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  • Jamaa al-Jdid (nouvelle mosquée) ( الجامع الجديد en arabe) a été construite en 1660 par le Dey Mustapha Pacha

  • Elle est construite en pierre, marbre, brique et plâtre. Le décor intérieur est fait de céramique et de bois.

  • Son mihrâb possède une niche octogonale, coiffée d'un cul-de-four. La partie inférieure est ornée de carreaux de céramique encadrés par deux plinthes de marbre. Le magnifique minbar en marbre, fabriqué en Italie, provient de la mosquée al-Sayyida détruite en 1832, qui se trouvait non loin de là, en face de l’entrée principale de la résidence du Dey (Djenina).

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SSC Algeria
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La « Nouvelle Mosquée » d’Alger. Le déroulement d’une procédure constructive au xviie siècle

La période ottomane s’est révélée décisive pour l’essor urbain d’Alger. La prospérité économique qui a atteint son apogée, à l’aube du XVIIe siècle, s’est traduite par une activité architecturale florissante, notamment dans le domaine religieux. La construction des édifices cultuels, tout autant que leur rénovation, représentent des actes d’un réel dynamisme datant pour la plupart de cette époque de faste.

La population, animée d’une ferveur religieuse, faisait accéder ses biens au statut de ḥabûs

L’amorce d’une nouvelle étape s’est exprimée par la force des motivations religieuses dans l’intervention active et la contribution réfléchie du pouvoir central ottoman. Ces mêmes puissantes motivations ont nourri l’effort populaire1. Des personnages aussi illustres que H!usayn Bâshâ Mîzû Mûrṭû [1094/1683-1100/1688] ou le dey Sha‛bân Khûja [1100/1688-1106/1695] marquèrent leur règne par l’édification de mosquées à khuṭba. Tandis que d’autres dignitaires, comme Muḥammad Bâshâ [1179/1766-1205/1791] ou Ḥassan Bâshâ [1205/1791-1212/1798], ne donnèrent qu’une modeste expression à leur pouvoir, en se contentant de la rénovation d’anciennes mosquées, telles qu’al-Sayyida et Katčâwa.

Le fait à relever ici est que les lieux de culte, objets de ces louables attentions, sont classés en quatre catégories. On recense d’abord les mosquées à prône (masjidjâma‛) qui étaient à la fois lieu de prière, centre politique et siège de tribunal. Les oratoires de quartiers (masjid) forment la seconde catégorie. Viennent enfin deux dernières catégories regroupant, l’une les mosquées commémoratives (qubba-s et zâwiya-s), et l’autre les mosquées-écoles (msîd-s) (Pedersen, 1991 : 633-639).

La création, vers 999/1590-1591, de cette institution hanéfite obéit à la volonté du pouvoir ottoman

L’odjak ne s’était pas tenu à l’écart de cet effort de construction et de conservation. Il avait prêté à son tour une vive attention au renforcement des fortifications. Au XVIIe siècle, le pouvoir s’est concentré aux mains d’aghâ-s élus parmi ces janissaires, qui, très vite, ont imité les pachas triennaux, en ordonnant la construction de la « Nouvelle Mosquée » sur les fonds des Subul al-Khayrât. La participation des « Chemins de Bienfaisances », dans le financement et l’encadrement de ce projet constitue un fait exceptionnel très peu renseigné par les sources narratives arabes et occidentales.

CNA, Alger, al-Baylik, C310 à 382, R325/423, 1066/1655-1656 à 1082/1671-1672 : 125 f.

À propos de ce point de nature budgétaire, se référer à Merouche, 2002.
Ces sources offrent des perspectives passionnantes d’histoire sociale et économique liée à l’indu(...)

L’examen attentif du livre de comptes, établi dès le lancement du chantier, permet de déduire que le déroulement d’une construction d’envergure a couvert presque une décennie – 1067/1656-1657 à 1076/1665-1666 . Ce registre, qui comprend 125 folios en langue arabe influencée par le dialecte algérois, la langue turque officielle et la « linguafranca » européenne, s’apparente à un véritable rôle de chantier et constitue la source première du présent texte. Les détails financiers entourant l’édification de la « Nouvelle Mosquée » y sont soigneusement enregistrés et côtoient d’autres aspects comptables relatifs aux frais de culte. Notons que ce document comptable figure parmi les archives ḥabûs d’al-Baylik. Il s’agit d’une source archivistique encore peu explorée, et qui est conservée, sous sa forme originale, au Centre National des Archives (CNA), à Alger ; tandis que les Archives d’Outre-mer à Aix-en Provence (CAOM) disposent de microfilms. L’utilisation de ces sources denses, pour la plupart inédites, et leur manipulation raisonnée ont révélé des données d’un grand intérêt pour nos recherches sur les mosquées en Alger ottomane........"
Le reste de l'article avec les détails sur l'organisation des travaux ici : http://remmm.revues.org/6267
 

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A Curious Man :-)
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En peut ressentir plus clairement l'influence de l'architecture ottomane sur cette partie là, même si l'ensemble reste encore différent de ses canons. Cette mosquée et vraiment un cas à part !
 

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