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Actualisé 01.05.2020 à 12:15

Un projet de géothermie profonde à Noville


L'entreprise veveysanne Petrosvibri a demandé au gouvernement vaudois pour obtenir les autorisations. Le risque sismique est nul concernant le site de Noville, assure la société.


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Les gaziers veulent creuser une Grande-Dixence du gaz sous les Alpes


Les travaux exploratoires ont commencé dans le Haut-Valais. Le projet, d’une dimension exceptionnelle, est mené par l’industrie du gaz de Suisse romande. En point de mire: le stockage futur d’hydrogène.



Le géologue Werner Leu (à gauche) et René Bautz, directeur de Gaznat (Vevey).
Yvain Genevay/LMD



Werner Leu, géologue, manipule avec précaution les cylindres. À ses pieds, des dizaines de carottages, entreposés dans des caisses en bois, les premiers témoins d’un forage de reconnaissance. À quelques mètres de l’Hôtel Rhonequelle, occupé par les ouvriers du chantier, sur la route qui mène à la Furka et au col du Grimsel, non loin d’Oberwald, dans le Haut-Valais, ces carottes de pierre détermineront l’avenir d’un projet exceptionnel.

Si les conditions géologiques sont favorables, la société Gaznat, exploitant et propriétaire des gazoducs de Suisse occidentale, pourra construire un immense réservoir de gaz naturel, capable de stocker sous la montagne l’équivalent de l’énergie accumulée par le barrage de la Grande-Dixence. Coût des travaux? «Environ 400 millions de francs pour quatre cavernes», précise René Bautz, directeur de Gaznat.


Un site stratégique

Devant l’Hôtel Rhonequelle, un brin vieillot et assoupi par l’hiver, un chantier plutôt modeste abrite le premier forage exploratoire. La foreuse est à l’arrêt. Car dans quelques jours, les mineurs la feront pivoter et ouvriront un second puits de reconnaissance, d’une quinzaine de centimètres de diamètre, qui plongera, lui, à plus de 300?mètres sous la forêt pour prélever des échantillons au cœur de la montagne.

À cet endroit, les forages se déroulent depuis que la neige s’est mise à fondre, à la mi-mars, sans interruption, sept jours sur sept, période de confinement Covid-19 comprise. Ils devraient s’achever à quelques jours de la réouverture officielle du col, aujourd’hui fermé à toute circulation, exceptée pour les équipes de trois foreurs qui se relaient et dorment sur place pour sonder les entrailles de la masse rocheuse. Deux forages seront nécessaires pour valider le site.

«Pour stocker du gaz à une pression de 300?bars environ, nous avons besoin d’une roche résistante, assez compacte, mais suffisamment souple pour absorber les différentes pressions qui s’exerceront sur les parois de la grotte», explique le géologue Werner Leu. Sous la montagne, à environ 200?mètres de profondeur du sommet, il est prévu de tailler jusqu’à quatre cavernes pour stocker des millions de mètres cubes de gaz emprisonnés dans des réservoirs rendus étanches par une peau d’acier. De quoi stocker entre 10 et 30?jours de la consommation suisse romande de gaz.



Les sphères seront reliées au gazoduc Transitgas, qui traverse les Alpes.
DR/LMD



En visite sur le chantier, René Bautz palpe les échantillons comportant de jolis cristaux, mais il attend surtout avec beaucoup d’intérêt les résultats de l’enquête géologique menée par Werner Leu et une foule d’experts. Car c’est un projet d’envergure, quasi unique en Europe. «Nous avons l’intention d’aménager deux premières grottes. Le site est toutefois conçu pour accueillir quatre réservoirs permettant chacun de stocker l’équivalent de 370?GWh d’énergie», explique René Bautz.

Évidemment, le lieu de stockage n’a pas été choisi uniquement pour ses conditions géologiques supposées favorables. Le village d’Oberwald est situé à quelques centaines de mètres du tracé du gazoduc Transitgas, qui relie la région bâloise à la frontière italienne (Domodossola). Cette autoroute gazière à travers les Alpes transporte en énergie l’équivalent de la production de 18 centrales nucléaires.

Transitgas alimentera les cavernes d’Oberwald, des cavités hautes chacune de 90?mètres et de 40?mètres de large, si grandes qu’elles pourraient abriter une église respectable ou un immeuble de 30?étages. Le poids des roches assure la sécurité du stockage, accessible uniquement par des galeries souterraines, qui resteront invisibles une fois les travaux terminés.

Ces réservoirs offriront une très grande flexibilité aux clients de Gaznat, pour l’essentiel la Suisse romande. Ils fonctionnent en quelque sorte comme une batterie, que l’on charge et décharge. En remplissant et en vidant les cavernes, Gaznat et ses clients pourront s’approvisionner en gaz au meilleur moment (l’été) et faire face aux pics de consommation en hiver.


La voie prometteuse de l’hydrogène

Surtout, à plus long terme, ces cavités permettent d’ouvrir une nouvelle voie, celle très prometteuse de l’hydrogène. À l’horizon 2030, partout en Europe, y compris en Suisse, il deviendra nécessaire d’augmenter très fortement les capacités de stockage d’énergie, en particulier pour absorber l’électricité excédentaire des centrales photovoltaïques et des parcs éoliens. L’une des voies les plus intéressantes consiste à fabriquer de l’hydrogène par électrolyse de l’eau, gaz propre et renouvelable, qui peut ensuite être stocké dans les réseaux de gaz conventionnels (jusqu’à 20%) et évidemment dans des cavernes, comme celles envisagées à Oberwald.





Jusqu’ici, le projet haut-valaisan n’a suscité aucune opposition dans la vallée. Le WWF Valais, lui non plus, n’a pas bronché. Mais, dans une prise de position qu’il nous a sollicitée (lire ci-dessous), il émet des doutes et pourrait «s’opposer ultérieurement aux demandes de permis de construire».


L’impératif climatique

Les gaziers sont avertis. Ils savent qu’un stockage massif d’énergie ne peut aujourd’hui se justifier que s’il anticipe un passage au tout renouvelable. Aussi, dans leur stratégie, ils imaginent également stocker de l’énergie sous forme d’air comprimé ou de gaz de synthèse décarbonés destinés à la mobilité, par exemple. «Dans ce sens, ce projet a une valeur stratégique pour nous. Il s’inscrit dans une vision de neutralité carbone à l’horizon 2050. Celle-ci exigera des capacités de stockage importantes, en particulier pour un usage à grande échelle de l’hydrogène.»

À plus moyen terme, Gaznat et ses clients pourraient utiliser leurs réserves de gaz sous les Alpes pour sécuriser l’approvisionnement électrique du pays, dont on sait qu’il sera critique durant les mois d’hiver.

Économiquement, un tel projet tombe à un moment très particulier. Les prix du gaz sont au plancher. La rentabilité d’installations de ce type pourrait en souffrir. René Bautz reste toutefois confiant. Les tensions sur les prix vont reprendre avec le rebond de l’activité économique. Et, surtout, la valeur des installations de stockage d’énergie va grimper. Si les batteries sont très utiles pour stocker de l’énergie pendant quelques heures, le stockage d’électricité sous forme d’hydrogène et de barrages hydroélectriques pour des durées de plusieurs jours et semaines semble incontournable. Enfin, financièrement, le moment semble idéal, lui aussi. Les taux d’intérêt sont très bas.

Gaznat estime le coût d’exploitation d’une telle réserve à quelque 15 millions de francs pour deux cavernes, une charge tout à fait supportable pour une société de stockage ayant un actionnariat mixte, soit des clients finaux.

Mais, tout dépendra de ces fameuses carottes et des éventuelles infiltrations d’eau qu’on peut lire sur les extraits de carottages. Si les eaux de ruissellement devaient être trop importantes, l’avenir du projet serait compromis. Le verdict des géologues sera connu dans deux ou trois mois. S’il est favorable, les travaux principaux pourraient alors commencer et dureront trois à cinq ans, après l’obtention des permis de construire nécessaires.


23.05.2020




Les Verts doivent se montrer réalistes et cohérents, et enfin cesser de jouer aux enfants gâtés. Ils ont applaudi l'arrêt définitif de la centrale nucléaire de Mühleberg il y a 5 mois. Alors ils feraient mieux de soutenir des projets importants comme celui-ci, qui va dans le sens du développement durable. A moins qu'ils prônent un retour à l'Âge du Bronze...
 

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02.06.2020

La Côte vaudoise se lance dans la géothermie pour son chauffage


La commune de Gland sera la première bénéficiaire d’une future centrale géothermique actuellement en construction sur la Côte vaudoise. Le réseau de chauffage à distance profitera ainsi d’une nouvelle source d’approvisionnement.


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Entre notamment ce projet qui pourrait un jour s'étendre à toute La Côte vaudoise, celui de Lavey-les-Bains (l'un des plus profonds de Suisse) et les centaines de pieux géothermiques plantés sous le futur écoquartier des Plaines-du-Loups, le canton a plutôt l'air de faire figure de bon élève dans ce domaine.
 

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Bourg-en-Lavaux puisera son énergie dans le lac et le soleil


L’électricité et le chauffage des quartiers de la Gare et de l’Hôpital de Lavaux seront produits par l’eau pompée dans le Léman et des panneaux solaires.


Cécile Collet
10.06.2020



Bâtiment Equitim, plateau de la gare de Cully
Les nouveaux bâtiments du plateau de la Gare, à Cully, seront alimentés en chauffage par un réseau de pompes à chaleur et de panneaux solaires.
DR – BONNARD WOEFFRAY



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Hôpital de Lavaux, ancien projet de transformation Panoramix.
Les extensions de l’Hôpital de Lavaux (ici un ancien projet) comme les anciens bâtiments seront recouverts de panneaux solaires et alimentés en eau du lac pour le chauffage.
DR – ARCHITRAM – A



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