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Discussion Starter #1 (Edited)
Lausanne: Parc éolien du Jorat

ÉNERGIE | Le municipal Jean-Yves Pidoux a levé le voile sur EolJorat, un projet mené conjointement par la ville de Lausanne et la société Alpiq. Dans quatre ans, il pourrait alimenter 29 000 ménages en électricité. Parallèlement, l’usine hydro-électrique de Veytaux sera agrandie.


© SIL | Deux des huit éoliennes lausannoises seraient implantées au sud de la route de Berne.

SYLVAIN MULLER | 28.09.2010 | 00:03

Dans quelques années, le vent soufflant sur le Jorat permettra peut-être de fournir la moitié de l’électricité consommée par les Lausannois. Le municipal Vert Jean-Yves Pidoux a présenté hier les grandes lignes du projet EolJorat, qui se compose de treize machines. Ce nouveau parc éolien se divise en deux groupes: un premier de huit éoliennes situées à proximité du Chalet-à-Gobet, sur territoire lausannois (à une exception près), et un second, composé de cinq hélices réparties sur les communes de Corcelles-le-Jorat, de Froideville, de Peney-le-Jorat, de Poliez-Pittet et de Villars-Tiercelin. La commune de Lausanne n’est pas directement impliquée dans cette seconde partie du projet, qui dépend de la société Alpiq Suisse SA.

Des mâts de 135 mètres
Le projet présenté hier fait dans le gigantisme. Les mâts des éoliennes prévues culminent en effet à 135 m, auxquels il faut ajouter des pales de plus de 50 m. De quoi atteindre la hauteur de l’émetteur de Sottens. «Plus on monte haut et plus les vents sont puissants et réguliers, a expliqué le municipal lausannois. Et tout le monde est d’accord actuellement pour dire qu’une grande éolienne est préférable à plusieurs petites.» Les avancées technologiques permettent aussi d’augmenter la rentabilité, tout en diminuant les nuisances. Les plus grandes éoliennes prévues à Lausanne auraient ainsi une puissance presque quatre fois supérieure à celles qui sont installées à proximité de Martigny. La partie lausannoise du projet prévoit en effet trois éoliennes pouvant atteindre 7,5 MW (mégawatts, soit 3 millions de watts), et cinq de 3 MW.

Les deux modèles ont approximativement la même taille, mais les plus puissantes sont plus massives. En ajoutant les cinq éoliennes de 3 MW projetées par Alpiq dans la partie nord, la production électrique totale devrait atteindre 115 GWh par année, soit la consommation de 29 000 ménages. Inconvénients de ce développement technique: les éléments qui composent les éoliennes sont des plus en plus difficiles à déplacer.

Séances d’information
«Pour la première fois, les pales seraient amenées en deux parties. Et la région choisie est bien équipée en routes, ce qui facilitera énormément l’accès aux sites d’implantation», a apprécié Jean-Yves Pidoux. A noter que, en guise de compensation, le projet prévoit l’enfouissement des lignes électriques aériennes du Chalet des enfants, du Chalet Boverat et des Saugealles.

Les habitants des communes situées dans un rayon de 10 km autour du parc seront conviés à des séances d’information au mois d’octobre; les différentes mises à l’enquête devraient avoir lieu en 2011-2012, et les premiers tours de pales sont espérés dans un peu plus de trois ans.

Voir www.lausanne.ch



Pomper plus d’eau avec l’électricité des éoliennes

Comme la production de courant électrique par des éoliennes est difficilement maîtrisable, le projet EolJorat est accompagné d’un projet d’extension de la centrale de pompage-turbinage de Veytaux. Les Forces Motrices Hongrin-Léman SA (FMHL) prévoient d’investir 330 millions de francs pour creuser une nouvelle caverne et installer deux nouveaux groupes de pompage-turbinage. Ces investissements permettront de doubler la puissance de la centrale, pour atteindre une puissance maximale en service de 420 MW. L’idée est de pouvoir remonter plus d’eau au barrage de l’Hongrin lorsque les éoliennes produiront de l’électricité aux heures creuses et, a contrario, de pallier les éventuels manques de vent lorsque la demande en électricité sera forte.

Le barrage de l’Hongrin, la galerie d’amenée, le puits blindé resteront inchangés. Les responsables espèrent une mise en service au milieu de l’année 2014.
http://www.24heures.ch/vaud-regions/actu/treize-grandes-eoliennes-projetees-portes-lausanne-2010-09-27
 

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Discussion Starter #2
Développement durable:


article WIKIPEDIA
Le développement durable (traduction de Sustainable development) est une nouvelle conception de l'intérêt public, appliquée à la croissance économique et reconsidérée à l'échelle mondiale afin de prendre en compte les aspects environnementaux généraux d'une planète globalisée.

Selon la définition proposée en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement dans le rapport Brundtland, le développement durable est :

« un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion :

le concept de « besoins », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité.

l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir »

Face à l'urgence de la crise écologique et sociale qui se manifeste désormais de manière mondialisée (changement climatique, raréfaction des ressources naturelles avec en particulier le rapprochement du pic pétrolier, écarts entre pays développés et pays en développement, sécurité alimentaire, perte drastique de biodiversité, croissance de la population mondiale, catastrophes naturelles et industrielles), le développement durable est une réponse de tous les acteurs (États, acteurs économiques, société civile), culturels et sociaux du développement.

Il s’agit aussi, en s’appuyant sur de nouvelles valeurs universelles (responsabilité, participation écologique et partage, principe de précaution, débat …) d’affirmer une approche double :

Dans le temps : nous avons le droit d’utiliser les ressources de la Terre, mais le devoir d’en assurer la pérennité pour les générations futures ;

Dans l’espace : chaque humain a le même droit aux ressources de la Terre (principe de destination universelle des biens).

Tous les secteurs d'activité sont concernés par le développement durable : l'agriculture, l'industrie, l'habitation, l'organisation familiale, mais aussi les services (finance, tourisme,...) qui, contrairement à une opinion quelquefois répandue, ne sont pas qu'immatériels.
 

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Discussion Starter #3
Le pétrole:

Du vrai pétrole, «fabriqué» par l'homme, une réalité!

C'est fait, ce qui paraissait impossible est devenu une réalité. Bio Fuel Systems (BFS), une société basée en Espagne lancera ce mois sa production de «bio-pétrole» dans son usine pilote d'Alicante.


bfs
Le premier pétrole produit à partir d-émissions de CO2 a déjà été synthétisé sur le site pilote d-Alicante.
Il aura fallu cinq ans seulement à BFS pour mettre au point son invention et déposer 22 brevets. À la tête de cette idée du siècle, Bernard Stroïazzo-Mougin, un ingénieur en thermodynamique français expatrié en Espagne.
La société espagnole Bio Fuel Systems (BFS) est à l’origine du premier procédé de conversion accélérée du CO2 en pétrole artificiel. Cette technologie de synthèse contrôlée, fruit de recherches menées en coopération étroite avec les universités d’Alicante et de Valence, a permis la création d’une première usine-pilote de production à Alicante, près de Valence.
Plus de vingt brevets déposés dans le monde et un procédé inédit d’ultra concentration énergétique donnent une productivité optimisée de pétrole à la tonne de CO2 capturé; un des gros points forts qui distingue nettement BFS dans la filière mondiale des producteurs de biocarburants à partir d'algues.



Un principe inspiré de la nature
Inspiré du processus naturel de formation du pétrole d’origine fossile, le procédé développé capture les rejets industriels de CO2 pour les transformer en un pétrole de qualité similaire au pétrole d’origine fossile (norme IFT), mais sans métaux et offrant les même possibilités de produits dérivés (plastiques, polymères…). De multiples coproduits et sous-produits à forte valeur ajoutée, tels les acides gras essentiels de type omégas 3, omégas 6…, confortent la rentabilité et l’amortissement d’une usine BFS qui fonctionne en continu 24h/24 et sur plus de 8.000h/an !

Un enjeu écologique, sociétal et économique
A l’heure où les capacités de régénération de la planète semblent dépassées, la percée technologique de BFS se révèle être une solution de premier plan pour éliminer les rejets industriels de CO2, répondre aux objectifs européens de lutte contre le réchauffement climatique et réduire la vulnérabilité énergétique des pays vis-à-vis des hydrocarbures. La technologie BFS est également une source d’allégement des taxes carbone pour les industriels et un nouvel espace financier de profitabilité sur le marché mondial du carburant algual estimé à 1,3 milliards de dollars d’ici 2020.

L'unité d'Alicante occupe 11 hectares, soit 20 terrains de football, sur le site de la cimenterie Cemex. Elle absorbera 130000 tonnes de CO2 pour produire 60000 barils de biopétrole et 400 tonnes de nutriments par an. (ba)


La technologie

Phytoplanctons et cyanobactéries
Le phytoplancton et les cyanobactéries sont des organismes vivants unicellulaires microscopiques, ancêtres de toutes formes de vie animale et végétale, et à l’origine du pétrole qui s’est formé à partir de leur décomposition. Ce sont des organismes « autotrophes », qui utilisent pour leur croissance un processus photosynthétique semblable à celui des plantes. Ce sont d’authentiques usines biochimiques en miniature, capables de réguler le CO2.

Le phytoplancton marin est responsable de plus de la moitié de la fixation totale du CO2 sur notre planète. Le rendement de ces micro-algues est nettement supérieur à celui des plantes terrestres. En effet, certains de ces micro-organismes unicellulaires se divisent par mitose toutes les 24 heures et se multiplient à l’identique sans autre apport que la cellule d’origine, de la lumière, de l´eau et du CO2. Les équipes de recherche biologique BFS travaillent à partir de souches de phytoplancton à haute teneur en lipides, sélectionnées parmi plus de 30.000 espèces répertoriées, sans manipulation artificielle et sans prélèvement sur la biodiversité.

La concentration cellulaire normale de ces micro-organismes dans l’eau de mer est de l’ordre de 100 à 300 cellules par millilitre. En milieu d’élevage, BFS atteint dans ses bioréacteurs une croissance exponentielle des micro-algues avec des concentrations de 500 millions à 1 milliard de cellules par millilitre ; une avancée technologique qui permet à BFS d’obtenir une biomasse à haut dosage énergétique puis, par extraction thermochimique, un pétrole artificiel de qualité élevée !

La captation du CO2
Le CO2 est le principal élément du cycle du carbone. Il intervient dans les échanges de carbone entre les êtres vivants, l’atmosphère et les éléments photosynthétiques. La technologie BFS vise à capturer le CO2rejeté par les industries en installant ses implantations à proximité. Le processus de traitement du CO2 permet de passer d’un carbone gazeux capturé (CO2) à un carbone organique (1 kg de biomasse dispose de 52% de carbone) pour arriver à un carbone minéral avec 65% de carbone et produire en toute fin un hydrocarbure avec 85% de carbone; garantissant dès l’origine un pétrole BFS pleinement utilisable dans un moteur à combustion.
Enfin, la production journalière BFS élimine 938 kg de CO2 issu des émissions anthropiques par baril produit et convertit 2.168 kg de CO2 par baril.


L'inventeur

Bernard Stroïazzo-Mougin, Président-fondateur
Ingénieur thermodynamique de formation, Bernard Stroïazzo-Mougin débute sa carrière au sein de l’entreprise familiale spécialisée dans la construction de centrales thermiques et d’usines de distillerie en France, en Allemagne, en Turquie et au Moyen-Orient. Il poursuit sa carrière au sein de Thomson–CSF dans la défense et l’ingénierie des systèmes avant de rejoindre North Atlantic Group, une entreprise de maintenance et d’ingénierie dans le domaine de l’aviation dont il assurera le développement.
Parmi ses projets de recherches basés sur l’étude des phénomènes électromagnétiques terrestres, Bernard Stroïazzo-Mougin est notamment à l’origine des brevets «phénomène d’ionisation en milieu subaquatique» et «contrôle des champs magnétiques artificiels». Avec une équipe de scientifiques et d’ingénieurs et le soutien des universités espagnoles d’Alicante et de Valence, il conçoit et développe le premier «procédé de conversion énergétique accélérée» qui permet de valoriser les émissions industrielles de CO2 en un pétrole de qualité, similaire au pétrole d’origine fossile. (ba)

Le journal de tf1 du 31 janvier 2011
Source: Batimag.ch, energie - convertir le co2 en pétrole, une application immédiate
 

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Discussion Starter #4
Lausanne - micropolluant aquatic

Lausanne sera pionnière du traitement des micropolluants

EAUX USÉES - Des installations expérimentales sont prévues pour la Station d’épuration de Vidy, afin de mieux éliminer les restes de médicaments, de pesticides ou d’autres produits chimiques en quantités infimes.

JÉRÃME DUCRET

Les cuves de Vidy vont bientôt servir de laboratoire cantonal et national pour l’élimination de certains polluants dans l’eau. La station d’épuration de Lausanne a en effet été choisie comme banc d’essai pour le traitement de certaines substances toxiques que l’on retrouve en quantités infimes dans les égouts: traces de médicaments, herbicides ou pesticides, solvants industriels, etc. La ville de Lausanne recherche pour cette année un bureau d’ingénieurs qui puisse l’aider à mettre en place des installations nécessaires sur le site de Vidy.

«Le but de ce projet, qui doit encore trouver l’an prochain une partie de son financement, est de tester certaines techniques permettant d’éliminer ces micropolluants, explique Fadi Kadri, chef ad interim du Service d’assainissement de Lausanne. Il y a encore peu de certitudes sur les effets précis de ces substances sur l’environnement et sur la santé. La démarche est préventive. »

La Step de Vidy, l’une des plus grandes de Suisse, est en fait la deuxième du pays à être choisie pour ces essais. Une station plus petite, en Suisse allemande, a en effet ouvert les feux, à Wueri (lire ci-contre). A Lausanne, l’expérience sera plus complète, car elle fera appel à plusieurs techniques différentes et sera également réalisée sur différents débits d’eau. Le test pourrait commencer à la fin de cette année, avec un financement croisé entre la commune, le canton et la Confédération. «Les résultats donneront des indications non seulement pour les grandes Step comme Vidy, mais aussi pour les plus petites qui sont la majorité dans le canton de Vaud », précise Fadi Kadri.

Nocifs même à très faible concentration
Les concentrations de polluants concernées vont du microgramme (millionième de gramme) au nanogramme par litre. Selon l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), un nanogramme par litre correspond par exemple à la dilution de la substance active d’un comprimé contre le mal de tête dans un bassin de natation ordinaire de 25 mètres de long. Mais, toujours selon l’OFEV et les quelques études déjà menées, même en aussi faibles concentrations, certaines de ces substances peuvent avoir des effets nocifs sur l’environnement aquatique.

L’eau potable aussi concernée
«Une bonne part de l’eau potable de la région lausannoise provenant du lac, on comprend l’intérêt à maîtriser ces émissions avant que les eaux usées ne soient rejetées dans le Léman », confie Henri Burnier, chef du Service lausannois des eaux. «On peut et on doit aussi travailler sur la sensibilisation de la population, précise Fadi Kadri. Mais cela ne suffira pas. »

Les essais lausannois vont consister à ajouter des étapes de traitement sur deux lignes de la Step de Vidy. A plus long terme (2015), il est prévu de rénover totalement la station ( 24 heures du 18 novembre 2006).

Ducret
http://archives.24heures.ch/VQ/LAUSANNE/lausanne/article-2008-01-96/les-cuves-de-vidy-vont-bientervir-de-laboratoire-cantonal-et-national-pour-limination-de

La STEP de Vidy sera débarrassée de ses micropolluants

ESSAIS PILOTES | Les résultats des essais pilotes menés à la STEP de Vidy à Lausanne pour lutter contre les micropolluants sont concluants. Tant l’ozonation que le charbon actif ont permis d’éliminer 80% de ces substances chimiques aux effets encore mal connus.



© PHILIPPE MAEDER | Les résultats des essais pilotes menés à la STEP de Vidy à Lausanne pour lutter contre les micropolluants sont concluants.
Liens en relation avec l'article :
Lausanne sera pionnière du traitement des micropolluants

ATS | 20.01.2011 | 17:40

Les résultats des essais pilotes menés à la STEP de Vidy à Lausanne pour lutter contre les micropolluants sont concluants. Tant l’ozonation que le charbon actif ont permis d’éliminer 80% de ces substances chimiques aux effets encore mal connus.

Quelque 30’0000 micropolluants (médicaments, produits de soins corporels, détergents et pesticides) sont évacués dans les eaux usées. Ces substances que les installations d’épuration actuelles n’arrivent pas à éliminer peuvent être dangereuses pour l’environnement déjà à très faible concentration, a souligné jeudi devant la presse la conseillère d’Etat Jacqueline de Quattro.

Leurs effets à long terme sur la santé humaine ne sont pas connus. Dès 2004, la Municipalité de Lausanne a pris les devants pour identifier des procédés performants visant à leur élimination, a déclaré Olivier Français, municipal des travaux.

Depuis 2009, des essais ont été menés à la STEP de Vidy dans le cadre de la «Stratégie Micropoll» de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV).
http://www.24heures.ch/vaud-regions/actu-vaud-regions/solution-contre-micropolluants-trouvee-step-vidy-2011-01-20
 

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Discussion Starter #5
Diagnostic thermique à Prilly (batimag)

CARTOGRAPHIE THERMIQUE INFRAROUGE 1.03.2011 13:29 heure

Première en terre vaudoise à Prilly

Ces prochains jours, Prilly deviendra la première ville vaudoise à effectuer un diagnostic thermique de son territoire. Le projet mettra en évidence les bâtiments présentant les plus grandes déperditions thermiques.

dp
Les informations collectées lors de la thermographie seront rendues sous forme de documents cartographiques présentés sur un fond de plan type cadastre.


Le projet permettra de sensibiliser les gérances, les propriétaires et la population à l’assainissement des bâtiments.
En Suisse, environ 50% de la consommation d’énergie totale est absorbée pour le chauffage et la production d'eau chaude des bâtiments. Le potentiel d'économies lié à l'assainissement de l'enveloppe des constructions (toitures, façades, fenêtres) et de leurs installations techniques est donc très important.
La thermographie aérienne infrarouge est un outil visuel mettant en évidence la problématique des déperditions de chaleur en réalisant une cartographie des températures. Cet instrument, largement répandu en France depuis quelques années, reste assez innovant en Suisse. Après Neuchâtel, première ville suisse à s’être lancée dans une opération de ce genre, plusieurs communes genevoises ont réalisé une cartographie thermique de leur territoire avec succès.

Acquisition des données entre fin-février et mi-mars
Aujourd’hui, Prilly se lance dans l’aventure et procédera à l’acquisition des données entre fin février et mi-mars 2011. Si la météo le permet, un hélicoptère survolera durant une matinée l’ensemble du territoire prilléran et thermographiera tous les bâtiments. L'hélicoptère offre l'avantage de voler à basse altitude et à vitesse lente, ce qui produit des images plus détaillées permettant, entre autres, l'analyse des déperditions des façades. En fin de matinée, les médias seront invités à découvrir le matériel pour l’acquisition des images et pourront effectuer un vol en hélicoptère.

Sur fond de plan cadastral
Les informations collectées lors de la thermographie seront rendues sous forme de documents cartographiques présentés sur un fond de plan type cadastre, afin de permettre une bonne compréhension des résultats. Ces derniers seront exposés et présentés aux propriétaires, aux habitants, aux gérances et aux entreprises à l’automne 2011. Un espace infoénergie, animé par les différents partenaires du projet, sera mis sur pied et les images cartographiques seront offertes aux participants avec un conseil spécialisé. Parallèlement, la Ville de Prilly contribuera financièrement à tout certificat énergétique cantonal des bâtiments réalisé en 2011 sur son territoire à raison de 50%.
Ce projet s’inscrit dans la politique énergétique et climatique durable de la Ville de Prilly, partenaire en processus pour l’obtention du label «Cité de l’énergie». (Ba/ek)
Batimag
 

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Discussion Starter #6 (Edited)
Daillens, Parc éoliens

Suisse Eole veut installer 350 éoliennes d’ici 2020

ENERGIE VERTE | Selon Suisse Eole, il serait possible de multiplier par 20 la production de courant provenant d’éoliennes d'ici 2020-2030. Mais les oppositions sont encore vives: 100 éoliennes en projet sont actuellement bloquées.


© KEYSTONE-A | Dans certaines régions comme l’Arc jurassien, l’éolien pourrait couvrir jusquà 20 % de la consommation d’électricité.

ATS | 07.04.2011 | 12:16

Les promoteurs de l’énergie éolienne souhaitent implanter près de 350 éoliennes d’ici 2030 voire 2020 si les oppositions sont levées. Selon Suisse Eole, il serait possible de multiplier par 20 la production de courant provenant d’aérogénératrices.

Les promoteurs visent une production de 1500 GWh par an d’ici à 2030, voire d’ici une dizaine dannées seulement si les politiques, l’économie et la société civile créent les conditions nécessaires. Selon Suisse Eole il faudrait que les projets cessent d’être systématiquement bloqués.

Selon Suisse Eole, les quelque 300 à 350 éoliennes nécessaires n’auront d’impact véritable que sur le paysage, souvent déjà affecté par d’autres infrastructures (lignes à haute tension, remontées mécaniques, installations militaires). Selon les promoteurs de l’éolien, la Suisse pourrait produire 4000 GWh/an au moins de courant éolien à l’horizon 2050, ou plus tôt si elle s’en donne les moyens.

Opposition "systématique et bornée"

Dans certaines régions comme l’Arc jurassien, l’éolien pourrait couvrir jusquà 20 % de la consommation d’électricité. Cependant, selon Suisse Eole, "ces perspectives sont contrariées par une opposition systématique et bornée". Loin de se donner la peine de propositions concrètes pour l’approvisionnement énergétique futur de la Suisse, "les anti-éoliens se cantonnent dans une attitude stérile en peignant le diable sur la muraille et en désinformant".

Actuellement, pas moins de 100 éoliennes en projet sont bloquées: la perte annuelle de production de courant vert qui résulte de ces obstructions équivaut presque à la consommation du canton du Jura sur un an celle-ci était de 512 GWh en 2008.

Suisse Eole déplore ainsi une nouvelle manoeuvre de blocage dans le canton de Neuchâtel par le dépôt doppositions à l’installation d’équipements qui doivent évaluer un impact éventuel du projet éolien de la Joux-du-Plâne.
Source: 24heures.ch

PROJET DE CONSTRUCTION DE SEPT ÉOLIENNES À DAILLENS

Un rendement énergétique risible?

Par Invité, 7 avril 2011


Daillens devrait à terme développer un parc de sept éoliennes.DR


Depuis quelques mois, les projets de construction d'éoliennes se multiplient. Dernier en date, celui de Daillens qui suscite déjà des vélléités d'opposition.


En bordure de l’autoroute Lausanne -Yverdon, les automobilistes cohabiteront peut-être bientôt avec sept éoliennes. D'une hauteur de 150 mètres, ces géantes seraient implantées à l'ouest de l’autoroute, entre les villages d’Oulens-sous-Echallens et de Daillens. Le projet est l’œuvre des Services Industriels de Genève et de la société RenInvest. C'est lors du dernier Conseil général de Daillens que le projet a été dévoilé. C'est le troisième prévu dans le district après celui de la région de Vuarrens (Tous-Vents) avec huit éoliennes et le second situé dans la région de Froideville (EolJorat Nord) comportant cinq géantes. Vu la taille du projet à Daillens, les oppositions ne devraient pas tarder. L'association suisse «Paysage sans éoliennes» est certainement la plus active dans les levées de boucliers. Elle s’élève régulièrement contre la destruction du paysage par l’implantation de parcs éoliens et considère qu’en Suisse, la priorité doit être donnée à la mise en valeur du bois, des déchets organiques et inorganiques, de l’énergie solaire thermique, de la géothermie et de la force hydraulique existante, ceci dans le cadre de leur potentialité et de leur compatibilité avec l’environnement. Pour l'association, la Suisse doit changer son fusil d'épaule: «Ce pays n’est fondamentalement pas un pays éolien car les conditions aérologiques y sont particulièrement défavorables en raison du manque de force et de régularité des vents. De plus, nous ne disposons pas de grands espaces libres inhabités et la contribution de l’énergie éolienne à la production d’électricité en Suisse ne peut être qu’infime, de l’ordre de quelques pour mille. »

Production infime
La principale critique qui est faite aux éoliennes de Daillens comme aux autres prévues dans le canton, c'est que le rendement énergétique est risible en comparaison de la défiguration du paysage. Et même si l'effet « Fukushima » pousse les politiques à se lancer à corps perdu dans les énergies renouvelables, les chiffres laissent perplexes. Ce nouveau parc à Daillens ne devrait produire que 40 000 mégawatts par année, soit la consommation électrique de 8000 ménages. Beaucoup de bruits pour pas grand-chose? «Une étude va être menée durant neuf mois, donc rien n'est encore vraiment décidé, nuance Eric Dubrit, municipal en charge des Travaux à Daillens. Si cela se fait, ce n'est pas avant quatre ou cinq ans. Et il y aura forcément des oppositions. Mais je pense que c'est plus joli s'il y a plusieurs éoliennes, plutôt qu'une seule».
Source LausanneCités.ch
 

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Discussion Starter #7 (Edited)
Le plus grand chantier hydro-électrique vaudois démarre

Le plus grand chantier hydro-électrique vaudois démarre

ENERGIE | Les Forces Motrices Hongrin-Léman SA, dont le principal actionnaire est Romande Energie, ont inauguré ce jeudi matin la construction de la nouvelle centrale de Veytaux.




© Marc-André Marmillod | Jacqueline de Quattro du département de la Securite; Pierre-Alain Urech president des FMHL; Beat Vonlanthen directeur de l’economie et de l’emploi du canton de Fribourg et Christine Chevalley syndique de Veytaux.


© Marc-André Marmillod | Les travaux du barrage de l’Hongrin permettront de doubler la capacité de production de l'usine.


© Marc-André Marmillod | Les travaux s'éleveront à 300 millions de francs.


© Marc-André Marmillod | Le chantier peut commencer

Claude Béda | 07.04.2011 | 15:26

Projeté depuis plusieurs années, le plus grand chantier énergétique du canton démarre. Ce matin, la syndique et députée de Veytaux Christine Chevalley, les conseiller d’Etats vaudois et fribourgeois, Jacqueline de Quattro et Beat Vonlanthen ont donné les premiers coups de pioche de l’extension de la centrale de Veytaux, dont le coût s’élève à 330 millions de francs. Ces travaux permettront de doubler la puissance et la production des installations, via la construction d’une nouvelle caverne souterraine de 140’000 m3 à proximité de celle existante.

Deux nouveaux groupes supplémentaires de pompage-turbinage y seront installés. Ils alimenteront, dès la fin des travaux en 2014, un tiers des ménages vaudois. La nouvelle infrastructure pourra injecter en tout temps de l’énergie hydraulique dans le réseau, en complément de l’électricité produite par les installations éoliennes et solaires qui sont appelées à se développer dans le canton. L’originalité de la centrale de Veytaux consiste à turbiner l’eau du barrage de l’Hongrin dans la centrale de Veytaux située 800 m plus bas et d’inverser le processus, en pompant l’eau du lac vers l’Hongrin, en période de faible consommation.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lac_de_l'Hongrin


© DAVID GENILLARD | Le système testé samedi doit notamment servir de trop-plein en cas de fortes crues dans la région de l’Hongrin.
http://www.24heures.ch/vaud-regions/faits-divers/ephemere-jet-eau-veytaux-masque-chillon-2009-08-30


http://www.alpiq.ch/en/news-stories/stories/stories.jsp?story=tcm:103-63346&page58390=8
 

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Discussion Starter #8
Les écoles polytechniques planchent sur les énergies renouvelables

Les écoles polytechniques planchent sur les énergies renouvelables

SCIENCES | En plein débat sur l’avenir du nucléaire, le domaine des Ecoles polytechniques fédérales (EPF) a tenu mercredi à rappeler ses recherches en matière d’énergie renouvelables. Mais pas question de prendre position sur l’atome.


ATS | 27.04.2011 | 13:00

Le mandat des EPF est de présenter des faits scientifiques qui pourront servir de base aux décisions. Mais il revient au politique de trancher, a souligné le président du Conseil des EPF Fritz Schiesser en réponse aux nombreuses et pressantes questions des médias sur l’attitude des écoles polytechniques face au nucléaire.

Pas possible donc de savoir si et quand la Suisse devrait affronter une pénurie énergétique en cas d’abandon de l’atome. Tout au plus les scientifiques peuvent-ils présenter des variantes.

Pas possible non plus de savoir si les EPF vont plus ou moins miser sur la recherche nucléaire. M.Schiesser a toutefois reconnu préférer que la Suisse puisse recourir à ses propres experts en matière de sécurité.

Et le président de marteler qu’il ne fallait pas voir un signal politique dans le fait que le Conseil des EPF a consacré sa conférence de presse annuelle à la présentation de nombreux projets en matière d’énergie renouvelable et d’efficacité énergétique.

Gaz injecté dans le sol
Les centrales à gaz représentent une des alternatives au nucléaire. Or elles émettent beaucoup de gaz carbonique. Des recherches sont toutefois en cours pour évaluer la faisabilité en Suisse d’un procédé visant à injecter le CO2 en profondeur dans le sol plutôt que de le libérer dans l’air.
Autre secteur d’étude: la géothermie. Le recours à des systèmes stimulés pourrait permettre une exploitation beaucoup plus forte du potentiel géothermique en profondeur.

Hydraulique et solaire
Rayon hydraulique, le potentiel des petites centrales et des centrales sur conduites d’eau potable ou d’eaux usées est loin d’être épuisé. Un projet de l’EPF de Lausanne vise en outre à améliorer le rendement des centrales de pompage-turbinage, qui permettent de stocker de grandes quantités d’énergie.

Des progrès se font jour aussi du côté du solaire. Fini les cellules photovoltaïques en silicium cristallin. Celles de la 3e génération sont fabriquées à partir de films photosensibles ou de colorants organiques déposés sur plastique ou textile. Elles sont fines, souples, simples à utiliser et moins chères. Et les chercheurs travaillent déjà sur la 4e génération: des nanomatériaux photosensibles issus de solutions chimiques.

Biomasse
La biomasse provenant des déchets constitue également une source d’énergie renouvelable à potentiel élevé. Exemple: le bois gazéifié et transformé en méthane, qui peut être utilisé pour produire de l’électricité ou comme carburant. Une installation pilote devrait en outre démontrer la possibilité de méthaniser du lisier, des boues d’épuration ou des algues.

Du côté des véhicules, les recherches portent sur les batteries lithiumion et sur la production d’hydrogène, utilisé comme carburant, à l’aide de l’énergie solaire.

Rénovations
Un des autres moyens d’économiser de l’énergie passe par la rénovation des bâtiments. Des modélisations peuvent aider des villes, comme celles de Lausanne, Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds et Martigny, de mieux planifier l’approvisionnement énergétique.

Les EPF se penchent aussi sur la production d’électricité par récupération de la chaleur résiduelle des cimenteries ou l’utilisation des crépis nano, qui isolent mieux et laissent la vapeur d’eau s’échapper.

En 2010, les EPF ont vu leur nombre d’étudiants augmenter de 6,9%, à 24’104. Une évolution qui va se poursuivre même dans des proportions moindres, selon M.Schiesser. Conséquence: le taux d’encadrement baisse malgré la création de nouvelles chaires.
Source: 24heures.ch
 

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L’heure d’enterrer le mythe du village suisse

HISTOIRE Samedi 22 janvier 2011

L’heure d’enterrer le mythe du village suisse
Francois Modoux




Etat du paysage du plateau suisse 2007-2009, Renens, Vaud, en 2006 (ND)

L’étalement urbain qui mite la campagne a une longue histoire. L’utilisation judicieuse du territoire helvétique a beau être discutéedepuis plusieurs décennies, elle est restée une quête chimérique dans un pays fédéraliste qui a survalorisé la vie à la campagne.Mais depuis peu, les mentalités changent. Sous la pression des besoins, un consensus se cristallise pour densifier les villes et préparerle pays à héberger un jour 10 millions d’habitants

LES LIENS
Faut-il figer les zones à bâtir pendant vingt ans ?
Infographie. La population en Suisse et la part des étrangers, 1930-2009
Infographie. Combien la Suisse comptera-t-elle d’habitants en 2040?

La ronde des marteaux-piqueurs

C’est un village imaginaire dans un canton non identifié. A Güllen, autour de la villa rose, la vie s’écoule paisiblement. Les arbres sont en fleurs, il n’y a pas d’école, les enfants s’adonnent à des jeux buissonniers, les hommes labourent la terre. Le paysage champêtre montre une vie toute de quiétude. Ce mercredi 6*mai 1953, Güllen respire l’harmonie et l’ordre, dans son écrin qui semble immuable.

Ce tableau est le premier d’une série de sept due au pinceau du peintre suisse Jörg Müller. L’ensemble, choisi pour illustrer cette double page, raconte ce qui est arrivé à Güllen, de 1953 à 1972 – l’espace d’une génération. D’abord discrets, les changements s’accélèrent. Une voiture bleue traverse les champs; le ruisseau est canalisé; les haies disparaissent, remplacées par des clôtures; l’électricité éclaire la maison rose; une petite usine fume au loin; des bulldozers font irruption; des silos se dressent à la place du petit bois; un gros tuyau déverse son contenu dans l’étang désormais pollué.

Ainsi évolue le paysage, soumis à «la ronde annuelle des marteaux-piqueurs», jusqu’à ce dernier tableau, daté du mardi 3*octobre 1972: rasée, la jolie villa rose! Il n’en reste rien, aucune trace, pas une pierre. A sa place, on a construit une autoroute où l’on roule à toute vitesse. Les dernières prairies environnantes accueillent des villas dortoirs pour citadins harassés. Un panneau proclame: «La vie à Güllen va devenir plus confortable, nous construisons un centre commercial, 500 places de parking».
L’œuvre éloquente de l’artiste biennois, qui illustre cette double page, connaît un succès international dès sa publication, en 1973. En Suisse, elle interpelle, inquiète, irrite. Bien sûr, l’accès généralisé au réfrigérateur, au téléphone et à la voiture réjouit tout le monde. Mais Jörg Müller met le doigt là où ça fait mal. Il écorne l’image idyllique que les Suisses cultivent de leur pays. «Le monde n’est pas un conte de fées», se défendra le peintre. Ses dessins réalistes remuent des doutes encore inavoués mais embryonnaires. C’est ça la vie? Où mène la consommation effrénée? Que devient la Suisse lancée dans une course accélérée vers la modernité?

L’avertissement de Max Frisch

En 1955 déjà, Max Frisch mettait en garde les Suisses. «Ce que nous ne voulons pas, écrivait-il dans achtung: die Schweiz!, c’est le funeste mélange que l’on commence à voir autour de nos villes, à savoir ces villages à moitié urbanisés et ces centres à moitié villageois.» Epargnée par la Deuxième Guerre mondiale, la Suisse se modernise à la faveur de deux décennies euphoriques. Les années 50 et 60 sont marquées par une exceptionnelle croissance économique et démographique. Le «miracle économique» amène prospérité et sécurité sociale pour le plus grand nombre, non sans ombres au tableau. La construction tous azimuts d’usines, de bureaux, de maisons d’habitation et de vacances ainsi que de routes réduit la surface agricole utilisable et dénature des paysages jusque-là intacts. Des immeubles typiquement urbains essaiment le paysage des stations alpestres. Les Suisses découvrent la spéculation foncière: les prix du sol dans les agglomérations atteignent des niveaux si vertigineux que son utilisation devient inabordable pour une majorité. L’urgence de la situation s’exprime par une image choc popularisée par le pamphlet de Max Frisch: toutes les 3 secondes, 1*m2 de terre agricole disparaît

La question de la maîtrise judicieuse du sol est posée. Toutefois, le citoyen helvétique, méfiant envers l’emprise de l’Etat sur l’économie et la vie des individus, ne veut pas d’entrave au développement. De même qu’une initiative socialiste visant à freiner la spéculation foncière échouera dans les urnes en 1967, il n’y aura pas d’organisation nationale du territoire obéissant à des principes restrictifs. Fédéralisme oblige, l’utilisation, la mise en valeur et la sauvegarde du sol sont laissées au bon vouloir des cantons et des communes. La Confédération utilise ses maigres compétences pour inviter les cantons à définir des zones agricoles et de détente non constructibles. Mais les pouvoirs locaux sont réticents à réglementer et protéger.

La magie de la «décentralisation concentrée»

Né dans les années 40, le concept de «décentralisation concentrée» devient, en 1973, la pierre angulaire d’une «conception directrice» du développement de la Suisse jusqu’en l’an 2000. Ce document de référence, baptisé CK-73, écarte une densification assumée des grandes villes et consacre le projet d’une Suisse organisée autour d’un tamis de villes moyennes, complémentaires et interconnectées. Le réseau des villes suisses – 43 localités comptent plus de 10 000 habitants en 1960 – doit être «renforcé de façon équilibrée». Dans cette vision idéale de l’urbanisation du pays, la promotion des centres secondaires doit limiter le basculement économique et démographique du pays sur les centres principaux.

Sur le terrain, nécessité fait loi. La Suisse change de visage, comme l’illustrent les fresques de Jörg Müller. Le réseau routier s’étend. Le rail, héritage vieillissant du XIXe*siècle, se modernise. Ces axes de transport nouveaux et plus performants draineront les nouvelles zones d’habitation dans un étalement urbain qui paraît aussi peu raisonnable que maîtrisable. La campagne se couvre d’asphalte et de béton en même temps que le trafic en ville s’intensifie. Les Suisses deviennent pendulaires: travail à la ville, domicile au vert proche des champs et des vergers, dans les petites localités qui ceinturent les centres principaux.

L’esprit du «Dörfli» 
a une longue histoire

Dans cette phase de transition accélérée, la vie en ville est associée à des images négatives tandis que le cadre de vie des bourgs et des villages non loin des aires urbaines a toujours plus la cote. Il faut dire que cette double représentation a une longue histoire forgée dès les premières Expositions nationales. Celle de Zurich en 1883 et plus encore celle de Genève en 1896 ont contribué à créer un mythe autour du «village suisse» et de la vie à la campagne. Dans une Suisse qui s’industrialisait, s’urbanisait et s’ouvrait aux étrangers, le «Dörfli» y était mis en scène comme un lieu idyllique, de paix et d’harmonie. Le symbole de la patrie helvétique qui a résolu l’improbable équation de se constituer en famille unie. Face à la naissance du monde ouvrier, la bourgeoisie voyait dans le «village suisse» une image rassurante qui célébrait un consensus social pourtant loin d’être une réalité. Cette référence constante du nationalisme helvétique a imprégné si durablement l’inconscient collectif des Suisses que Hugo Loetscher écrit encore en 1990: «Parlez de la Suisse, en Suisse, et l’on vous racontera des campagnes, des paysans, mais jamais des villes. La mode est de donner de la Suisse, aussi parmi les écrivains, une image tout à fait fausse: celle d’un pays de montagnes et de paysans!»

La construction à tous crins devait bien éveiller une résistance. Au tout début des années 1970, des citoyens déclenchent une onde verte. Adeptes du slogan small is beautiful, ils pensent protection des terres arables et conservation d’une agriculture locale capable de nourrir la population. Ils se mobilisent pour défendre le patrimoine historique du cœur des villes contre de grands projets immobiliers inspirés par l’euphorie de la croissance. «On nous accusait d’être malthusiens», se souvient Laurent Rebeaud. Cofondateur et premier président des Verts, il sera un pionnier de l’écologie au Conseil national avec Daniel Brélaz qui y fut le premier élu «écolo».


La «question» des étrangers

Dans l’élan des folles années du miracle économique, la question qui fâche le peuple suisse est pourtant d’une autre nature. C’est celle des étrangers. L’admission de 800 000 immigrés entre 1945 et 1965 pour servir une économie tournant à plein régime a créé un puissant malaise. En croissance continue depuis 1940, la part des étrangers dans la population résidante en Suisse atteint un pic à 17% en 1970. Le réflexe de repli fait de l’immigrant le bouc émissaire tout désigné pour ces nouveaux maux de la société helvétique que sont l’inflation, la spéculation et une prétendue dilution de l’identité nationale. La vague xénophobe culmine le 7*juin 1970 lors du vote sur l’initiative populaire demandant le renvoi d’environ 400 000 étrangers. 46% des votants se retrouvent du côté de James Schwarzenbach. C’est une brèche sérieuse dans le consensus national.

En 1968, le Conseil fédéral charge l’économiste Francesco Kneschaurek d’imaginer l’évolution de l’économie suisse jusqu’en 2000. Né au Tessin, fils d’un hôtelier, docteur de la respectée Haute Ecole de Saint-Gall, ce spécialiste de la prospective économique publie une série d’études entre 1969 et 1974. Dans la première, il imagine que la Suisse pourrait compter 10*millions d’habitants en l’an 2000. Ce scénario, une variante parmi d’autres, frappe les esprits. «Perspective inquiétante», titre le Journal de Genève.
Tout à ses projections mathématiques, le professeur a mécaniquement appliqué aux trente années à venir les spectaculaires taux de croissance de l’immigration enregistrés depuis 1945. Les critiques sont vives. Manque de rigueur, aveuglement… Le professeur est aussi accusé d’instrumentaliser la démographie pour faire le lit des xénophobes qui chauffent les esprits contre une Suisse «surpeuplée».

En 1974, le professeur Kneschaurek fait son mea culpa: «Les prévisions relatives à une Suisse comptant 10 millions d’habitants deviennent de plus en plus utopiques.» En corrigeant ses pronostics, il prend acte, avec retard, de la forte régression du taux de natalité. La chute, effective depuis 1962, a été restituée dans toute son ampleur par le recensement national de 1970. S’ajoutent les premières mesures de restriction de la population étrangère prises par le Conseil fédéral pour calmer les craintes populaires. Et quand, en 1973, le premier choc pétrolier plonge l’économie mondiale dans une récession généralisée, la Suisse exporte son chômage: 200 000 immigrés privés de travail rentrent au pays. Défendant une approche «réaliste» – «nous ne sommes ni ne serons jamais des prophètes» – Kneschaurek pronostique en 1974 que la Suisse comptera 7*millions d’habitants en 2000. Vingt-cinq ans plus tard, on en dénombrera 7,288 millions.

10 millions d’habitants en 2038… ou plus tôt?

Musclée par la libre circulation des personnes en vigueur depuis juillet 2002, la démographie affole de nouveau les statistiques. Le solde migratoire annuel moyen pour la décennie 2000-2010 a bondi à 57 297 personnes. La seule année 2008, la Suisse a enregistré l’arrivée record de 161 629 immigrés et la balance migratoire – le solde entre les arrivées et les départs d’étranges – a atteint 103 363 individus, un record inégalé depuis 1961. C’est comme si, en une année, l’on ajoutait à la Suisse la population cumulée des communes de Saint-Gall et de Neuchâtel. Or ces arrivants étrangers sont majoritairement en âge de procréer et de travailler. En 2009, 66% d’entre eux ont entre 20 et 39*ans; la part des 20-65*ans atteint 85,7%.

L’élan des années 2000 à 2010 a logiquement réveillé l’idée d’une Suisse à 10*millions d’habitants. Dans un scénario «élevé» – par opposition à la variante «moyenne» dite «de référence» – l’Office fédéral de la statistique (OFS) pronostique que la barre des 10*millions sera franchie en 2038. Le démographe Philippe Wanner, ancien collaborateur de l’OFS et désormais professeur au LaboDémo de l’Université de Genève, estime «tout à fait vraisemblable» ce scénario dit «élevé»: «Tout y concourt. On est même parti pour y être plus vite que les pronostics officiels ne l’imaginent. La Suisse à 10*millions d’habitants, ce n’est pas un tabou!»

Le chercheur énumère les multiples carburants de cette robuste dynamique démographique: un Etat peu endetté, une fiscalité attractive, une monnaie stable, une économie performante et historiquement ouverte au monde, un niveau de vie élevé pour l’Europe, des filières de formation de qualité, des services publics plutôt performants, un niveau de sécurité réjouissant. Et puis le prochain départ à la retraite des baby-boomers (les enfants nés entre 1945 et 1965) provoquera un appel d’air massif sur un marché du travail asséché. «Toutes les décisions de politique économique vont dans le sens de rendre la Suisse plus compétitive et plus attractive. Elle restera donc une terre d’immigration très désirée.» Le scientifique s’en félicite car, note-t-il, «cet apport de population sera un facteur de croissance et de prospérité pour la grande majorité des habitants».

Et le vieillissement de la population, qui fait se lamenter nombre d’experts inquiets pour le financement des prestations sociales? Sur ce point aussi Philippe Wanner détonne. Oui, la grande vieillesse augmentera, oui les centenaires se multiplieront (voir les chiffres en page*5). Mais les seniors vivront en bonne santé plus longtemps; ils seront nantis d’un pouvoir d’achat supérieur à celui des retraités du siècle passé. Qualifiés et équipés d’ordinateurs, nombre d’entre eux resteront actifs, à temps partiel, au-delà de l’âge légal de la retraite. Les seniors feront tourner l’industrie des loisirs et de la détente plus intensivement encore qu’aujourd’hui. Parallèlement, beaucoup d’emplois attractifs seront créés dans le secteur de la santé pour s’occuper des plus âgés. «Toujours plus de centenaires ne résideront pas à l’EMS», prédit le démographe.

La tardive réconciliation des Suisses avec la ville

En attendant, sous la pression démographique, le pays bouge, les mentalités changent. Depuis une bonne dizaine d’années, la Suisse – son territoire et ses villes – est l’objet d’une intense observation scientifique. La littérature spécialisée fleurit, faisant le portrait d’une Suisse toujours plus urbaine. «Ce n’est pas en rêvant de campagne qu’on construit des villes de qualité», proclame la Charte de l’association Métropole Suisse depuis 2002.
Une année plus tôt, les villes suisses obtenaient le statut d’acteur politique reconnu par la Confédération. Si bien qu’elles captent désormais une manne fédérale importante – des milliards de francs par année –, un levier pour accomplir leur nécessaire métamorphose.

Yvette Jaggi mesure le long chemin parcouru. Quand elle était syndique de Lausanne (1990-1998) et présidait l’Union des villes suisses, elle a mené frontalement cette bataille nationale, ferraillant contre les cantons et la Berne fédérale. Aujourd’hui, elle applaudit à la «réconciliation des Suisses avec l’urbain». Un «nouveau consensus» se cristallise à l’épreuve des bouchons autoroutiers, des trains bondés et de la pénurie chronique de logements dans les grands centres: «L’idée de rajouter de la ville à la ville fait son chemin même si l’étalement urbain sur le Plateau, favorisé par le fédéralisme, n’a jamais vraiment cessé.»

Pour densifier le tissu urbain, on projette d’élever des tours. Pour fluidifier la mobilité, on agrandit les gares, on double ou triple des lignes ferroviaires existantes, on ajoute des lignes de métro ou de S-Bahn qui irriguent les cœurs des cités. Dans les grandes villes, on réhabilite des friches urbaines, on crée de nouveaux quartiers d’habitation proches des centres. On assiste aussi au grand retour des architectes et des urbanistes, eux qui avaient laissé aux juristes les premiers rôles de l’aménagement du territoire durant les années du miracle économique.

Professeur à l’EPFL et directeur de la Communauté d’études pour l’aménagement du territoire (CEAT), Martin Schuler tire un parallèle entre la période d’après-guerre – les années 50 à70 – et la Suisse de 2010: «On assiste à la même mobilisation pragmatique. Sous la pression des faits et dans l’urgence, il s’agit d’adapter le pays à la nouvelle donne démographique et économique.» «C’est bien connu, renchérit Yvette Jaggi, on ne dépense que sous la contrainte. C’est dans l’urgence que ce pays trouve des solutions.»

Une Yvette Jaggi qui exulte de voir les villes suisses se densifier et, c’est moins connu, se repeupler après avoir longtemps perdu des habitants au profit des communes périphériques. Aux conservateurs de la protection du paysage qui brandissent le compteur des surfaces bâties pour alarmer l’opinion sur une Suisse dénaturée, l’amie des villes oppose les mètres carrés de surfaces nouvellement construites en zone urbaine. «Ce sont autant d’efforts pour rendre les villes désirables et prêtes à accueillir davantage d’habitants à proximité des nouveaux emplois tertiaires.» Et de disqualifier le retour des discours aux accents malthusiens: «Les craintes sont infondées. Il existe bien assez d’espaces constructibles pour une Suisse de 10*millions d’habitants.»
Source: LeTemps.ch
 

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Energie solaire: Solar Impulse

A chaque grande première, les aventuriers du siècle dernier ont repoussé les limites de l'impossible. Aujourd'hui, la quête humaine et technologique doit continuer, dans le but d'améliorer la qualité de vie de l'humanité. En écrivant à l'énergie solaire les prochaines pages de l'histoire de l'aviation, jusqu'à un tour de la planète sans carburant ni pollution, l'ambition de Solar Impulse est d'apporter une contribution du monde de l'exploration et de l'innovation à la cause des énergies renouvelables. Démontrer l'importance des nouvelles technologies dans le développement durable, et bien sûr à nouveau placer le rêve et l'émotion au coeur de l'aventure scientifique.
http://solarimpulse.com/common/documents/vision.php?lang=fr&group=vision
Solar Impulse s’inscrit en droite ligne dans une tradition d’exploration, d’aventure et de développement scientifique. En initiant ce défi, Bertrand Piccard perpétue l’aventure familiale des Piccard, dans la suite de l’exploration de la stratosphère et des abysses, puis du tour du monde en ballon.
Il entraîne dans son sillage une équipe, dirigée par André Borschberg, dont la compétence garantit le succès, et des partenaires qui, comme elle, veulent inventer le futur. Aux défis de notre monde ne peuvent répondre que la valeur de l’esprit de pionnier et la recherche de nouvelles solutions, hors des habitudes et certitudes actuelles.

Le projet Solar Impulse s'inscrit dans la durée:

Etude de faisabilité à l'Ecole Polytechnique de Lausanne en 2003
Annonce du défi le 28 novembre 2003
Développement du concept en 2004-2006
Design et fabrication du prototype HB-SIA en 2007-2009
Vols tests et premier vol de nuit avec le prototype en 2010
Construction de l'avion HB-SIB en 2011
Missions de plusieurs jours, traversée de l'atlantique et tentative de tour du Monde en cinq étapes à partir de 2012


Depuis le printemps 2005, des vols en conditions météo réelles ont été effectués à l'Institut Royal Météorologique de Bruxelles, à l'aéroport international de Genève Cointrin, pour la simulation de 2007, et à Dübendorf (Zurich) en 2008. Ces vols virtuels ont permis d'évaluer la capacité de l'avion à voler de nuit. Arriver à un tel résultat nécessite généralement un parcours de vol sinueux pour éviter les zones nuageuses sur la trajectoire.

En 2007-2009, fabrication du prototype HB-SIA de 63 m d'envergure, équipé d'une cabine non-pressurisée. Début 2010, le pilote d’essai professionnel Markus Scherdel a effectué les premiers vols-tests, pour examiner son domaine de vol et le certifier en vue du vol de nuit.

En 2011, designe et construction d'un deuxième prototype destiné à effectuer des missions de longue durée, des traversées continentales sans escale et de l'océan Atlantique.

Le tour du monde sera le point d'orgue de cette série de grandes premières. Le décollage devrait avoir lieu en 2013 et le vol, en plusieurs étapes, se déroulera essentiellement dans l'hémisphère nord.

Lorsque l'amélioration de la capacité de stockage des batteries permettra d'en réduire le poids, l'avion pourra alors embarquer deux pilotes pour des vols de très longues durées. Un tour du monde sans escale deviendrait alors envisageable.
Solar Impulse réussit son premier vol de nuit

PREMIÈRE MONDIALE | L'appareil a atterri ce matin à 9h sur l'aérodrome de Payerne (VD), après 26 heures de vol. L'avion solaire a réussi son pari: voler toute une nuit grâce à l'énergie solaire emmagasinée durant la journée.


© KEYSTONE |

ATS | 08.07.2010 | 06:21
Dernière mise à jour: 08.07.2010 | 11:13


"Pour la première fois, un avion solaire a volé un jour et une nuit d'affilée sans carburant", a déclaré ému Bertrand Piccard jeudi tôt dans la matinée à l'aérodrome de Payerne. "Aujourd'hui, Solar Impulse a démontré que l'exploit est possible", a-t-il poursuivi.

Mercredi, le prototype HB-SIA a profité de conditions météorologiques idéales: il s'est élevé jusqu'à 8700 mètres d'altitude pour accumuler l'énergie solaire nécessaire pour traverser la nuit. Durant les premières heures nocturnes, l'avion est redescendu à 1500 m et n'a perdu que peu d'altitude depuis.

L'appareil a passé sa nuit à effectuer plusieurs rondes entre l'aérodrome broyard et le lac de Morat, à une vitesse d'environ 23 noeuds (50 km/h), afin de préserver le maximum d'énergie. Selon les prévisions, les conditions d'atterrissage sont parfaites.

Le projet de Solar Impulse a démarré en 1999. Le premier vol a eu lieu le 7 avril. L'engin, doté de 12'000 cellules photovolatïques, a une envergure de 63,4 mètres pour 1600 kilos. Le tour du monde est prévu d'ici à trois ans avec Bertrand Piccard et André Borschberg aux commandes.

Source: TdG
13.05.2011 | PREMIER VOL INTERNATIONAL RÉUSSI POUR SOLAR IMPULSE

Après un vol de 12 heure et 59 minutes sans aucun carburant, uniquement propulsé par l’énergie solaire, le Solar Impulse HB-SIA a atterri avec succès à Bruxelles à 21h39 ce soir (UTC +2). Une foule de supporters est venue accueillir l’avion solaire de Bertrand Piccard et André Borschberg pour célébrer son arrivée dans la capitale européenne.

http://solarimpulse.com/index.php

http://rolexblog.blogspot.com/2010/04/omega-coolness-bertrand-piccard-solar.html


http://exigencedemocratique.blogspot.com/2010/07/bilan-carbone-de-solar-impulse.html


http://www.ushuaia.com/info-planete/actu-en-continu/environnement/la-retro-verte-de-l-annee-2010-6185086.html


http://www.20min.ch/diashow/diashow.tmpl?showid=32706
 

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Sous les grilles coule de l’eau claire

Sous les grilles coule de l’eau claire


http://www.24heures.ch/vaud-regions/actu/grilles-poissonneuses-2011-05-13

Savez-vous ce qui se cache sous les grilles d’égout? Cette question, l’Association suisse des garde-pêche la posera dès ce vendredi 13 mai à toute la Suisse. La réponse sera donnée dans des spots qui seront diffusés à la télé et au cinéma: sous les grilles coule de l’eau claire, qui s’en va dans les rivières. Le problème est là: bien des gens croient que ces eaux vont être traitées en station d’épuration.

C’est pourquoi ils y versent des restes de nettoyage, de bricolage, de lavage, terribles pour les cours d’eau. Ce vendredi, à Reverolle, Moudon, Morges, Avenches Epalinges, Duillier, Coinsins, Begnins, Bassins, Grandcour, vous verrez des élèves dessiner des poissons autour des grilles. L’idée des deux gardes-pêche vaudois qui sont à l’origine de cette campagne, Philippe Savary et Philippe Tavel, est de passer par les enfants pour atteindre les adultes. Bien vu.
Source: http://www.24heures.ch/node/311070



DES COURS D'EAU EN BONNE SANTÉ PERMETTRONT AUX GÉNÉRATIONS FUTURES DE CONSOMMER NOTRE BIEN LE PLUS PRÉCIEUX:
L'EAU

La campagne « Sous chaque grille se cache une rivière », initiée par l’Association Suisse des Gardes-Pêche (ASGP), a pour but d’informer la population sur le fait qu’un certain nombre de pollutions des cours d’eau et des lacs de notre pays proviennent du mauvais usage des grilles d’eau claire.

SAVEZ-VOUSA QUOI SERVENT LES GRILLES D'EVACUATION DES EAUX?Elles sont indispensables à la collecte des eaux de pluie et permettent d'éviter les inondations sur les routes et dans les habitations.CES GRILLES DE SOL ET LES CANALISATIONS QUI SE TROUVENT DESSOUS MENENT LE PLUS SOUVENT L'EAU A LA RIVIERE OU AU LAC LE PLUS PROCHE.Situées près de nos maisons, de nos commerces, elles font partie de notre environnement quotidien. Mais trop souvent, hélas, elles sont utilisées pour évacuer des eaux sales qui polluent nos lacs et nos rivières, tuant la faune et la flore aquatique.

C'est notre environnement immédiat qui est atteint!

CES POLLUTIONS PEUVENT ET DOIVENT ETRE EVITEES!
Source: http://www.aquava.ch/
 

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Les Suisses contre le mitage du paysage

"L'heure d'enterrer le mythe du village suisse" Source: LeTemps.ch
Les Suisses contre le mitage du paysage

ENVIRONNEMENT | Selon un récent sondage de l’institut "gfs-zürich", une part toujours plus importante de la population veut stopper le mitage du paysage suisse. Les deux tiers des personnes interrogées souhaitent limiter la surface urbaine à sa taille actuelle contre la moitié seulement il y a cinq ans.


© Keystone | Selon un sondage commandé par Pro Natura, une majorité de la population suisse s'oppose au mitage du paysage.

AP | 15.05.2011 | 12:18

Cette majorité claire suit l’Initiative pour le paysage qui exige entre autres le plafonnement de la surface totale des zones à bâtir en Suisse durant 20 ans. Le sondage a été mené sur mandat de Pro Natura.

La population se préoccupe de plus en plus du mitage envahissant le paysage suisse. Sur 1017 personnes interrogées 66 % sont d’avis que la surface urbaine en Suisse doit être limitée à celle existant actuellement (2006 : 50 % ; 2007 : 54 % ; 2008 : 56 %). 60 % sont d’avis que trop de constructions recouvrent le territoire suisse (2006 : 52 % ; 2007 : 55 % ; 2008 : 55 %) et 83 % souhaitent limiter les constructions dans des paysages particulièrement beaux (2006 : 80 % ; 2007 : 85 % ; 2008 : 80 %).

Soutien

Selon Pro Natura, les chiffres démontrent un large soutien de la population aux préoccupations de l’Initiative pour le paysage, contrairement au Conseil fédéral et au Parlement qui recommandent de rejeter l’initiative.

Selon le sondage, les soutiens à une limitation de la croissance urbaine par affinités politiques sont les suivants: UDC 70 %, Verts 70 %, PS 67 %, PCD 65 %, PRD 59 %. Les pourcentage des personnes interrogées par affinités politiques et d’avis que trop de terres sont recouvertes de constructions : UDC 69 %, Verts 66 %, PS 65 %, PRD 54 %, PDC 49 %.

Une planification déficiente

Selon Pro Natura, le besoin individuel d’habitation par personne a augmenté deux fois plus vite que la population au courant des dernières décennies, la mobilité encore plus.

Le mitage du territoire est la conséquence d’une planification déficiente : une loi trop laxiste sur l’aménagement du territoire et son application lacunaire, un pouvoir trop important dévolu aux communes et aux cantons dans le développement territorial, des incitations financières perverses pour la mise en zones.

En outre, les zones à bâtir encore libres de constructions offriraient de l’espace pour 2 millions de personnes, même si ces zones sont en partie mal situées et à déplacer.
Source: 24heures.ch
 

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Bonjour,

j'ai une question relative aux énergies alternatives, ou plutôt autres que hydroéléctrique et nucléaire. Combien de centrales thermiques, outres les incéneriteurs (Lausanne VD, Giubiasco TI, entre autres?), il y a en Suisse?

Je rappelle que le le gouvernment est en train d'étudier de centrales à gaz, vue l'ostilité envers le nucléaire.
 

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Traitement des déchets

Bonjour,

j'ai une question relative aux énergies alternatives, ou plutôt autres que hydroéléctrique et nucléaire. Combien de centrales thermiques, outres les incéneriteurs (Lausanne VD, Giubiasco TI, entre autres?), il y a en Suisse?

Je rappelle que le le gouvernment est en train d'étudier de centrales à gaz, vue l'ostilité envers le nucléaire.
Le site de l'OFEV (Office fédéral de l'environnement) est assez bien fait:

Traitement des déchets: Usines d'incinération des ordures ménagères (UIOM)

En Suisse, tous les déchets combustibles ne pouvant être recyclés doivent être incinérés. Une grande partie de ces déchets est traitée dans les 28 usines d'incinération des ordures ménagères.

Depuis le 1er janvier 2000, la totalité des déchets combustibles doit être incinérée dans des installations appropriées (interdiction de mise en décharge). Depuis la mise en service de l'UIOM de Thoune en 2004, les capacités d'incinération en Suisse sont de 3.29 millions de tonnes, ce qui est suffisant pour renoncer totalement à la mise en décharge des déchets combustibles.



Déchets combustibles dans les UIOM et dans les décharges



Déchtes combustibles dans les UIOM et dans les décharges

En 2000, 88 % de l'ensemble des déchets combustibles (soit 2,8 millions de tonnes) ont été acheminés dans une UIOM pour y être incinérés. Le reste (12 %) a été stocké dans des décharges. Le site internet des UIOM permet de consulter les disponibilités des usines d'incinération en Suisse.
L'incinération contribue à réduire les émissions de polluants et à préserver les ressources. Elle permet de réduire le volume des déchets de 90 % et leur poids de 75 %. À cause de sa teneur élevée en métaux lourds, le mâchefer doit cependant être stocké dans des décharges bioactives ou dans des décharges contrôlées pour résidus stabilisés qui sont très coûteuses.



Production de l'énergie dans les UIOM

Une UIOM peut utiliser jusqu'à 10 % du pouvoir énergétique des déchets pour produire de l'énergie électrique et plus de 40 % de l'énergie contenue dans ces mêmes déchets pour le chauffage urbain. La production électrique des 28 UIOM suisses peut couvrir les besoins en courant électrique de 250 000 foyers. Quant à la production de chaleur, elle permet de diminuer les importations de dérivés du pétrole de plus de 215 000 tonnes.




Emissions et pollution atmosphérique

Ces dernières années, de grosses sommes ont été investies en vue d'améliorer la qualité de fonctionnement des UIOM, en particulier dans l'équipement destiné à l'évacuation des fumées. Les poussières et les cendres en suspension sont retenues par des filtres. Les polluants gazeux, comme le dioxyde de soufre et l'acide chlorhydrique, sont presque totalement éliminés avec des épurateurs de gaz. Les installations de dénitrification Denox sont en fonctionnement depuis 2002. La proportion d'oxydes d'azote, qui contribuent à la formation du smog estival, rejetée par les UIOM est passée de 3,1 % en 1995 à 0,9 % en 2000. Cela a des répercussions positives: les émissions hautement toxiques de dioxines et de furanes diminuent de quelques grammes par an sur l'ensemble de la Suisse, soit une diminution de 0,05 % depuis la mise en service des installations DeNOx.

Emissions et pollution atmosphérique

L'incinération des déchets produit donc une proportion infime de la pollution atmosphérique suisse pour la plupart des polluants, à l'exception de quelques substances comme le mercure et le cadmium, dont les émissions sont très faibles en Suisse car il n'y a pas d'industries lourdes.
Visite animée d'une UIOM


Dernière mise à jour le: 27.10.2009

Source: http://www.bafu.admin.ch/abfall/01495/01496/index.html?lang=fr
Site de Tridel, l'UIOM de Lausanne



http://redac.cuk.ch Tridel Lausanne
 

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Discussion Starter #16
FESTIVAL DE LA TERRE

FESTIVAL DE LA TERRE 2011

Au service de la Planète!

Par Philippe Kottelat, 26 mai 2011


Le Festival de la Terre: une manière de sensibiliser la population lausannoise au développement durable.DR

Du 17 au 19 juin prochains, le Festival de la Terre va sensibiliser la population lausannoise à la problématique du développement durable.


Thème central de cette édition 2011: les ressources à travers le «slow» ou comment prendre le temps de réfléchir au sens de la vie.

Cet évènement unique en Suisse sera précédé par le G21, un forum réservé aux professionnels qui débattront des défis actuels du développement durable.


La 7ème édition du «Festival de la Terre» aura lieu du 17 au 19 juin prochains, en plein coeur de Lausanne, au parc et dans la salle des fêtes du Casino du Montbenon. Unique en Suisse, cet événement aura toutefois lieu simultanément dans 35 autres pays. A Lausanne, il est organisé par NiceFuture, une association qui œuvre à la mise en place d’actions, d’événements, d’études et d’outils pratiques pour faciliter l’intégration des notions de développement durable dans nos modes de vie. Durant trois jours, NiceFuture entend sensibiliser la population à la problématique du développement durable et propose un festival hors du commun et plein d’activités au centre de Lausanne et partout en Suisse romande. «Ceux qui croient que le Festival de la Terre est un festival pour soixante-huitards ou écolos attardés se trompent, résume Jelena Barraud, responsable du projet. Au contraire, il se veut un événement ludique et poétique, une invitation à contribuer à la création d'un monde plus beau, plus respectueux, plus solidaire, sans morale, ni culpabilité».

Le plaisir de la qualité
Le thème central de cette édition 2011 sera le «slow» ou comment prendre le temps de réfléchir au sens de notre vie, retrouver les valeurs des choses simples et essentielles et les partager avec le plus grand nombre. «Slow» ou «lent» en français: le qualificatif correspond aujourd’hui un mode de vie qui se décline dans de nombreux domaines. Dès la fin des années 80, en réponse au développement des «fast-foods», le mouvement italien «slow food» a montré l’exemple en privilégiant les produits du terroir, la production artisanale et la biodiversité. D'autres adeptes de la lenteur ont pris le relais et travaillent leur art de vivre dans des domaines aussi divers que les voyages, le management, l’éducation, l’art, la finance ou encore la mode. «Le slow est un mouvement qui rejoint celui des décroissants, résume Jelena Barraud. Les adeptes de la slow life préfèrent la qualité à la quantité. La notion de plaisir y est davantage présente». Slow food avec de la nourriture végéta rienne, bio, locale et faite maison, slow life, slow design, slow wear, slow health, slow energy… ou comment prendre le temps de réfléchir au sens de la vie et se retrouver: la «slow» révolution sera de la fête! Avec, aussi, de nombreuses animations pour petits et grands, des spectacles, des conférences et des concerts, notamment Tweek et Mark Kelly (vendredi 17), K et ses invités s’engagent pour la planète (samedi 18) et pour les enfants, Jacky Lagger et Sautecroche, entre autres. A souligner également un débat sur les énergies renouvelables en présence, notamment, de l'ancien directeur de l'Office fédéral de l'Environnement Philippe Roch (dimanche 18) et, le même jour, la diffusion du film Tchenobyl 15 ans , et après? de Raphaël Van Singer.

Un festival engagé
Durant ces trois jours, soucieux de faire de l’exemple sa force, le Festival de la Terre veillera à s’engager tant éthiquement qu’écologiquement afin que cette fête soit cohérente avec les principes du développement durable. Les matériaux utilisés pour les infrastructures, comme les saveurs culinaires qui seront proposées seront issus de l’agriculture bio et du commerce équitable, les stands présents devant signer une charte éthique avec des clauses environnementales et sociales. La vaisselle et les gobelets seront consignés et l'électricité utilisée sera verte comme l'état d’esprit qui a prévalu à la mise sur pied de ce rendez-vous.

Programme complet sur: NiceFuture
Source: Lausanne Cité
 

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Discussion Starter #17 (Edited)
SI Renouvelable




SI-REN SA est une société créée en décembre 2009 et opérationnelle depuis le 1er février 2010. Son but principal est d'augmenter substantiellement l'approvisionnement de la Ville de Lausanne en énergie d'origine renouvelable. En matière d'énergie électrique, la société vise une production d'au moins 100 GWh/an d'ici à 2020.

Le capital-actions de la société est de 30 millions de francs. Celui-ci est détenu à 100 % par la Ville de Lausanne. Sur cette base, la société est en mesure de lever des fonds importants afin de remplir les objectifs fixés.

Les statuts de la société prévoient un large périmètre d'action, notamment:

-l'étude, la construction et l'exploitation d'installations de production d'énergie renouvelable ainsi que la fourniture de l'énergie produite;
-la conduite de projets de recherche fondamentale et appliquée dans tous les domaines des énergies renouvelables, en collaboration avec les laboratoires de recherche des universités, écoles polytechniques et HES;
-la conception et la commercialisation de produits et services dans le domaine des énergies renouvelables, ainsi que les procédures à la réalisation de projets de recherche sous toute autre forme.

Des activités énergétiques diversifiées:

-nous gérons des projets de production d'énergies renouvelables;
-nous proposons des installations, projets et développements performants en concertation avec les Services industriels lausannois (SIL);
-nous rendons possible un accroissement du potentiel d'investissement de la Ville de Lausanne dans le domaine des énergies renouvelables, grâce à des apports de tiers;
-nous étudions des investissements ciblés et des prises de participation dans des projets de production d'énergies renouvelables certifiées;
-nous soutenons des études ciblées dans le domaine des énergies renouvelables susceptibles de trouver des applications pratiques dans un délai raisonnable.

Projets actuels


Géothermie
-direction du projet AGEPP (Alpine Geothermal Power Production). Ce projet de géothermie hydrothermale vise à exploiter la chaleur de l'aquifère profond du socle cristallin alimentant actuellement les Bains de Lavey. Production visée: 1,5 GWh électrique et 30 GWh thermiques. Les partenaires sont, outre SI-REN SA, le Canton de Vaud, EOS Holding, Romande Energie, la commune de Lavey-Morcles, les commune et bourgeoisie de St. Maurice. La Confédération sponsorise ce projet, actuellement le plus avancé de Suisse;

-études des projets de combinaison d'accumulateurs de chaleur solaire et de stockage thermique dans le sous-sol en amont de la construction de l'écoquartier (projet Métamorphose);

-études prospectives de futures installations de géothermie profonde dans le bassin lémanique.


Solaire
-installation de panneaux solaires photovoltaïques classiques et amorphes (flexibles) sur des surfaces importantes dans le périmètre lausannois avec l'objectif d'atteindre dans un premier temps une puissance globale d'au moins 520 kW;

-études de démonstrateurs pour combinaison d'accumulateurs de chaleur solaire et de stockage souterrain à moyenne enthalpie dans le cadre du projet d'écoquartier Métamorphose;

-études de technologies et d'implantations innovantes.


Eolien
-mise en place et financement du parc EolJorat qui, à terme, disposera de la plus grande puissance installée de Suisse;
études de participations à des parcs éoliens en Suisse et à l'étranger.


Biomasse
-projet d'installation de production de biogaz avec couplage chaleur-force et chauffage à distance du collège à Palézieux.
Site: http://www.si-ren.ch/
 

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Discussion Starter #18
Chauffage à distance pour l'Ouest-lausannois

Communiqué de Presse de la Municipalité de Renens - CADOUEST
Renens, le 16 mai 2011

Développer le chauffage à distance dans l’Ouest lausannois: une solution d’avenir ! Lausanne, Prilly et Renens s’associent pour créer CADOUEST SA

La Ville de Renens, active dans le développement durable et soucieuse des conséquences indésirables des émissions de gaz polluants liées notamment aux chauffages, propose de participer avec les communes de Lausanne et de Prilly à la création de la société CADOUEST SA, en vue d’étendre le réseau de chauffage à distance de la Ville de Lausanne. Cette mesure, prévue dans le Schéma directeur intercommunal de Malley (SDIM) et dans le Plan cantonal d’assainissement de l’air de 2005, permet de privilégier une ressource pour la production de chaleur produite essentiellement sur une base renouvelable, à partir de l’incinération des déchets à l’usine d’incinération de Tridel.

Dès 1969, la Ville de Lausanne a développé son réseau de chauffage à distance sur le territoire des Communes de Renens et Prilly. Ces conduites ont notamment déjà permis de relier le Centre intercommunal de glace de Malley ainsi que le dépôt des TL à Perrelet.

L’objectif de la future société CADOUEST SA est de poursuivre le développement du réseau de chauffage à distance dans l’Ouest lausannois sur le territoire des Villes de Renens et de Prilly sur 12 km de conduites supplémentaires. A terme, le réseau de chauffage à distance devrait alimenter l’Avenue de Longemalle, les zones de Malley et de Prilly Sud, les anciennes parcelles de Bobst, le centre de la Ville de Prilly jusqu’au Collège de l’Union en passant par la route des Flumeaux, l’avenue de Florissant et le périmètre de Corminjoz. Les travaux débuteront cette année déjà sur l’avenue de Longemalle afin de raccorder à ce réseau le bâtiment de « Longemalle Parc », dans lequel l’Etat de Vaud a récemment installé une partie de ses services.

Ce projet s'inscrit parfaitement dans la lignée du projet de schéma directeur intercommunal localisé de Malley, en consultation du 26 mai au 25 juin et du label Cité de l'Energie, que Renens a pu confirmer en 2009. En effet, le chauffage du réseau à distance sera constitué à plus de 60% d'énergie renouvelable alors que les exigences légales fixent un minima de 30% pour la production de l’eau chaude sanitaire.

Le mode choisi pour le développement du chauffage à distance, soit la constitution d'une société anonyme avec pour seuls et uniques actionnaires fondateurs les communes de Renens, Prilly et Lausanne, permet d'allier la souplesse de fonctionnement d'une société anonyme au contrôle nécessaire des collectivités publiques. De plus, la collaboration avec la Ville de Lausanne, permet non seulement de s'assurer l'approvisionnement en ressources énergétiques nécessaires au fonctionnement du chauffage à distance, mais aussi de bénéficier de tout le savoir-faire acquis par Lausanne dans ce domaine.

La réalisation de ce projet permettra d’offrir aux habitants une source d’énergie locale, d’économiser 6 millions de litres de mazout par an et d’améliorer la qualité de l’air dans l’agglomération.
Source: renens.ch
 

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Discussion Starter #19
Construction en paille


http://www.letemps.ch/Page/Uuid/6795f826-857c-11e0-bb87-3ba1f7c9cd1c

Photos/videos chantier

ECO46

Un standard bioclimatique
On assiste aujourd’hui à un réel intérêt pour la construction en paille. Ce nouvel engouement écologique tient à une donnée très simple: près de la moitié de toute l’énergie consommée en Suisse l’est pour le bâtiment (chauffage et production d'eau chaude sanitaire).
La construction en paille et en terre répond de multiples manières à la problématique énergétique: alors que la paille joue le rôle d’isolant, la terre stocke la chaleur de la journée et la redistribue durant la nuit. Ces matériaux aux qualités bioclimatiques exceptionnelles participent pleinement au bien- être des habitant-e-s. La paille ou la terre sont des matériaux sains, de sensation chaude, qui ne diffusent aucune particule allergène ou cancérigène. Leur production est locale et ne demande que très peu d’énergie.
En Suisse Romande, des maisons de paille et terre ont déjà vu le jour, notamment à Morrens (Vaud), Prez-vers-Siviriez (Fribourg), et St- Ursanne (Jura). Une maison en paille porteuse est réalisée à Vers-chez-les-Blanc sur la commune de Lausanne. Plusieurs autres maisons individuelles et habitats collectifs en paille sont à l’étude ou en cours de réalisation.

Les particularités d’ECO46
Le bâtiment de l’av. du Chablais 46 sera construit selon la technique des bottes de paille porteuses supportant la toiture. A l’intérieur, un mur en pisé et une ossature en bois participeront à la structure porteuse. Les qualités isolantes de la paille permettront d’atteindre le standard Minergie-P-Eco. Durant les pics de froid, seul un chauffage d’appoint sera nécessaire.
Les bottes de paille proviennent d’une ferme de la Ville de Lausanne; la charpente et les dalles en bois seront réalisées avec le bois des forêts lausannoises, la toiture et les façades végétalisées par le service des parcs et promenades.
ECO46 - Un projet pilote de bâtiment bioclimatique

Pourquoi se lancer dans une construction de bâtiment public en paille porteuse-terre-bois aujourd’hui?

Plusieurs raisons ont incité la Ville de Lausanne à faire ce pari, unique en Suisse:

-procurer un nouvel espace de travail aux collaborateurs de l’avenue du Chablais 46;
-expérimenter les résultats d’une étude de faisabilité sur les «maisons de paille»
-mettre en œuvre une pratique innovante, en cohérence avec la politique municipale de développement durable

Ce projet pilote se veut novateur à la fois au niveau des techniques de construction, mais aussi des démarches pédagogiques qui l’accompagnent.
Après sa mise à l’enquête en novembre 2010, le projet ECO46 a été adopté par le Conseil communal le 29 mars 2011.

ECO46, un chantier ouvert
Le chantier ouvre à plusieurs reprises ses portes au grand public, ainsi que sur demande aux groupes (associations, entreprises, écoles).

Portes ouvertes
Samedis 11 juin, 9 juillet, 20 et 27 août, 10 septembre 2011, de 10h à 14h.
+ d'infos
Une démarche pédagogique

ECO46 se veut une plate-forme informative et d’échange de savoir-faire.
Le projet fédère les trois dimensions du développement durable, en mettant un accent particulier sur l’aspect pédagogique.

A travers la réalisation d’ECO46, la Ville de Lausanne et son mandataire le Collectif Carpe souhaitent promouvoir un projet pilote exemplaire en matière de développement durable et sensibiliser différents publics sur ces nouvelles techniques constructives.

Durant la durée du chantier, prévu de mars à octobre 2011, des visites et des chantiers-formation seront proposés aux professionnels de la construction, aux écoles professionnelles et aux entreprises locales. Pour le grand public, plusieurs journées portes ouvertes jalonneront les étapes clés de la construction.

Le projet ECO46 représente aussi un défi pour les collaborateurs de différents services de l’administration, en particulier les services d’architecture, des forêts, domaines et vignobles et des parcs et promenades. Leurs compétences et leurs ressources seront mises à contribution pour la production des matériaux de base, la participation à la construction ou les aménagements intérieurs.

Cette «carte de visite» du développement durable lausannois devrait rester dans la mémoire collective avec une expo permanente in situ.
Source: Ville de Lausanne
 

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Discussion Starter #20
Panneaux solaire: VD à la traîne

PANNEAUX SOLAIRES
Le canton de Vaud à la traîne


Par Charaf Abdessemed, 16 juin 2011


A Lausanne, plusieurs capteurs solaires sont installés sur des bâtiments administratifs.VERISSIMO

De nombreuses critiques se font entendre pour déplorer l'inertie des autorités en matière de promotion de l'énergie solaire.

Face aux doléances des citoyens, le conseiller d'Etat François Marthaler annonce un assouplissement des procédures pour la mise en place de capteurs thermiques.

Les capteurs photovoltaïques demeureront en revanche strictement encadrés.


C'est un fait. L'installation de panneaux solaires dans le canton s'apparente à un véritable chemin de croix administratif. De nombreux Vaudois, rendent en effet compte avec agacement des différentes péripéties qui ont accompagné leurs demandes d'autorisation de construire, indispensables à la pose des fameux panneaux. A Marchissy, non loin de Gland, un habitant s'est heurté à l'intransigeance des autorités, en raison de la proximité d'une église, classée au patrimoine historique. A Grandson, une famille a dû batailler... quarante mois pour pour installer... 6 m2 de panneaux.

Pointillisme administratif
En cause: le pointillisme des autorités vaudoises qui opposent des impératifs de protection du patrimoine, aux projets «solaires» des citoyens. «C'est proprement hallucinant, réagit Isabelle Chevalley, député verte libérale qui vient de déposer une initiative législative visant à assouplir les procédures pour la pose de capteurs solaires. A Marchissy par exemple, on a argué du fait qu'il fallait protéger l'église. Mais que je sache, il y a une église dans chaque village! La réalité c'est qu'il y a des roitelets dans l'administration qui exercent un véritable mobbing administratif! J'invite tous ceux qui rencontrent ce genre de problèmes à prendre contact avec moi. Nous députés, devons harceler l'administration comme elle harcèle les citoyens!»

Pendant de ce pointillisme administratif, une inertie législative qui entrave le développement des énergies renouvelables. Le député d'Ollon, Michel Renaud, est bien placé pour le savoir. Auteur (en 2007!) d'une motion visant à encourager l'usage de l'énergie solaire en permettant d'orienter le toit des bâtiments selon l'ensoleillement, il n'a à ce jour pas encore reçu de réponse. « C'est vrai, ça fait plus de quatre ans que ça traîne. Mais d'après ce que j'ai compris, tout cela va enfin arriver devant le parlement à l'automne prochain. Et je me réjouis que dans la future loi, il y ait une ouverture par rapport à la demande que j'ai faite! »

Lobbies
Et d'asséner: «Le canton de Vaud ne fait rien. En termes d'énergies renouvelables, nous sommes les derniers. Ça n'avance pas assez vite, on ne fait que des beaux discours et il ne se passe rien dans les faits! C'est une histoire de lobbies car la pression des milieux pronucléaires est considérable.»

«Mon initiative a été soutenue à l'unanimité moins deux voix, se réjouit Isabelle Chevalley. Le reste dépend du Conseil d'Etat. Mais le problème c'est qu'aujourd'hui l'administration fait les lois et les politiques disent oui ou non. Le résultat, c'est une immense inertie politique!»

Pour le conseiller national socialiste Roger Nordmann, président de Swissolar, l'association suisse des professionnels de l'énergie solaire, les choses sont claires: «Vaud est nettement monis dynamique que les autres cantons. Il y manque une vision d'ensemble, une ambition, et le moment est venu de donner un coup de fouet à la politique cantonale. Bien sûr les choses bougent chez nous, mais il faut bien admettre que c'est un peu malgré le canton. Le résultat c'est que nous sommes un peu en dessous de la moyenne suisse, alors que la Suisse romande a de bien meilleures conditions en termes de vent et d'ensoleillement que la Suisse alémanique!»

Impulsion
Le conseiller d'Etat en charge des infrastructures, François Marthaler défend les fonctionnaires de son département: «Honnêtement, il n'y a pas d'anti-écolos au SIPAL (Service immeubles, patrimoine et logistique, ndlr), justifie-t-il. Les fonctionnaires ne font qu'appliquer une loi qui leur institue une mission de protection du patrimoine.»

Et d'annoncer néanmoins, jugeant arrivé le temps d'une impulsion politique plus vigoureuse: «J'ai décidé de reprioriser les choses en ce domaine et j'entends proposer au Conseil d'Etat une proposition qui sera plus libérale que la politique actuelle, annonce-t-il. Désormais, je ne tolèrerai plus aucune restriction sur l'installation des capteurs thermiques, proche des lieux de chauffage et par définition réversibles. Mais nous resterons restrictifs en ce qui concerne le solaire photovoltaïque (destinés à produire de l'électricité, ndlr), qui n'a pas besoin d'être proche des habitations puisqu'on réinjecte l'énergie dans le réseau.»

«C'est toute la culture de nos autorités politiques qui est fausse déplore Michel Renaud. Certes la catastrophe de Fukushima va faire bouger les choses à 180°, mais cela montre à quel point les convictions du monde politique sont peu ancrées!»
http://www.lausannecites.ch/live/2/home/infos/au_sommaire/eclairage/eclairage.php?pf_lat=93916&CNSACTION=VIEW_ARTICLE&selected_article_id=21535&selected_section=50
 
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