer davantage les synergies et les échanges des ressources l’échelle du quartier.

Reconstruire avec souplesse.
Bien plus que d'imaginer une nouvelle cité idéale au milieu des champs, il s'agit avant tout en Europe de déterminer la manière optimale de faire évoluer les villes et agglomérations existantes. Un enjeu fondamental sera donc la rénovation, la transformation et la substitution des immeubles existants.

Nouveaux paradigmes énergétiques.
La première mesure d’efficacité consiste toujours à diminuer les besoins. Cette réalité va rendre incontournables les stratégies bioclimatiques, en prenant en compte un nombre croissant de paramètres : solaire passif et lumière naturelle, ventilation naturelle et rafraîchissement passif, à pondérer avec le souci de densification urbaine et de qualité de vie. Le design intégré des dispositifs liés aux énergies renouvelables jouera également un rôle grandissant.

La maison recyclable.
Ces optimisations vont contribuer à faire croître, dans les bilans énergétiques, l’importance de l’énergie grise. Ce qui va favoriser, en Suisse, le recours aux ressources locales comme le bois, mais également d'innover dans le domaine des systèmes constructifs hybrides, qui combinent plusieurs matériaux pour tirer parti des caractéristiques respectives de chacun. Autre grand axe, la récupération des matériaux de construction. «Les bâtiments d’aujourd’hui sont des gisements pour ceux de demain. On commence donc à penser à des systèmes constructifs mieux dissociés, qui permettent de limiter les déchets à la construction et d'anticiper leur traitement au moment de la déconstruction» explique le Prof. Emmanuel Rey.

http://actu.epfl.ch/news/la-construction-du-futur/
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Old April 11th, 2013, 11:10 PM   #100
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Les Diablerets renouvelables
SUISSE
02:00 Marco Danesi


Michael Liebreich. Un expert en développement durable, «sans être écolo ni de gauche». (Eddy Mottaz)

Michael Liebreich imagine la station des Alpes vaudoises en forum du développement durable. L’entrepreneur britannique, propriétaire d’un chalet dans le village depuis 2010, est prêt à mobiliser ses nombreux contacts en faveur de la station, qui se cherche un avenir. Une conférence aura lieu fin août.

La voix très british se matérialise un matin de mars aux Diablerets. Après une longue conversation au téléphone quelques jours auparavant, Michael Liebreich débarque en personne avec Alice, son épouse, et la plus grande de ses trois enfants dans un café de la station vaudoise.

Propriétaire d’un chalet dans la localité de la commune d’Ormont-Dessus depuis 2010, il y passe quelques semaines par année. Il a comme voisins d’autres sujets de la reine Elisabeth, lointains héritiers des pionniers anglais aux sources du tourisme dans les Alpes romandes. L’homme aime skier. Il a été champion de freestyle. Il a participé aux Jeux olympiques de 1992 à Albertville, en France. Il a même coécrit un livre sur le profil du skieur complet. Aujourd’hui, l’ancien athlète est toujours en forme et mène, à 49 ans, une vie d’entrepreneur comblé.

Au bout du vallon de la Grande Eau, l’ingénieur et diplômé de la Harvard Business School fait davantage que télé-travailler et slalomer sur les pentes enneigées: il se préoccupe du sort des Diablerets. Tout naturellement, Michael Lieb¬reich marie ses intérêts professionnels à ses loisirs. Expert en développement durable, «sans être écolo ni de gauche», il imagine la station en forum planétaire du secteur.

En 2012, il a convié au seuil du glacier de Tsanfleron une pléiade de spécialistes, décideurs et investisseurs pour battre les chemins vers une économie verte. Cette année, il récidive le 29 août prochain. Homme de réseaux au carnet d’adresses «hallucinant», il aime nouer des liens, provoquer les rencontres. Il s’étonne d’un certain immobilisme helvétique en la matière, «car la Suisse possède les connaissances scientifiques et technologiques. Il y a de l’argent pour des projets…» Communicateur, il croit que le développement durable pourrait devenir le branding, la marque de fabrique du village.

Malheureusement, Thomas Schmidt ne sera plus là. Son complice de la première édition et trait d’union avec les autorités communales vient de décéder abruptement. Michael Liebreich confesse sa tristesse. Et un certain abattement. Puis l’enthousiasme revient, d’abord pudiquement, ensuite franchement. L’homme parle, esquisse des scénarios, dépeint des horizons impensables pour Les Diablerets, qui vivent une période tourmentée, en quête d’avenir. Alors que les changements climatiques menacent les stations à basse altitude.

Dans l’immédiat, c’est la survie de la télécabine du domaine d’Isenau qui est en jeu. Vieillissante, bientôt privée de concession fédérale, l’installation doit être remplacée. Le parlement communal vient d’adopter un projet de nouvelle remontée. L’engin va survoler le village et assurer la liaison avec les pistes du Meilleret, dévalant la montagne qui fait face à Isenau. Pour ce faire, il faut trouver 3,4 millions. Le canton prêtera le reste, soit 13,6 millions. Le domaine, après en avoir été exclu, a été réintégré au programme cantonal Vision Alpes vaudoises 2020 qui dessinera le paysage touristique et économique de la région pour les prochaines décennies. Le canton dévoilera les contours définitifs de la planification en cours d’année.

Les résidents et les vacanciers ont été sollicités. La récolte des fonds doit aboutir d’ici à la fin de la saison de ski. Pour l’heure, un peu plus de 1,2 million de francs a été souscrit au sein d’une fondation créée à cet effet. Le délai est court, pour certains trop court, mais la collecte se poursuit. Une campagne de communication va relancer les enchères, indique le municipal Jean-Marie Schlaubitz.

Le projet a beaucoup de supporters mais également des ennemis. Les propriétaires et locataires des immeubles et maisons sur lesquels planera la télécabine promettent oppositions et recours aux tribunaux. D’autres réclament une rénovation sur le tracé actuel de l’installation. Bref, la bataille s’annonce rude sur fond de restrictions de bâtir après le succès récent de l’initiative Weber et de la révision de la loi fédérale sur l’aménagement du territoire. Isenau, explique encore Jean-Marie Schlaubitz, est devenu la pièce maîtresse, emblématique du développement durable que la municipalité souhaite.

En 2004, Michael Liebreich, qui a un passé de consultant dans l’univers du management et de la télévision, crée New Energy Finance. La société fournit aux investisseurs des informations dans le domaine des énergies propres. Les clients – des administrations publiques, des organisations internationales et des compagnies privées – disposent de données en continu qui leur permettent d’élaborer leurs stratégies. Inspiré, il a compris que l’approvisionnement énergétique entamait une révolution qui va bouleverser la planète.

Cinq ans plus tard, ce rejeton d’une famille juive réfugiée en Angleterre vend sa société à Bloomberg L.P., conglomérat leader de la communication économique et financière fondé par l’actuel maire de New York. Après la transaction, il garde les commandes de l’enseigne basée à Londres, forte de 200 collaborateurs. L’affaire lui permet de construire son «chalet de rêve aux Diablerets».

Michael Liebreich a choisi le village pour son cachet, ses parfums montagnards, les airs de station familiale préindustrielle, à mille lieues de Montana, Verbier ou Villars. Avec Alice, il a pisté pendant des mois la destination idéale. Ils ont balisé les vallées avant d’aboutir au pied du col du Pillon. Au fil des séjours, il découvre le questionnement qui enflamme la station: «Après l’agriculture, le tourisme et l’immobilier, sur quoi faut-il miser?» Il comprend que «le futur des Diablerets ne peut plus reposer uniquement sur le ski».

Un milliardaire norvégien a nourri cet espoir ces dernières années. Etabli en station, il s’est entouré d’investisseurs et de personnalités locales. Sa société a racheté les remontées mécaniques. Les Dia¬blerets vrai village de montagne (DVVM), sa raison sociale, a aussi repris plusieurs hôtels. La station a cru un moment au salut. Puis les choses se sont gâtées. Le rêve d’une liaison continue et grandiose entre Villars, Les Diablerets, le col du Pillon et Glacier 3000, en passant par Isenau, a échoué. La fermeture du Grand Hôtel des Diablerets, établissement historique, pour le transformer en appartements de vacances a déçu. Les ambitions de DVVM ont été revues à la baisse. Les critiques à son égard se sont multipliées. De nos jours, la méfiance règne.
Quoi qu’il en soit, Michael Lieb¬reich espère que l’armateur ne se retirera pas des Diablerets. Et que partisans et adversaires dialogueront au sujet d’Isenau. Toutes les ressources sont indispensables. Comme les projets qui ne manquent pas: un centre thermal, une école internationale du développement durable, une société de gestion des énergies renouvelables. Les autorités, via une large consultation, ont d’ailleurs compilé un catalogue de mesures souhaitables: Vision 2025. «La croissance verte» en est le fil rouge, précise Jean-Marie Schlaubitz. Et Michael Liebreich a été un pourvoyeur d’idées, il a offert son expertise, garanti la crédibilité de l’opération, confirme le municipal.

«On pense aux pays émergents, à l’Asie, à l’Afrique ou alors aux métropoles quand on évoque ces questions. Mais les villages de montagne tels que Les Diablerets méritent à leur tour que l’on s’y attarde», s’enflamme l’entrepreneur anglais. Bref, «il faut changer de modèle si Les Diablerets veulent rester vivants, offrir des emplois, ouvrir des magasins. Ne rien faire, c’est le seul vrai risque.» C’est le mot de la fin ou du début.

http://app.letemps.ch/Page/Uuid/934a..._renouvelables
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