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Old April 12th, 2013, 03:47 PM   #101
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Les Diablerets renouvelables
Excellente nouvelle pour cette station! Reste que j'espère que la commune arriveront à trouver suffisamment de fond propre.
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Old April 12th, 2013, 09:18 PM   #102
Lake Leman
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Voici une petite « cabane de jardin », écologique et autosuffisante au niveau énergétique, qui s’intègre bien dans le paysage (pas plus haut que les arbres, ça ferait plaisir au MDL, ou à Mme Barraud, de Bussigny , qui pourrait peut-être inspirer quelques architectes de la région pour un projet emblématique, un campus, p.ex. au nord du PALM. Sa forme circulaire me fait penser au regretté projet mort-né de stade-piscine des Prés-de-Vidy. La hauteur (R+3) de ce bâtiment de bureaux fait penser un peu à ceux qui se construisent chez nous, à un détail près : l’anneau fait plus de 500 mètres de diamètre, soit la bagatelle de 20 hectares d’emprise au sol. Cela nous donne en moyenne, selon les chiffres de l’article (12'000 employés), une concentration de 600 emplois/ha, soit plus que les quartiers les plus denses de Lausanne. Les chiffres donnent le tournis. Si l’on rapportait ce building circulaire à un bâtiment droit et allongé, celui-ci atteindrait environ 1 mile de long. Je pense que bien que le bâtiment soit très bas, c’est trompeur. En effet, sa forme lui permet une continuité, et donc pas de perte de place construite qui serait nécessaire entre plusieurs bâtiments conventionnels, tout en offrant un joli écrin de verdure.

Je crois sinon que l’architecte qui l’a dessiné possède le château de Vincy, sur la Côte.


APPLE CAMPUS 2

«Le meilleur immeuble de bureaux du monde» coûtera 5 milliards!
Un bâtiment à l’image de la démesure de l’entreprise. En forme d’anneau de 4 étages de haut et gros comme 2/3 du Pentagone, il accueillera 12000 employés. Le campus disposera d’un parc planté de 6000 arbres de 38 essences différentes et les routes et les parkings seront, en grande partie, enterrés.




Le futur campus d’Apple à Cupertino

Le futur campus d’Apple à Cupertino se veut titanesque. Le vaisseau de 270 000 m2 rêvé par Steve Jobs pour abriter le futur siège social d'Apple devait coûter 3 milliards de dollars, il en coûtera 5. Et le délai de livraison du campus passe lui de 2015 à 2016.
À 5 milliards de dollars, la construction du building dépasse le coût du nouveau World Trade Center et devient le projet le plus cher des États-Unis.

Une somme folle à rapprocher aux 3,9 milliards de dollars investis pour la reconstruction du World Trade Center, mais qui semble malgré tout raisonnable lorsque l’on dispose d’une trésorerie de 137 milliards de dollars… et d'une clientèle qui est pour ainsi dire «entrée en religion».

C’est lors d’une de ces dernières apparitions publiques que Steve Jobs, le fondateur d’Apple disparu en octobre 2011, avait annoncé devant le conseil de la ville de Cupertino, la création du futur siège d'Apple.

L’intérieur du bâtiment se voudra luxueux avec l’utilisation de matériaux haut de gamme et, comme l’a voulu le fondateur de l’entreprise, «il n’y a pas un seul morceau de verre droit». Le bâtiment disposera d’un système de ventilation automatique qui ouvrira les fenêtres pour réguler le température intérieure et aura 700000 m² de panneaux solaires.

Alors que certains actionnaires comme Keith Goddard apprécient moyennement ces dépenses qui surviennent à un moment où les parts de marché d'Apple décroissent et les investisseurs perdent confiance en la marque, cela en dépit des résultats de l'iPhone 5 en Chine et aux USA notamment; le groupe ne lésine pourtant pas sur les moyens afin de réaliser le projet titanesque de son regretté PDG.

Les causes du surcoût
Parmi les causes évoquées par Businessweek, il y a les exigences de Steve Jobs lui-même. Le bâtiment, unique en son genre, devra être équipé de vitres incurvées particulièrement coûteuses. L'entreprise en charge de produire le verre de ce bâtiment - «Seele», une société allemande qui fabrique aussi les escaliers en verre que Steeve Jobs a pu breveter avant sa mort et placer dans les magasins de la marque - a du doubler ses capacités de production pour faire face à cette demande. Selon le site The Verge, l'entreprise confectionne habituellement du verre par mètre carré mais doit maintenant en produire plus de six kilomètres carrés pour le bâtiment d'Apple.

En surface, la nature sera mise à l'honneur. À l'extérieur, plus de 6000 arbres seront plantés. Les parkings prévus en suffisance seront - pour certains - dissimulés en sous-sol de l'«anneau». Dans cette même ambition «high tech», le bâtiment devrait posséder un nombre impressionnant de panneaux solaires, ceci afin de couvrir 65 000 mètres carrés de surface. le bâtiment sera théoriquement autonome côté alimentation: le terrain sera équipé d'éoliennes et l'utilisation de biocarburants permettrait d'éviter de piocher dans les ressources de la ville.

Dans le but d’utiliser 100% d’énergie renouvelable et de permettre à ses visiteurs et salariés de bénéficier de 300 stations de recharge pour véhicules électriques, la mise en place de panneaux solaires et de piles à combustible sont à l’étude sur le campus.
Futuriste et intriguant, l'Apple Campus 2 conçu par l'architecte anglais Sir Norman Foster - suscite une énorme curiosité. Par souci de transparence, la ville de Cupertino a décidé de publier les plans et ses modifications.(ba/com)





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Old April 17th, 2013, 03:47 PM   #103
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Pollution lumineuse

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ENVIRONNEMENT
«Les Alpes ont un air de Disneyland!»

La pollution lumineuse touche tout le pays, admet Berne. L’éclairage public est à revoir


Sur cette illustration tirée d'une image d'un satellite de la NASA, le centre de la Vallée du Rhône apparaît aussi lumineux que les villes de Lausanne ou Genève. NASA-DR

«Une Commune valaisanne vient de modifier tous les lampadaires d’un quartier. Des habitants ont remarqué que la rue était deux fois mieux éclairée. Ils s’en sont plaints, en disant qu’il était aberrant de mettre des ampoules plus puissantes à l’ère du développement durable. Les responsables ont à peine osé leur dire la vérité: ils avaient simplement installé un système qui projette la lumière au sol, là où elle est utile, au lieu de la diriger vers le haut… C’est non seulement plus efficace, mais bien plus économique en énergie.»

Pour Arnaud Zufferey, professeur à la HES-SO de Sierre, cette anecdote illustre l’ignorance qui entoure la pollution lumineuse en Suisse. Ce phénomène se caractérise par la diminution artificielle de l’obscurité du ciel nocturne, du fait d’un éclairage trop fort ou mal orienté. Il touche les grands centres urbains, mais également les zones moins habitées. L’association Dark Sky (www.ciel-noir.org) s’en inquiète, photos satellites à l’appui: la nuit, le centre de la vallée du Rhône s’avère aujourd’hui aussi lumineux que Lausanne, Genève ou le nord de Zurich. Et l’urbanisation croissante ne fait qu’amplifier le problème.

Excès en montagne
Dark Sky désigne d’autres «pollueurs lumineux» dans les régions alpines: les stations de ski, qui éclairent (trop) leurs pistes la nuit ou qui laissent «clignoter des sapins jusqu’à Pâques». Arnaud Zufferey cite aussi des événements tels que le 150e anniversaire du Club alpin suisse et le bicentenaire du Canton du Valais, qui verront respectivement la mise en lumière de cabanes de montagne et de sommets enneigés. «Gare à la Disneylandisation des Alpes!»

Faune et flore en danger
Selon le Conseil fédéral, les émissions lumineuses orientées vers le haut ont augmenté d’environ 70% au cours des vingt dernières années. Est-ce néfaste? Oui, assure le gouvernement. «Les animaux nocturnes peuvent être considérablement perturbés par la lumière artificielle, ce qui porte atteinte à la capacité de survie de certaines espèces (insectes et oiseaux) et accroît le risque de mortalité», indique-t-il dans un récent rapport, qui s’appuie sur plusieurs études scientifiques. La flore peut, elle aussi, souffrir des excès de lumière: les plantes bourgeonnant plus tôt, elles sont plus exposées au gel. Quant aux humains, ils peuvent être gênés par l’illumination indésirable, notamment dans leur sommeil. L’association Dark Sky ajoute à cette liste la question de la sécurité: les réverbères mal conçus éblouissent, ce qui accentue les dangers de la circulation routière.

Mesures techniques
Arnaud Zufferey, coordinateur romand de Dark Sky, salue cette prise de conscience au niveau fédéral. Il cherche néanmoins à sensibiliser les Communes. «Ce sont elles qui gèrent l’éclairage public, rappelle-t-il. Or, beaucoup d’entre elles ne savent pas combien de réverbères elles ont ni de quels genres de luminaire il s’agit!» Un assainissement passe donc bien souvent, selon lui, par l’établissement d’un inventaire précis.

Ensuite, les mesures à mettre en œuvre sont multiples: éclairer de haut en bas (et non l’inverse) et de façon ciblée, équiper les lampadaires et les enseignes lumineuses d’abat-jour, adapter le type de lampes et leur intensité à la situation, limiter l’éclairage dans le temps. L’ingénieur et professeur valaisan conseille aux administrations de faire appel à des spécialistes: «Il existe aujourd’hui des technologies fiables qui permettent de réguler la puissance des candélabres selon le trafic ou selon les heures.»

Economies substantielles
Une telle approche globale peut générer jusqu’à 70%, voire 80% d’économies d’énergie, affirme Arnaud Zufferey, en citant des exemples canadiens. «L’éclairage public représente environ 30% de la facture d’électricité de chaque Commune. Cela vaut donc vraiment la peine de s’y mettre!» Son espoir: que l’interdiction dès 2015 des lampes au mercure – encore très présentes dans de nombreuses localités – pousse les autorités concernées à agir.

La loi pourrait changer
Le Conseil fédéral, de son côté, entend freiner la pollution lumineuse en profitant de l’introduction progressive des diodes électroluminescentes (LED). Il prévoit une modification législative destinée à garantir «une utilisation appropriée des dispositifs d’éclairage fixes et mobiles, afin de protéger les espèces et leur habitat». Autre mesure envisagée: inciter Cantons et Communes à réduire la pollution lumineuse en rendant plus difficile l’obtention des autorisations fédérales pour les dispositifs d’éclairage.
Patrick Monay
Source: 24 heures du 15.04.2013
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Old April 18th, 2013, 01:04 AM   #104
Lake Leman
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DÉVELOPPEMENT DURABLE
Genève voit grand avec la création d’un mégaprojet dédié à l’environnement

Par Caroline Zumbach/M.Cl. le 08.05.2012 à 14:07

Un aquarium et un planétarium sont prévus dans ce centre qui devrait voir le jour à Lancy (GE). Projet devisé à plus de 200 millions


Quelque 25 000 m2 dévolus au développement durable et aux droits humains! Avec une serre, un planétarium, un aquarium, des salles de conférence et de concert, un cyberespace, ou encore des commerces. C’est le mégaprojet qui devrait voir le jour sur la commune de Lancy (GE), sous l’impulsion de la Fondation Earth Focus. De quoi profiler Genève comme leader en matière d’éducation environnementale, affirme la fondation.

«Dans cette ville, il y a beaucoup de connaissances et d’expérience en matière de développement durable. Il faut les partager avec le monde pour arriver au changement nécessaire à la sauvegarde de notre planète.» C’est en ces termes que Nicola Spafford Furey, vice-présidente de la Fondation Earth Focus, créée par la princesse Catherine Agha Khan, décrit ce projet ambitieux destiné à sensibiliser la population, et en particulier les jeunes, au développement durable. Portant le nom d’«Objectif Terre», le concept a d’ores et déjà obtenu le soutien du Conseil d’Etat genevois qui s’est engagé en janvier 2010 «à mettre à disposition un terrain susceptible d’accueillir le futur centre». Les responsables du projet finalisent actuellement l’acquisition, mais le lieu exact n’a pas été révélé.

Selon le projet initial, plus de la moitié de la surface sera dédiée aux différentes activités culturelles, le reste étant réservé aux commerces. La partie culturelle est prévue pour attirer étudiants, scientifiques, familles ou touristes. Dans l’aquarium évolueront des espèces marines ainsi que la faune et la flore régionale d’eau douce. Un planétarium et une serre de démonstration auront pour but de montrer les bénéfices de différentes méthodes d’agriculture douce et durable. Le centre comprendra aussi des laboratoires ainsi qu’un auditorium permettant d’accueillir des conférences internationales. Enfin, des bureaux seront à disposition d’ONG.

Fonds 100% privés
«A l’instar de la Cité des sciences de Paris, le centre Objectif Terre sera bien davantage qu’un musée puisqu’il va devenir un lieu d’échange permettant de dessiner un meilleur futur, précise la Fondation Earth Focus dans son dossier de présentation. Sa taille, son budget de fonctionnement ou son nombre de visiteurs le rendent comparable au Musée des transports à Lucerne.» Les initiateurs du projet voient donc grand. Quid du financement de cet espace devisé entre 200 et 215 millions de francs? Le projet prévoit que la Fondation Earth Focus, constitue une mise de fonds propres de l’ordre de 80 à 90 millions. Cette somme devra être trouvée auprès sponsors et partenaires. Le reste des fonds fera l’objet d’emprunts. «Nous avons déjà reçu des promesses de dons, indique Nicola Spafford Furey.

La gestion du lieu sera gérée par la fondation. Le coût de fonctionnement annuel est estimé à 22 millions. L’étude table sur une fréquentation de l’ordre de 400 000 à 450 000 visiteurs par an, de la région mais aussi de Suisse et de l’étranger. La billetterie, les commerces, les partenaires des expositions et les principales entreprises donatrices devraient permettre d’assumer les coûts. Le Canton n’aura pas à sortir un seul franc.

Réaction lausannoise

Un mégaprojet qui va faire grincer quelques dents à Lausanne. AquaEcopôle, un «écomusée sur le thème de l’eau douce» abritant 40 à 50 aquariums, devrait, au bout de plus de 6 ans de procédure, finalement voir le jour ces prochaines années à Vennes, à l’entrée nord de la ville. Les fonds seront privés.

Quant aux autorités lausannoises, elles projettent de créer un planétarium au Chalet-à-Gobet. Quelque 8 millions de fonds privés doivent encore être trouvés, pour ce qui devait être le seul planétarium en terres romandes. «J’attends de voir si ce pharaonique projet genevois aboutit, réagit le syndic de Lausanne Daniel Brélaz. Mais c’est vrai que si ce mégacentre se construit, il rendra moins utile notre projet de planétarium situé à une soixantaine de kilomètres. Quant aux promoteurs d’AquaEcôpole, j’imagine qu’ils vont réanalyser l’équilibre économique de leur projet à la lumière de ce qui se passe à Genève.»

http://journal.24heures.ch/archives/...ent-2012-05-08

En outre, je crois qu’une Maison de la Montagne est envisagée sur le site. Pour un canton qui n’abrite aucune montagne sur son territoire et dont l’image n’est pas à proprement parler l’écologie, mais rime plutôt avec bruit et pollution, cela a de quoi laisser songeur.

Franchement, qu’en penser : provocation, copie, suivisme, « hasard » ? Surtout à peine quelques années après le lancement des deux projets lausannois de l’AquaEcopôle et du seul Planétarium de Suisse romande (apparemment pas pour longtemps). Ils devraient aussi créer un pôle muséal, pendant qu’ils y sont, ou une Maison de l’Ecriture, comme celle en finition à Montricher. Eric Stauffer parlait même de fonder un second Paléo, dans son canton, juste à côté de Nyon, donc. Voyez donc l’absolue nécessité de concurrencer le Paleo voisin, qui s'est construit peu à peu, avec passion, en prenant des risques. A part l'affaiblir et chercher à lui piquer la vedette, je ne vois pas trop.

Je dois sûrement me faire des idées, mais j’ai parfois l’impression que quand le canton de Vaud tente de se démarquer en lançant des projets bien pensés originaux ou uniques dans la région, sans l’aide des milliards de retombées économiques générés par la haute finance ou les Organisations Internationales (OI), son proche petit voisin – qui a été tout de même très gâté lors de ces derniers siècles (horlogerie de luxe et à grande échelle apportée par des réfugiés huguenots français, OI, AIG, OSR, ex-TSR, SGS, ce qui aimanté les multinationales comme des mouches,…) – s’empresse de lui emboîter le pas. Alors qu’en penser ?

Aujourd’hui, le seul planétarium de Suisse se trouve à Lucerne. Un par région linguistique : un à Lucerne, un à Lausanne, la répartition aurait été compréhensible. Mais il en fallait absolument aussi un autre à 60 km de là, si possible encore plus beau et plus grand, construit quasiment en même-temps. Cela doit être vraiment vital pour la Métropole lémanique.

Bien que cela ne soit pas de la même importance, c’est un peu comme si Lausanne et l’EPFL proposaient au CERN, qui planche sur un futur tunnel rectiligne de 80 km, de construire ce tube entre Lausanne et Berne à l’horizon 2030-2040. Quand on voit le foin qu’on fait certains politiciens genevois pour « accueillir » l’emblématique Blue Brain lausannois à la pointe de la jonction. Il n’y en a décidément jamais assez.

J’imagine p.ex. l’aigreur légitime des Neuchâtelois si Microcity (pôle EPFL de microtechnique de niveau mondial) s’était construite à Ecublens plutôt qu’à Neuch’ (le fleuron de la microtechnique en Suisse), en leur piquant le CSEM au passage.
On n’est pas riches, mais on a des idées. Dommage qu’il y ait tant de retards ou de bridages, voire d’abandon de projets, dus aux recours.

Chronologiquement, Lausanne c’est par exemple : la toute première université du pays (1537), la première école polytechnique de Suisse (1853), ou encore le premier métro de Suisse (2008). Le concept de la BAU Morges-Ecublens est repris par plusieurs cantons. Il a fallu en avoir l’idée, puis oser le faire.

Montreux et les Alpes vaudoises : le tourisme helvétique y est né, excusez du peu. La Riviera, c’est le deuxième tramway électrifié d’Europe, aujourd’hui remplacé par les bus du VMCV.
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Old April 18th, 2013, 07:38 PM   #105
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L'article date d'il y a un an. Jamais entendu parler d'un tel projet en tout cas, il semble mort-né.

Sans polémiquer, GE fait et va faire face à une période très difficile en raison de ses finances désastreuses. Beaucoup de projets avec fonds publics devront être revus à la baisse. Reste à voir les mesures sur la fiscalité qui pourraient créer un véritable désastre (pour VD aussi même si le canton pourra mieux encaisser le choc que GE).
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Old April 19th, 2013, 11:05 PM   #106
Vaud
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Je dois sûrement me faire des idées, mais j’ai parfois l’impression que quand le canton de Vaud tente de se démarquer en lançant des projets bien pensés originaux ou uniques dans la région – s’empresse de lui emboîter le pas. Alors qu’en penser ?
Si tu demandes à un habitant de Genève qu'est-ce qu'il en pense sur le sujet la réponse sera toujours la même: Personne va te répondre qu'il savait que Lausanne allait construire un tel Aquaecopôle.

Maintenant que j'habite ici je me suis rendu compte de quelque chose assez curieuse... les Lausannois ce comparent toujours à Genève et beaucoup d'entre eux arrivent même à dire qu'ils détestent cette autre ville. Les genevois par contre disent que Lausanne est une jolie ville où sortir à la fête, mais mis à part cela, ils ignorent complètement Lausanne.

Je pense que cela répond bien à ta question.
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Old April 20th, 2013, 12:16 PM   #107
Arclemanboom
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Originally Posted by Vaud View Post
Si tu demandes à un habitant de Genève qu'est-ce qu'il en pense sur le sujet la réponse sera toujours la même: Personne va te répondre qu'il savait que Lausanne allait construire un tel Aquaecopôle.

Maintenant que j'habite ici je me suis rendu compte de quelque chose assez curieuse... les Lausannois ce comparent toujours à Genève et beaucoup d'entre eux arrivent même à dire qu'ils détestent cette autre ville. Les genevois par contre disent que Lausanne est une jolie ville où sortir à la fête, mais mis à part cela, ils ignorent complètement Lausanne.

Je pense que cela répond bien à ta question.
Je suis genevois mais suis venu vivre à Lausanne il y a 1.5 ans. C'est marrant je m'étais fait la même reflexion que toi. On sent que les Lausannois détestent Genève et les Genevois alors que le contraire n'est pas vrai. Moi perso j'adore Lausanne. Commence à me sentir de plus en plus Lausannois mais avant de venir vivre ici je ne suivait pas trop ce qui se passe ici, aquaecopole....
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Old April 29th, 2013, 04:08 PM   #108
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Fusion nucléaire: ITER

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PRODUIRE DE L’ÉNERGIE COMME LE SOLEIL, LE RÊVE SE CONCRÉTISE

Le premier réacteur nucléaire à fusion efficient voit le jour au sud de la France. Reportage



Les entrées du site sont bien gardées, avec portails d’accès et, par endroits, soldats armés ou policiers accompagnés de chiens. Cadarache, près de Manosque (Alpes-de-Haute-Provence), est un immense site dédié à la recherche nucléaire, dont le développement de réacteurs pour sous-marins militaires. Une petite partie (100 hectares) de cet endroit un peu spécial est dédiée à ITER («chemin», en latin), un colossal projet international visant à construire le plus grand réacteur nucléaire basé sur le principe de la fusion entre atomes. L’engin devra démontrer qu’il est capable de produire plus d’énergie qu’il n’en consomme.

Devisé à environ 15 milliards d’euros, ITER est le plus important projet scientifique du monde. Vingt-sept pays européens, dont la Suisse, y participent, ainsi que la Russie, les Etats-Unis, la Chine, le Japon et la Corée du Sud. L’idée d’une coopération internationale dans le but de construire ce réacteur date de 1985 – elle a été approuvée par les présidents américain et russe Reagan et Gorbatchev. Mais ce n’est qu’en 2007 que l’organisation correspondante est née. ITER ne devrait, quant à lui, «tourner» qu’en 2022. Il sera suivi par plusieurs autres machines qui fourniront de l’électricité; en 2035 déjà pour la Chine, dont les besoins sont pressants, pas avant 2050 en Europe.

Pourquoi de tels délais? Il a fallu franchir de gros obstacles pour lancer ITER. La taille des équipements, la complexité de la machine, son caractère scientifiquement novateur, son coût, sont autant de raisons. Sans compter la dimension cosmopolite du projet… Selon Remmelt Haange, l’un des directeurs généraux adjoints, il aurait été possible de tout faire en huit à dix ans de moins si ITER n’avait été le fruit que d’une seule nation. «Mais celle-ci n’aurait pas eu les ressources nécessaires; de plus, chaque partenaire aura au final acquis la maîtrise de ces technologies.»

Comment ça marche?
Qu’est-ce que la fusion nucléaire? A l’inverse de la fission, à l’œuvre dans des réacteurs classiques, elle ne consiste pas à fracturer deux atomes, mais à les compacter pour en former un nouveau. Dans les deux cas, une quantité considérable d’énergie est produite, selon la fameuse formule d’Einstein. «Les forces à l’œuvre ici sont environ un million de fois plus importantes que celles obtenues en brûlant du carburant fossile», précise Richard Pitt, physicien membre de l’équipe ITER. Par contre, le cycle de production de l’énergie est ici nettement plus propre que pour la fission. «La fusion est, selon moi, la seule possibilité de produire massivement de l’électricité de manière écologiquement acceptable», déclare Carlos Alejaldre, directeur adjoint d’ITER en charge de la qualité et de la sécurité

Le principe s’inspire de ce qui se passe dans le soleil, où des atomes d’hydrogène se «mettent ensemble» sous l’effet de la force de gravité. «Sur terre, nous n’avons pas la possibilité d’avoir une masse comme celle du soleil, lance Richard Pitt. Il faut utiliser une autre méthode: on chauffe ou on accélère – c’est la même chose – un nuage qui contient du deutérium et du tritium, des variantes de l’hydrogène.» La chaleur nécessaire à l’opération, au moins 150 millions de degrés Celsius, est cent fois plus importante que celle qui règne au cœur de l’astre solaire.

Le deutérium est courant dans l’eau et le tritium sera principalement produit dans le réacteur par interaction avec un autre élément, le lithium. En plus de la chaleur, le processus donnera de l’hélium, un élément utile, en voie de raréfaction dans la nature. Et si le tritium est radioactif, il ne le reste qu’un court laps de temps. En 12,6 ans, un gramme de cet élément se désintègre déjà de moitié: une paille comparé aux centaines de milliers d’années nécessaires pour les différentes variantes de l’uranium. «Notre objectif est d’obtenir, en injectant 50 mégawatts dans le réacteur, au moins 500 mégawatts à la sortie, déclare Carlos Aljaldre. C’est l’équivalent d’un petit réacteur nucléaire civil à fission.» Mais avec des paramètres de sécurité bien plus confortables. «Ce qui s’est passé à Fukushima ne peut pas arriver ici, continue le scientifique. Notamment parce qu’il n’y a pas de réaction en chaîne dans la fusion. »
Jérôme Ducret Cadarache



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LA SUISSE TRÈS ACTIVE

«Membre de l’organisation Euratom, la Suisse fait partie de l’aventure depuis le début», explique Ambrogio Fasoli, directeur du Centre de recherche fédéral en physique des plasmas, à l’EPFL. Euratom compte 27 pays. Le poids de la Suisse, en termes de collaborateurs et de recherche (5e rang), est sans commune mesure avec sa population: la Confédération investit environ 20 millions d’euros par année dans ITER. Outre le travail de recherche et développement lié à certains aspects du futur réacteur, le pays peut aussi compter sur des retombées en contrats d’exécution ou de tests de composants. Comme par exemple des miroirs à micro-ondes chez Apco, à Aigle, ou les tests du concept de tous les câbles et aimants d’ITER, réalisés par le CRPP à Villigen (9 millions d’euros sur trois ans). L’expérience acquise en Suisse pour ITER a même débordé dans d’autres secteurs, comme l’imagerie biomédicale (résonance magnétique nucléaire) ou la sécurité. C’est le cas de la petite société Swissto12, spin-off de l’EPFL .
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UN PROJET COLOSSAL

- 14 à 15 milliards d’euros (budget approximatif). L’Europe investit environ 6,5 milliards d’euros .

- 5000 personnes sur le site pour la période la plus intense de la construction, prévue pour 2014-2015. Il y en a environ 1500 aujourd’hui.

- Le réacteur de type tokamak (acronyme d’origine russe) pèsera 23 000 tonnes , trois fois le poids de la tour Eiffel. Ce sera le plus gros jamais construit.

Sa chambre à vide, où le plasma sera chauffé, mesurera 840 mètres cubes .

- Pour 50 mW d’énergie fournie, il devra en générer au moins 500 mW.

- 80 000 kilomètres de câbles superconducteurs seront nécessaires pour les aimants verticaux, pour un poids de 400 tonnes . La production annuelle de ce genre de câbles, avant ITER, était de 15 tonnes.

- 150 millions de degrés Celsius la température qui régnera au cœur du plasma du réacteur, soit dix fois celle du centre du soleil.
24 heures du 27 avril 2013
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Old May 9th, 2013, 02:38 PM   #109
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Eoliennes de Ste-Croix: 17 oppositions levées

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«C’EST SYMBOLIQUE, IL S’AGIT DU PREMIER PARC ÉOLIEN VAUDOIS»

Energie Le Département de l’intérieur a levé hier les 17 oppositions au projet. S’il survit aux batailles judiciaires annoncées, le parc de Sainte-Croix verra le jour dans quatre ans



C’est une étape importante qu’a franchie hier le projet que Romande Energie mène depuis quinze ans à Sainte-Croix. Les 17 oppositions, signées pour certaines par près de 1700 personnes, contre le Plan d’affectation cantonal (PAC) autorisant l’implantation de 6 éoliennes entre le Mont-des-Cerfs et la Gittaz-Dessous, ont été levées.

«Cela a une valeur symbolique, car il s’agit du premier parc éolien vaudois», affirme Jacqueline de Quattro. Le destin du projet sainte-crix sera déterminant dans la mise en œuvre de l’ambitieuse planification éolienne cantonale de la responsable de l’Energie au gouvernement. «Il faut un exemple de réussite, déclare-t-elle. Le rôle le plus difficile à jouer est celui de pionnier. En cela, les citoyens de Sainte-Croix, en acceptant à 53% l’implantation d’éoliennes sur leur territoire (ndlr: dans un vote consultatif en février 2012 ), ont pris une décision courageuse et altruiste.»

Les 6 mâts de Romande Energie devraient produire quelque 22 Gigawattheures, soit l’équivalent de la consommation annuelle de 6000 ménages. Sur l’ensemble de son territoire, le Canton vise une production éolienne de 500 à 1000 gigawattheures, pour couvrir 12% à 25% de la consommation énergétique vaudoise.

Nouveaux recours en vue
Même s’ils ont perdu dans les urnes, les opposants au projet de Sainte-Croix ont promis de mener leur lutte jusqu’au Tribunal fédéral. Ils devraient donc recourir contre l’approbation du PAC (lire ci-contre ). Une bataille judiciaire qui pourrait durer deux ans. Si le projet y survit, il faudra encore près de deux ans aux promoteurs pour installer leurs moulins à vent. Ils ne commanderont en effet les machines qu’une fois le dernier feu vert obtenu, tant la technique évolue en la matière.

Une décision longue à venir
Il aura fallu attendre quinze mois au Département de l’intérieur (DINT) pour examiner les 17 oppositions au PAC, au point de faire languir promoteur et autorités communales. La Commission de pilotage éolien, interdépartementale, n’a pas voulu interférer dans l’évaluation des sites menée l’année dernière en vue de la planification éolienne cantonale, explique son coordinateur, François Schaller.

Les oppositions se focalisaient sur une série de craintes quant au bruit, à l’ombre clignotante des pâles, au danger pour les oiseaux ou les chauves-souris, au jet de glaces des pâles sur les skieurs de fond et à l’impact sur le paysage. «Nous avons répondu aux opposants de façon très circonstanciée», déclare Béatrice Métraux, cheffe du DINT. «Les directives existent pour chacun de ces points, explique François Schaller. Nous avons pu expliquer à ceux qui craignaient de ne pas pouvoir dormir à cause de l’effet stroboscopique des pâles que les machines allaient être pilotées et que cet effet clignotant ne pourra pas dépasser 30 minutes par jour, par exemple.» Ce travail d’analyse servira de cadre de référence pour la suite, relève Cornelis Neet, directeur général de l’Environnement.

Compensations environnementales
L’approbation du PAC est assortie d’une série de mesures de compensation environnementales: création de murs de pierre sèche ou de bosquets et mise sous terre des lignes électriques. «Les éoliennes représentent une certaine atteinte au paysage, affirme le directeur général de l’environnement. Pour la compenser, nous demandons des choses qui amènent une plus-value paysagère, comme les murs en pierre sèche. Ils représentent aussi un plus du point de vue environnemental puisqu’ils permettent certains biotopes.» Une solution qui réjouit Jacqueline de Quattro: «Nous valorisons ainsi une spécificité des pâturages boisés du Jura.»

Modèle de référence
«Ce sera alors un parc auquel on pourra se référer pour la suite, explique Cornelis Neet. Cela permettra d’aborder de façon concrète les problèmes de bruits et d’ombrage par exemple.» Les rares éoliennes suisses sont souvent isolées et il n’existe pas véritablement de parc éolien tel que le Canton de Vaud projette d’en construire pour diminuer sa dépendance au nucléaire.
Surtout, «il y aura un suivi environnemental, déclare François Schaller. Nous allons suivre tout ce qui se passe au niveau de la faune par exemple et voir si le pilotage des machines, en fonction des chauves-souris ou des oiseaux migrateurs, est suffisant ou s’il faut l’adapter. Même chose pour le bruit.» Une volonté d’ajustement utile quand il s’agira de convaincre les populations concernées par les nombreux projets éoliens vaudois.

C’est peu dire en effet que l’effort de conviction que va devoir mener Jacqueline de Quattro pour faire passer sa planification éolienne est titanesque. Il suffit de voir les tourments qui agitent, depuis sa présentation en mai 2012, le Gros-de-Vaud. Cornelis Neet veut croire cependant que les mentalités sont en train de changer: «Les gens commencent à voir qu’il n’est pas si facile de poser des panneaux solaires et qu’il faudra recourir à toutes les énergies renouvelables pour sortir du nucléaire. Mais cette conviction disparaît dès qu’un projet s’approche de leurs propres habitati ons.»
Isabelle Biolley

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ENCORE UN AN POUR LA PLANIFICATION ÉOLIENNE

Les promoteurs de parcs éoliens et les villages qui craignent ces implantations s’impatientent. La planification éolienne cantonale présentée il y a tout juste un an par Jacqueline de Quattro n’a toujours pas été confirmée. La moitié des dix-huit projets n’y étaient retenus que sous condition: c’est dire la marge d’incertitude.

De fait cette planification fait partie intégrante du nouveau Plan directeur cantonal (PDCn) mis en consultation en juin 2012 par Béatrice Métraux, en charge du Développement territorial. Depuis, plus rien. Jacqueline de Quattro aurait aimé détacher la planification éolienne de cette profonde révision du PDCn. La Confédération ne s’y est pas opposée, mais le Conseil d’Etat n’a pas voulu prendre le risque de se faire taper sur les doigts par la justice, lors d’éventuels recours.

«Le plan directeur est à bout touchant auprès du Conseil d’Etat», affirme Béatrice Métraux. Une commission du Grand Conseil devrait s’y atteler avant l’été et le plénum en débattre d’ici à la fin de l’année. Un référendum n’est pas exclu, cependant, sur certains points sensibles. Le Conseil fédéral devra ensuite donner son aval au document. La planification éolienne devrait ainsi entrer en force, au mieux, au premier semestre 2014.
I.B.
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LA PRUDENCE RESTE DE MISE

Les autorités de Sainte-Croix – favorables au projet depuis le début – ont-elles appris avec le temps qu’il fallait rester prudent sur un sujet qui divise encore la population? Aucune trace de triomphalisme ne perce en tout cas dans la voix du syndic, Franklin Thévenaz, quand il est appelé à commenter la décision cantonale tombée hier. Une décision pourtant favorable à l’avancement de ce projet éolien, dont les prémices remontent à la fin des années 1990. «Avec cette décision, on avance. Peut-être pas de 100 kilomètres, mais on avance.» Il n’en dira pas davantage. Comme il ne se prononcera pas non plus sur les mesures d’accompagnement que le Canton prévoit de mettre en place. «On en reparlera en temps voulu», glisse-t-il.

Pas d’excès de démonstration non plus du côté de Romande Energie. Son directeur, Pierre-Alain Urech, affirme sobrement être «très satisfait d’une décision qui représente une étape importante dans l’avancement du projet». Quant à la longueur du délai qui a séparé le vote consultatif de février 2012 de la décision d’hier, le porteur du projet se contente d’affirmer qu’il s’attendait… à ce verdict favorable. Franklin Thévenaz ose tout de même dire sa surprise. «Je pensais que ça prendrait six mois. Comme il s’agit d’un projet pilote, j’imagine que le Canton souhaitait blinder sa décision.»

Romande Energie n’est pas plus téméraire pour évaluer la date, en mois ou même en années d’une mise en fonction du parc éolien nord-vaudois: «Après l’obtention de toutes les autorisations, il faudra compter douze à dix-huit mois pour mener à bien l’installation des six éoliennes.»

Force est toutefois de reconnaître que la procédure est loin d’être achevée. Surtout quand on sait que les opposants vont camper sur leur position. Par la voix d’Alain Bonnevaux, nouveau président de l’Association pour la sauvegarde des Gittaz et du Mont-des-Cerfs, ils ont confirmé en début de soirée que l’association et les privés allaient recourir d’une manière ou d’une autre contre cette décision et un projet jugé trop proche des habitations et qui «rompt l’harmonie d’un paysage encore préservé». Ils pourront compter sur le soutien actif de la Fondation pour la protection et l’aménagement du territoire. «Et à moins que les arguments du Canton soient inattaquables, nous irons jusqu’au Tribunal fédéral. Plus le temps passe, plus les analyses – notamment les conséquences des éoliennes sur la population – nous donnent raison», affirme Alain Bonneva ux.
F.RA.
http://journal.24heures.ch/zoneabonnes
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Old May 9th, 2013, 06:24 PM   #110
TRTL
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Les choses avancent lentement... mais sûrement?

Je m'attriste toujours de voir que l'opposition est un fourre-tout d'arguments : pas beaux, pas bien ici, mauvais, c'est pour les citadins donc qu'ils se débrouillent, etc.

Arrivera bien un jour où on arrêtera de suivre cette logique, ou tout du moins je l'espère.
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Old May 10th, 2013, 02:57 PM   #111
Vaud
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Je ne suis normalement d'accord à utiliser cette sorte d’énergies dites "renouvelables"; les Danois, par exemple, regrettent fortement leur choix pour l'énergie éolienne. Cela dit, je pense que bien utilisé, la Suisse peut faire un bon bénéfice grâce à elle, car son problème, du même que pour l'énergie photovoltaïque, est qu'on peut générer électricité seulement quand le vent souffle et donc il faut toujours avoir plus de capacité de génération avec des énergies conventionnelles pour ne pas arrêter le pays. Mais la Suisse a un avantage, les barrages à double direction, et en conséquence il est bien possible de stocker l'énergie générée à travers les moulins, mais pour cela faire il faut jamais les arrêter quand ils peuvent fonctionner, même pendant la nuit, et ils font du bruit...
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Old May 28th, 2013, 07:56 PM   #112
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Le plan des éoliennes passe un cap

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LE PLAN DES ÉOLIENNES PASSE UN CAP

Jacqueline de Quattro, responsable de l’Environnement, était également présente à la présentation du Plan directeur cantonal (PDCn). Car le document contient toute la politique des éoliennes. La planification directrice éolienne a donc été approuvée par le Conseil d’Etat. Ainsi, les 19 sites sont maintenus, mais le nombre de machines est réduit de 170 à 156. «Ce parc a un grand potentiel, précise Jacqueline de Quattro. il sera en mesure d’alimenter 290 000 ménages vaudois.» Reste qu’il y a encore loin de la coupe aux lèvres. Des conditions doivent être remplies, notamment en accord avec les radars de Skyguide. Et, surtout, de nombreuses procédures sont encore à venir au moment où le Canton traduira ses intentions dans des plans partiels d’affectation: «Nous devons passer par le trou de l’aiguille, image la conseillère d’Etat. Les mentalités doivent encore s’adapter.»
Le PDCn comprend de multiples autres thématiques, comme la politique du logement, qui doit relever le défi démographique de 160 000 habitants de plus d’ici à 2030, dans un espace limité. Dans ce cadre, l’une des priorités de l’Etat sera notamment d’inciter les Communes à se prévaloir d’une véritable politique en la matière.
Source: 24 heures du 24 mai 2013
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Old May 29th, 2013, 10:56 PM   #113
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Microplastiques, le nouveau fléau du lac

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ENVIRONNEMENT
Microplastiques, le nouveau fléau du lac

Des chercheurs de l’EPFL ont mis en évidence la présence de résidus plastiques dans le Léman, une pollution peu documentée


Florian Faure a tamisé les plages et dragué les eaux du Léman avec un filet pour récolter des résidus de plastique en tout genres. FLORIAN CELLA

Dans les océans, on parle d’îles ou de continents de plastique, flottant sous la surface et mesurant des kilomètres de rayon. Sur un lac suisse, le Léman, des chercheurs de l’EPFL ont découvert plusieurs centaines de morceaux de ce matériau, de tous les types, la plus forte concentration se trouvant dans la catégorie des moins de 5 millimètres, ou microplastiques. Les scientifiques viennent de publier leurs découvertes dans la revue Archives des Sciences .
Visiblement intéressé, l’Office fédéral de l’environnement leur a donné mandat de quantifier de manière plus précise la présence de ces polluants dans six lacs suisses, dont le Léman, ainsi que dans des rivières, et leur impact sur la faune.

Ces matières peuvent en effet causer la mort des animaux qui les ingèrent, et certains de leurs composants sont toxiques, selon les doses absorbées.
«Il n’y a jusqu’ici que très peu d’études sur les plastiques dans les lacs, contrairement aux océans et aux mers, confie Florian Faure, collaborateur scientifique du Laboratoire central environnemental (CEL) et auteur principal de l’étude. Nous avons avant tout cherché à mettre au point des méthodes fiables, en draguant les eaux de surface du lac avec un filet, en tamisant le sable de certaines plages et en analysant les entrailles de poissons et d’oiseaux morts.» Même les déjections aviaires ont été passées au crible.

Issus des trottoirs
«Ce qui a été trouvé peut avoir des origines diverses, détaille Luiz Felippe de Alencastro, responsable du CEL. Cela peut venir par exemple des rues et trottoirs lavés par la pluie, ou d’anciennes décharges, ou encore de déchets déposés sur les plages et emportés par le vent. En Suisse, on imagine mal les gens jeter ce genre de déchets dans un lac.» Des fibres textiles synthétiques, finissant dans le réseau d’eaux sales après lavage et non retenues par les stations d’épuration, sont aussi sur la liste des coupables potentiels.

Florian Faure avertit: la concentration en microplastiques peut varier fortement selon la météo, la saison, et le lieu du prélèvement. Et la vitesse de dégradation des déchets par la chaleur, la lumière ultraviolette ou la réaction chimique avec l’oxygène est également très variable. On parle d’une fourchette entre une dizaine et des centaines d’années.

«Ce qu’ils ont fait est très intéressant, note Audrey Klein, secrétaire générale de la Commission internationale pour la protection des eaux du Léman (CIPEL). A notre connaissance, c’est la première étude de ce genre. Nous attendons la suite, afin de savoir plus précisément l’étendue de la pollution, par exemple jusqu’où elle peut affecter la chaîne alimentaire. Cela viendra sans doute s’ajouter à la question des micropolluants, dont il faut se préoccuper, même si l’eau du lac est jugée tout à fait apte à être consommée.»

Jérôme Ducret

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RISQUES
Cancers et suffocations

«Nous ne pouvons pas encore dire si les microplastiques sont très présents dans le lac, prévient Luiz Felippe de Alencastro, directeur du Laboratoire central pour l’environnement à l’EPFL. Ce que l’on sait par des études en mer ou dans les océans, c’est que les oiseaux, les mammifères marins ou les poissons qui ingèrent des déchets plastiques peuvent mourir par suffocation ou par occlusion intestinale.» De plus, les débris avalés peuvent transporter sur leur surface des composants toxiques qui ne se diluent pas facilement dans l’eau, comme les PCB, interdits depuis plusieurs années mais que l’on trouve encore dans certaines décharges, par exemple. Les résidus plastiques pourraient, sous l’effet des sucs gastriques des animaux, «relâcher» ces composants, ou certains additifs, comme les phtalates ou le bisphénol A, jugés cancérigènes par plusieurs études médicales.
24 heures du 29 mai 2013
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Old June 5th, 2013, 01:52 PM   #114
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Le parc éolien décroche son permis de construire

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SAINTE-CROIX
Le parc éolien décroche son permis de construire
La Municipalité a suivi la décision du Canton, qui a levé les oppositions début mai. Nouveaux recours annoncés


Les éoliennes les plus proches sont situées à 1300 mètres du centre du village. Photomontage Romande Energie. DR.

Les six éoliennes de Sainte-Croix ne tournent pas encore au vent du Jura. Mais le projet de la Gittaz-Dessous et du Mont-des-Cerfs tient toujours la corde pour être le premier parc éolien du canton. La Municipalité vient en effet de délivrer le permis de construire destiné à l’aménagement de six mâts prévus pour produire 22 GWh/an, soit de quoi alimenter en électricité 6000 ménages ou l’ensemble de la commune de Sainte-Croix, industries comprises. L’autorité s’appuie sur l’adoption du Plan d’affectation cantonal (PAC) 316 adopté par le Canton début mai (24 heures du 8 mai) .

Du côté de Sainte-Croix, les autorités – depuis toujours favorables au projet – se gardent bien de crier victoire: «C’est un cap important pour un dossier très émotionnel, certes, mais nous n’avons pas sabré le champagne: le processus est encore loin d’être abouti», relève le secrétaire municipal, Michel Staffoni, chargé de la communication sur ce dossier.

Même réserve du côté du promoteur, Romande Energie, qui se réjouit tout de même d’une décision «conforme au choix exprimé par une majorité des villageois en février 2012». Le directeur, Pierre-Alain Urech, modère son enthousiasme: «Nous attendons encore l’autorisation de raccordement de la part de l’Office fédéral de l’énergie. C’est à ce moment seulement que nous aurons le feu vert pour la construction du parc éolien. Et puis, des recours sont encore possibles.»

Pourtant, Romande Energie a redimensionné son parc, finalement amputé d’un mât. «L’éolienne la plus proche du village suscitait un certain nombre de questions. Nous avons donc répondu favorablement à la demande de la Commune de l’abandonner. La distance entre la première éolienne et le centre du village est ainsi passée de 1000 à 1300 mètres à vol d’oiseau.»

Recours en vue
Cette question de distance est d’ailleurs elle aussi au cœur du débat. Les opposants préfèrent ainsi parler de proximité avec les premières habitations. «Avec ce retrait, il n’y a plus 350 mètres mais 500 mètres qui séparent la première éolienne de l’habitation la plus proche. Mais à l’autre extrémité du parc, à la Gittaz-Dessus, trois éoliennes se trouvent à 350 mètres des premières maisons», souligne Alain Bonnevaux, président de l’Association de défense des Gittaz et du Mont-des-Cerfs.

Globalement, l’association reste fermement opposée au projet, «mais pas aux énergies renouvelables, pas aux éoliennes, ni aux éoliennes à Sainte-Croix». Elle va donc recourir auprès de la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal. Deux fois même: «Nous avons jusqu’à jeudi pour réagir à l’approbation du PAC «Eoliennes à Sainte-Croix». Et jusqu’à la fin du mois pour faire recours contre la délivrance du permis de construire», affirme Alain Bonnevaux.

L’ensemble des opposants sont tout sauf convaincus par les réponses fournies à leurs réactions lors de la mise en consultation du PAC. Les seize personnes de référence (l’une d’entre elles représente une opposition collective signée par 1700 personnes) ont reçu un courrier les informant que leurs inquiétudes seraient suivies avec la plus grande attention par l’autorité locale. «On nous dit qu’en l’état rien ne prouve qu’il y aura des nuisances et que le projet s’adaptera au fur et à mesure des nuisances qui pourraient apparaître», synthétise le président de l’association de défense. En saisissant une nouvelle fois les voies de recours officielles, il espère que d’autres études seront conduites. «Dans ce dossier, il me semble d’ailleurs qu’on s’est davantage préoccupé de la santé de la faune et de la flore que de l’homme…»

Dans ce contexte, personne n’ose évidemment s’avancer sur un calendrier de réalisation. Pas même le porteur de projet, qui concède qu’il faut compter «entre douze et dix-huit mois pour mener à bien la totalité du chantier, une fois l’ensemble des recours levés».
Frédéric Ravussin
24 heures du 5 juin 2013
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Old June 5th, 2013, 02:04 PM   #115
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LE GROS-DE-VAUD RETIENT SON SOUFFLE, LES ÉOLIENNES DIVISENT

Energies renouvelables Un premier sondage se révèle favorable, mais très contrasté. Les camps fourbissent leurs armes dans l’attente de la votation consultative du 9 juin

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L’essentiel
  • Sondage
    Les cinq communes touchées par le projet Tous-Vents disent oui à 54%
  • Projets
    La moitié des projets vaudois sont au centre du canton, mais pas aux mêmes stades d’avancement
  • Paysage
    Le Canton a très mal noté les paysages du Gros-de-Vaud, il s’en explique
Oui aux éoliennes à 54%. Le résultat du sondage effectué dans cinq communes du Gros-de-Vaud par les Municipalités et les promoteurs du projet de parc éolien Tous-Vents a rendu son verdict. «Nous l’interprétons comme un encouragement à aller de l’avant. Mais il faudra être diplomates et tâcher de convaincre», constate Philippe Dind, syndic d’Essertines-sur-Yverdon.

Car en y regardant de plus près, les résultats sont contrastés. Si Ursins dit oui à 70%, Vuarrens refuse à 53%. «Le village est entouré par trois projets. Les gens ont peut-être eu peur qu’un oui facilite la réalisation des trois», tente le syndic Daniel Bridel. Le refus est encore plus net à Nonfoux, hameau rattaché à la commune d’Essertines: 75% de non. Or Nonfoux est situé à la lisière des Grands-Bois, beaucoup plus proche des mâts que le reste de la commune. Ce non sec et sonnant indique que l’hostilité augmente lorsqu’on se rapproche de l’emplacement exact des machines.

Surtout pas au sud!
La position des éoliennes par rapport aux villages joue aussi un rôle. Ainsi, l’ingénieur Oliver Kohle révèle que, dans le sondage mené presque simultanément dans les quatre communes concernées par le projet EolJorat Nord (et dont les résultats seront prochainement communiqués), le village de Peney-le-Jorat serait le seul à refuser le projet. Or une éolienne est prévue pile au sud du village, sous les yeux des habitants lorsqu’ils profitent de leur terrasse. Le codirecteur du bureau KohleNusbaumer, qui pilote cinq des sept projets existants dans le district du Gros-de-Vaud, en profite pour prêcher pour sa paroisse. «Je constate que les projets raisonnablement dimensionnés sont acceptés par la population. Avec Tous-Vents, nous avons moins de deux éoliennes par commune. D’autres projets dans la région vont jusqu’à cinq machines par commune.»

Ces considérations n’émeuvent pas Pascal Zähner, porte-parole de l’association Stop Tous-Vents, qui avait appelé au boycott du premier sondage. «A nos yeux, ces résultats n’ont aucune valeur. Il s’agit d’une votation consultative déguisée, mais sans que l’on n’ait aucun contrôle sur la procédure. Nous aurions été ravis que les Municipalités procèdent à un vrai vote, comme cela va se faire à Oulens et à Daillens.»

Justement, à Oulens-sous-Echallens, les résultats du sondage de Tous-Vents ont été découverts avec intérêt. Depuis le début du mois et jusqu’au fameux vote consultatif du 9 juin, une présentation visuelle et sonore ouvre ses portes chaque mercredi.

«Globalement, les gens sont courtois et remercient pour les informations fournies, apprécie Vincent Bapst, municipal du village et président du groupe d’accompagnement du projet. L’impact paysager semble davantage inquiéter que le bruit. Nous avons aussi beaucoup de gens qui viennent du reste du district.»

Comme pour lui donner raison, un couple de sexagénaires venu du périmètre de Tous-Vents pénètre dans la pièce. «Nous venons écouter les éoliennes.» Dans le petit hall transformé en salle d’écoute, il faut baisser la voix pour entendre le bruit des machines. «C’est dommage que vous n’ayez pas reproduit le bruit du moteur quand l’éolienne tourne pour chercher le vent, regrette la dame, visiblement bien informée. Mais c’est intéressant. Et de toute façon, mon mari ronfle. Ça fait largement plus de bruit qu’une éolienne.»

«On aura averti»
De l’autre côté de la route qui traverse le village, les opposants de l’association Face à quel vent? tiennent eux aussi un stand. Philippe Roulin accueille le visiteur la bouteille à la main. Avec d’autres membres de l’association, l’ancien municipal a aussi tenté de faire monter des ballons jusqu’aux 180 mètres fatidiques pour que les gens puissent se faire une idée de la hauteur des machines. Il estime que les trois quarts des personnes qui passent sur son stand vont aussi voir celui des promoteurs. «Ce que nous sommes en train de vivre ici correspond exactement à ce qu’on voit dans les films: des promoteurs qui font des promesses, des autorités mal prises et des gens qui s’inquiètent. Enfin, au final, les citoyens choisiront. Mais on ne pourra pas nous reprocher de ne pas avoir averti.»

Les deux stands seront montés une dernière fois mercredi prochain, puis les urnes rendront leur verdict. Le résultat sera-t-il différent de celui du sondage de Tous-Vents? Beaucoup attendent la réponse. Parmi les dix-neuf projets retenus par la planification cantonale, dix sont situés dans un rayon de 15 km autour d’Echallens. Au maximum, une soixantaine de machines sont ainsi projetées dans le Gros-de-Vaud et ses abords.
Sylvain Muller Textes et photos

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UN PAYSAGE SANS VALEUR?
Selon le Canton, la valeur paysagère du Gros-de-Vaud serait «de moyenne à très basse». Cette affirmation a suscité des remous dans les salles lors de deux récentes séances d’information publique à Essertines-sur-Yverdon et à Oulens-sous-Echallens. Elle mérite donc quelques éclaircissements, donnés par la conservatrice de la nature, Catherine Strehler Perrin. «L’analyse effectuée repose sur une grille de critères. Elle tient compte par exemple de la géomorphologie (présence de géotopes tels que blocs erratiques, dolines, etc.), de la nature et de la diversité des milieux naturels (haies, ruisseaux naturels non endigués), des éléments historico-naturels, mais aussi des atteintes techniques existantes au paysage (lignes à haute tension, morcellement par des voies de circulation, dessertes agricoles). Cette analyse n’est donc pas une analyse sensible du paysage, intégrant la composante sociale et en particulier l’appréciation personnelle du paysage par l’habitant. Il est par conséquent légitime qu’une population puisse avoir une appréciation différente de celle du Canton, qui se base sur des critères standardisés permettant de comparer une unité paysagère à une autre. C’est au stade de l’étude d’impact du projet que cette appréciation plus complète du paysage sera demandée par le Canton.»
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SITES



Bottens 3 éoliennes, Alpiq. Un sondage va être lancé. Selon Alpiq, il est probable que le projet final ne conserve qu’une machine.
Cronay 3 éoliennes, Services industriels d’Yverdon. Une séance d’information a eu lieu lundi. Un plan partiel d’affectation (PPA) devrait être soumis au Conseil courant 2014.
Daillens-Oulens 10 éoliennes, ennova, Services industriels de Genève. Votation consultative le 9 juin, influencera la suite du projet. Stand d’info ce mercredi de 16 h à 20 h à la Maison de Commune d’Oulens.
Eoliennes de la Broye Romande Energie, Alpiq. Mesures en cours, nombre de machines pas encore défini.
EolJorat Nord 5 éoliennes, Alpiq, Romande Energie. Sondage en cours, influencera la suite du projet.
EolJorat Sud 8 éoliennes, Ville de Lausanne. Présentation au centre Contact Energie à la place Chauderon, à Lausanne, jusqu’au 30 août, du lundi au vendredi de 8 h à 11 h 45 et de 13 h à 17 h.
Tous-Vents 7 éoliennes, Alpiq, Romande Energie. Sondage réalisé. Le PPA devrait être soumis aux Conseils cette année.
Vaud’Air 6 éoliennes, Alpiq, Romande Energie. Projet bloqué jusqu’à nouvel avis pour des problèmes de radars militaires.
Villars-le-Terroir Alpiq, Romande Energie. Les études n’ont pas démarré. Problème de radars avec Skyguide. Alpiq explique mettre la priorité sur Tous-Vents.
Vuarrens Sol-E, Forces Motrices Bernoises. Projet en phase initiale, pas de nombre d’éoliennes défini.
24 heures du 1 juin 2013
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Old June 12th, 2013, 03:10 PM   #116
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Tempête sur les éoliennes

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ENERGIES RENOUVELABLES
Daillens et Oulens font souffler la tempête sur les éoliennes

Les deux communes du Gros-de-Vaud ont rejeté à près de 80% un projet de parc comportant dix éoliennes

«Oh! Oh!» Une double exclamation a accueilli hier à Oulens-sous-Echallens la proclamation des résultats du vote consultatif sur un projet de parc éolien. A 85%, les votants ont demandé à la Municipalité de renoncer à soumettre un plan partiel d’affectation au Conseil général. Quant au taux de participation, il s’est élevé à… 83%. «C’est du jamais-vu. Un record», s’exclame un ancien.

Le syndic, Dominique Tille, passe avec les flûtes. «Nous sommes très contents. Le débat a eu lieu et le résultat montre clairement que ce n’est pas le bon endroit pour implanter des éoliennes. Les promoteurs et le Canton ont sous-estimé l’attachement des gens à leurs paysages. Et puis on veut bien jouer la solidarité, mais avec l’autoroute et l’installation de déchets stabilisés ISDS, on estime que l’on a fait notre part.»

Parmi les cinq personnes venues entendre les résultats, un jeune agriculteur avoue son opposition au parc qui prévoyait d’implanter dix machines le long de l’autoroute A1 entre le nord de Daillens et l’ouest d’Eclagnens. «Mais je trouve surtout positif que les gens se soient informés. Car au départ, beaucoup ne savaient pas de quoi ils causaient.»

Rebelote à Daillens
L’étonnement se reproduit une demi-heure plus tard à Daillens. Une quinzaine de personnes sont réunies devant la Maison de Commune pour entendre les résultats: 78% de «non» et un taux de participation de 74%. Plusieurs membres de l’association d’opposants Face à quel vent? se tombent dans les bras et se congratulent.

«Nous espérions dépasser les 60% de refus, mais là…» Président de l’association, Claude Herren savoure. «Contrairement à Oulens, qui était entouré par le projet, ici, une partie du village s’est peut-être sentie moins concernée. Mais nous restons sur notre idée: les éoliennes ne doivent pas être construites à moins de 1500 m des maisons.»

Et même si le vote n’était que consultatif, le syndic, Jean-Yves Thévoz, renouvelle sa promesse: «A partir de maintenant, la Municipalité ne fera donc plus rien pour faire avancer le projet.»

Comme durant la campagne, il est bien difficile de trouver quelqu’un qui soit favorable aux éoliennes. «Oui, moi je n’étais pas contre, finit par reconnaître le président du Conseil communal, Michel Lugeon, qui vient de proclamer les résultats. Je suis agriculteur. Une éolienne était prévue sur un de mes terrains. Au village, les gens le savaient. Bon, au moins, le résultat est clair et net. On va continuer à planter des patates et des betteraves», sourit l’homme de la terre en serrant la main d’un opposant.

Contacté par téléphone, Jean-Luc Juvet, directeur d’Ennova SA, la société promoteur du projet mandatée par les Services industriels de Genève, accuse le coup. «Nous nous attendions à un résultat serré. Là, le score est sans appel. Nous n’avons évidemment pas encore procédé à l’analyse des résultats, mais nous serons forcés d’en tenir compte. Reste que ce site a été désigné comme étant favorable par le Canton et que nous ne sommes que des exécutants. Je me réjouis d’entendre son avis.»

«Ne pas s’affoler»
«Il ne faut pas s’affoler, lui répond indirectement la conseillère d’Etat Jacqueline de Quattro. Nous sommes au début d’une révolution énergétique et il est normal que le débat se fasse. Il faudra encore du temps et beaucoup, beaucoup d’explications. Pour l’instant, le Canton n’a pas à imposer. Si dans trente ans, rien n’est construit et que l’électricité manque, alors il faudra prendre des mesures autoritaires. Nous n’en sommes heureusement pas encore là. Reste que nous avons le Canton le plus venteux de Suisse et que ce serait dommage de ne pas en profiter.»
Sylvain Muller

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COMMENTAIRE
Où étaient les politiques?

Hier à Daillens et Oulens-sous-Echallens, tout le monde le reconnaissait: l’incroyable gifle donnée au projet de parc éolien est en grande partie due au travail sur le terrain de l’association d’opposants Face à quel vent? Séances d’information, petit char visitant les quartiers, tracts distribués dans les boîtes aux lettres, stands d’informations dans les villages et même des ballons envoyés dans le ciel du Gros-de-Vaud pour simuler la hauteur maximale des machines. Les opposants n’ont pas ménagé leur peine. Ils n’ont pas non plus hésité à souffler sur la braise pour attiser les craintes et les doutes. Leurs photos d’éoliennes en feu ont sans doute eu plus d’impact que de nombreux discours.

Face à cela, la partie était perdue d’avance pour les promoteurs, déjà handicapés par l’origine genevoise de leur projet. «Qu’ils mettent leurs éoliennes dans la rade», lançait d’ailleurs hier à Daillens un opposant euphorisé par le verdict des urnes. L’intégration des opposants au groupe d’accompagnement ou l’évocation d’un possible redimensionnement supplémentaire du projet n’y a rien changé.

Reste maintenant une question. La nécessité de trouver de nouvelles sources d’énergie – si possible durables – n’est pas une lubie de promoteurs ou d’investisseurs. Les 100% de la population consomment de l’électricité. Il est donc impératif de restaurer la confiance dans les projets et de convaincre de leur nécessité. Or, focalisées sur les éoliennes de Sainte-Croix, les autorités politiques vaudoises ont brillé par leur absence dans les séances d’information au centre du canton. Affirmer qu’il «n’y aura pas de perte de valeur des maisons» n’a pas suffi à rassurer ceux qui avaient investi dans le Gros-de-Vaud. Il faut des actes et des garanties. Il est donc temps que le monde politique reprenne en main le destin de toutes les éoliennes vaudoises. Encore faut-il que quelqu’un en ait envie.
24 heures du 10 juin 2013

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SORTIR L’ÉOLIEN D’UNE IMPASSE

Le résultat sans appel des votes consultatifs sur les projets éoliens de Daillens (78% de non) et d’Oulens (84% de refus) porte un coup sévère à la planification élaborée par Jacqueline de Quattro, conseillère d’Etat. Car, malgré le succès du parc de Sainte-Croix (toujours menacé par un recours au Tribunal fédéral), ces deux votes pourraient avoir un effet domino dans le Gros-de-Vaud, et dans le reste d’un canton qui manifeste clairement son ambition d’exploiter le vent pour produire de l’énergie.

Pour convaincre les sceptiques, Neuchâtel a mené une politique concertée avec Berne et Soleure avant la phase de planification: les trois cantons ont ainsi décidé de préserver la première ligne de crête du Jura afin d’éviter que les éoliennes ne modifient trop le paysage. Vaud, dont l’objectif est de couvrir à terme 25% de sa consommation électrique par le renouvelable, a préféré laisser les promoteurs développer leurs projets, négocier parfois des exclusivités avec tel paysan ou telle Municipalité. La planification éolienne adoptée le mois dernier reprend la plupart des projets.

Deux projets initialement soutenus par la population ou les autorités locales sont aussi menacés. Pro Natura ira jusqu’au Tribunal fédéral contre le projet EolJoux qui empiète sur l’Inventaire fédéral des paysages (IFP), et la Fondation pour la protection et l’aménagement du paysage (FP) devrait en faire autant pour le parc éolien du Mollendruz, installé sur la première ligne de crêtes du Jura. Mon-Repos devra dire si l’intérêt général à voir se développer des énergies renouvelables, que le Conseil fédéral propose d’inscrire dans la loi sur l’énergie, l’emporte sur les autres considérations.
Le président du gouvernement Pierre-Yves Maillard regrettait en avril dernier la «guérilla juridique» menée par les opposants. Il appelait à mettre en place une procédure accélérée pour les projets d’énergies renouvelables au nom de l’intérêt général.

L’idée de nommer un Monsieur (ou Madame) Eoliennes, à l’instar du Monsieur Fusion du canton, pourrait resurgir. Une personnalité capable d’incarner la politique volontariste des autorités cantonales.
 Isabelle Biolley
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Interview J. De Quattro, Conseillère d'Etat (VD)

Après le non cinglant de Daillens et d’Oulens aux éoliennes, ne craignez-vous pas un effet domino dans le Gros-de-Vaud?
Nous avons eu deux votes consultatifs dans le canton. A Sainte-Croix, il a été positif, à Daillens, négatif. Je pense qu’il est un peu tôt pour parler de réussite ou d’échec. On est au début d’un processus qui va prendre du temps, et il faut que l’acceptation de ces éoliennes se développe dans la population.

N’avez-vous pas manqué d’engagement sur le terrain pour défendre votre planification éolienne?
Daillens ou Oulens n’auraient pas aimé voir débarquer des élus cantonaux ou fédéraux. Elles sont dans leur domaine d’autonomie: il appartient aux Communes de savoir ce qu’elles entendent faire sur leur territoire. La planification cantonale doit permettre que ces énergies se développent là où c’est le moins dommageable pour le territoire. Vous pouvez implanter une éolienne dans le Gros-de-Vaud mais pas au cœur de Lavaux, ni d’un marécage ou d’un site protégé par la Confédération.

Pourquoi ne pas nommer un Monsieur Eoliennes pour faire avancer ces projets?
Je veux bien envoyer quelqu’un du Canton sillonner le territoire, comme on l’a fait avec Monsieur Fusion, mais c’est aussi délicat d’expliquer aux Communes ce qu’elles doivent faire. Elles assument leurs propres responsabilités. Elles sont aussi composées de citoyens de plus en plus conscients des enjeux énergétiques. Et les projets portés par des citoyens ou des régions sont ceux qui ont le plus de chances de voir le jour: on en a un bel exemple ici à Payerne.
24 heures du 11 juin 2013
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Old June 12th, 2013, 03:11 PM   #117
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5 millions pour la recherche

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CINQ MILLIONS POUR LA RECHERCHE EN ÉNERGIES

Le Conseil d’Etat vaudois alloue un subside à des projets de recherche de la HEIG-VD, à Yverdon, ainsi qu’à l’Université de Lausanne

Torréfier la biomasse pour produire chaleur et électricité, développer des capteurs solaires peu visibles pour pouvoir les installer sur des bâtiments historiques protégés. Ce sont deux des projets que le Conseil d’Etat vaudois soutient dans le cadre du programme dit des 100 millions pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Tous deux sont conduits par la Haute Ecole d’ingénierie et de gestion vaudoise (HEIG-VD), à Yverdon-les-Bains.

Le gouvernement vaudois attribue en fait 5 millions pour une première salve de recherches appliquées: 3 à la HEIG-VD, 1 à l’UNIL. Ce dernier porte sur l’étude des phénomènes sociaux liés à la gestion énergétique et à la durabilité.

«Si nous voulons atteindre les objectifs fixés, à savoir, entre autres, ne plus couvrir d’ici à 2050 que la moitié de nos besoins énergétiques par des énergies fossiles, il faut de la technologie, bien sûr, mais il faudra aussi changer notre manière de vivre, et il y aura des résistances. L’UNIL ne va pas se contenter d’étudier la question, elle va mener une expérience d’application sur son campus.»

Une deuxième salve de 7 millions sera destinée encore cette année à d’autres recherches issues de l’EPFL. La règle de sélection est de privilégier des projets où il «suffit» d’un dernier coup de pouce pour arriver à une mise sur le marché.
J. DU.
24 heures du 10 juin 2013
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Old June 12th, 2013, 03:11 PM   #118
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Payerne | Future ville solaire?

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UNE VILLE ALIMENTÉE AU SOLAIRE, L’AMBITIEUX PARI DE PAYERNE

Energie Solarpayerne prévoit de poser 100 000 m2 de cellules photovoltaïques sur les toits et en plein sol. C’est le plus grand projet de production d’énergie solaire du pays

Le projet semble providentiel, un jour après l’échec populaire d’un parc éolien dans le Gros-de-Vaud. Groupe E Greenwatt, filiale du consortium énergétique fribourgeois Groupe E, compte investir près de 30 millions de francs dans les cinq ans à venir dans la pose de panneaux photovoltaïques à Payerne. De quoi produire près de 16 millions de KWh par an. «Produire de l’électricité avec des panneaux photovoltaïques, c’est rentable. Mais à condition que ce soit à grande échelle et dans la durée», dit Jean-Michel Bonvin, directeur de Groupe E Greenwatt.

Le projet couvrirait la consommation de courant de la commune et de ses 9500 habitants. «A terme, nous allons donc atteindre l’autarcie électrique», se réjouissait hier la députée syndique Christelle Luisier (PLR) au moment de présenter ce projet à la presse. Pour y parvenir, il faudra poser l’équivalent de 100 000 m2 de panneaux solaires. Intitulé Solarpayerne, ce projet serait le plus grand de Suisse, devant celui de Palexpo (48 000 m2 de capteurs).

L’initiative est prise au sérieux. Deux conseillères d’Etat, Jacqueline de Quattro et Béatrice Métraux, ainsi que le conseiller national Roger Nordmann sont venus soutenir hier ce projet «novateur, crédible et exemplaire». Il faut dire que le marché du solaire est en pleine expansion. L’an dernier, il a crû de 67% par rapport à 2011, malgré la liste d’attente pour toucher la rétribution à prix coûtant du courant injecté (RPC).

Toits et champs «loués»
A Payerne, les capteurs recouvriront divers toits de la commune, mais ils seront aussi installés à même le sol. C’est une première. Une vaste zone industrielle de 60 000 m2 idéalement située a été repérée à cette fin. Elle est actuellement dédiée à l’agriculture. On y verra pousser des cellules photovoltaïques. «Les panneaux seront montés sur des sortes de tiges hautes de deux mètres, ce qui fait que le sol restera disponible pour de l’herbe ou pour y faire pâturer des moutons», poursuit Jean-Michel Bonvin. Les propriétaires ont déjà donné un accord de principe. Une première étape de 15 000 m2 de panneaux est prévue pour l’an prochain. Une étude d’impact est en cours, la mise à l’enquête aura lieu après l’été. Quant à la construction, elle ne devrait pas excéder 15 à 20 semaines.

Pour les toits, il s’agira aussi de voir grand. Un cadastre solaire a répertorié plus de 250 toits à Payerne offrant au moins une surface de 500 m2 bien exposés. Ces toits appartiennent aussi bien à des privés qu’à des collectivités. Dans les semaines à venir, Groupe E Greenwatt va approcher ces propriétaires pour leur proposer une installation. L’arrangement est assez simple: la société fribourgeoise installe les panneaux pour une durée de vingt-cinq ans en moyenne et dédommage les propriétaires de toitures à raison d’un franc par m2, par année. La société récupère en revanche l’électricité produite et la revend. Dans le concept Solarpayerne, la Commune et le Canton joueront le rôle de «facilitateurs». Jacqueline de Quattro a rappelé qu’un fonds de subventions de 15 millions est à disposition pour ce genre d’installations. Béatrice Métraux a garanti que le Conseil d’Etat fera le nécessaire pour faciliter au maximum les démarches administratives. Quant à la Commune, elle joue un rôle d’incitateur et de coordinateur dans ce projet. Elle montre aussi l’exemple en équipant toutes ses infrastructures là où c’est possible. Ainsi, 1000 m2 de cellules vont bientôt être posés sur le toit de la halle des fêtes. Par ailleurs, les instances cantonales vaudoises et fribourgeoises ont autorisé la pose de panneaux sur les toits du Gymnase intercantonal de la Broye (GYB).

Acte citoyen
Ce projet a touché d’autant plus les divers partenaires qu’il émane d’un privé. Un Payernois: Cédric Moullet, en s’interrogeant avec son épouse sur «ce qu’ils pouvaient faire pour leur ville», est à l’origine de ce projet. Responsable web de l’Infrastructure fédérale de données géographiques (IFDG), ce géomètre a réalisé le cadastre solaire. Puis il a entamé les contacts avec les investisseurs, les diverses administrations, le politique. «C’est un acte citoyen remarquable, a relevé Jacqueline de Quattro. M. Moullet a su rassembler divers partenaires sur une même vision réaliste et réalisable.»

Cédric Moullet sourit. «Accueillir le plus grand projet solaire de Suisse dans une ville réputée pour son brouillard, c’est un joli clin d’œil, non?»
Christian Aebi


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Old June 20th, 2013, 03:57 PM   #119
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EolJorat Nord

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Non aux éoliennes de Daillens et Oulens
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ENERGIES RENOUVELABLES
Les éoliennes divisent toujours les villages du Gros-de-Vaud
Un sondage a été mené dans les quatre communes touchées par le projet EolJorat Nord. Les résultats font le grand écart



Après le très sec non aux éoliennes d’Oulens-sous-Echallens et de Daillens dimanche dernier, les Municipalités des quatre communes touchées par un autre projet, celui d’EolJorat Nord, ont publié hier les résultats du sondage effectué auprès de leurs populations.

Poliez-Pittet est la plus favorable (71%), suivie par Corcelles-le-Jorat (60%). Froideville ne tranche pas la question (égalité de oui et de non), tandis que Jorat-Menthue est contre (62%).

Cette dernière commune, récemment née d’une fusion, réunit toutefois cinq villages aux avis très divergents: si Sottens, habitué aux grands pylônes, dit oui à 71%, les quatre autres villages disent non. Villars-Mendraz à 49% (46% de oui), Villars-Tiercelin à 56%, Montaubion-Chardonney à 59% et Peney-le-Jorat à 87%. Les taux de retour des questionnaires distribués dans les boîtes aux lettres sont compris entre 23% et 60%.

Soutien impossible
Comme lors du sondage mené presque simultanément dans les communes touchées par le projet Tous-Vents dans la région de Vuarrens – Essertines-sur-Yverdon (24 heures du 1er juin 2013), les résultats semblent être fortement influencés par l’emplacement exact des cinq éoliennes hautes de 199 mètres projetées. Ainsi, celle prévue au sud de Peney-le-Jorat a fait l’objet d’une question spécifique qui a obtenu 90% de non dans le village. «Il nous est désormais impossible de soutenir son implantation», constate Patrick Keller, syndic de Jorat-Menthue.

Cela ne surprend pas du tout Jean-Claude Perey, président de l’association d’opposants nommée Queduvent . «J’habite dans ce village. Lors de la dernière séance du Conseil général avant la fusion, en juin 2011, nous avions déjà demandé un vote consultatif. Trente-deux conseillers sur trente-six avaient refusé le projet.» Son association va maintenant surveiller l’éventuelle arrivée de plans partiels d’affectation devant les Conseils et, le cas échéant, se mobiliser pour les faire refuser.

Pas consultés
A l’inverse de Peney-le-Jorat, la population de Froideville ne s’est pas mobilisée fortement pour répondre à cette consultation. Seuls 23% des questionnaires distribués sont revenus à l’administration communale. «Notre population se sent beaucoup plus concernée par l’éolienne des Saugealles du projet EolJorat Sud, explique le syndic, Michel Pittet. Nous l’aurons juste sous les yeux. Mais les habitants de Froideville ne seront pas consultés, puisqu’elle est prévue sur le territoire communal de Lausanne.»

Du côté du promoteur d’EolJorat Nord, le groupe Alpiq, la porte-parole, Christel Varone, ne fait aucun commentaire. «Une réunion est prévue fin juin avec les Municipalités pour analyser ces résultats. Nous communiquerons ensuite.»

Président d’EoleResponsable , association d’opposants au projet EolJorat Sud, Stéphane Dumauthioz est plus prolixe: «Ce sondage illustre deux choses: premièrement que le sujet divise les populations et, deuxièmement, que la plupart des Vaudois ignorent encore ce que vivre à côté d’une éolienne signifie. De toute manière, la problématique est générale, puisque tout cela découle du Plan directeur cantonal. Mais, en laissant se développer des projets distincts, le Canton dévoile sa stratégie: laisser les opposants s’épuiser à combattre séparément et localement chaque projet.»

Infos sur internet: www.eoljorat.ch et, pour les opposants, www.queduvent.ch et www.eoleresponsable.ch

Sylvain Muller

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LAUSANNOIS INDIFFÉRENTS

Alors que le projet EolJorat Nord (cinq éoliennes) suscite toute la gamme des réactions dans les villages, son équivalent Sud (huit éoliennes, toutes situées sur le territoire de la commune de Lausanne, mais éloignées de la ville) engendre l’indifférence dans la capitale vaudoise. La présentation du projet, à découvrir jusqu’au 30 août prochain au Centre Contact Energies, à la place Chauderon, est totalement ignorée par les citadins. «Nous accueillons en moyenne un visiteur par jour, révèle Xavier Righetti, ingénieur EPFL aux Services industriels de la Ville. Ce sont soit des habitants de Vers-chez-les-Blanc ou du Chalet-à-Gobet, soit des habitants de Froideville, que l’on sent très inquiets.» Une confirmation supplémentaire que, en matière de projets éoliens, la distance et la visibilité depuis les habitations sont les critères qui façonnent l’avis des citoyens.
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OPPOSANTS
Bientôt une fédération vaudoise

Le 2 juillet prochain, à Echallens, plusieurs associations d’opposants aux éoliennes s’uniront en une fédération vaudoise affiliée à l’association suisse Paysage Libre. A l’origine du projet, Jean-Marc Blanc, un habitant de Bottens. «En m’intéressant au sujet, je me suis rendu compte qu’il existait beaucoup de petites associations abattant chacune dans leur coin un travail énorme. J’ai aussi été frappé de voir comme ces gens s’investissent avec leurs tripes, toutes sensibilités politiques ou écologiques confondues. Je suis donc arrivé à la conclusion qu’il fallait fédérer ces mouvements, ainsi que les privés sensibles à la cause, pour coordonner les efforts et régler le problème de façon générale.» Consultant en stratégie et management de métier, Jean-Marc Blanc précise ne s’être jamais engagé politiquement jusque-là et avoue trouver qu’une éolienne peut être un bel objet. «Mais 65 dans une région comme le Gros-de-Vaud, c’est du délire!»
24 heures du 15 juin 2013
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Old June 25th, 2013, 02:22 AM   #120
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Politique énergétique

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Les éoliennes divisent
24 heures
du 15 juin 2013
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Réflexions à propos de la politique énergétique
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L'invitée: Jacqueline de Quattro, Conseillère d'Etat

LE CANTON DE VAUD A BESOIN DE TOUTES SES ÉNERGIES

Le monde de l’énergie est en pleine mutation. La croissance démographique, l’augmentation des besoins énergétiques, l’épuisement des ressour- ces fossiles constituent les défis de demain.

Le canton de Vaud n’échappe pas à cette réalité. Voilà pourquoi il veut être un acteur de la nouvelle politique énergétique de la Suisse. Et le Conseil d’Etat s’est donné les moyens d’y parvenir. Il a donc décidé d’améliorer l’efficience énergétique et de promouvoir les énergies renouvelables indigènes et propres: l’éolien, le solaire, l’hydraulique, la géothermie, la bio- masse et le bois-énergie. Le gouvernement entend agir plutôt que subir.

La décision du Conseil fédéral de sortir du nucléaire et sa Stratégie énergétique 2050 ont mis les cantons face à des enjeux majeurs. Vaud doit ainsi remplacer les 25% à 30% de l’énergie consommée d’origine nucléaire par d’autres ressources énergétiques. Or la consommation d’énergie ne cesse d’augmenter. Dans notre canton, elle a grimpé de 20% entre 1990 et 2008! D’où l’urgence d’entreprendre des réformes.

Le Conseil d’Etat a soumis au parle- ment une révision de la loi sur l’énergie pour freiner la consommation là où cela est possible: le parc immobilier est particulièrement gourmand. Il engloutit 45% de la consommation totale du canton. La réforme prévoit ainsi l’assainissement énergétique progressif des bâtiments. Pour l’encourager, le gouvernement a décidé d’accorder des subventions non négligeables.

Parallèlement, le Conseil d’Etat mise à fond sur les énergies renouvelables, l’autre axe de la révision de la loi. Pour sortir de l’atome, nous avons besoin d’un «mix» énergétique.

Prenons l’exemple de l’éolien. Le territoire vaudois bénéficie de conditions particulièrement favorables en matière d’exposition aux vents, d’accès aux sites et de raccordement au réseau électrique. Le potentiel éolien est estimé à 1154 GWh, ce qui permettrait de couvrir la con- sommation électrique annuelle d’environ 290 000 ménages, soit 25% de la consommation totale du canton en 2011. Notre dépendance envers le nucléaire serait en grande partie compensée!

Mais voilà, l’éolien suscite chez nous de nombreuses interrogations. Or, si le canton de Vaud veut prendre en main son avenir énergétique, il doit accepter de faire des concessions. Comme l’ont fait les pylônes électriques par le passé, ces parcs éoliens modifieront inévitablement les paysages. Ils nous apporteront par contre la sécurité de l’approvisionnement, et des énergies propres et renouvelables. Il faudra trouver de nouveaux équilibres. C’est un travail de longue haleine.

Les solutions aux défis de l’énergie viendront de notre capacité à innover et à accepter le changement. Le canton de Vaud mise sur une politique volontariste, pragmatique et cohérente. Plus que jamais, les Vaudois ont besoin d’un «mix» énergétique.
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L'invité: Jerôme Christen, Député, coordinateur romand de l'AEE*

LA DÉMOCRATIE PEUT EXPLORER DE NOUVELLES VOIES

En raison de son usage toujours plus abusif, le droit de recours a été remis en question par des élus qui souhaitent que l’on crée un droit d’exception en faveur des énergies renouvelables. Selon le président du gouvernement vaudois, si rien n’est entrepris pour accélérer les procédures, la transition énergétique sera compromise, et il faudra prolonger la durée d’exploitation des centrales nucléaires. Pierre-Yves Maillard propose donc un vote démocratique de principe sur les sites, le nombre d’éoliennes et leur taille. En cas de majorité, plus aucune contestation ne serait possible.

Auparavant, c’est le syndic de Sainte-Croix, Franklin Thévenaz, et la conseillère nationale Isabelle Chevalley qui avaient proposé de limiter le droit de recours, de revoir les droits populaires et de redéfinir le fédéralisme en raison des ma- nœuvres dilatoires qui finissent par décourager les investisseurs.

L’exemple neuchâtelois du Crêt-Meuron est à ce titre édifiant: il a fallu quatre ans d’études et cinq ans de procédure pour que le Tribunal fédéral donne son feu vert. Or, entre-temps, la technologie a évolué, et le fournisseur ne réalise plus des installations de 93 mètres, mais de 99 mètres pour des raisons évidentes de productivité (qui a ainsi passé de 13 à 23 GWh). Lancé en 1998, ce projet est au point mort, l’adaptation du plan d’aménagement ayant été refusée par le Tribunal cantonal. C’est donc un énorme gâchis.

Les réactions sont le plus souvent irrationnelles à l’égard de projets éoliens. Des situations de blocage insensées expliquent que le plus fervent des partisans d’un Etat de droit puisse en venir à souhaiter l’application de la raison d’Etat, à une approche qui est plutôt celle d’un Etat totalitaire.

N’existerait-il pas une solution permettant à la fois d’accélérer la pro- cédure et de respecter l’Etat de droit? La démocratie ne fonctionne pas selon une formule immuable: elle peut explorer de nouvelles voies.

Le professeur Jean-Baptiste Zufferey, président de l’Institut pour le droit suisse et international de la construction, et Mathieu Carrel, assistant à l’Université de Fribourg, ont fait une recherche afin d’améliorer la rapidité et l’efficacité des procédures administratives.

Ces juristes proposent notamment d’établir une législation uniforme en Suisse en matière de bruit, d’infrasons, d’ombres et de sécurité, ou encore de déterminer les périmètres dans lesquels les voisins seraient habilités à recourir.

Le transfert des compétences d’autorisation au niveau fédéral ne réduirait pas les droits d’opposition ou de recours, mais permettrait de rationaliser les démarches administratives en imposant une seule étude d’impact sur l’environnement et une seule mise à l’enquête publique pour tous les aspects importants du projet.

Il faut agir, car il est insensé de se priver d’éolien pour conserver du nucléaire!

* Agence des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique
24 heures du 25 juin 2013
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