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Ici seront recensées les opérations en cours sur le patrimoine architectural. Restaurations, rénovations, réhabilitations, tout y passera ;)

(PS : Merci aux modérateurs de passer le thread en "Sticky" !)

Safi -Restauration de la cathédrale portugaise​





Le patrimoine culturel luso-marocain constitue un vecteur d'entente et de dialogue entre les deux peuples, a affirmé le président de la Fondation portugaise "Calouste Gulbenkian", Emilio Rui Vilar.


"Plusieurs cités marocaines regorgent d'un patrimoine qui témoigne de la richesse et de la diversité de la culture luso-marocaine, ce qui constitue un vecteur d'entente et de dialogue" entre les peuples marocain et portugais, a souligné M. Rui Vilar, dans un entretien accordé à la MAP, citant à cet égard les villes d'El Jadida, Safi, Asilah et Essaouira.

"Le Maroc et le Portugal partagent un patrimoine séculaire commun et entretiennent d'excellentes relations dans tous les domaines", a affirmé le président de la Fondation, en visite dans le Royaume pour examiner avec les responsables marocains le projet de restauration de la cathédrale portugaise de Safi.

M. Rui Vilar a également relevé que "le riche et commun patrimoine entre les deux pays constitue une fierté pour les jeunes générations avides de communication et de connaissance de l'autre", soulignant que "Rabat est la capitale la plus proche de Lisbonne et ceci n'a pas seulement une signification géographique, mais aussi une dimension culturelle et politique".

M. Rui Vilar, également président de "European Foundation Centre" (EFC), a mis l'accent sur le rôle prépondérant que peut jouer la coopération culturelle entre les peuples, relevant que la créativité, notamment dans le domaine culturel, "nous permettra de relever les nouveaux défis".
"La coopération culturelle permettra de créer les conditions de l'innovation afin de gagner le terrain face à la complexité des problèmes auxquels nous faisons face aujourd'hui", a-t-il dit.

Le président de la Fondation "Calouste Gulbenkian" a souligné la nécessité de sauvegarder et de renforcer les liens d'amitié existant entre le Maroc et le Portugal, "pays qui partage avec le Royaume plusieurs valeurs". M. Rui Vilar a, dans ce sens, salué les actions menées par la Fondation Anna Lindh sous la présidence de André Azoulay, Conseiller de S.M. le Roi, en vue de favoriser le rapprochement culturel entre les peuples et promouvoir le rôle des sociétés civiles dans le processus d'approfondissement du partenariat euro-méditerranéen.
Evoquant les projets menés par la Fondation Calouste Gulbenkian, M. Rui Vilar a rappelé que la Fondation mène, depuis sa création il y a une cinquantaine d'années, plusieurs programmes de restauration et de recherche sur le patrimoine historique d'origine portugaise partout dans le monde, dont le Maroc.

"Au Maroc, nous avons déjà procédé à la réhabilitation de la Tour d'Asilah et nous travaillons actuellement sur des projets de recherche spécifiques, techniques et architecturaux visant la restauration et la réhabilitation de la Cathédrale de Safi, construite dans le style manuélin", a précisé M. Rui Vilar. Cette restauration, a t-il poursuivi, a pour objectif la création d'un espace culturel avec usage multiple, qui servira notamment à l'organisation de concerts et de manifestations artistiques dans un cadre historique très spécifique.

Le président de la Fondation Calouste Gulbenkian, qui s'intéresse aussi au développement humain, scientifique et éducatif, a par ailleurs, mis en exergue l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH), lancée en 2005 par S.M. le Roi Mohammed VI.

L'INDH "fait partie des programmes phares qui témoignent de l'innovation sociale, à travers l'adoption de nouvelles approches en vue de traiter des problèmes sociaux d'actualité, en particulier, dans le domaine de l'environnement ou de la lutte contre le chômage, surtout dans une conjoncture marquée par les répercussions de la crise financière et économique mondiale", a-t-il dit.
"C'est grâce à la conjugaison des efforts du gouvernement et de la société civile que le Maroc pourrait faire face à des problèmes très complexes d'une énorme dimension", a-t-il estimé. M. Rui Vilar a, dans ce sens, salué les projets de développement et les chantiers de réformes audacieuses engagés par le Royaume et qui touchent pratiquement à tous les secteurs d'activité. "Le Maroc a beaucoup changé et connu d'énormes transformations" grâce à ces multiples initiatives, a relevé M. Rui Vilar.

Abordant les relations du Maroc avec son environnement régional, M. Rui Vilar a affirmé que le Royaume est toujours considéré "comme un arbre dont les racines sont enfoncées en Afrique, et le feuillage respire en Europe, comme le disait feu S.M. Hassan II".
Créée en 1956, la Fondation Calouste Gulbenkian est une institution portugaise de droit privé et d'utilité publique, dont les objectifs statutaires sont l'Art, la Bienfaisance, la Science et l'Education.

Dans le cadre de ses objectifs statutaires, la Fondation développe une ample activité au Portugal et à l'étranger à travers des actions directes, des subsides et des bourses. Elle œuvre pour la diffusion de la culture portugaise au Portugal et à l'étranger - dans les pays de culture lusophone notamment - à travers des conférences, programmes scientifiques, artistiques et éducatifs.

Histoire et mission

La Fondation Calouste Gulbenkian est une institution portugaise de droit privé et d'utilité publique, dont les objectifs statutaires sont l'Art, la Bienfaisance, la Science et l'Education. Créée par dispositions testamentaires de Calouste Gulbenkian, ses statuts ont été approuvés par l'Etat portugais en date du 18 juillet 1956.
La Fondation a son siège à Lisbonne où se trouve également le Service des communautés arméniennes, l'un de ses premiers services à être créé. Les installations du siège comme du Musée ont été inaugurées en 1969. Outre les espaces réservés à l'administration et aux services, elles se composent d'un grand auditorium, de salles d'expositions temporaires, d'une zone de congrès avec plusieurs salles et auditoriums, et enfin d'un édifice propre qui abrite le musée Calouste Gulbenkian, les services éducatifs du musée et la Bibliothèque d'art. Le complexe architectural se trouve plongé dans la nature magnifique du Parc Gulbenkian.
En 1983 fut inauguré le Centre d'art moderne, situé à l'une des extrémités du parc, et qui depuis 1993 porte le nom de Centre d'art moderne José de Azeredo Perdigão, en hommage au premier président de la fondation. En dehors du musée qui exhibe une partie de la collection d'art moderne et contemporain, le Centre dispose d'une galerie d'expositions temporaires, d'une salle polyvalente et d'espaces pour les activités de son secteur éducatif. Les activités développées directement par la Fondation dans le domaine de la recherche scientifique et de l'enseignement sont concentrées à l'Institut Gulbenkian de Sciences, aux environs de Lisbonne.

Publié le : 31.10.2010 | 11h04
Par Hicham LAKHAL (MAP)
Le Matin
 

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Ok.

Peut-être que le meilleur endroit pour un tel thread c'est Heritage Buildings & Monuments car aucun des endroits dont il sera question ne sera dans la partie "Cultural and Entertainment Infrastructure" ?
J'y ai bien sûr pensé mais le fait est que "Heritage Buildings & Monuments" fait partie de "Photography & architecture", initialement dédiée à la photographie (c'est en tous cas comme ça que l'avais conçue Reda me semble-t-il). Mais c'est comme tu le sens ! Je sais bien qu'il ne s'agit pas d'infrastructures en tant que tel, mais c'est l'endroit qui m'a semblé le plus approprié !
 

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J'y ai bien sûr pensé mais le fait est que "Heritage Buildings & Monuments" fait partie de "Photography & architecture", initialement dédiée à la photographie (c'est en tous cas comme ça que l'avais conçue Reda me semble-t-il). Mais c'est comme tu le sens ! Je sais bien qu'il ne s'agit pas d'infrastructures en tant que tel, mais c'est l'endroit qui m'a semblé le plus approprié !
On va le laisser là pour le moment.

Rien n'empêchera de mettre un article de journal ou un commentaire pour indiquer que telle ou telle monument historique dans la partie "photography" est mis à jour. ;)
 

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Safi


Voici une photo que j'ai pris en janvier 2009, à côté du 9sar al bh7ar et en face de la colline des potiers.

 

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Réhabilitation de la médina de Casablanca

 

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Tanger
Sauvons le site de la Villa Harris
Cris de détresse des Tangérois qui veulent sauver un monument historique menacé de disparition.​


Publié le : 27.03.2011 | 11h06


Un groupe de Tangérois soucieux de l'avenir de la Villa Harris, menacée par l'invasion du béton comme tant d'autres sites historiques de la ville, a lancé des cris de détresse pour mettre fin à aux menaces de destruction et le respect des valeurs écologiques.




Ce groupe de Tangérois n'a pas perdu espoir et compte aller jusqu'au bout pour sauver ce site historique de la ville. Dans la lettre envoyée à la presse nationale et locale, les initiateurs indiquent que le nom de Bilahariz ou Villa Harris évoque chez les Tangérois nostalgiques les souvenirs d'une époque glorieuse ou les espaces naturels et les valeurs écologiques et culturels de l'environnement faisaient l'objet de respect de la part de tous : des gestionnaires de la ville, des investisseurs et des citoyens.Le domaine de Villa Harris constituait avec d'autres sites naturels situés à la périphérie de Tanger, tout un long de la première moitié du XXe siècle, en vertu de leur qualité écologique, des espaces de repos, de ressourcement, de récréation et de loisir pour les habitants de la ville. Le domaine planté fait environ 9 ha de superficie. Il fut créé vers la fin du XIXe siècle par le journaliste anglais Walter Burton Harris (1866-1933), envoyé spécial du célèbre journal londonien «the Times» pendant l'époque internationale de Tanger. Après son décès, le site passa à l'entrepreneur espagnol Onofre Zapata qui le transforma en Casino-Parc. En 1940, l'occupation de la ville par les troupes espagnoles mit fin à cet espace de spectacle et de loisir et, dans les années 70, il fut transformé en Club Méditerranée.

Walter Harris a planté sur son site des essences rares de plantes et des arbres de différentes espèces qu'on retrouve également dans la forêt de Perdicaris. Il y a également construit une demeure de style hispano-mauresque avec de remarquables panneaux de décoration intérieure en bois sculpté et peint sur les plafonds, et en plâtre sculpté et zellige polychrome sur les murs. Le site de Villa Harris occupe de nos jours une place de choix à l'intérieur de la ville de Tanger en raison de sa situation privilégiée dans la zone de Malabata, vouée au tourisme et aux activités de plaisance et de distraction. Il présente à la fois un intérêt environnemental et écologique, attesté par la présence de plusieurs espèces de plantes rares et d'arbres centenaires sur un périmètre de 9 ha, et un intérêt patrimonial, justifié par la demeure de W. Harris datant de la fin du XIXe siècle et qui revêt une valeur historique et architecturale incontestables.Ces multiples valeurs combinées ont favorisé l'inscription de ce site comme espace d'intérêt historique et naturel sur la liste du patrimoine culturel national le 13 septembre 2007. Cette inscription représente une mesure de conservation importante qui vise la sauvegarde de ce site avec ses composantes naturelles et architecturales et sa protection juridique contre toute agression de quelque nature que ce soit.

Après son abandon vers les années 80, le site de Villa Harris se trouve malheureusement de nos jours dans un état de dégradation inquiétante à cause des effets néfastes des intempéries et l'absence totale des opérations d'entretien et de nettoyage.Le site appartenant au domaine de l'État, laissé curieusement sans gardiennage depuis quelques temps, devient le refuge des vagabonds et la Villa de Harris et les installations touristiques héritées de la période du parc des années 30 du XXe siècle et de la période du Club Med se trouvent les cibles préférées d'actes de vandalisme et de dépouillement continus, au vu et au su de tous, dans une zone touristique qui abrite une établissement hôtelier de renom et qui se trouve tout le temps sous l'œil vigilant des forces de sécurité. Dans le climat de colère généré par la triste situation dans laquelle se trouve le site de la Villa Harris, les pouvoirs publics de la ville de Tanger initient une demande étrange et inattendue de déclassement de la majeure partie du site ou de sa zone naturelle de la liste du patrimoine national pour ne laisser qu'une infime partie tout autour de la demeure du journaliste anglais. La commission interministérielle compétente faisant suite à cette demande n'a heureusement pas validé cette demande de déclassement et a invité ses auteurs à respecter les valeurs naturelles et historiques du site. Toutefois, on apprend ces derniers temps et avec amertume que ceux qui sont derrière cette affaire ne comptent pas baisser les bras et persistent dans leur volonté de déclasser le site. Des négociations sont engagées à cet effet avec le ministère de la Culture pour le convaincre de la nécessité de réduire la zone de classement, de sacrifier
plusieurs arbres centenaires, des plantes rares et un milieu environnemental de valeur écologique certaine, pour la réalisation d'un «grand projet touristique future» dans la zone de Malabata.


S'inspirer du modèle de Arasat Moulay Abdessalam à Marrakech
C'est un modèle de partenariat entre l'État et le secteur privé pour aménager un espace vert urbain resté pendant longtemps abandonné et source de multiples nuisances.
Les citoyens et les visiteurs de Marrakech découvrent dans le nouveau look de cet espace vert un havre de paix et de repos avec des arbres et des plantes verdoyants et pleins de vie et un mobilier urbain intégré et approprié. Cessons de tout sacrifier au béton à Tanger et essayons de sauver ce qui peut encore l'être de son héritage historique et son potentiel environnemental. Le domaine de la Villa Harris mérite un traitement et un devenir autre que ceux qu'ils sont en train de lui préparer. Rappelons, une fois encore, l'opération Arasat Moulay Abdessalam à Marrakech et l'intervention d'une entreprise citoyenne et l'initiative de représentants des pouvoirs publics avertis et attentifs. Agissons tous et maintenant avant qu'il ne soit trop tard pour arrêter cet acte d'agression qui se prépare à l'insu de tous à l'encontre du site de la Villa Harris, l'un des derniers espaces verts de la ville de Tanger.



Repères

Questionnements


Pourquoi vouloir à tout prix massacrer un espace vert aussi intéressant et sensible ?

Pourquoi ne pas adopter un comportement civique vis-à-vis de ce site qui relève du domaine public ?

Pourquoi ne pas le convertir en parc urbain, comme il l'a toujours été et offrir ainsi aux citoyens de Tanger le lieu de distraction et de promenade dont ils ont tellement besoin ?



Par Abdelmajid Ben Said | LE MATIN
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=112&id=148790
 

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Enfin, c'est pas trop tôt ! :banana:

Kénitra
Restauration de la Kasbah de Mehdia
L'ambassade des États-Unis à Rabat contribue à la réalisation du projet.​

Publié le : 03.04.2011 | 10h18


L'ambassadeur des États-Unis au Maroc, Samuel Kaplan, s'est enquis, à Mahdia (à 8 Km de Kénitra), des travaux de restauration de Dar El Makhzen à la Kasbah de Mahdia, un site historique situé sur la rive gauche de l'oued Sebou.


À cette occasion, M. Kaplan et le secrétaire général de la wilaya du Gharb Chrarda Beni Hssen, Youssef Saïdi, ont dernièrement présidé la cérémonie de lancement des travaux de consolidation et de mise en sécurité du site historique «Dar al Makhzen» au sein de la Kasbah de Mehdia. À cet égard, l'ambassade des États-Unis à Rabat a consacré, dans le cadre du «Fonds des ambassadeurs pour la préservation du patrimoine culturel», une subvention de 100.000 dollars au profit de l'Association des lauréats de l'Institut national des sciences de l'archéologie et du patrimoine (ALINSAP) pour la restauration et l'entretien de ce site de grande valeur historique et architecturale.

Selon un communiqué de l'ALINSAP, ce projet de revalorisation de la Kasbah vise essentiellement la remise en bon état d'une partie de la structure de la bâtisse de Dar al Makhzen et sa protection en vue d'assurer sa stabilité et d'arrêter le processus de dégradation qu'elle subit. Le projet, qui bénéficie aussi d'une subvention de 200.000 dirhams de la direction du patrimoine culturel du ministère de la Culture, concernera dans un premier temps les travaux de restauration qui permettront dans le court terme l'ouverture du monument à la visite. Ainsi, il sera procédé essentiellement à la réfection de la porte d'entrée principale du palais, à la réalisation de l'étanchéité traditionnelle du bâtiment, à la reconstruction et consolidation de la maçonnerie défectueuse, à la réfection du carrelage et à la reconstruction de la charpente et de la dalle traditionnelle.

Cette opération de restauration d'une partie de la Kasbah de Mehdia ne peut qu'accueillir l'adhésion totale de la population de Kénitra et de la région toute entière. Certaines personnes ayant assisté à la cérémonie de lancement des travaux de restauration d'une partie du site ont émis le souhait que d'autres opérations similaires englobent l'ensemble de ce patrimoine historique en dégradation avancée. Rappelons que les origines de la Kasbah de Mehdia sont encore incertaines. Le plus ancien document cite le nom de Thymiaterion-Subur, une ville bâtie à cet endroit par les Phéniciens au Ve siècle avant notre ère. Construite sur un escarpement rocheux, ses fortifications se dressent encore au bord de l'Atlantique pour dominer la plaine côtière et protéger l'embouchure de l'oued Sebou. Les ruines de la Kasbah de Mehdia se dressent sur une colline qui a vu se hisser des constructions carthaginoises, romaines, puis vandales sur l'emplacement choisi par Hannon, roi de Carthage, lors de son célèbre périple africain.

Les Ifrénides ou Béni-Ifrene, tribu amazigh, l'occupèrent vers 900 de notre ère. D'après certains récits historiques, Al Maâmora (l'ancien nom de Mehdia) est prise 46 jours par des Portugais en 1515, convoitée par les Hollandais, mais finalement emportée en 1614 par les Espagnols. Entretemps, elle servit de base de départ pour de redoutables pirates. En 1681, après de nombreuses tentatives, le Sultan alaouite Moulay Ismaïl s'empara de la ville. C'est alors que l'ancienne forteresse arabe reçut le nom de Mehdia qui signifie l'offerte, sans doute grâce aux trésors récupérés avec sa libération. Plusieurs monuments s'élèvent encore à l'intérieur de la citadelle. Une enceinte et deux portes dont une, située à l'est, est monumentale.
Cette dernière, construite en pierre taillée, évoque les portes de l'arsenal de Salé ou encore les grandes portes de Laâlou et de Bab Zaer de l'enceinte almohade de Rabat. À l'intérieur, outre des bâtiments en ruines, la Kasbah est embellie d'un complexe architectural monumental : la maison seigneuriale du caïd ar-Rifi, construite au XVIIe siècle, un hammam privé hispano-mauresque, des citernes, une prison et une mosquée. À cela s'ajoutent des masures, des boutiques et des fondouks. À l'époque de Moulay Slimane, la fermeture du port de Mehdia fut décidée en 1795, ainsi que celles d'autres ports afin de prévenir les infiltrations étrangères.


Histoire du site
Le site dont l'origine est obscure, selon un document du ministère de la Culture, occupe 40 hectares. Il a servi au Ve siècle Av. JC comme comptoir carthaginois appelé Thymiatérion, puis fut connu à l'époque romaine sous le nom de Subur.
L'historien alaouite Az-Zayani pense que Mehdia a été bâtie par les Bani Ifren au Xe siècle.
Au XIIe siècle, sous le règne des Almohades, le site baptisé al-Maamora a servi à la construction de bateaux et était un centre d'échanges entre les commerçants marocains et européens.
En 1515, les Portugais ont envahi la ville et y ont construit une citadelle dite «Sao Joao Da Maamora». En 1614, la citadelle fut prise par les Espagnols qui lui ont donné le nom de «San Miguel De Ultramar».
L'occupation espagnole a duré 67 ans.
En 1681, la ville fut libérée par le Sultan alaouite Moulay Ismaïl qui lui donna le nom d'Al-Mahdia (l'offerte).
Dar al-Makhzen, le palais du gouverneur, qui se trouve à l'intérieur de la Kasbah, et qui fait actuellement l'objet de travaux de restauration, a été bâtie à l'époque de Moulay Ismaïl.



Repères

Consolidation


Les travaux de restauration portent essentiellement sur la reconstruction et la consolidation de la maçonnerie défectueuse, le grattage et la réfection des enduits gonflés et la reconstruction de la charpente et de la dalle traditionnelle.

Il est également prévu la réalisation de l'étanchéité traditionnelle du bâtiment, l'installation d'un réseau d'assainissement et d'évacuation des eaux, la réfection du carrelage et de la porte d'entrée principale du palais.

Les travaux de restauration sont supervisés par l'Association des lauréats de l'Institut national des sciences des monuments et du patrimoine.



Par Driss Lyakoubi | LE MATIN
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=112&id=149106
 

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Certains proposent d'en faire un musée maritime et fluvial. :cheers:
 

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Al Hoceima : "Kalaa Al Hamra" inscrit au patrimoine




Le bâtiment de "Kalaa Al Hamra", situé à la province d'Al Hoceima, vient de rejoindre la liste du patrimoine national, a indiqué le ministère de l Culture et de l Communication. Cette entrée dans la liste rentre dans le cadre des efforts visant l'inscription de plusieurs bâtiments et sites historiques sur cette liste, précise le département. Pour rappel, le ministère avait publié une série de décisions et de décrets qui portent sur l'inscription de plusieurs sites et bâtiments sur la liste nationale du patrimoine culturel, principalement Kalaa Al Hamra, qui date des années 30 et se situe dans la commune de Arbiaa Taourirt. L’édifice constitue une partie intégrante de la mémoire collective des habitants de la région, de par son aspect particulier. Il est était considéré comme un château et un siège administratif multi-services grâce à ses 99 pièces, détaille le ministère.
https://www.leconomiste.com/flash-infos/le-batiment-de-kalaa-al-hamra-inscrit-au-patrimoine
 
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