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LENS | Louvre-Lens | SANAA | Construit

45321 Views 181 Replies 39 Participants Last post by  JmRijsel
D'ici 2009 une antenne du Louvre à Lens. Programme: une présentation de 700 oeuvres importantes tirées de tous les départements du Musée comme résumé des collections (une présentation qui tournerait tous les 3 ans); plus des expositions temporaires de la qualité de celles faites à Paris (deux ou trois par an). Plus un très fort développement des espaces pédagogiques et des moyens humains pour initier de "nouveaux publics" (entendez le populo) à l'histoire de l'art.

Suivi sur le site du Conseil Régional du Nord http://www.cr-npdc.fr/louvre/intro.htm


L’agglomération de Lens - Liévin
Situé dans la onzième agglomération française de 520 000 habitants, le seul arrondissement de Lens regroupe 330 000 habitants et se place au 68e rang des départements français. Sise à l’ouest du Bassin dans le Pas-de-Calais, à 38 km de la Métropole Lilloise, Lens est une ville totalement reconstruite après 1918. Capitale, sans titre, du Pays minier, elle a été le siège de la puissante
Compagnie des Mines de Lens (dont le dernier vestige, les Grands Bureaux, accueille aujourd’hui la Faculté des Sciences Jean PERRIN de l’Université de l’Artois) et a également une longue et riche histoire syndicale (dont la Maison syndicale demeure le dernier témoin architectural). Le stade Félix Bollaert, héritage de la Compagnie, accueille depuis 1932 les « Sang et Or » (le Racing
Club Lensois).

Le site au coeur de Lens

Le site du futur Musée est situé en centre ville sur le carreau de la Fosse Théodore Barrois, dite Fosse 9, exploitée de 1884 à 1980. D’une superficie d’une vingtaine d’hectares dont la partie ouest est arborée, encadré de cités minières intactes et souriantes, ce site surplombe les cités alentours
de cinq mètres, comme une acropole, et offre des vues lointaines signifiantes comme les terrils et les chevalements du 11/19 de Loos en Gohelle. Son coeur est occupé présentement par des activités légères en voie de re-localisation. La lecture du paysage urbain depuis des points privilégiés du bâtiment du Louvre, les perspectives et panoramas offerts par le site seront durablement des attractions complémentaires.
Le site bénéficie d’une très bonne accessibilité aux transports ; de plus, il est connecté par un ancien cavalier (ancienne voie ferrée des houillères) à la gare TGV de Lens, permettant un accès facile de quelque 1500 mètres pour une circulation piétonne en site propre. L’accès routier bénéficie de l’accessibilité et de la signalétique exceptionnelle du stade Bollaert, voisin.
La qualité du terrain permet de répondre à deux contraintes d’implantation : le bâtiment est implanté dans de bonnes conditions pour la conservation des oeuvres et la création d’un sous-sol peut se faire sans crainte de présence d’eau. Les sondages de sols, effectués en 2004, témoignent de l’importance des remblais industriels, totalement stabilisés, qui excluent la présence
de vestiges archéologiques.


dans le fond les deux terrils de Lens qui seront un joli rappel de la pyramide de Pei



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> Le choix
par Yves PORTELLI
Un miroir japonais pour refléter la culture du monde
C’est encore plus un concept qu’un projet mais le pari de miser sur la luminosité, le souci de l’innovation technique et la préoccupation environnementale ont tout emporté.


SI les informations concernant les caractéristiques des différents projets avaient tout de même un peu filtré, aucun plan, aucune photo, aucune maquette n’avaient permis jusqu’ici de voir à quoi ressemblerait le Louvre-Lens.

Le choix du cabinet Sanaa a changé la donne. Il faut désormais imaginer le futur musée comme une succession de bâtiments, reliés entre eux et proposant un vrai cheminement sur une grande partie de la longueur du site, à l’intérieur comme à l’extérieur. Sans vouloir trop entrer dans les détails, il faut souligner que les constructions seront mêlées de verre et d’aluminium, qui font penser invariablement à des miroirs dans lesquels va se refléter le site tout entier, à l’extrémité duquel un aménagement paysager high tech sera créé.

Un musée qui doit se voir

Des détails auxquels ont été extrêmement sensibles Daniel Percheron et d’autres membres du jury sans oublier Henri Loyrette, convaincus les uns et les autres de la nécessité de voir apparaître sur le site de l’ancienne fosse 9 - 9 bis un musée différent des autres, lumineux, original. Différent… car il ne s’agira pas d’un palais à l’ancienne qui s’impose «physiquement» comme le Louvre à Paris. Le président directeur du plus grand musée du monde ne voulait pas reproduire ça à Lens.
Les élus du bassin minier dont l’avis a compté, ont exprimé leur envie de voir le résultat comme une richesse naturelle, blanche, lumineuse celle-ci. On ne retiendra peut-être pas ce détail de l’histoire mais si Daniel Percheron n’avait pas eu ses racines à Lens et Liévin, cette sensibilité issue du terrain n’aurait sans doute pas pu faire la différence.
Sanaa a le mieux compris ce que l’on attendait des architectes. C’est la raison de sa victoire. Il n’en reste pas moins vrai que des interrogations existent, que tout commence en somme comme le soulignait joliment Jean-François Caron, élu Vert au conseil régional, désireux de pouvoir amender le projet pour le rendre parfaitement clair et adapté aux exigences de son environnement. Une attitude qui est aussi celle de tous les partenaires concernés.

Les caractéristiques

La caractéristique essentielle concerne sans doute la luminosité. La lumière des galeries sera naturelle, une rareté dans les musées de cet acabit. Une des principales innovations techniques concerne le pare-soleil variable des toitures qui sera chargé de conditionner les écarts de température et la visibilité. Ce point constituait une des interrogations des experts, puis du jury. Mais, lors de l’entrevue finale avec Daniel Percheron, les Japonais ont été convaincants. Régis Cailleau, chef du projet Louvre-Lens du conseil régional, s’est voulu rassurant: «Les dispositifs solaires seront réglés selon un système été-hiver qui existe déjà. Sanaa nous a donné des exemples à l’étranger où cette pratique fonctionne depuis vingt ans.»
Une autre conclusion des experts faisait état d’une inquiétude concernant la capacité d’accueil du musée au-delà de 750- 850000 visiteurs/an. Sur ce point aussi, Régis Cailleau a trouvé une réponse: «Il suffira d’ajouter un bâtiment à ceux qui sont prévus. Cela ne poserait pas de problème de place ni de conception.» Rappelons que les études ont été faites à partir d’une fréquentation calculée aux alentours de 500000 visiteurs/an et que cela a également influé sur le nombre de places de parking disponibles in situ: « Deux cents emplacements pour les voitures sont prévus ainsi que dix pour les bus», explique Régis Cailleau qui admet que c’est un peu juste: «C’est l’un des points à revoir. À raison de 15000 visiteurs par jour, ça passera mais ce sera problématique le week-end et les jours exceptionnels.»

L’essentiel est aussi à l’intérieur

Ces éléments ne doivent en rien occulter le fait qu’à l’intérieur, rien ne se fera plus comme ailleurs. Là où à Paris, le visiteur subit le parcours, il sera libre de ses choix à Lens. Cela constituait une priorité d’Henri Loyrette et de toute son équipe dévolue au Louvre-Lens, dirigée par Élisabeth Delahaye-Taburet. Autre souhait sans cesse énoncé, celui de faire bouger les murs quand c’est nécessaire afin de pouvoir adapter la salle à l’oeuvre et pas l’inverse. Historiquement impossible au Louvre! Cette impuissance aura été pour beaucoup dans la démarche et le choix d’Henri Loyrette.
Avec le projet Sanaa, il suffira de le vouloir pour que le miracle se produise. Le président directeur va disposer de l’outil dont il rêvait et c’est parce que le projet japonais correspondait le mieux à ses exigences qu’Henri Loyrette l’a poussé très fort.
Autre particularité, celle de l’accessibilité aux réserves. Elles seront visibles à travers des parois de verre, une première mondiale. Le fait que l’on pourra découvrir l’envers du décor à partir du bâtiment d’accueil, là où la foule passera obligatoirement, a constitué un des faits majeurs qui ont fait pencher la balance. Qu’on se le dise tout de même. Le musée va véritablement se construire dès aujourd’hui. Fini les esquisses, place au concret.
Aucun rendus de Zaha Hadid, juste par curiosite?
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