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Oued Boussekoura : Le super collecteur ouest devra évacuer les eaux pluviales​

Écrit par Sanae Taleb Samedi, 08 Novembre 2008

Intrigués par ce qui se passe ces derniers temps dans de nombreuses villes marocaines à cause des inondations, les Casablancais semblent s'inquiéter.
Inquiétude suscitée par une réalité, celle de l'urbanisation galopante entre la route d'El Jadida et la zone côtière qui a complètement obstrué et bouché l'oued Bouskoura. Ce qui n'a pas manqué d'entraver l'écoulement des eaux vers la mer, ce qui expose la cité blanche aux crues de ce oued.


Conscient de ce problème, le gestionnaire délégataire des eaux, électricité et assainissement à Casablanca, LYDEC, a lancé tout récemment un projet pour construire le Super collecteur ouest (SCO). Objectif : recréer un exutoire pour l'Oued Bouskoura. Une solution qui devra protéger la ville d'éventuelles inondations liées à l'augmentation du niveau du courant d'eau de l'oued. Jean-Pierre Ermenault, directeur général de LYDEC, a expliqué, récemment, que « la mise en service du Super collecteur ouest permettra de sécuriser l'évacuation des eaux pluviales dans le secteur de l'oued Bouskoura ». Mohamed Sajid, président du conseil de la ville, a affirmé, pour sa part, que l'achèvement de cette grande conduite permettra par la même occasion l'évacuation des rejets des eaux usées et pluviales des centres de Bouskoura, de Médiouna, et de Nouaceur.

Il est à signaler, en outre, que les flux d'eaux provenant du bassin de l'oued Bouskoura ne sont pas encore maîtrisés. Or, comme il existe des constructions qui poussent chaque jour au niveau du lit mineur de cet oued qui traverse la ville, des pluies abondantes seraient fatales et catastrophiques pour la population. Les infiltrations naturelles des eaux se trouvent fortement perturbées engendrant des écoulements vers l'oued Bouskoura, ce qui risque de provoquer, par conséquent, une éventuelle inondation de plusieurs zones, dont celles de Berrechid et l'Aéroport Mohammed V, qui sont les plus menacées par les inondations de l'oued et d'autres à l'amont de Berrechid (Tamedrost, El Himer, Mazer et Touijine). Pour la précision, le « SCO » déviera l'oued Bouskoura par le tracé validé en 2004 est qui est de 7 km, avec une pente de 0,7% et un diamètre intérieur de 4 m. Cependant il se situe entre le carrefour Al Qods ou la route principale 8 et la mer.

Cette galerie souterraine traversant la ville de Casablanca fera transiter un débit correspondant à 65 m3/s. La réalisation du Super collecteur ouest s'entamera en 2009 et devra se terminer en 2012. L'investissement à mobiliser est estimé de 600 MDH. Rappelons que la mise en œuvre du collecteur ouest n'était pas prévue dans le contrat que LYDEC a signé avec la Commune urbaine en 1997. Certes, toute personne connaissant de près les problèmes dont souffre Casablanca serait d'accord que l'assainissement en est l'un des plus cruciaux.

D'où le lancement dans le Schéma directeur d'aménagement urbain (SDAU) d'un schéma d'assainissement intégré pour toute la région. La représentation de l'assainissement de la ville assurera le recyclage des eaux usées et la réutilisation des eaux pluviales. « C'est un accord très important. Nous avons pris en compte les grands enjeux du développement de la région du Grand Casablanca, en particulier en matière de réalisation des grandes infrastructures. Nous allons investir 3,4MDH d'ici 2012 et plus de 10 milliards de dirhams au cours des 20 prochaines années. Certains de ces investissements sont très attendus par les Casablancais. Notre stratégie de travail se porte également sur les ouvrages qui permettront aux plages du nord de Casablanca de ne plus être polluées par les rejets d'eaux usées », déclare le directeur général de la Lydec.

Sachant que la responsabilité dans ce cas de figure est à partager, Casablanca devra suivre le chemin parcouru des grandes agglomérations mondiales et accompagner son développement socio-économique par un réseau d'assainissement plus fiable. Une fiabilité garantie sûrement par la diminution des résidus ménagers qui bouchent sans aucun doute le réseau.
http://www.marocinfo.net/fr/index.php/accueil/actualite-nationale/52/5204.html
 

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Projet super collecteur ouest (oued Bouskoura)​

Son objectif est de protéger Casablanca du risque de crues de l’oued Bouskoura et de renforcer l’assainissement pluvial. Le super collecteur ouest (SCO) a pour objectif de redonner un exutoire en mer à l’oued Bouskoura dont l’issue a été obstruée par l’urbanisation galopante. Ce projet vise aussi à renforcer l’infrastructure d’assainissement pluvial de la zone ouest de Casablanca (secteurs Ferrara, Oulfa, Hay Hassani…) qui connaît une forte urbanisation. Sa mise en place permettra aussi l’ouverture à l’urbanisation de tous les secteurs de la zone sud-ouest du Grand Casablanca sans risque d’inondation.

Ce projet qui a fait l’objet d’un appel d’offres en 2008 a été reporté au profit du projet anti-pollution de la zone est. Etant donné son importance, les autorités de la ville ont sollicité une participation de l’Etat à son financement évalué à 1,3 milliard de dirhams.

D’une longueur de 7 km et de 40 mètres de profondeur par endroit, la réalisation du SCO nécessitera des techniques modernes. Il sera creusé à l’aide d’un tunnelier conçu spécialement et qui aura une forme circulaire. Son diamètre sera de 4 mètres.

Le collecteur passera principalement par les quartiers de la zone ouest de Casablanca. Son point de départ se situera entre la voie Al Qods et la route 1.077 à côté du rond-point «Azbane» sur la route d’El Jadida. Par la suite, il empruntera le prolongement du boulevard Al Qods à Hay Hassani et la route d’Azemmour à proximité du poste source électricité «Dar Bouazza» avant de déboucher sur l’océan.
http://www.leconomiste.com/article.html?a=100830
 

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Discussion Starter · #6 ·
Pourquoi est-ce que je n'en ai jamais entendu parler ? :eek:hno:
1- Parceque tu n'as pas prêté attention à ça :Documentation sur la Région du Grand Casablanca

2- Car nos forumers casablancais ce complaisent dans la critique, sans se demander d'où viennent les problèmes d'innondations et quels sont les moyens mis en oeuvre pour y pallier. :crazy:

Un tunnel de 7km, de 4m de diamètre creusé par un tunnelier, et qui coute 1,3 milliards de dhs ça passe inaperçu. Des projets comme ça il y en a tous les jours au Maroc. :D
 

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Discussion Starter · #7 ·
Guy Canavy, le directeur général de la Lydec, tire la sonnette d'alarme

...

· Les Casablancais doivent, donc, attendre 30 ans pour que la Lydec puisse venir au bout de tous les problèmes ?
- La Lydec s'est attaquée, d'abord, aux difficultés qui ne peuvent plus attendre. Lorsque nous sommes arrivés, il y avait 52 points noirs recensés à Casablanca. Aujourd'hui, ils sont au nombre de 15. Vous voyez la différence. Bien sûr, notre tâche est d'effacer tous ces points noirs identifiés sources d'ennuis pour tout le monde et de refaire tout le réseau. Avec la mise en ouvre du collecteur Ouest le mois du décembre, le quartier de Derb Soltane sera à l'abri de toute inondation.
http://www.maroc-hebdo.press.ma/MHinternet/Archives392/htm.392/LouedBouskoura.html

Le projet est donc en avance. C'est suffisament rare pour être souligner. Décembre 2010 au lieu de 2012 ! :cheers:

Slaoui, tu devrais prendre en otage le tunnelier pour le creusement du RER. :lol:
 

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Pourquoi au Maroc on ne recourt pas à de l'enrobée drainant ?



Enrobé drainant

Un enrobé drainant est un revêtement routier bitumineux, utilisé pour constituer la chaussée des routes. Il fait partie de la famille des enrobés bitumineux

L’enrobé drainant comporte de l’ordre de 20 % de porosité, occupée par de l’air en l’absence de précipitations.

Il permet une infiltration directe des pluies dans une couche drainante sous-jacente.

Il permet ainsi d'éviter la stagnation de l'eau sur la chaussée limitant de fait les risques d'aquaplaning. Il est également performant dans la lutte contre les nuisances sonores routières.

En revanche il est plus sensible à l'apparition de verglas et nécessite un salage plus précoce.

Il est couramment utilisé en revêtement autoroutier

Wiki
 

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Discussion Starter · #9 ·
C'est très intéressant. Ca limiterai le ruissellement de l'eau. Car dans la ville, l'eau ne s'infiltre plus à cause des constructions et des chaussées. En plus, il n'y a pas d'espace verts ! Résultat, l'eau s'écoule vers les points les plus bas et les innonde.
 

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Discussion Starter · #10 ·
Evidement, l'article précédent était trop beau pour être vrai. :eek:hno:

Super-collecteur de Bouskoura
Le projet est en stand by
Le conseil de la ville réclame la participation financière d'autres partenaires.​

Publié le : 05.12.2010 | 10h44


Après l'alerte de la direction de météorologie, les responsables de la ville ont essayé d'agir en amont mais vu l'ampleur des dégâts les mesures prises ne se sont pas avérées très utiles. «Les précipitations enregistrées ont dépassé de loin les prévisions.



On a identifié certains points névralgiques mais les pluies arrivaient de tous les environs de Casablanca», a indiqué Mohamed Sajid, le président du Conseil de la ville. D'après lui, les crues qui arrivent d'oued Bouskoura représentent un grand danger pour la ville. «On est heureux qu'il n'y ait pas eu plus de dégâts.

Certains espaces de la ville ont servi de bassins pour contenir les crues et les évacuer ensuite à travers les réseaux », a-t-il souligné. Et d'ajouter que le problème d'Oued Bouskoura se pose depuis longtemps mais aucune solution n'est encore réalisée. Pourtant, le délégataire de la distribution d'eau et d'électricité de Casablanca, Lydec, en collaboration avec le Conseil de la ville de Casablanca et le ministère de l'Intérieur, a initié en 2008 le projet du Super-collecteur ouest (SCO) pour pallier au risque.

Cette construction devrait être un exutoire à l'oued vers l'océan. Lydec avait affirmé auparavant (édition du 15/9/2009) que les travaux du collecteur devaient être engagés au 2e semestre 2009 sous réserve du bouclage du montage financier par tous les partenaires. Pour l'instant, rien n'est encore fait. Selon des sources bien informées au sein de Lydec, le projet n'est pas encore prêt à voir le jour : «On doit attendre l'aval de tous les partenaires et le lancement de l'appel d'offres afin de pouvoir parler du SCO». Le délégataire de la distribution d'eau et d'électricité affiche un silence radio sur ce projet puisqu'il ne relève pas encore de ses compétences. «Nous avons en effet monté un projet avec l'agence du Bassin Hydraulique et d'autres administrations publiques pour capter les eaux de l'oued. Néanmoins, la dimension de ce projet dépasse les capacités de la ville de Casablanca.

On est en train de chercher un protocole pour que les administrations partenaires de la métropole y participent», a expliqué Mohamed Sajid. A noter qu'il était prévu de financer l'installation du super-collecteur Ouest par le ministère de l'Intérieur à travers la Direction générale des collectivités locales (DGCL), le Secrétariat d'Etat chargé de l'eau et l'environnement à travers le Fonds national d'assainissement liquide et d'épuration des eaux usées (FALEEU) et le Conseil de la ville grâce aux apports du Fonds de travaux de la gestion déléguée, géré par Lydec.

Pourtant, le président du Conseil de la ville a essayé aussi bien que mal de justifier le retard du SCO au cours d'une conférence de presse organisée la semaine dernière: «Après avoir fait plusieurs études, on a vu que le projet de l'oued Bouskoura ne doit pas relever de la seule responsabilité de Casablanca ».

Mais pourquoi avoir attendu tant d'années pour arriver à cette conclusion ?
N'aurait-il pas été mieux de trouver une autre solution avant la saison pluvieuse ? Apparemment, le Conseil de la ville avait d'autres préoccupations. Toutefois, les résultats d'une modélisation mathématique des crues de l'oued ont montré que l'eau peut atteindre de grandes artères de la ville comme les boulevards Ghandi et Zerktouni que l'oued traversait avant de voir son lit construit.

Des professionnels du secteur affirment aussi que si l'Oued ne se manifeste pas souvent, c'est grâce à l'existence de plusieurs dépressions naturelles (dayats) dans son bassin versant qui permettent de retenir les eaux de pluies avant leur arrivée vers la ville.

Mais, une fois ces dayats saturées, suite à de fortes pluies, le déversement des eaux vers Casablanca est inévitable
, ce qui constitue un danger d'inondation. De même, une étude de la Banque Mondiale présentée auparavant à la wilaya du Grand Casablanca a révélé qu'une simultanéité de fortes précipitations et de surélévation du niveau marin augmente le risque d'inondations. Ladite étude indique que les mesures programmées par les autorités marocaines, comme l'installation du super-collecteur sud-ouest de Casablanca, doivent être menées à terme afin d'atténuer l'augmentation des risques.

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Temoignage: Mohamed Sajid, président du conseil de la ville de Casablanca.

«Casablanca subit son développement anarchique»

Des projets comme le super-collecteur Ouest de Bouskoura on en parle depuis 30 ans, mais il est temps qu'ils soient réalisés comme c'est le cas pour le tramway.
Actuellement, on se bat pour trouver les financements nécessaires à ces projets restés longtemps lettres mortes parce que le budget de la ville est loin de supporter tous ces investissements. Il faut savoir aussi que Casablanca est une métropole qui n'a pas développé ses capacités. Aujourd'hui, elle subit son développement anarchique.



Repères

Détails techniques


Une fois commencé, l'ouvrage a un délai de 3 ans pour devenir opérationnel.

La réalisation du projet nécessite la libération des terrains sur l'itinéraire du collecteur.

Lydec compte sur l'assistance technique de Suez Environnement expérimenté dans la réalisation de ce type de projets, notamment à Bordeaux.


Par Nadia Ouiddar | LE MATIN
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=112&id=142969
 

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Discussion Starter · #11 ·
Oued Bouskoura, cette menace qui plane encore sur Casablanca​


Publié le : 13/12/2010


Au début du XXe siècle, l'oued arrivait encore jusqu'à son embouchure près de Casa-port.
Le tracé historique de oued Bouskoura passe par des points névralgiques de la ville : Route d'El Jadida, Maârif, Twin Center, boulevard Roudani, Parc de la Ligue arabe...




Une rivière finit toujours par reprendre son lit. C’est aujourd’hui le cas de l’oued Bouskoura, à Casablanca. En voyant des photos aériennes de la métropole, il est difficile de croire qu’il y a tout juste un siècle la ville était traversée d’est en ouest par une rivière qui venait se jeter dans l’Océan à l’emplacement actuel de la gare ferroviaire Casa-port. Oui, oued Bouskoura, jusqu’au début du XXe siècle, était encore là. Mais progressivement, au fil des années, sous l’effet de l’urbanisation, le lit a cédé place à la ville. Mais à la périphérie sud de la métropole, oued Bouskoura est toujours présent. Aujourd’hui encore, si l’on voulait dresser une carte des risques majeurs qui menacent Casablanca, cette rivière figurerait incontestablement en tête de liste. Le danger est d’autant plus grand qu’entre-temps le lit de l’oued a été envahi par des constructions et pas seulement à usage d’habitation.
Dans les années 70 et 80, la construction de la route d’El Jadida qui servira de prolongement au périphérique (autoroute urbaine) allait être fatale à l’oued dont le lit sera définitivement obstrué.
Aujourd’hui, nombre d’édifices publics sont construits dans le lit de l’oued. C’est le cas du Parc d’exposition de l’Office des changes, de l’Ecole Hassania des travaux publics. L’imposant siège de l’OCP, non plus, n’est pas épargné. Il n’est pas bâti dans le lit de l’oued mais se trouve dans une zone inondable en cas de crue. Et c’est ce qui s’est passé lors des dernières intempéries. Il en est de même pour des zones résidentielles comme le lotissement Laymoune, entre autres.

Des dépressions naturelles protègent la ville mais ça reste insuffisant

Il faut savoir également que l’ancien aéroport d’Anfa, qui abritera le futur nouveau pôle urbain, se trouve lui aussi dans l’ancien parcours de l’oued au niveau de l’ancienne caserne de l’Armée de l’air. D’ailleurs, une des premières études réalisées par l’Agence d’urbanisation et de développement d’Anfa (AUDA) portait justement sur l’impact d’éventuelles crues de l’oued. Mais les études avaient abouti à l’absence de risque, le site n’étant pas zone inondable. Les dernières inondations l’ont d’ailleurs prouvé puisque le site n’a pas été touché.
Certes, pour le moment, les manifestations de l’oued ne sont pas très fréquentes en raison notamment de «l’existence de plusieurs dépressions naturelles (dayates) dans son bassin versant qui permettent de retenir les eaux de pluie avant leur arrivée vers la ville», explique Hamid El Misbahi, directeur des grands projets à Lydec. Mais rien ne garantit que ces dayates continueront à assurer cette mission de «protection» temporaire. Autrement dit, «une fois ces dépressions naturelles saturées suite à de fortes pluies, l’arrivée des eaux des régions voisines situées en amont (Berrechid et Settat) vers la ville est inévitable, ce qui constitue un risque majeur d’inondation», prévient M. Misbahi.
Inquiétant ! d’autant que les projets de construction vont bon train dans cette région. Récemment, et pour accompagner l’urbanisation galopante, les pouvoirs publics y ont aménagé de grands axes routiers qui traversent le lit de l’oued. Et selon des experts, «encore une fois, les précautions nécessaires n’ont pas été prises, et l’on s’est contenté d’aménager des petites voies à proximité des routes et autoroutes qui s’avéreraient incapables de contenir les eaux en cas de fortes précipitations».

Des projets de lacs artificiels abandonnés au profit de l'urbanisation

Ce qui complique davantage la situation, ajoutent-ils, c’est que même les projets de réalisation de parcs ont été abandonnés. Il en est ainsi de «la zone verte de protection de l’oued Bouskoura contenue dans le premier Schéma directeur d’aménagement urbain (SDAU) de la ville en 1984 et qui prévoyait deux lacs de retenue mais qui n’a jamais vu le jour», déplore l’architecte Ouadie Soubat. A cela s’ajoute le projet d’un parc de 55 ha intégré dans le même SDAU et prévu dans le vaste programme immobilier Nassim de 320 ha destiné à reloger une partie des habitants de l’Ancienne médina dont les maisons sont situées sur le tracé de l’Avenue Royale. D’anciens responsables de la Sonadac se souviennent qu’un vif débat avait été soulevé entre architectes et ingénieurs sur l’importance à accorder au projet du parc en raison, entre autres, du danger que constitue l’oued. Mais, c’est l’avis des ingénieurs qui a prévalu. L’esprit commercial avait pris le dessus sur toute autre considération sécuritaire, écologique… Résultat : une grande partie de l’espace destiné au parc a été amputée au profit des constructions.
Aujourd’hui, à défaut de dégager le lit de l’oued, il faudra trouver tout de même une solution radicale. Cette solution, ce sera le super collecteur ouest. Un canal long de 7 kilomètres qui devrait à partir d’un point situé à proximité de l’actuel Parc des expositions de l’Office des changes réorienter les eaux de crue directement vers le littoral avec un débit maximal de 65 m3/s. Lydec a réactivé, il y a quelques mois, le projet qui était pourtant dans les tiroirs depuis plusieurs années. Mais il reste un gros problème à résoudre : le financement. L’ouvrage coûtera dans les 500 millions de DH et le gestionnaire délégué devra trouver un montage pour le réaliser. Mais il faut croire que même avec un super collecteur de cette taille, les crues du volume de celles provoquées le 29 novembre dernier ne pourront pas totalement être évacuées. C’est dire que la menace de l’oued Bouskoura, bien que moins grande, restera toujours présente.

Hakim Challot
http://www.lavieeco.com/economie/18...e-menace-qui-plane-encore-sur-casablanca.html
 

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Gadiri le maire de Casablanca a clairement dit sur une émission de 2M que la ville ne dispose pas à l'heur actuel de fonds nécessaires pour la réalisation du projet, le pire c'est qu'il n'a pas proposé de solutions de financements alternatives... En gros il a expliquer aux gens que le projet est en suspend et qu'il n y a pas d'argent dans les caisses et que c'est comme sa...Il a parlé d'un milliard 300 millions de dirhams...
 

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Discussion Starter · #13 ·
Gadiri le maire de Casablanca a clairement dit sur une émission de 2M que la ville ne dispose pas à l'heur actuel de fonds nécessaires pour la réalisation du projet, le pire c'est qu'il n'a pas proposé de solutions de financements alternatives... En gros il a expliquer aux gens que le projet est en suspend et qu'il n y a pas d'argent dans les caisses et que c'est comme sa...Il a parlé d'un milliard 300 millions de dirhams...
En tout cas sans collecteur Ouest, une partie d'Anfa City peut-être sous les eaux.

Les caisses de la marie sont vides, mais celles de la DGCL (Direction Générale des Collectivités Territoriales) dépendant du ministre de l'Intérieur sont pleines de 20 milliards de dhs. Vu les dégats de cette année, ça devrait bougé. A moins que la gestion de Casa soit bien plus catastrophique qu'on ne le pense.
 

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Elaboration d'un plan d'urgence contre les inondations à Casablanca (Maire)

Casablanca, 23/12/10- Le conseil de la ville de Casablanca planche actuellement sur l'élaboration d'un plan d'action d'urgence pour parer à d'éventuelles inondations, a indiqué son Président, M. Mohamed Sajid.


M Sajid, qui s'exprimait jeudi lors d'une conférence de presse, a fait savoir qu'une commission a été instituée au lendemain des dernières inondations avec pour objectif de mettre sur pied les mesures qui permettront à l'avenir de mieux affronter de tels événements.

Et d'ajouter que ces mesures portent sur le renforcement des moyens d'intervention de la ville par des équipements supplémentaires de pompage et de groupes électrogènes ainsi que la protection des postes de transformation électrique installés dans les sous-sols.

A cela s'ajoutent, la mise en place d'une commission qui sera chargée de mettre en conformité les caves et les entrées de parkings souterrains, l'entretien et le curage des réseaux, la finalisation du financement du projet super collecteur ouest (déviation du lit de l'oued Bouskoura vers l'océan atlantique via Dar Bouaaza) ainsi que le renforcement du service permanent de contrôle.

Le Maire de Casablanca a également évoqué la réorganisation du programme d'investissement contenu dans le contrat liant la ville à la Lydec et ce, en mobilisant des fonds supplémentaires qui seront dédiés à certaines zones particulièrement fragiles.

Il a enfin donné un exposé sur les moyens humains et logistiques utilisés lors des dernières inondations à Casablanca, indiquant que la Lydec a mobilisé 1200 agents sur le terrain, 45 groupes électrogènes, 19 hydrocureuses ainsi que 50 moto-pompes alors que la protection civile a mobilisé de son côté 250 agents, 14 ambulances, 5 camions citernes, 4 barges, 5 zodiacs ainsi que 36 moto-pompes
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Inondations de Casablanca
Le maire de la ville s'explique​

Publié le : 23.12.2010 | 16h57


Plus de 24 jours après les inondations de Casablanca, le bureau du Conseil de la ville décide enfin de dresser le bilan de cette catastrophe naturelle. «Nous devons tirer la leçon de cette expérience et avoir le courage de faire une autocritique objective. Ceci nous permettrait de relever toutes le défaillances et apprendre à atténuer les dégâts de ce genre de catastrophe», a affirmé le président du Conseil de la ville de Casablanca, Mohamed Sajid. Au cours de cette évaluation «objective», le maire de la ville a déclaré les régions de «Lahraouyine» et «Mabrouka» points noirs prioritaires.

«Le quartier « Mabrouka » allias «lhofra» (trou) est légèrement inondé chaque année mais ce n'était pas visible. Aujourd'hui, sa situation est devenue urgente à cause des intempéries exceptionnelles », a-t-il précisé en souriant. Il a donc fallu une catastrophe naturelle pour mettre le quartier «Mabrouka» sur la liste des priorités du Conseil de la ville. Toutefois, aucun détail n'a été donné sur l'ampleur des dégâts matériels qu'a subis la capitale économique. Le maire de Casablanca a, par contre, décliné le programme d'investissements établi avec le gestionnaire délégué de la distribution d'eau, d'électricité et d'assainissement liquide (Lydec) : «4,2 MMDH seront investis durant les quatre prochaines années. 60% de ce budget est réservé à l'assainissement liquide». Et d'ajouter que la ville a besoin de 1,5MMDH supplémentaire afin d'équiper les zones à risque.

Dans le même cadre, il a rappelé les détails du super-collecteur de Bouskoura, «Ce projet est resté lettres mortes pendant longtemps mais dernièrement on l'a intégré dans le contrat de gestion déléguée établi avec Lydec en tant qu'investissement. On a arrêté un budget de 350 MDH pour ce projet mais après l'ouverture des plis on a constaté qu'il nécessite 100 MDH supplémentaires. Ainsi, on a contacté l'agence du Bassin Hydraulique et le Secrétariat d'Etat Chargé de l'Eau et de l'Environnement. Nous avions d'ailleurs une réunion programmée pour le 2 décembre avant les dernières inondations ». Au cours de cette conférence organisée la veille de la session extraordinaire du Conseil de la ville, Mohamed Sajid a essayé de justifier aussi bien les multiples défaillances constatées à plusieurs étages : «Le niveau des pluies enregistré en 9 heures dans la nuit du 29 au 30 novembre a atteint plus de 200 mm.

Ce chiffre est au-dessus de ce qui a été indiqué dans l'alerte de la direction de météorologie deux jours auparavant. Néanmoins, on a pu sauver la vie des habitants. On a relogé 2.500 familles dans des établissements publics, des écoles et des complexes sportifs. De même, les axes routiers qui relèvent de l'autorité de la ville ont été débloqués en une durée de 24h. Concernant les coupures d'électricité, il faut savoir que la majorité des postes de distribution altérés sont situés en sous sol ».

Cependant, le maire de la ville s'est abstenu de donner les détails du dernier rapport du service permanent de contrôle (SPC) qui veille à la bonne application des clauses de contrats de la gestion déléguée. Il a également esquivé les questions concernant la stratégie de la ville pour l'habitat menaçant ruine.

L'attitude de Mohamed Sajid a révolté certains élus présents à la conférence. «Vous êtes ici en tant que représentant des élus de Casablanca, vous n'avez pas le droit de monopoliser la parole ou de cacher le rapport du SPC », lui a annoncé Mustapha Rahine. Dans le même contexte, Mustapha Lhaya membre du PJD a contesté le silence de Sajid et surtout « l'organisation d'une conférence de presse en catimini ». Cela augure d'une bien houleuse session extraordinaire annoncée pour le 24 décembre avec un chapelet d'interrogations en toile de fond.



Par Nadia Ouiddar | LE MATIN
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=143979
 

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Je ne suis pas expert en compta administrative, mais je pensais que Casablanca était excédentaire au niveau des ressources et que des milliards de DH n'étaient pas utilisés par les entités administratives du Grand Casablanca?
Dans tous les cas, où vont les milliards de DH d'impôts et de taxes directes et indirectes générés (une partie est reversée en central je pense) par ce qui constitue plus du quart du PIB marocain?
 

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En voyant la vidéo je me suis dis, c'est le SCO mais non ! Il s'agit du Projet anti-pollution du littoral Casablancais.

Projet anti-pollution du littoral Casablancais

7/06/2011


Pour un montant 197 millions de DH, CAPEP a remporté en groupement avec l’entreprise belge DENYS, un appel d’offre international émis par la LYDEC, relatif au lot n°2 du projet anti-pollution de l’est de Casablanca

الدار البيضاء : مشروع بيئي لتطهير السائل

Chaine Youtube de donquichotdelmedina


Vidéo du Projet anti-pollution du littoral Casablancais 2570m, 3m de diamètre. Capep a construit une infrastructure à Kenitra un peu similiaire au SCO de Casablanca.
 

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Casablanca : 855 millions DH pour se protéger contre l'Oued Bouskoura



Casablanca a enfin trouvé de l’argent pour se protéger contre les crues de l’Oued Bouskoura. Des crues qui inondent chaque hiver des quartiers entiers (siège de l’OCP, Office des changes, Sidi Maârouf et ses unités industrielles...) et coûtent à l’économie casablancaise des centaines de millions DH. Ce ne sera plus qu’un mauvais souvenir, la ville ayant réussi à collecter les 855 millions DH (MDH) nécessaires à la mise en place d’un ouvrage de protection : le Super Collecteur Ouest. L’Etat (budget général) débloquera 220 MDH, le Ministère de l’Intérieur 150 MDH, le ministère de l'Energie et des Mines 75 MDH, la ville 150 MDH, le Conseil de la Région 100 MDH, l’OCP 100 MDH, l’Agence d’urbanisation et de développement d’Anfa 50 MDH) et l’Agence du bassin hydraulique Bouregreg 10 MDH.
http://www.infomediaire.ma/news/maroc/casablanca-855-millions-dh-pour-se-prot%C3%A9ger-contre-loued-bouskoura
 

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Excellente nouvelle. Certainement l'un des chantiers les plus important de Casa.
 
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