La crise du logement - Page 5 - SkyscraperCity
 

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Old March 6th, 2013, 08:28 PM   #81
pipouchat
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Heureusement que ces logements resteront abordables, mais il en faut bien plus. Quand on voit le prix d'un 5 pces à Champagny-Parc à St-Sulpice...5650 francs par mois!! Min. 16950 de revenus... et le constat est à peu près pareil pour les nouvelles promotions actuellement en réalisation. Le SDOL doit urgemment se concrétiser...
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Old March 15th, 2013, 07:20 PM   #82
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La construction plombée par un hiver rigoureux

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CONJONCTURE
La construction plombée par un hiver rigoureux
Après huit années de croissance, le bâtiment a connu un fléchissement de ses activités en 2012



Pour la première fois depuis huit ans, le secteur principal de la construction a vu son chiffre d’affaires nominal baisser en 2012. S’il s’est contracté de 0,8% au 4e trimestre (par rapport au mois précédent), pour l’ensemble de l’année le fléchissement a atteint 3,9% par rapport à 2011 pour avoisiner les 18,9 milliards.

Cette contraction s’explique en grande partie par la météo peu clémente subie l’année dernière. La Société suisse des entrepreneurs (SSE), qui réalise chaque trimestre une enquête conjoncturelle auprès de plus de 1500 entreprises ayant un lien avec la construction, évoque «la vague de froid de février 2012 et l’arrivée précoce de l’hiver au mois de novembre dernier» comme principales entraves aux activités des bâtisseurs suisses. Un avis que partage largement Matthias Holzhey, spécialiste immobilier au département recherche d’UBS. «Et les retards pris en cas d’hiver rude sont impossibles à rattraper durant l’été», évoque ce dernier.

Locatifs en recul
Pour Silvan Müggler, chef politique et économique de la SSE, d’autres facteurs entrent en jeu: «Nous expliquons cette situation par un nombre de terrains à bâtir limité, mais aussi par un manque très clair de main-d’œuvre qualifiée comme des architectes, des ingénieurs ou encore des contremaîtres.»

Malgré la crise du logement, particulièrement exacerbée dans les cantons de Vaud et de Genève, les commandes pour des immeubles locatifs ont reculé de 3,2% en 2012 pour ne peser plus que 6 milliards à l’échelle suisse.

Dans le commercial et l’industriel, par contre, la tendance s’inverse, puisque, après trois ans de baisse consécutive, les commandes se sont accrues de 7,1% à 2,5 milliards. «Elles restent nettement inférieures au record de 3,1 milliards établi en 2008», précise la SSE.

Du point de vue de l’emploi, contrairement au fléchissement des commandes, le nombre de travailleurs et d’apprentis s’est accru au cours de l’année dernière.

Perspectives incertaines
Le froid enregistré depuis le début de l’année a contraint bon nombre d’entreprises à réduire leur activité. La prudence est donc de mise pour évoquer les perspectives à venir. Sylvan Müggler parle d’une «consolidation du secteur», alors que Matthias Holzhey s’attend, lui – pour autant que le temps le permette –, plutôt à une croissance, étant donné la demande toujours aussi forte de nouveaux logements.

Aux inconnues météorologiques s’ajoute un autre point d’interrogation: l’impact de la loi sur l’aménagement du territoire (LAT), récemment adoptée par les Suisses. Alors que le SECO vient de publier une première analyse sur les conséquences de l’initiative sur les résidences secondaires (Lex Weber) pour les principales régions concernées (estimations de suppressions d’emplois dans l’arc alpin d’ici à 2015: entre 6000 et 14 000 postes), le chef politique et économique de la SSE n’arrive pas encore à prédire quel impact la LAT aura sur le secteur à court terme. Sur le moyen terme, par contre, Sylvan Müggler ne cache pas une certaine inquiétude.
Olivier Wurlod
http://journal.24heures.ch/zoneabonnes du 14.03.2013
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Old March 22nd, 2013, 09:42 PM   #83
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L'Arc lémanique a connu la plus forte croissance économique de Suisse

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21 mars 2013
L'Arc lémanique a connu la plus forte croissance économique de Suisse

Entre 2001 et 2011, le PIB suisse a augmenté de près de 19% alors que celui de l'arc lémanique a bondi de 26 %.

http://www.rts.ch/video/info/journal...de-suisse.html
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Old March 29th, 2013, 01:49 PM   #84
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Pénurie de logements: conséquences

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LA PÉNURIE DE LOGEMENTS INQUIÈTE LES LOCATAIRES

Les Vaudois sont satisfaits de leur habitation, selon un sondage publié hier par les milieux immobiliers. L’immigration et la libre circulation assèchent, selon eux, le marché

Les locataires vaudois sont 89% à se dire satisfaits de leur logement et 65% à juger bonne la relation avec leur régie. C’est le résultat, stable, auquel est parvenue l’enquête biennale commandée la Chambre vaudoise immobilière (CVI) et l’Union suisse des professionnels de l’immobilier (USPI). Elle a été réalisée par MIS Trend auprès de 607 locataires et 397 propriétaires en janvier dernier.

La pénurie de logements est un souci majeur pour 88% des Vaudois. Ils l’attribuent essentiellement à la croissance démographique (75%) et à la libre circulation des personnes avec l’Union européenne (59%). Un résultat qui n’est pas anodin pour le conseiller national PLR Olivier Feller, directeur de la CVI, alors que les Suisses devront se prononcer sur ces deux thèmes prochainement. «Si des mesures ne sont pas prises en termes d’infrastructures ou d’accélération des procédures pour construire des logements, on ne pourra se rabattre que sur l’immigration et la libre circulation pour lutter contre la pénurie. L’économie a de toute façon besoin des deux.»

L’enquête montre aussi que les trois quarts des locataires ne sont pas prêts à financer entièrement des travaux d’assainissement énergétiques, même s’ils les jugent nécessaires. «Une majorité est favorable aux belles idées, mais, dès que cela les touche personnellement, les gens ne sont plus d’accord», relève Olivier Feller. Anne Baehler Bech, secrétaire générale de l’ASLOCA Vaud, a une autre explication. «Il y a eu peu d’entretien du parc immobilier vaudois: c’est une bombe à retardement. Les gens ne veulent pas financer tout l’assainissement énergétique, parce que cela représente aussi une plus-value pour les propriétaires.» Le droit du bail reporte tout le coût de cet assainissement énergétique sur les locataires. L’ASLOCA et la gauche demandent une répartition de ces coûts.

Même si les relations sont harmonieuses selon ce sondage, il ressort que 35% des locataires estiment que leur gérance ne tient pas compte de leurs vœux. «Nous allons débriefer cette enquête avec nos membres. Ce sont des points que nous allons travailler, déclare Michel Maillard, vice-président de l’USPI Vaud. Mais il faut aussi dire que les gérants doivent tenir un budget d’exploitation. Et les petites bricoles auxquelles tiennent les locataires coûtent souvent horriblement cher.»
I.B.
24heures du 28-29 mars 2013
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Old April 16th, 2013, 11:41 AM   #85
Lake Leman
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Très forte augmentation du nombre de logements autorisés
La construction de logements au 4e trimestre 2012

SELON LES CHIFFRES PROVISOIRES DE L'OFFICE FÉDÉRAL DE LA STATISTIQUE (OFS), 12'250 nouveaux logements ont été construits au 4e trimestre 2012, soit 12% de moins qu'au trimestre correspondant de l'année précédente. A la fin du mois de décembre 2012, 75'600 logements étaient en construction, ce qui représente une hausse de 12,5% en un an. Le nombre de logements dont la construction a été autorisée a augmenté de 71% par rapport au 4e trimestre 2011 pour s'élever à 22'260.

Nouveaux logements

En Suisse, 12'250 logements ont été construits au cours du 4e trimestre 2012, soit 1630 logements ou 12% de moins qu'au trimestre correspondant de l'année précédente. Le nombre de nouveaux logements a diminué dans les communes comptant jusqu'à 2000 habitants et dans celles de plus de 5000 habitants. Les baisses se sont échelonnées entre -8 et -35%. Dans les communes de 2001 à 5000 habitants, une augmentation de 5% a en revanche été enregistrée.

Dans les agglomérations des cinq plus grandes villes, le nombre de nouveaux logements a diminué de 4% par rapport au 4e trimestre 2011 et a atteint 3790 unités. Il a reculé dans les agglomérations de Berne (-37%) et de Zurich (-12%), mais a progressé dans celles de Lausanne (+41%), Genève (+29%) et Bâle (+8%).

Sur l’ensemble de l’année 2012, quelque 43’980 logements ont été construits, ce qui représente une diminution de 5% par rapport à l’année 2011. Les communes de 2000 habitants ou moins sont les seules à avoir enregistré un accroissement du nombre de nouveaux logements, tandis que celles de plus de 2000 habitants accusaient une baisse. Le bilan annuel est négatif dans les agglomérations des cinq plus grandes villes (-9%). En 2012, seules les agglomérations de Genève (+37%) et de Bâle (+9%) ont enregistré une hausse du nombre de nouveaux logements.

Logements en construction

A la fin décembre 2012, 75'600 logements étaient en construction, ce qui représente une progression de 12,5% en rythme annuel. Cette évolution positive a touché toutes les catégories de communes. Elle a été la plus forte dans les communes de 2001 à 5000 habitants (+30%) et dans celles de 5001 à 10'000 habitants (+18%).

Le nombre de logements en construction s'est aussi accru dans les agglomérations des cinq plus grandes villes: il a atteint 26'400 unités, soit 7% de plus qu'un an auparavant. A l'exception de celle de Bâle (-9%), toutes les agglomérations ont connu une augmentation, comprise entre 2 et 30%.

Logements autorisés

Au 4e trimestre 2012, le nombre de logements autorisés s'est accru de 71% ou 9220 unités par rapport au 4e trimestre 2011 pour s’établir à 22'260 unités. Les communes comptant jusqu'à 2000 habitants (+208%) ont enregistré des hausses marquées, tout comme celles de 2001 à 5000 habitants (+76%) et de 5001 à 10'000 habitants (+74%).

Dans les agglomérations des cinq plus grandes villes, le nombre de logements autorisés a progressé de 15% ou 620 unités par rapport au trimestre correspondant de l'année 2011 pour s’établir à 4720 unités. Il a reculé dans les agglomérations de Berne (-67%) et de Zurich (-2%), mais a nettement progressé dans celles de Bâle (+89%), Lausanne (+80%) et Genève (+26%).

Sur l’ensemble de l’année 2012, l'augmentation du nombre de logements autorisés s’est élevée à 17,5% en Suisse, ce qui représente 66'140 logements autorisés de plus. Les communes de plus de 10'000 habitants sont les seules à avoir enregistré un recul en rythme annuel du nombre de logements autorisés (-9%). Pour les agglomérations des cinq plus grandes villes, le bilan annuel est négatif ( 4%). Seules les agglomérations de Bâle et de Lausanne ont échappé à cette tendance à la baisse.

http://immo-swissnews.ch/Tres-forte-...ses_a2345.html
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Old April 16th, 2013, 06:56 PM   #86
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Les communes de plus de 2000 habitants ont enregistré une hausse de 208 % des logements autorisés.

Espérons que ce n'est pas trop du côté des communes campagnardes ou péri-urbaines que cela s'est fait. Est-ce peut-être une anticipation de la LAT?
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Old April 16th, 2013, 10:02 PM   #87
Vaud
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très bonne nouvelle! Genève semble commencer vraiment à agir avec une hausse de 36.9% pour les logements construits en 2012 (310 plus que Bâle qui est la seule autre agglomération qui accroît la chiffre) et 4,611 en construction, et même si la chiffre de logements autorisés pour tout 2012 n'est pas jolie (-30%) au 3ème trimestre elle a bien accru.
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Old April 17th, 2013, 02:52 PM   #88
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Les communes de plus de 2000 habitants ont enregistré une hausse de 208 % des logements autorisés.

Espérons que ce n'est pas trop du côté des communes campagnardes ou péri-urbaines que cela s'est fait. Est-ce peut-être une anticipation de la LAT?
Certainement. C'est quand même inquiétant dans la mesure où se genre de commune sont typiquement péri-urbaine voir campagnarde.
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Old April 26th, 2013, 01:29 AM   #89
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Le prix des appartements à vendre marque le pas

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IMMOBILIER
Le prix des appartements à vendre marque le pas

Les prix de la propriété par étages (PPE) ont cessé récemment de grimper à Lausanne, à Morges et à Vevey



Le marché de la propriété par étages (PPE) et de l’immobilier de luxe marque le pas dans le canton de Vaud. «Nous assistons à un tassement des sommes demandées pour acquérir une habitation de luxe ou une PPE, à cause d’une légère diminution de la demande. La hausse des exigences en fonds propres a eu un effet restrictif sur les revenus moyens», explique Olivier Feller, directeur de la Chambre vaudoise immobilière (CVI).
Fait inédit sur le marché de la propriété par étages, l’envolée des prix s’est surtout calmée récemment dans les régions de Lausanne, de Morges, de Vevey. Un plafond a été atteint, selon l’étude de printemps de Wüest & Partner qui a été présentée hier. «Le prix des PPE va bien moins fortement augmenter dans l’arc lémanique ces 12 prochains mois, avec une hausse de 0,6%, contre 1% en Valais et 1,8% pour le reste de la Suisse romande», a estimé Hervé Froidevaux, associé de ce consultant en immobilier. En dix ans, la valeur des PPE a plus que doublé dans l’arc lémanique (+105,3%). Elles ne devraient plus que légèrement augmenter de 0,9% en moyenne nationale sur l’année en cours.

Moins de villas neuves
Sur le marché villas, Wüest & Part-ner observe un recul des demandeurs d’objets neufs en faveur de maisons «d’occasion». A part quelques élans de croissance dans du «neuf» dans les cantons de Schaffhouse, du Valais, de Fribourg et du Jura, la raréfaction des terrains à bâtir et la hausse de leur prix freinent cette activité. Le recul des prix des maisons touche un nombre croissant de communes sur les bords du lac Léman et dans le canton des Grisons, selon l’étude du consultant.

L’exode massif vers la propriété n’a pas eu lieu. Il aurait pu être causé par les taux d’intérêt qui sont bas depuis longtemps. Cette évolution a été contrecarrée par l’immigration et la hausse de la demande qu’elle a générée, a poursuivi Hervé Froidevaux.

Genève n’a plus dans ce contexte la palme de la hausse des loyers. Ils y augmentent moins rapidement (+5,2%) que dans le reste de l’arc lémanique (+7,3%). Cela n’était pas le cas sur les dix dernières années. Sur cette période, soit de 2002 à 2012, les loyers ont doublé à Genève (+98,4%), alors que la hausse était un peu plus faible pour l’ensemble du bord du lac Léman (+93,4%). En Suisse, l’augmentation des loyers était clairement moins élevée et atteignait 35,4% sur ces dix ans.

Lausanne moins chère
«Les loyers de bureaux sont traditionnellement plus élevés à Genève, à Zurich, à Bâle et à Zoug, car les entreprises aux marges les plus élevées cherchent à s’y installer et sont d’accord de payer davantage. Il s’agit de sociétés actives dans les services financiers ou dans les matières premières par exemple, ainsi que des multinationales», a encore précisé Wüest & Partner. Le mètre carré en location pour un bureau coûte «jusqu’à 1200 francs à Genève, mais seulement 450 francs à Lausanne, moins de la moitié». Les loyers des bureaux étaient en très forte hausse sur les bords du Léman de 2011 à 2012, en s’appréciant de 21,1% (+6,1% pour le reste de la Suisse). «Il s’agit toutefois d’un effet trompeur, selon Hervé Froidevaux, car les surfaces qui sont sur le marché sont mieux situées et de meilleure qualité qu’auparavant, ce qui relève les statistiques.»
Thomas Thöni Zurich

Quote:
UNE ANNÉE DE GRANDS CHANGEMENTS

La Lex Weber Acceptée en mars 2012, limite la construction de résidences secondaires dans les communes où celles-ci représentent plus de 20% du total des habitations. Un nombre important de permis de construire a été déposé avant l’entrée en vigueur de cette loi le 1er janvier 2013. Cela va augmenter l’offre d’habitations à court terme. A long terme, la valeur des terrains sans autorisation de construire va fortement diminuer.

L’ordonnance sur l’utilisation des fonds du 2e pilier a eu un effet stabilisateur sur les prix des PPE dans l’arc lémanique au deuxième semestre 2012. Selon cette ordonnance, au moins 10% du prix doit être financé par des fonds propres.

L’impact de la LAT La loi sur l’aménagement du territoire, qui vient de passer en votation en mars, va surtout toucher le Valais et Fribourg en Suisse romande. Ces Cantons ont trop de réserves à bâtir et devront déclasser des zones. Les plans directeurs seront fixés dans 5 ans, de sorte que l’effet sur le marché immobilier et les prix, cassés pour les parcelles sorties de la zone à bâtir, ne se feront pas sentir avant une dizaine d’années. La LAT devrait avoir un faible impact sur Vaud et Genève.

Le volant anticyclique introduit par la BNS à la mi-février augmenterait en moyenne le taux d’intérêt d’un prêt de 0,10%. Les conditions d’octroi de crédit devraient légèrement se resserrer.
T.T./Wüest & Partner
24 heures du 24.04.2013
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Old May 4th, 2013, 07:03 PM   #90
Lake Leman
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C’est vraiment la galère cette pénurie de logement. Vivement que les constructions se multiplient, et que la sélection des nouveaux locataires s’assouplisse.

Le mal-logement au cœur du débat

SAMEDI 04 MAI 2013

Le mal-logement connaît un développement inquiétant. Faute de pouvoir accéder au logement en raison de la pénurie et du prix des loyers, de plus en plus de personnes doivent recourir à des solutions provisoires: sous-location, hébergement chez des proches, à l’hôtel, au camping ou encore dans les structures d’urgence. Ce phénomène de «nomadisme» révèle des situations de précarité très diverses, loin de se circonscrire aux personnes sans emploi ou à faibles revenus. C’est un des constats dressés hier lors d’une table ronde organisée dans le cadre des Journées des alternatives urbaines, à Lausanne.

L’accès au marché du logement est conditionné à «une série d’obstacles difficiles à franchir pour tout ménage qui ne serait pas dans les normes», constate Doris Sfar, de l’Office fédéral du logement. A l’exigence de solvabilité et d’absence de poursuites s’ajoutent d’autres critères définis par les gérances immobilières, comme le fait de jouir d’une bonne réputation en tant que locataire. En pratique, d’autres caractéristiques peuvent être rédhibitoires. Ainsi le statut légal. «Les détenteurs d’un permis B ne sont souvent pas acceptés par les gérances et ce, même si les personnes travaillent», relève Fanny Krug, du département de la cohésion sociale de la ville de Genève. Pour Doris Sfar, c’est clair: «Il y a une volonté de maintenir toute une série de populations dans une situation précaire et un refus de les intégrer.»

Les personnes exclues du marché locatif se retrouvent souvent contraintes à loger chez les proches, parents ou amis. Au Service du logement de la ville de Lausanne, Andrea Fauchère note ainsi une forte croissance de la colocation multi-générationnelle, avec pour conséquence une fréquente sur-occupation des habitations. Une promiscuité qui génère à son tour du mal-logement. «Nous n’avons pas de solution immédiate lorsque la situation devient invivable», reconnaît-elle.

Face aux problèmes similaires touchant la ville de Zurich, une expérience est menée avec succès, selon Doris Sfar. Une association se charge de faire l’intermédiaire entre les personnes précaires et les régies. «Elle agit auprès des bailleurs et obtient l’engagement de mettre à disposition un certain nombre de logements, pour lesquels elle se porte garante. Elle effectue aussi tout un travail d’accompagnement et, si besoin, de médiation. Ce genre d’initiatives devrait avoir sa place dans toutes les agglomérations.»


http://www.lecourrier.ch/108348/le_m...coeur_du_debat
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Old May 15th, 2013, 01:29 PM   #91
Lake Leman
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De plus en plus d’étudiants sans toit

SAMEDI 11 MAI 2013
Arnaud Crevoisier

HABITAT Prise entre le marteau et l’enclume, l’Association pour le logement des jeunes en formation (ALJF) refuse désormais du monde.

Depuis vingt-cinq ans, l’Association pour le logement des jeunes en formation (ALJF) propose aux étudiants des habitations bon marché. La spécialité de l’ALJF, qui n’est ni propriétaire ni gérante d’un parc locatif, c’est le contrat de prêt à usage. Une formule qui permet, sur la base d’une solution négociée avec leurs propriétaires, une occupation légale des bâtiments temporairement vides. Aujourd’hui, cette association bénévole peine à trouver des partenaires privés, alors que la demande explose, explique Gabriel Sidler, un de ses coordinateurs.

Depuis quelques jours, l’ALJF n’accepte plus d’inscriptions sur ses listes d’attente. Pourquoi cette décision?

Gabriel Sidler: Les étudiants avaient jusqu’à présent la possibilité de s’inscrire auprès de notre permanence hebdomadaire. On comptait en moyenne 5 ou 6 inscriptions chaque mardi soir. Mais ces derniers temps, on est passé à une moyenne de 10 à 15 personnes par semaine. Dans ces conditions, le groupe chargé d’attribuer les chambres trouvait qu’il devenait ridicule de prendre de nouvelles inscriptions, alors que l’on compte déjà plus de 250 personnes sur les listes d’attente et que toutes les maisons gérées par l’ALJF sont pleines à craquer.

Face à une demande toujours plus forte, comment évolue l’offre globale de logements étudiants à Lausanne? Et celle de l’ALJF?

D’une manière générale, l’offre se développe peu et les logements nouvellement créés sont souvent chers, ce qui les rend difficiles d’accès pour une partie des étudiants. Pour sa part, l’ALJF loge actuellement environ 150 personnes, réparties dans 21 habitations. Mais nous allons malheureusement bientôt perdre deux maisons, en raison du début de travaux de rénovation. Une quinzaine de personnes devront être relogées d’ici à l’automne.
En septembre dernier, 500 étudiants n’avaient pas trouvé de solution de logement pérenne.

Comment s’annonce la prochaine rentrée?

Au vu du nombre de personnes qui viennent s’inscrire chez nous, on peut imaginer que la situation va encore se détériorer. Rappelons que cela fait plusieurs années que le nombre d’étudiants à Lausanne augmente continuellement.

Parmi eux, qui sont les plus défavorisés?

Ce sont notamment les étudiants étrangers, qui n’ont pas les garanties financières suffisantes pour obtenir un bail, ni le réseau de relations susceptibles de faciliter leurs démarches.

Chaque année, la population est sollicitée pour héberger des étudiants. Ces appels à la bonne volonté trouvent-ils aujourd’hui leurs limites?

C’est une vieille recette, qui a le mérite de dépanner un certain nombre de personnes. Mais la réalité n’est pas toujours aussi rose que l’image de cohabitation harmonieuse véhiculée lors des campagnes de communication. Pour certains, héberger un étudiant est surtout un moyen commode de rentabiliser une chambre et ils profitent du fait que leur locataire est prêt à accepter n’importe quelles conditions pour avoir un endroit où dormir. Dans la mesure où il n’y a aucun contrôle, les loyers sont parfois prohibitifs: on entend régulièrement parler de chambres louées 1000 francs par mois.

Vu l’urgence de la situation, des mesures rapides telles que l’installation de containers aménagés, comme l’a fait la Ville d’Amsterdam pour ses étudiants, doivent-elles être envisagées, selon vous?

Dès lors qu’elle permettrait d’apporter une réponse concrète au problème de la pénurie, nous y serions a priori favorables, même s’il s’agit de solutions temporaires de type Portakabin. I

«Beaucoup de logements privés sont à l’abandon»

Qu’attendez-vous des pouvoirs publics?

Nous collaborons déjà de longue date avec la Ville de Lausanne, qui, lorsqu’elle le peut, nous met à disposition des logements. Nous avons aussi pu, ces dernières années, établir des contrats de confiance avec les communes environnantes: ainsi Prilly, Renens et Morges nous prêtent elles aussi des maisons. Ces partenariats fonctionnent bien. Par exemple, lorsqu’une maison de leur parc locatif est en attente de rénovation et ne peut plus être louée, ce sont souvent les communes qui nous contactent pour nous avertir de sa mise en disponibilité jusqu’au début des travaux. J’ai l’impression que les collectivités ne peuvent pas faire beaucoup plus pour l’ALJF.

C’est pourquoi vous orientez désormais vos démarches en direction des propriétaires privés.

A Lausanne, il y a encore beaucoup de logements laissés à l’abandon. Nous essayons donc d’approcher tous les propriétaires privés dont on a repéré qu’ils avaient une maison vide depuis un certain temps. Mais il y a peu de volonté de collaborer de leur part: dans 90% des cas, ils ne prennent même pas la peine de nous répondre... Nous sommes déçus du manque de conscience de ces propriétaires qui laissent leur bien se détériorer, alors que l’occupation de ces logements aurait pour effet de freiner leur dégradation, et ce sans rien coûter à personne.
Reste que le contrat de prêt à usage a mauvaise presse...

Occuper une maison vide sans payer de loyer, gérer les questions reliées à cette maison de manière collective et démocratique, préférer l’esprit d’entraide aux eaux glacées du calcul égoïste: tout cela est dévalorisé en raison de l’image caricaturale que l’on colle aujourd’hui aux squats. Mais il faut se souvenir qu’il n’y a pas si longtemps, ces revendications jouissaient d’une forte légitimité. Le contrat de prêt à usage a été appliqué pour la première fois dans les années 1980 à Genève par un municipal libéral du logement. On était alors en pleine période de force du mouvement squat, avec plus de 150 bâtiments occupés et un très large soutien populaire face au scandale de la spéculation. L’invention du contrat de confiance est donc une conquête de ces mouvements pour le droit au logement, qui a permis de conférer une certaine légitimité et un minimum de sécurité à l’occupation de maisons. Mais, à la fois et de manière ambiguë, c’était aussi pour l’Etat un moyen de remettre du droit là où il n’y en avait plus et de reprendre la main sur une situation qui lui échappait. Plus largement, le contrat de confiance permet aussi de considérer une maison non plus en fonction de sa valeur d’échange, mais selon sa valeur d’usage. Nous tentons de montrer, à notre toute petite échelle, qu’il est possible d’envisager un habitat réellement démocratique, non marchand et coopératif, et de s’organiser collectivement dans le but de défendre ce projet. propos recueillis par ac

http://www.lecourrier.ch/108559/de_p...ants_sans_toit
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Old May 18th, 2013, 07:30 PM   #92
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Pour les férus de lecture (*.pdf, 59 pages), voici une analyse sur la pénurie de logements dans le canton de Vaud, à télécharger via le lien ci-dessous.

Il y a tout plein d’infos et de graphiques très intéressants. En revanche, étant donné que le document est daté de mars 2011, soit avant les deux votations sur la Lex Weber (http://www.iconsultingsa.ch/publicat...lex-weber-vaud) et la LAT, je ne sais pas si certaines données ont changé depuis.

http://www.iconsultingsa.ch/publicat...-de-la-penurie
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Old May 20th, 2013, 03:30 PM   #93
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«La politique du logement? De belles paroles»

HABITATION
Mardi 21 mai 2013 Yelmarc Roulet


Lausanne, juin 2009. (Laurent Gillieron/Keystone)

La difficulté d’accès aux terrains freine l’action des coopératives d’habitation en Suisse romande, explique le directeur de la plus grande d’entre elles


Les coopératives d’habitation sont l’une des solutions à la crise du logement, mais leur rôle reste limité en Suisse romande. Avec 2033 logements dans le «Grand Lausanne», 6500 membres et 462 millions de francs au bilan, la Société coopérative d’habitation Lausanne (SCHL) est la plus grande de la région et la 5e de Suisse. Questions à Bernard Virchaux, un ancien architecte qui dirige depuis 1995 cette société bientôt centenaire.

Le Temps: Les coopératives possèdent 25% des logements en Suisse alémanique, 4% seulement en Suisse romande. Comment expliquer cette différence?

Bernard Virchaux: Les coopératives d’habitation, qui avaient été précédées par les coopératives de distribution, sont liées au mouvement ouvrier juste après la Première Guerre mondiale. Elles se sont développées dans les bastions industriels, comme Zurich ou Bienne, la ville qui compte la plus forte part de logements en mains de coopératives. Une différence d’attitude des autorités entre les deux régions linguistiques s’est maintenue jusqu’à aujourd’hui. Chaque fois que Zurich peut acquérir un terrain, elle le cède en droit de superficie aux coopératives, reconnues comme partenaires «naturels». En Suisse romande, la collaboration n’a jamais été aussi facile.

– Pourquoi ?

– Les coopératives ont sans doute souffert d’une image négative, associée à la venue de contribuables peu intéressants. La Ville de Lausanne fait exception, en ayant une politique du logement très active, mais elle fait peu appel à des partenaires extérieurs, préférant agir au travers de sociétés qui lui appartiennent. Depuis un quart de siècle, nous n’avons plus rien construit en droit de superficie sur un terrain appartenant à la Ville! Des signes montrent que c’est en train de changer, tant mieux.

– Après avoir connu un grand essor, le mouvement coopératif est-il aujourd’hui en veilleuse ?

– Non, le nombre de logements est en progression constante. Mais on constate une régression relative dans la production de logements par rapport à tout ce que l’on construit.

– L’accès aux terrains passe pour le principal frein de leur développement…

– C’est même le seul! En tout cas pour une grande coopérative comme la nôtre, qui n’a guère de problème de financement. Nous aurions la capacité financière de construire 1000 logements pour la période 2010-2020, mais nous n’arriverons à en faire qu’un tiers. Si l’on veut favoriser le logement pour tous, il faut favoriser l’accès au foncier. Heureusement, certains le font…

– Par exemple ?

– Grâce à la commune de Cheseaux-sur-Lausanne, qui met le terrain à disposition gratuitement, nous pourrons offrir des quatre-pièces pour 1700 francs. A Lausanne, dans le quartier de Maillefer, un propriétaire privé a bien voulu accepter un rendement à 3,5% sur son terrain, pris en compte à valeur réduite. Nous y construisons 300 logements avec une incidence foncière sur le loyer de 10 francs/m2 seulement. A titre de comparaison, l’incidence foncière prévue est de 40 francs/m2 pour les terrains que Lausanne cède en droit de superficie dans le cadre du projet Métamorphose. Quand je vois que Pully a un projet où elle tient comme admissibles des loyers à 3000 francs, je m’interroge.

– Quelle est votre définition du logement accessible ?

– Celui que la majorité de la population peut s’offrir. Mettons un quatre-pièces de 100 m2ne dépassant pas 2000 francs par mois. Un quart seulement des ménages vaudois peuvent payer davantage sans dépasser la limite raisonnable pour le logement, soit 25% du revenu brut. Grâce aux loyers basés sur les coûts, les coopératives peuvent le proposer. Malheureusement, la plupart des terrains privés en vente sont destinés à la PPE et atteignent un niveau de prix invraisemblable. L’endettement immobilier en Suisse a passé en dix ans de 100% à 170% du PIB, ce qui est préoccupant.

– Les politiques publiques en faveur du logement, qu’en pensez-vous ?

– Ce sont surtout de belles paroles! En 2012, la Confédération a dépensé 5 millions de francs dans l’aide aux coopératives. Pour 7 millions de personnes! On peut même dire que sa politique lui rapporte, vu que les cautionnements des prêts obligataires ne lui coûtent rien et qu’on est plutôt dans la phase des remboursements… Elle pourrait faire beaucoup plus sur ce plan. Elle devrait aussi imposer à ses régies de penser au logement: les CFF ont vendu les terrains de Lausanne-Sévelin au plus offrant – un fonds de placement spéculatif, tant mieux pour lui – alors qu’elle aurait pu les mettre en droit superficie. Vaud a fait de même quand il avait encore des terrains.

– Justement, on attend la politique vaudoise du logement tant promise dans la campagne électorale…

– Pour le moment, je ne vois de volonté d’agir que du côté de certaines communes. Le canton devrait admettre l’urgence de la situation et imaginer des solutions rapides. On peut agir sans tout bouleverser, notamment en accélérant des procédures qui sont très compartimentées. Un projet de 51 logements est bloqué parce que le canton freine le déplacement des jardins familiaux. La lenteur du service de l’aménagement du territoire a été critiquée par la Cour des comptes, mais rien ne change. On devrait aussi prévoir systématiquement un pourcentage de logements d’utilité publique dans les plans partiels d’affectation, quitte à autoriser en contrepartie une densité de 10% supérieure dans certains lots. Zurich le fait, ici on tergiverse.

– Les difficultés à se loger s’étant étendues à la classe moyenne, les coopératives sont-elles en train de s’embourgeoiser ?

– Cela a toujours été un peu le cas. La nôtre a été fondée par un syndicat de cols blancs. L’autre jour, j’ai d’abord cru que le salaire indiqué sur la fiche d’un de mes locataires était un salaire annuel! Il y a aujourd’hui des «coopératives d’habitants» qui se créent. Il suffit de sept personnes pour en fonder une, mais il y a une prise de risque importante: un logement de 100 m2 coûte entre 400 000 et 500 000 francs et chacun doit avancer 10% de fonds propres. Chez nous, une mise de 4500 francs en parts sociales suffit pour un tel logement.


http://app.letemps.ch/Page/Uuid/3793...belles_paroles
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Old May 20th, 2013, 03:32 PM   #94
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«On n’est pas assez désespéré pour changer de politique»

LOGEMENT
Mercredi 15 mai 2013 Yelmarc Roulet


Philippe Thalmann, professeur d’économie à l’EPFL. (DR)

Les initiatives réclamant une action publique plus forte pour favoriser la construction de logement «accessible» se multiplient en Suisse. L’avis de Philippe Thalmann, professeur d’économie à l’EPFL, avant la décision du Conseil fédéral sur les mesures d’accompagnement de la libre circulation des personnes


Quelles mesures d’accompagnement de la libre circulation des personnes dans le domaine du logement? Le Conseil fédéral répondra mercredi à la question par la bouche de Johann Schneider-Ammann, qui a déjà annoncé son refus de tout «empiétement sur le marché». Pourtant, les initiatives se multiplient en Suisse pour une politique publique du logement plus active, montrant que la défiance envers ce marché croît. Le point avec Philippe Thalmann, professeur à l’EPFL, spécialiste en économie du logement et de l’immobilier.

Le Temps: Que faut-il attendre du Conseil fédéral ?

Philippe Thalmann: Il n’a pas énormément de pouvoir. Le parlement pourrait en revanche accorder des crédits pour mettre en œuvre la loi sur le logement (LOG), qui existe sans avoir jamais été dotée de moyens. Mais, avec des taux d’intérêt très bas et des banques enchantées de prêter, ce n’est pas le financement qui pose problème. C’est la rareté des terrains à disposition et l’absence des grands programmes dont on aurait besoin. Dans les années 60, on a su réagir en construisant rapidement et massivement pour faire face à une forte augmentation de la population. Aujourd’hui, on construit entre 40 000 et 45 000 logements par an, comme dans les années où la population augmentait deux fois moins qu’aujourd’hui (80 000-100 000 nouveaux habitants par an).

– N’est-ce pas moins le logement en soi qui manque que le logement «accessible»…

– Tant qu’il y aura pénurie, on ne pourra pas ignorer le reste de la demande au profit des seuls logements d’utilité publique. A moins d’entrer dans une économie planifiée étrangère à notre système. Personne ne dort sous les ponts, mais il y a une forte demande latente non satisfaite. On s’est aussi habitué à un haut standard de construction. On ne vise plus seulement le quantitatif, il faut en plus que ce soit de qualité et écologique, comme dans le projet d’initiative fédérale des Verts. C’est peut-être beaucoup demander…

– Des initiatives pour du «logement accessible» se multiplient à Zurich, Zoug, Lucerne, Bâle. A-t-on jamais autant douté de la capacité du marché à loger la population ?

– On se demandait déjà dans les années 50 s’il ne fallait pas lancer de grands programmes publics de HLM à la française. Je crois que les Suisses continuent de faire confiance au marché, même s’ils lui reprochent de construire trop dans le haut de gamme. On n’est pas assez désespéré pour changer à ce point de culture politique!

– Ces initiatives sont surtout alémaniques. Comment l’expliquer alors que l’Arc lémanique est aussi fortement concerné ?

– Elles mettent l’accent sur les coopératives, qui assurent 25% du stock de logements à Zurich aujourd’hui déjà. En Suisse romande, il est plus difficile de les favoriser, car elles n’occupent que quelques petits pour cent. C’est dommage, car les citoyens semblent faire plus confiance aux coopératives qu’à l’Etat. Sans grands acteurs de ce type à privilégier et sans pouvoir engager directement la collectivité, il est difficile de pousser la construction de logement d’utilité publique.

– Quelle serait alors une politique du logement efficace ?

– Il n’y a pas de solution simple! Qui dit logement accessible dit maîtres d’ouvrage d’utilité publique ou contrôle des loyers. Les coopératives et les fondations aimeraient construire plus, mais elles peinent souvent à acquérir le terrain face à la concurrence des promoteurs privés. De toute façon, on ne peut pas compter que sur elles. Il faut faire appel aux privés, mais alors il faut contrôler les loyers. C’est l’option prise à Genève. Je ne conseillerais pas de la généraliser aveuglément: on ne peut pas dire qu’elle a réussi à favoriser la construction… En même temps, peu de promoteurs accepteraient aujourd’hui de contrôler les loyers en échange d’une subvention à la construction, car ils n’en ont pas besoin.

– En Suisse romande, l’action de l’Asloca vise surtout à verrouiller les droits des locataires installés. Cette action défensive n’est-elle pas contre-productive ?

– On peut la comprendre: en pénurie, ce sont les faibles qui souffrent le plus. A Genève, si on laissait faire, beaucoup d’appartements seraient reloués bien plus cher. L’action de l’Asloca n’a pas d’effet pervers sur la construction. Mais elle privilégie les locataires en place, parfois dans des appartements devenus trop grands pour eux, ce qui crée aussi une injustice. Les principales victimes de la pénurie, ce sont tous ceux qui arrivent sur le marché du logement et qui paient cher, soit environ 10% de la population.


http://app.letemps.ch/Page/Uuid/5701...r_de_politique
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Old May 20th, 2013, 03:34 PM   #95
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La gauche dénonce l’inertie de Berne dans la crise du logement

PÉNURIE
Jeudi 16 mai 2013 Pierre-Emmanuel Buss


Johann Schneider-Ammann. (Keystone)

Le Conseil fédéral refuse toute intervention directe sur le marché. En réaction, le PS pourrait ne plus soutenir l’extension de la libre circulation à la Croatie


Le Conseil fédéral n’a pas l’intention d’adopter une politique interventionniste dans le domaine du logement, même dans les régions les plus touchées par la pénurie. Johann Schneider-Ammann a répété sa confiance dans le libre marché mercredi, excluant de modifier le droit du bail pour détendre le marché dans «les points chauds» que sont l’Arc lémanique, Zurich et Bâle. Et ce, malgré la votation à venir sur l’extension de la libre circulation à la Croatie, probablement fin 2014. «Nous ne voulons pas modifier une politique qui a fait ses preuves parce qu’une votation se profile», souligne le ministre de l’Economie.

Johann Schneider-Ammann a fait un bref état du dossier, reconnaissant que la situation est tendue, en particulier dans les grandes agglomérations. Il a insisté sur les importants efforts consentis ces dernières années: en 2011, 47 000 nouveaux logements ont été mis sur le marché, contre seulement 29 000 en 2002. «L’augmentation de la demande n’est pas liée uniquement à la libre circulation, précise-t-il. Les standards ont changé. Les Suisses demandent des surfaces habitables toujours plus importantes.»

Le Conseil fédéral précise vouloir «optimiser» sa politique actuelle. Une ambition qui passe tout d’abord par un approfondissement du dialogue avec les cantons et les communes, aux premières loges en matière de logement. Pour développer l’offre de loyers modérés, il propose que les bailleurs de logements d’utilité publique (coopératives, fondations) puissent obtenir des prêts à taux préférentiel au fonds de roulement de la Confédération, pour acquérir du terrain à bâtir.

Autre mesure proposée: une révision du droit du bail pour que les nouveaux locataires connaissent le loyer pratiqué précédemment. Une façon d’améliorer la transparence «sans toucher aux droits des bailleurs». Cette pratique existe déjà dans sept cantons, dont Fribourg, Neuchâtel et Genève.

Pour le Parti socialiste, les Verts et l’Asloca, ces mesures vont dans le bon sens, mais elles sont insuffisantes. «Johann Schneider-Ammann pense que la main invisible du marché va résoudre tous les problèmes, il se trompe», martèle le conseiller national Carlo Sommaruga (PS/GE), par ailleurs secrétaire général de l’Asloca romande. «Le nombre de logements construits ces dernières années a certes augmenté, mais beaucoup moins vite que la croissance démographique [84 000 personnes par an entre 2007 et 2012]. Il faut des mesures urgentes. Ce que propose le Conseil fédéral prendra effet dans 5 ou 10 ans. C’est trop lent.»

La gauche espérait, sans trop se faire d’illusions, que le Conseil fédéral adopte une ordonnance pour modifier ponctuellement le droit du bail. Avec deux mesures principales: limiter les hausses de loyer lors d’un changement de locataire, et interdire les résiliations de bail pour augmenter les loyers. Deux mesures que Johann Schneider-Ammann juge contre-productives. «Ces limitations auraient un impact négatif sur les investissements, avec le risque de réduire l’offre immobilière. Soit l’exact opposé du but qui est visé.»

Carlo Sommaruga estime que le Conseil fédéral joue avec le feu, dans la perspective des votes sur l’extension de la libre circulation à la Croatie et sur l’initiative «halte à la surpopulation» (Ecopop). «Les citoyens qui souffrent le plus de la pénurie sont ceux qui ont le plus soutenu la libre circulation. Il faut faire quelque chose pour eux, sous peine de perdre la majorité politique.»

Le PS a décidé au congrès de Lugano, en septembre dernier, qu’il ne soutiendrait pas l’extension à la Croatie sans un renforcement substantiel des mesures d’accompagnement. «Pour le logement, les conditions ne sont pas remplies», précise Carlo Sommaruga.

Les autres parties prenantes du dossier se montrent plus positives. Dans un communiqué, l’Union des villes suisses se félicite de voir la Confédération «s’engager plus fortement dans la politique du logement». La Fédération immobilière romande et le PLR se félicitent du coup de pouce donné aux logements d’utilité publique, «sans péjorer la capacité des acteurs privés à investir».

http://app.letemps.ch/Page/Uuid/1b43...se_du_logement
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Old May 20th, 2013, 04:09 PM   #96
TRTL
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Les coopératives me semblent en effet un très bons moyens (parmi d'autres) pour apporter des logements dont les loyers ne sont pas prohibitifs.

Les effets positifs et le succès des coopératives en Suisse alémanique m'impressionnent en tout cas. Je me souviens d'un architecte parlant des coopératives de Zürich à une soirée débat des Urbanités, et il expliquait qu'il y avait de belles choses qui se produisaient avec des coopératives poursuivant des buts de mixité sociale (financière, générationelle, etc.).
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Old June 8th, 2013, 01:29 PM   #97
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Un débat nourri sur les solutions à la crise du logement
SAMEDI 08 JUIN 2013

Arnaud Crevoisier
LAUSANNE • Comment sortir de l’impasse actuelle? La table ronde organisée par «Le Courrier» a permis de mettre en évidence plusieurs pistes.

Comment sortir de l’impasse qui caractérise la situation du logement? Pour tenter d’apporter des réponses à cette question lancinante, Le Courrier organisait jeudi soir un débat en présence de cinq invités. Béatrice Métraux, conseillère d’Etat chargée de l’Aménagement du territoire, et Grégoire Junod, municipal lausannois du Logement, ont croisé le fer avec César Montalto, président de l’Asloca-Vaud, Catherine Mathez, de l’association Druey 22-30, et Sandro de Pari, directeur du Fonds immobilier romand. Un échange pour lequel le café-théâtre du Bourg a presque fait salle comble.

Un premier tour de table a amené ce constat: le logement a été – et reste souvent – le parent pauvre des politiques publiques. Au point que de nombreuses communes s’en sont totalement désintéressées, laissant agir le marché. Lausanne a ainsi longtemps fait figure d’exception dans le paysage vaudois. Cependant, les choses changent, assure Béatrice Métraux, évoquant notamment les transformations en cours dans son département. L’amélioration des conditions-cadre (accélération des procédures administratives, assistance technique aux communes) devrait encourager les collectivités. Celles qui construiront des logements à loyer modéré obtiendront également des avantages. D’autres moyens incitatifs, comme le cautionnement des emprunts, sont réactivés.

Mesures extraordinaires
Pour autant que le parlement cantonal y consente, les communes pourront aussi faire usage d’un droit de préemption (droit d’achat préférentiel sur les terrains mis en vente), voire d’un droit d’emption (la commune peut obliger le propriétaire à lui vendre un terrain non construit). Ces instruments «seraient extrêmement utiles pour la Ville de Lausanne: on pourrait soustraire passablement d’opérations immobilières du marché spéculatif», souligne Grégoire Junod.

Pour l’Etat de Vaud, les collectivités doivent cependant rester libres d’utiliser ou non les instruments mis à disposition. «Dans ce canton, je ne crois pas à la coercition», affirme Béatrice Métraux, qui privilégie plutôt «un chemin vaudois» tenant compte de l’autonomie communale. César Montalto n’est pas d’accord: «Il ne faut pas avoir peur de prendre des mesures extraordinaires pour faire face à une situation extraordinaire», estime l’avocat.

C’est précisément pour «que toutes les communes assument leurs responsabilités» que l’Asloca a lancé, en 2011, l’initiative «Stop à la pénurie de logements». En cas d’acceptation populaire, elles devront investir chaque année en faveur de logements abordables. César Montalto en est convaincu: en parvenant à détendre la situation au niveau de l’habitat à loyer modéré, on détendra, par ricochet, l’ensemble du marché locatif, «ce qui permettra à tout le monde d’y trouver son compte».

«Un virage a été pris»
De son côté, Catherine Mathez attend plus de fermeté du canton devant la multiplication des pratiques abusives, symptomatique de la pénurie actuelle. Cette Lausannoise sait de quoi elle parle: en septembre dernier, avec l’ensemble des locataires d’un groupe d’immeubles (Avenue de Druey 22 à 30), elle s’est vu signifier son congé par le nouveau propriétaire, au motif d’une rénovation complète des bâtiments. Ce dernier avait auparavant reçu une prédécision favorable de la part du canton, alors que la sincérité du motif invoqué était sujette à caution (les locataires soupçonnant un prétexte pour élever massivement les loyers). «En pratique, l’Unité logement accorde trop facilement ces autorisations», affirme lui aussi César Montalto. Cette pratique a cessé, certifie Béatrice Métraux: «un virage a été pris». Idem pour le contrôle des loyers, dont la durée a été allongée, ce dont atteste Grégoire Junod.

Droits des locataires
Attention, prévient toutefois Sandro de Pari, car «l’excès de règlementation est nocif»: il pourrait freiner l’ensemble des rénovations d’immeuble. Pour les habitants de Druey, dûment représentés jeudi soir, c’est au contraire la protection des locataires en place qui doit prévaloir. L’un d’eux en appelle également à un travail de sensibilisation: «Il faut rendre les locataires conscients de leurs droits!» Un autre lui fait écho: «Il faut les aider à s’organiser et à se battre!»

http://www.lecourrier.ch/110167/un_d...se_du_logement
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Old June 8th, 2013, 07:39 PM   #98
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Ralentissement de nouveaux gros projets.

J'ai le sentiment que les nouveaux projets sont en panne depuis 4-6 mois. Depuis 4-6 mois je ne relève aucun nouveau projet de construction de taille de plus de 50 appartements comme Sirius ou Bel orne. J'ai le sentiment que ça ralenti. Aucun nouveau projet annoncé depuis assez longtemps. Le dernier en date était le belvedère des morette à MSL (130 appartements). Si on regarde les 2 plus gros groupes de construction immobilier sur vaud (bernard Nicoh et regie couronne (Gerofinance-Dunand) leur dernière promotion était belvedere des morettes qui date d'il y a 5 mois. Or avant ils nous sortaient en moyenne une nouvelle grosse promotion tous les 1-3 mois.
Bref moi qui suit de près le marcher immobilier local j'ai vraiment l'impression que les nouveaux projets ralentissent considérablement.
Tu en penses quoi General Electric ?
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Old June 12th, 2013, 03:32 PM   #99
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Originally Posted by Arclemanboom View Post
Bref moi qui suit de près le marcher immobilier local j'ai vraiment l'impression que les nouveaux projets ralentissent considérablement.
Tu en penses quoi General Electric ?
Bof, il est claire que l'on ne construit pas assez. Mais est-ce pire ces 6 derniers mois qu'avant? Je n'en ai pas l'impression, cela fait 10 ans que la construction ne suit pas, au moins. Il faut je pense quand même distinguer les projets "privés" des "publics". Pour les privés, il y a clairement spéculations. Des mesures pour obliger un privé à construire sont en cours d'élaboration, il me semble. Pour ce qui est des projets publics, ils sont là. Le problème, c'est leur concrétisation. Blocage, coordination avec mesure des TP, financement, manque de compétences, les problèmes ne manquent pas, dans tout le canton. Il n'y a pas vraiment de solution miracle, à mon avis. On voit bien à travers chaque cas particuliers la complexité des dossiers, les enjeux, les luttes d'intérêts, le manque de moyens, etc...

Il y a eu tout de même Le Calvaire avec 150 logements, de mémoire, comme projet important dévoilé ces 6 derniers mois. Encore faut-il, à l'image des autres projets, le rendre concret. C'est là où les problèmes commencent, souvent.
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Old July 29th, 2013, 12:16 PM   #100
Arclemanboom
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A Lausanne la crise du logement s'intensifie

http://www.24heures.ch/vaud-regions/...story/22566464


Quote:
A Lausanne, la crise du logement «va persister longtemps». Ainsi répond Grégoire Junod, municipal en charge, quand on lui demande de commenter le taux de vacance – 0.14% ou 108 habitations à louer ou à vendre – de la capitale vaudoise à fin juin.

«La pénurie a plusieurs causes, analyse-t-il notamment. Dans les années 1990, la construction a connu un net ralentissement pour des raisons économiques». Et l’avalanche de projets – 1173 logements se trouvaient en construction à fin juin – ne devrait rien y changer. La croissance démographique, et donc la demande, sont trop élevées pour ça.

Une crise «qualitative» selon Claude Chessex, directeur de la gérance Braun. Ce sont en effet les appartements de 3 à 4 pièces qui sont très recherchés. Notamment, et c’est nouveau, par les expatriés qui doivent chercher seuls leur logement. Et qui cherchent désormais moins chers. Pour Anne Baehler Bech, secrétaire générale de l’Asloca, c’est une «catastrophe».

«A cause de la pénurie, des bailleurs sursoient aux rénovations des maisons et les laissent aller, sachant qu’ils trouveront de toute façon des preneurs. C’est une bombe à retardement.» Lausanne planifie pourtant plus de 8000 logements d’ici à 2025-2027.

Découvrez l'article complet dans le journal 24 heures de lundi.
Notre taux de vacance baisse tous les semestres depuis près de 8 ans maintenant. 0.14% c'est le pire taux de vacance jamais enregistré à Lausanne (même pire qu'à Genève (0.36%) et le plus faible taux que j'ai trouvé en Europe) et la situation devrait encore s'aggraver dans les 3-4 prochaines années avec des constructions de logements en dessous de 30% par rapport à la croissance démographique du canton. Surement à l'avenir on devra habiter à Ge pour travailler à Lausanne. Ca devient pathétique et pendant ce temps là les oppositions vont de bon train à Lausanne.....

Last edited by Arclemanboom; July 29th, 2013 at 12:32 PM.
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