La Régence d'Alger l Algiers Regency l 1515-1830 - SkyscraperCity
 

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Édifices patrimoniaux et monuments Patrimoine historique et culturel algérien


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Old June 16th, 2010, 05:16 PM   #1
Mikou
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La Régence d'Alger l Algiers Regency l 1515-1830

J'avais envi de faire un thread sur une partie de notre histoire , celle de la régence d'Alger , régence autrefois la plus redoutée du bassin méditerranéen





Quote:
À partir de la fin du XVIe siècle, Alger, sous domination turque, joue le rôle de capitale d'un territoire qui s'étend entre la Moulouya à l'Ouest et La Calle à l'Est. Après l'échec de sa conquête par Charles Quint en 1541, Alger devient le port le plus puissant de la rive Sud de la Méditerranée. La Régence d'Alger, protectorat de l'Empire ottoman dure trois siècles : de 1515 à 1830.


Les frères Barberousse à Alger

Après avoir achevé la Reconquista en 1492 avec la chute du dernier bastion en possession musulmane : l'Émirat de Grenade, le cardinal Ximenès, primat d’Espagne veut porter la Croisade au cœur des petits États barbaresques. Les espagnols annexent plusieurs villes côtières au prix de massacres: Mers El Kébir en 1505, Oran en 1509 et Bougie (Béjaïa) en 1510.

Alger, qui n’a ni l'armée, ni l'artillerie suffisante pour affronter l'armée espagnole, commence à prendre crainte. D’autant que les Espagnols construisent en 1510 sur un des îlots qui fait face à la cité, une forteresse, le Peñon, qui les tient en respect. Sélim et Tûmi, roi d’Alger, font appel aux frères Barberousse, mercenaires albanais originaires de l’île de Mytilène, qui écument alors la Méditerranée et les côtes espagnoles au secours des populations musulmanes victimes de la Reconquista espagnole.

Arudj Barberousse rentre dans Alger en 1516 à la tête de 1 300 Turcs et d’une flotte de 16 galiotes. Il devient maître de la ville après avoir fait étrangler Sélim et Tûmi dans son bain mais il ne peut déloger les Espagnols du Peñon. Il conquiert tout l’arrière-pays et l’Ouest algérien : la Mitidja, le Chélif, le Titteri, le Dahra, l’Ouarsenis et Tlemcen. En 1518, au retour d’une expédition contre le souverain zianide Abou Hammou, il est tué à Rio Salado (El Malah), défait par les Espagnols.

Khayr ad-Din Barberousse succède à son frère. Pour asseoir son autorité, il fait allégeance au sultan de Constantinople Sélim Ier qui envoie à Alger 6 000 hommes dont 2 000 janissaires, troupe d’élite turque, et le nomme émir des émirs (beylerbey). Il repousse une attaque espagnole menée par Hugo de Moncade en 1519 et s’empare de Constantine, Annaba, Ténès, Cherchell et Mostaganem. En 1529, il rase le Peñon et fait construire avec les matériaux de démolition un môle qui relie les quatre îlots à la cité. Alger avait son port. C’est l’acte de naissance de la Régence d’Alger, « république » militaire sous suzeraineté ottomane.

Les espagnols une fois repoussés, Alger, dotée d’un port et entraînée par un chef de guerre se livre avec un succès sans cesse croissant à l'attaque de navires en mer (corso) et au pillage des régions côtières européennes.

La ville d'Alger devient un grand port de guerre qui gagne au fil des expéditions étrangères la réputation de « bien gardée » ( المحروسة en arabe) et d'« imprenable ». La Régence est solidement structurée et armée face aux visées espagnoles. En 1541, Charles Quint, le souverain le plus puissant d'Europe, roi d'Espagne, empereur, réunit une flotte de 65 vaisseaux de guerre, 451 navires et 23 000 combattants dont 2 000 cavaliers et vient faire le siège de la ville. L'attaque d'Alger par Charles Quint est un échec pour les Espagnols, face au commandement d'Hassan Agha : la contre-attaque de ses troupes défait les assaillants, désorganisés par une forte tempête qui a détruit la plus grande partie de sa flotte.



Organisation politique


La Régence d'Alger est gouvernée par des beylerbeys (1529-1587), par des pachas (1588-1659) puis des aghas (1659-1671). Elle passe en 1671 sous le pouvoir des deys.

Les beylerbeys et les Pachas étaient désignés par le sultan de Constantinople. Ils exerçaient leur suzeraineté sur les Pachas de Tunis et de Tripoli.

Au cours du XVIIème siècle, Alger se dégage de l'autorité de la Sublime Porte. Des pouvoirs nouveaux émergent des conflits pachas-taïfa-odjaq: celui des aghas puis des deys. De 1671 à 1689 les deys sont choisis par la taïfa des raïs (armateurs) et de 1689 à 1830 par l'odjaq, la turbulente milice des janissaires. Sur les 30 deys qui se succédèrent de 1671 à 1818, 14 furent imposés par l'émeute après l'assassinat de leur prédécesseur. En 1711, le dixième dey, Ali Chaouch refusa d'accueillir l'envoyé de Constantinople et obtint du sultan l'autonomie. Les deys gouvernaient en souverains absolus conseillés par le diwan, composé de hauts fonctionnaires turcs. Ils étaient assistés par un agha, le khaznadji chargé de la trésorerie et de trois beys installés à Oran (après Mazouna et Mascara), Médéa et Constantine.




Organisation militaire


L'organisation militaire repose d'une part sur les janissaires, et d'autre part sur les capitaines ("raïs") des navires "corsaires". Malgré leurs rivalités permanentes, ces deux corps puissants corps militaires sont indissociables : c'est avec le produit des prises des raïs que les janissaires sont payés.


L'Odjaq des Janissaires


On appelle Odjaq la milice des janissaires. Pleins de morgue et de mépris pour les autres habitants de la ville, les janissaires forment une caste à part qui n'obéit qu'à ses chefs. Honnis par la population en raison de leurs exactions, leur rôle est grandissant à Alger dont ils finissent par devenir les maîtres. Turbulents et indisciplinés, faisant et défaisant les gouvernements, ils tiennent de moins en moins compte de l'autorité de la Porte.Pour contrecarrer le péril janissaire, les souverains créèrent avec des contingents kabyles une armée aussi vaillante mais plus sûre.



La taïfa des raïs


Ce sont les raïs qui arment les navires pour la "course". Les plus grands raîs d'Alger se recrutent parmi les "renégats" (chrétiens convertis) qui ont souvent une grande connaissance des choses de la mer. Cette nouvelle caste de "Turcs de profession" se développe jusqu'à devenir puissante rivale des janissaires: c'est la Taïfa des Raïs. En 1558, la marine de la Régence est forte de 35 galères et 25 brigantins. Lorsque la flotte dispose de navires de haut bord, les écumeurs algériens portent la terreur jusqu'en Islande (1616). Les pays européens tels la France, l'Angleterre, la Hollande, l'Espagne et même les États-Unis organisèrent aux XVIIème et XVIIIème siècles des expéditions punitives contre les Algériens, mais sans résultats notables.



Organisation territoriale


Les Turcs ne se limitent pas à l'occupation du littoral. Ils placent des garnisons à demeure dans les villes qui ont une position stratégique. Ils sont les artisans de la délimitation du futur territoire algérien par des frontières précises avec la Tunisie et le Maroc. Salah Raïs (1552-1556) oblige les caïds de Touggourt et Ouargla à payer tribut. Il conquiert le Sud grâce à l'aide des Béni-Abbès (kabyles).

La province d'Alger est le domaine propre du dey (Dar Es Sultan). Les provinces ou beyliks d'Oran, Médéa et Constantine ont à leur tête un bey. Chaque beylik était subdivisé en cantons (outân) comprenant plusieurs tribus et administrés par des commissaires ou caïds qui ont sous leurs ordres les chefs de tribus ou cheikhs.

Pourvu qu'ils se soumettent à l'impôt et au passage des troupes, les beys ne s'inquiètent pas de troubler les coutumes de leurs sujets. Néanmoins l'influence turque en Algérie était très faible et uniquement formelle.


Alger des Raïs

Les navires appartenaient aux raïs, membres de la puissante Taïfa. Les voiliers des corsaires sont tous de petite jauge et sacrifiaient à la vitesse la puissance de leur armement. C'étaient des chébecs, galiotes ou brigantins. Ils utilisaient plus souvent la rame que la voile afin d'éviter d'être vus de loin.

La chiourme était bien entraînée, disciplinée et maigrement nourrie : "la ration journalière se composait de trois biscuits et d'une mesure d'eau vinaigrée". Les rameurs étaient enchaînés à leur place et n'en bougeaient pas pendant la manœuvre. Cette légèreté de manœuvre va faire la fortune de la "course" algérienne. Cervantès, captif à Alger de 1574 à 1580, nous la décrit par la bouche d'un marin algérien: "Nous autres, nous allons à la légère et aussi vite que le feu". L'attaque se faisait à l'abordage et les combats à l'arme blanche.

Haëdo: "À leur retour, tout Alger est content. On partage le butin, vend les captifs au Batestan (marché aux esclave s). On ne fait que manger, boire et se réjouir".

Au plus fort de la course, on recensait 60 000 habitants à Alger, non compris les 25 000 captifs chrétiens.

Place forte, hérissée de défenses contre les attaques maritimes, la ville était entourée d'une enceinte protégée par un fossé large et profond. Sur le parapet étaient pratiqués des créneaux et des embrasures pour les fusils et les canons. On accédait à la ville par 5 portes : Bab Jedid, Bab Azzoun, Bab El Oued, Bab Dzira et la Porte de la Pêcherie. Les deux dernières s'ouvraient sur le môle.

Les maisons sont blanches, à terrasses, étagées. À la fin du XVIème siècle, les raïs édifièrent de somptueux palais dans la basse ville. Haëdo en 1580 recense 100 mosquées, chapelles ou zaouias. En 1660, l'odjaq éleva le plus important monument religieux de l'Alger turc : la mosquée de la Pêcherie.

Les Turcs constituaient une aristocratie militaire. Les métis de Turcs et de femmes indigènes : les Kouloughlis: participaient aux affaires publiques. Les Maures tenaient l'industrie locale et l'artisanat. Ils étaient parfois cultivateurs. Les Juifs, immigrés d'Espagne aux XIVe et XVe siècles représentaient une aristocratie intellectuelle et commerçante[non neutre]. Les Européens étaient parfois marchands mais surtout captifs.

Les souverains français et de Grande-Bretagne étaient représentés auprès de la Régence par un consul.

Alger exportait des céréales, des chevaux barbes, des cuirs, de la laine, de la cire et même de l'or et des esclaves. La vie était assez facile [évasif] car les vivres étaient abondantes et à bon marché
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..

Quote:
Alger des esclaves au temps d'Emanuel d'Aranda (1640-1641)

Emanuel d'Aranda, Espagnol des Flandes, est capturé par les Barbaresques et reste environ un an esclave en Alger pendant que son échange se négocie. Son récit est l'un des plus faciles à lire pour le lecteur moderne en raison de son style simple, enlevé, coloré. D'Aranda expose ses aventures personnelles d'une part, et d'autre part, il trace un portrait de l'Alger de son temps : histoire, géographie, politique, mœurs, anecdotes. L'on choisira de le suivre pour décrire l'Alger qu'il a vu (à quarante ans près, c'est l'époque de la gravure qui ouvre cet article), plutôt que de mélanger les auteurs et les périodes.

* Les galères : elles existent encore au temps d'Aranda, bien que lui n'ait pas l'occasion d'y ramer
* Au marché aux esclaves ("Batestan") : "Un vieillard inventeur fort caduc, un bâton à la main, me prit par le bras et me mena différents tours par ledit marché" ; les acquéreurs éventuels s'intéressent à la force physique des esclaves en examinant leurs mains et leurs dents, ainsi qu'à leur pays et à leur état de fortune pour évaluer le montant de la rançon à demander ; le mot qui revient : "Arrache, arrache" ("Qui offre plus ?")
* Évaluation de la rançon possible ; c'est le grand sujet qui mobilise toute la ruse et tout le réseau de relations tant du côté des maîtres (pour tenter de détecter les plus riches) que des esclaves (pour se faire passer pour pauvre s'ils ne le sont pas); les questions directes ne suffisent pas ; des réseaux de renseignements structurés viennent les compléter, mobilisant maîtres musulmans, esclaves anciens et commerçants juifs ; tout dépend de la réponse à cette question, et d'abord quel maître achètera l'esclave ; dans le cas d'Aranda, il est d'abord acheté par Saban Gallan, considéré par tous comme un brave homme ; ensuite, le Régent, le croyant riche, fait jouer son droit de préemption avant de le laisser à Ali Pegelin, un richissime raïs, après s'être laissé convaincre (à tort) qu'Aranda n'a pas d'argent ;
* Circuits : aussi complexes qu'efficaces quand il s'agit de l'essentiel ; bien qu'Aranda ait menti sur son nom et sa nationalité, il est recherché au bout de peu de jours sous son identité exacte ; il réussit aussi à faire un paiement par lettre de change (argent reçu à Alger, contrepartie payable en Flandre) ; quant aux circuits de vente du vin, ils méritent eux aussi l'attention des sociologues, qui se réfèreront au texte intégral d'Aranda (lien clicklable en bibliographie) ; la complexité des circuits atteint des sommets quand il s'agit d'échange de captifs (un tel échange sera réussi dans le cas d'Aranda, lui évitant de payer une rançon), car aucun intérêt ne coïncide exactement avec les autres : par exemple les captifs musulmans échangeables n'appartiennent pas à la famille du patron d'Aranda, lequel n'entend pas se priver du produit d'une rançon en argent pour permettre la libération de coreligionnaires qui ne lui sont rien
* Le "Bain" ; c'est ainsi que l'on nomme (ce nom a donné bagne) les sortes de casernes où de nombreux esclaves sont regroupés ; Aranda décrit celui d'Ali Pegelin, le maître dont il dépend la plupart du temps ; le cri du matin : "Sursa cani, abaso canalla" (Levez vous, chiens, debout, canaille) ;
* Ali Pegelin, le maître principal de d'Aranda, est aussi connu par d'autres sources comme Piccinino ou Bitchin ; ce richissime armateur de galères, qui possédait 3 000 esclaves, est un renégat italien ; il fonda en 1622 une mosquée qui resta longtemps connue comme "mosquée d'Ali Bitchnin", avant de devenir d'église Notre-Dame des Victoires, toujours debout en 1930 ; d'après Aranda cependant (voir plus loin Dialogue interreligieux), il la fréquentait guère ;
* La nourriture : généralement, chez Ali Pegelin, un morceau de pain ou de biscuit, et encore de façon aléatoire ; après le travail pour leur patron, les esclaves ou 3 ou 4 heures à eux pour "chercher leur vie" ; ceux qui ont trouvé quelque chose à voler le vendent au autres après encore des "Arrache, arrache" ; la nourriture est meilleure et la conversation plus digeste chez un pauvre soldat nommé Casaborne Mostafa, chez qui d'Aranda sert un temps ; en tant que janissaire, Mostafa n'a ni femme ni enfant, son héritage est destiné au Régent, en conséquence il préfère le manger et le boire ; il s'assied en tailleur, fait manger d'Aranda au même plat et lui conseille de se remonter le moral en imaginant qu'il est le maître et Mostafa l'esclave ;
* L'alcool : pour quelques piécettes, on s'en procure aisément ; quand Ali Pegelin a pris une cargaison d'alcool, il ne la laisse pas perdre ; d'après la théologie en vigueur à Alger au temps d'Aranda, un musulman peut boire de l'alcool mais non en vendre ; en conséquence, sa vente suit des circuits complexes qui passent par le "bain" ; celui-ci a sa taverne, très fréquentée des soldats turcs en plus des esclaves chrétiens ; elle est située "entre des galeries de deux étages", juste à côté de l'église qui peut contenir 300 personnes ; la présence de la taverne amène, pour les esclaves du bain, quelques coups de leurs gardiens quand une bagarre d'ivrogne a réveillé Ali Pegelin, dont le palais est limitrophe, mais aussi une petite circulation d'argent dont certains réussissent à attraper leur part ;
* "Pêché abominable" : très répandu et non réprimé ; Ali Pegelin n'en est pas adepte, mais il a quand même une poignée de beaux et jeunes esclaves en son palais, par ostentation, pour montrer qu'il pourrait s'il voulait ;
* Dialogue interreligieux : le père Angeli, un prêtre gênois détenu aux bains d'Ali Pegelin, est apprécié de tous : catholiques, luthériens, russes orthodoxes et même musulmans ; Ali Pegelin le fait venir pour lui demander quel sera son sort à sa mort ; après maintes hésitations, le prêtre ose répondre qu'il ira droit en enfer ; Ali Pegelin lui ayant demandé s'il y avait un moyen de l'éviter, le prêtre ose lui suggérer d'être meilleur musulman : s'abstenir de voler, montrer quelque miséricorde, s'abstenir de se moquer du Coran ; mettre quelquefois les pieds à la mosquée ; s'abstenir, quand il est chez le Régent et que le cri du muezzin retentit, de se couvrir le visage d'un mouchoir pour montrer qu'il fait ce qu'il peut pour cacher son rire ; tout cela paraissant un peu compliqué, Pegelin décide que le diable fera de lui ce qu'il voudra le moment venu ; on précisera tout de même qu'en parallèle des efforts du père Angeli pour rendre Pegelin meilleur musulman, ce dernier fait son possible pour que ses esclaves restent bons chrétiens ; celui qui parait vouloir se convertir à l'Islam est roué de coups, Pegelin craignant que cette conversion ne l'oblige à terme à affranchir l'esclave ;
* Mondialisation : dans le bagne d'Ali Pegelin, il y a des marins de toutes nationalités : Espagnols, Portugais, Anglais, Bretons, Italiens, Hollandais et même Russes ; ils échangent des informations sur toutes les nouvelles terres : Amérique, Brésil en particulier


Alger vu par d'Aranda


* Situation et topographie : à flanc de montagne, en gradins autour de la mer, avec une belle vue de partout ; maisons blanches recouvertes de terrasses sur lesquelles on peut circuler d'un bout à l'autre de la ville ; rues très étroites, fermées la nuit par des chaînes ; murailles sans capacité défensive réelle ; mosquées, palais du Régent, casernes, bains ; une petite île jointe à la ville par un môle pour former le port ;

* Population : 100 000 âmes, dont 12 000 Turcs, soldats de la garnison ; 30 000 à 40 000 esclaves "de toutes les nations du monde" ; le reste de "bourgeois algériens, Maures, Morisques et juifs, et quelques marchans chrétiens" ; des "reniés de toutes nations chrétiennes", dont 3 000 Français ; cette population est très hiérarchisée ; les Turcs occupent le sommet de la pyramide ; les musulmans non turcs sont divisés en plusieurs groupes distincts dont les Morisques (descendants de fugitifs chassés d'Espagne par la reconquista) sont parmi les moins considérés ; les juifs sont situés au plus bas de l'échelle et ne peuvent même pas, s'ils le souhaitent, se convertir à l'Islam directement ; ils doivent passer par une conversion intermédiaire au christianisme, ce qui est d'ailleurs assez simple à pratiquer (les autorités d'Alger considèrent qu'il suffit de manger une fois du porc pour que la conversion soit opérée).

* Politique : Le Régent, que d'Aranda appelle le Bassa, "ne se fâche pas d'être flatté du nom de Sultan" ; il reconnait l'Empereur ottoman (le "Grand Seigneur") "de bouche", mais "tient fort peu de compte de ses ordres, passeports et traités" ; en revanche, il redoute les Janissaires et ne se permet pas trois heures de retard dans le paiement de leur solde ; plus d'un Régent a été massacré pour un désaccord financier minime avec eux ; d'où un perpétuel besoin d'argent qui en fait un interlocuteur peu fiable pour les princes chrétiens : "Et, pour avouer la vérité, il est très difficile au Bassa de bien observer la paix avec quelque nation que ce soit, s'il veut être aimé des soldats, d'autant que le tantième qui lui revient des prises fait la plus grande somme de ses finances ; ce qui ne serait point s'il observait exactement la paix avec quelque nation" ; le Régent a un conseil qui se réunit dans un couloir de son Palais

* Soldatesque : "reniés, gens perdus, sans religion et conscience, fugitifs de la chrétienté et de Turquie, pour l'énormité de leurs crimes, auxquels cette ville sert d'asile et de réceptacle, même contre le courroux du Grand Seigneur."

* Force militaire : "son assiette, munition et forteresse ne sont aucunement considérables" ; la nuit, la surveillance du guet est minime ; la garnison est particulièrement faible l'été, quand une partie des janissaires est à la mer avec les raïs et une autre partie en villégiature à la campagne ; une attaque à l'automne (comme ce que tenta Charles Quint) est en revanche déconseillée, car alors "la mer Méditerranée n'est pas moins troublée que les autres par les tempêtes et les orages" ; un seul point de prise véritable d'eau douce, celle-ci étant ensuite répartie par les canalisations "à la romaine" ;

* Poison ; Aranda le juge "fort commun en Afrique", un moyen courant de se débarrasser d'une femme ou d'un mari ; invité à un festin par Pegelin, le Régent arrive avec vingt de ses propres esclaves qui lui servent sa propre nourriture et sa propre boisson, ce dont Pegelin ne se formalise pas ;
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Marché aux esclaves chrétiens d'Alger

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Titre : Femmes d'Alger dans leurs appartements
Peintre : Delacroix
Musée du Louvre , Paris


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Old June 16th, 2010, 05:31 PM   #7
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Carte d'Alger en 1837 peu après la prise d'Alger par les français


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Les Européens formaient alors la majorité des algérois


Quote:
Les Européens constituent une part considérable de la population d'Alger, soit comme esclaves, soit comme renégats ("Turcs de profession") ; ces derniers, paradoxalement, constituent (plus au début qu'à la fin tout de même) l'essentiel de la piraterie algéroise (voir les biographies de Hassan Veneziano , Simon Dansa, Ali Bitchnin ) ; il s'agit souvent d'esclaves qui ont réussi à sortir de leur condition, mais aussi, plus souvent qu'on pourrait croire, d'immigrés volontaires ; pour un gredin doué pour la navigation, Alger est pleine de promesses ; l'Européen qui se convertit à l'Islam est considéré comme Turc, ce qui lui donne le statut le plus élevé possible dans la Régence d'Alger ; aucun poste ne lui est fermé, pas même celui de Régent ; à ces stratégies individuelles, on ajoutera des phénomènes politiques ayant entraîné des immigrations par vagues en provenance de certaines origines à certaines époques (Corses préférant être musulmans que Gênois ; Anglais et Hollandais à l'époque où Alger était le meilleur point de départ possible pour attaquer les galions espagnols ; anciens Chiens de Mer d'Elisabeth première d'Angleterre) ; la composante européenne de la ville n'est en rien marginale ou passagère ; l'Islam n'est pas particulièrement un obstacle, au moins pour les immigrés du bord de la Méditerrannée (le cas des Anglais et Hollandais étant différent, voir l'article dédié) ; des caractéristiques telles que l'esclavage ou la polygamie ne sont pas répulsives pour tout le monde (tout dépend si l'on s'identifie au prédateur ou à la victime) ; le capitan renégat, qui risque gros s'il est jugé en Europe, a vocation à rester à Alger, contrairement au janissaire turc venu pour faire fortune rapidement (s'il le peut) et repartir ; les Européens sont partout, y compris au coeur de la structure familiale algéroise, à condition de ne pas oublier de voir les femmes (ni leurs amants) : le janissaire dissuadé d'épouser une musulmane du pays fait souche avec une esclave chrétienne ; l'esclave domestique chrétien, supposé invisible, rencontre librement les femmes des familles musulmanes les plus fermées à leurs voisins, et fait plus d'une fois souche sous le nom de son maître ;
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Les Turcs d'Alger

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Les Turcs, arrogants et brutaux, sont recrutés parmi les pires brigands de Turquie et tiennent le haut du pavé à Alger ; ils sont en général célibataires, à la fois parce que Constantinople décourage leur mariage et parce que les femmes turques refusent de venir en Alger ; leurs amours se déroulent soit avec des esclaves chrétiennes, soit entre hommes ; s'ils viennent à épouser des femmes musulmanes indigènes, leurs enfants, les Kouloughlis, conservent un statut inférieur ; dans le contexte d'Alger, les Turcs sont bien entendu libres, mais ils ont tous le statut de Janissaires (même ceux qui, de fait, ont des fonctions civiles) ainsi que la solde (il en va donc autrement qu'en Turquie, où les Janissaires sont des esclaves recrutés parmi de jeunes chrétiens enlevés à leur famille ) ; les Turcs de l'Odjak (la milice) des Janissaires, sont les vrais maîtres d'Alger, puisqu'à toutes les époques le principal souci du Régent, qu'il soit Pacha, Agha ou Bey, sera d'assurer leur solde ; cependant, et paradoxalement, à partir de la période des Aghas, Alger se veut indépendante de Constantinople ;
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Last edited by Mikou; June 16th, 2010 at 05:44 PM.
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Quote:
Ali Bitchnin

Vénitien, pirate et plus ou moins Roi d'Alger

'''Ali Bitchin''', ou Bitchnin, ou Pegelin (et autres variantes), né, croit-on Piccini ou Piccinino, à Venise, est un "renégat" (chrétien converti à l'Islam) qui fait fortune à Alger en pratiquant le corso ; il est grand amiral d'Alger ; il est connu par une mosquée qu'il a fait construire à Alger (mosquée d'Ali Bitchnin) ; il est bien connu en particulier grâce au récit de captivité que publia Emanuel d'Aranda, son esclave pendant un an environ en 1640 et 1641 ; il arrive qu'Ali Bitchin soit considéré comme ayant été Régent d'Alger à cause d'une très brève et très ambigue prise de pouvoir en 1645.
Quote:
Ses richesses sont immenses. Il possède un palais en ville, une maison de campagne, un "bain" (bagne privé ), plusieurs galères et des milliers d'esclaves. Ce qui ne l'empêche pas de nourrir ses esclaves d'un simple morceau de pain ou de biscuit, et encore, pas tous les jours.

Son bagne, situé près de son palais et de sa mosquée, comporte une église, ainsi qu'une taverne, supposée tenue par ses esclaves, et fréquentée aussi par les soldats turcs (car, d'après les doctrines théologiqies en vigueur alors à Alger, un Musulman peut boire de l'alcool à condition de ne pas en vendre)[1]. Il est décrit en ces termes par Aranda [2]:

" De là, nous fûmes au bain de notre nouveau maître ; c'est la place destinée pour le logement et la demeure des esclaves des galères. Ledit bain était une rue de sa maison, la qualité duquel et la situation je vous décrirai en bref. Premièrement, il y avait l'entrée étroite, et on venait dans une grande voute, qui recevait la lumière telle quelle par quelques treilles d'en haut, mais si peu qu'en plein jour et à midi, dans aucunes tavernes dudit bain, on devait allumer des lampes. Les taverniers sont esclaves chrétiens du même bain, et ceux qui viennent là pour boire sont des corsaires et soldats turcs, qui s'amusent à boire et à faire des pêchés abominables. En haut, c'est une place carrée entre les galeries de deux étages ; et, entre ces galeries, il y avait aussi des tavernes et une église de Chrétiens, capable de contenir 300 personnes, pour entendre la messe. Nous étions là 500 esclaves chrétiens appartenant à notre patron Ali Pegelin."

Il ne sort qu'entouré d'une cinquantaine de pages d'une grande beauté, richement vêtus.
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Old June 16th, 2010, 05:40 PM   #11
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Old June 16th, 2010, 05:47 PM   #12
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Old June 16th, 2010, 05:50 PM   #13
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« Esclave à Alger »

Récit de captivité de Joao Mascarenhas, 1621-1626

Un récit saisissant d’un voyageur portugais... Pris dans l’enfer de l’esclavage au service des Turcs, sous l’empire desquels l’Algérie souffrait alors, Joao Mascarenhas en a livré un livre foisonnant...

Nous sommes en 1621. Un vaisseau portugais (le Portugal est alors lui-même colonisé par l’Espagne, mais comme on sait cette inféodation sera de courte durée, le nationalisme portugais reprenant le dessus très vite) chargé de marchandises persanes et indiennes livre un combat désespéré aux vaisseaux turcs, qui l’arraisonnent... Il s’agit bien de piraterie, mais de piraterie organisée, à partir d’Alger, elle-même possession turque.

« Pendant deux jours entiers dix-sept gros navires, avec cinq mille combattants et plus de cinq cents pièces d’artillerie, n’ont pu réduire une nef qui n’avait que vingt-deux pièces et cent et quelques hommes affaiblis et malades après huit mois de traversée... » Passons sur l’héroïsme de celui qui raconte... A son honneur, car la suite est moins glorieuse : « Si je devais compter en détail ce qui arriva à chacun des captifs sur les navires où ils furent répartis, je n’en finirais jamais... »

Alger, ville d’esclaves


Et pourtant, Joao Mascarenhas va en avoir à raconter : les plus jeunes et les plus nobles des prisonniers sont choisis par le Pacha pour le service de la Turquie, et certains partent immédiatement pour Constantinople, à la Cour du Grand Turc : la compassion du voyageur s’exprime à leur endroit : « Cette Dame fut la plus malheureuse du monde : revenant d’Inde avec de grandes richesses, elle embarque dans un navire et, le jour où elle voit la terre où elle va se reposer avec son mari, celui-ci est tué d’un coup de feu, on emmène son fils aîné à Constantinople pour le faire turc, le plus jeune meurt de la peste dans ses bras, elle devient esclave, et pour comble de servitude et de souffrance, elle voit sa fille aveugle et très jolie rester au pouvoir des barbares. Aujourd’hui encore elle et sa fille sont esclaves du Divan. »

Les autres sont alors vendus : « Ils emmenèrent les autres captifs au Batistan, pour y être vendus ». Le Batistan d’Alger, dérivé du nom du Grand Bazar de Constantinople, était une grande et large rue où les prises de piraterie, y compris les prisonniers, étaient vendues aux enchères.

Suivent les descriptions précises de la vie à Alger, de l’architecture de la ville, de la manière dont les Turcs y ont établi leur contrôle et dont sont traités les milliers d’esclaves chrétiens, portugais, espagnols, français, italiens, qui travaillent là au service de marchands ou de seigneurs, le plus souvent turcs, mais parfois renégats chrétiens eux-mêmes, ayant établi leurs affaires au service du pouvoir local... Autant de personnages étonnants et de scènes palpitantes, où l’on sent vibrer l’atmosphère du lieu : le môle, dominant l’actuel port d’Alger, le long duquel les navires sont amarrés, les bastions de place en place, les remparts d’Alger et la foule de soldats qui les gardent...
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Old June 16th, 2010, 05:51 PM   #14
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« Il y a dans la ville soixante bains, où vont se laver tous les habitants d’Alger... Jusqu’à midi les hommes sont lavés par les hommes. De midi jusqu’au soir des femmes viennent laver les femmes... Dès qu’une personne entre, elle se déshabille dans un cabinet isolé, on lui donne un linge pour se couvrir, ses vêtements sont mis dans un endroit sûr et gardé, et elle passe dans une pièce chaude où elle commence à suer très fort... alors vient un maure avec un gant de crin, qui le lave et le nettoie parfaitement pendant qu’il continue à suer, mais sans lui faire aucun mal. Quand on a fini de le laver, on lui donne deux linges chauds dont il se couvre, et il va s’asseoir à l’endroit où il a laissé ses vêtements. Une fois rhabillé on l’asperge avec un flacon d’eau parfumée, et il paie en sortant l’équivalent d’un demi-vintém (une somme minime). On traite ainsi, quand il va se laver, jusqu’au dernier des esclaves. » Et il est difficile de ne pas voir un trait d’admiration chez Joao Mascarenhas pour cette parfaite hygiène inconnue des Portugais de son temps...

Sur les liens entre Europe et Afrique du Nord, en ce début du XVIIème siècle, alors que d’une part Louis XIV développe en France des relations diplomatiques régulières avec le Grand Turc, et que d’autre part l’Espagne colonise hardiment le Portugal, peu d’ouvrages offrent une mine aussi riche que ce livre de souvenirs que viennent de rééditer les éditions Chandeigne (librairie portugaise installée rue Tournefort, à Paris)... Une face méconnue des relations méditerranéennes et de l’historie de l’Algérie !
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Last edited by Mikou; June 16th, 2010 at 06:07 PM.
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Painted by Frederick Arthur Bridgman (1847-1928)

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Old June 16th, 2010, 06:01 PM   #16
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Comme vous le voyez , tout le monde avait son esclave ...



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Old June 16th, 2010, 06:21 PM   #17
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Originally Posted by Mikou View Post
Les Européens formaient alors l'écrasante majorité des algérois
j'aimerais bien savoir tes sources Mikou!!! car je ne trouve pas du tout objectif cet article!!!

je parle du poste Nº8
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Old June 16th, 2010, 06:27 PM   #18
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Originally Posted by espanoldz View Post
j'aimerais bien savoir tes sources Mikou!!! car je ne trouve pas du tout objectif cet article!!!

je parle du poste Nº8
http://knol.google.com/k/la-r%C3%A9g...clavage-blanc#
Mais bon , Dans la plupart des articles , tu verras qu'il y'avait beaucoups d'esclaves et que la majorité était chretiens ...

"Population : 100 000 âmes, dont 12 000 Turcs, soldats de la garnison ; 30 000 à 40 000 esclaves "de toutes les nations du monde" ; le reste de "bourgeois algériens, Maures, Morisques et juifs, et quelques marchans chrétiens" ; des "reniés de toutes nations chrétiennes", dont 3 000 Français "

Wikipedia !
C'est bien connu ça , même Cervantes a été esclave à Alger !
Quote:
La lingua franca [2](celle du Mamamouchi de Molière) est très répandue, peut-être autant que l'arabe dialectal et que le berbère, y compris au sein des familles lorsque la femme est une esclave ; il s'agit d'un mélange de provençal, d'italien, d'espagnol et d'arabe (à ne pas confondre toutefois avec le pataouète du début du XX ème siècle).
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Last edited by Mikou; June 16th, 2010 at 06:33 PM.
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Old June 16th, 2010, 07:06 PM   #19
aghiles11
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Bin oui c'est connue qu'il y'avait une grande population d'origines européennes qui vivait a Alger mais je ne crois pas qu'ils etaient majoritaire.
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Old June 16th, 2010, 10:27 PM   #20
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Et bien dites donc si c'est cela tes sources, on est mal partis .
Les 30 000 à 40 000 captifs tous au plus, englobant le Maroc a la Libye, tous les pays du Maghreb faisaient de la piraterie et protégez plus ou moins leurs routes marchandes.
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