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LENS | Louvre-Lens | SANAA | Construit

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D'ici 2009 une antenne du Louvre à Lens. Programme: une présentation de 700 oeuvres importantes tirées de tous les départements du Musée comme résumé des collections (une présentation qui tournerait tous les 3 ans); plus des expositions temporaires de la qualité de celles faites à Paris (deux ou trois par an). Plus un très fort développement des espaces pédagogiques et des moyens humains pour initier de "nouveaux publics" (entendez le populo) à l'histoire de l'art.

Suivi sur le site du Conseil Régional du Nord http://www.cr-npdc.fr/louvre/intro.htm


L’agglomération de Lens - Liévin
Situé dans la onzième agglomération française de 520 000 habitants, le seul arrondissement de Lens regroupe 330 000 habitants et se place au 68e rang des départements français. Sise à l’ouest du Bassin dans le Pas-de-Calais, à 38 km de la Métropole Lilloise, Lens est une ville totalement reconstruite après 1918. Capitale, sans titre, du Pays minier, elle a été le siège de la puissante
Compagnie des Mines de Lens (dont le dernier vestige, les Grands Bureaux, accueille aujourd’hui la Faculté des Sciences Jean PERRIN de l’Université de l’Artois) et a également une longue et riche histoire syndicale (dont la Maison syndicale demeure le dernier témoin architectural). Le stade Félix Bollaert, héritage de la Compagnie, accueille depuis 1932 les « Sang et Or » (le Racing
Club Lensois).

Le site au coeur de Lens

Le site du futur Musée est situé en centre ville sur le carreau de la Fosse Théodore Barrois, dite Fosse 9, exploitée de 1884 à 1980. D’une superficie d’une vingtaine d’hectares dont la partie ouest est arborée, encadré de cités minières intactes et souriantes, ce site surplombe les cités alentours
de cinq mètres, comme une acropole, et offre des vues lointaines signifiantes comme les terrils et les chevalements du 11/19 de Loos en Gohelle. Son coeur est occupé présentement par des activités légères en voie de re-localisation. La lecture du paysage urbain depuis des points privilégiés du bâtiment du Louvre, les perspectives et panoramas offerts par le site seront durablement des attractions complémentaires.
Le site bénéficie d’une très bonne accessibilité aux transports ; de plus, il est connecté par un ancien cavalier (ancienne voie ferrée des houillères) à la gare TGV de Lens, permettant un accès facile de quelque 1500 mètres pour une circulation piétonne en site propre. L’accès routier bénéficie de l’accessibilité et de la signalétique exceptionnelle du stade Bollaert, voisin.
La qualité du terrain permet de répondre à deux contraintes d’implantation : le bâtiment est implanté dans de bonnes conditions pour la conservation des oeuvres et la création d’un sous-sol peut se faire sans crainte de présence d’eau. Les sondages de sols, effectués en 2004, témoignent de l’importance des remblais industriels, totalement stabilisés, qui excluent la présence
de vestiges archéologiques.


dans le fond les deux terrils de Lens qui seront un joli rappel de la pyramide de Pei



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Louvre II à Lens: le projet des architectes japonais retenu

LILLE, 26 sept 2005 (AFP) - L'antenne du musée du Louvre à Lens (Pas-de-Calais), le Louvre II, sera réalisée par les architectes japonais du cabinet Sanaa, a annoncé lundi le conseil régional du Nord-Pas-de-Calais.
Oui minimaliste comme leur site web : http://www.sanaa.co.jp/
JP said:
humm un projet minimaliste consensuel alors?
Comme pour le financement du Grand Louvre, les mécènes sont peut-être en grande majorité des japonais, ceci explique cela et le choix d'un cabinet japonais n'est pas dû au hasard certainement.
Kazuyo Sejima et Ryue Nishizawa, deux magiciens de la lumière

LE MONDE | 27.09.05 | 13h47

icciotti pour les salles d'art islamique à Paris et l'équipe japonaise Sanaa pour Lens : deux projets difficiles mais de haute qualité pour le Louvre, quand tant de concours aboutissent au choix du moindre mal, faute de cohésion dans le choix initial des concurrents.

A Lens, six équipes étaient en lice. Trois ont été éliminées au premier tour : l'Américain Steven Holl, dont les esquisses avaient un air de débarquement aéroporté, Jérôme De Alzua, originaire de Lille, qui s'est peut-être un peu perdu dans l'ampleur du projet, enfin le duo bordelais Lacaton et Vassal, usuellement plus sobre, qui s'est pris à rêver d'un paysage de montagnes dont la symbolique est fort énigmatique.Les trois autres remplissaient avec plus de bonheur leur mission. Rudy Ricciotti, venu de la lumière de sa Côte d'Azur (Bandol), a livré un projet inspiré, poétique, mais perçu comme sombre, voire sépulcral, par un jury réticent à rejouer la carte des houillères.

Le même jury, en revanche, a en partie été fasciné par la gestuelle de l'Anglo-Irakienne Zaha Hadid qui a pris et lié le terrain comme on prend une gerbe de fleurs, de tournesols ou de houblon, accolant Lens et Liévin dans sa vaste sculpture urbaine.

Tétanisée par l'effet qu'a eu le Musée Guggenheim, signé Frank Gehry, à Bilbao, et avertie sans doute que Zaha Hadid, dernière lauréate du Pritzker Prize, fait, elle, merveille sur les plus grandes scènes du théâtre architectural, une bonne moitié de ce jury a opté pour ce dessin dont une large partie relève pourtant du work in progress , tant il semble éloigné de la "dignité" de son géniteur parisien.Les gens du Nord, qui n'ont pas froid aux yeux lorsqu'il s'agit d'architecture (ce sont eux qui ont fait venir Rem Koolhaas à Lille), ont souvent perçu comme glaciale, impalpable, la proposition de l'équipe japonaise Sanaa, dont les têtes de file, Kazuyo Sejima et Ryue Nishizawa, comptent pourtant parmi les plus respectés des grands architectes internationaux.Leurs réalisations extrêmement raffinées jouent de matériaux, verre, métal, béton comme "javellisé", susceptibles d'accrocher les variations les plus infimes de la lumière. Ils ont donc d'abord conquis les maîtres d'ouvrage les plus exigeants du Japon, avant d'être accueillis par les pays actuellement les plus performants de la scène architecturale : l'Espagne (pavillon de verre du Musée de Tolède, extension de l'Institut d'art moderne à Valence) ou la Hollande (le théâtre de la ville, à Almere).

COMME UNE MÉTAPHORE

Le Louvre dessiné par les Japonais de Sanaa pour Lens est logiquement à l'opposé de la fougue de Zaha Hadid et des ténèbres, même enchantées, de Rudy Ricciotti. Leur dessin se révèle en fait comme une métaphore du grand musée parisien, dont ils semblent reprendre les pavillons en les dépliant sur un plan en ligne brisée. C'est une aimable conséquence du jardin naturel qui a investi les anciens terrils et que repeint avec courtoisie Catherine Mosbach, partenaire paysagiste des deux Japonais.

Ils ont sans doute aussi perçu qu'on ne pouvait pas, pour le Louvre, produire un avatar sans lien spirituel avec l'ancien musée. Leur architecture se place d'emblée hors d'âge, quand le dessin tumultueux de Hadid datera inévitablement d'ici quelques années, à l'instar des palais mirifiques de Gehry, si brillantes soient leurs architectures respectives. Les fonctions muséales sont pensées de façon simple et libre, c'est-à-dire optimales. Les espaces qui demandent transparence ont la clarté voulue. Ceux qui appellent la lumière zénithale sont en prise avec les cieux, ceux qui réclament l'intimité bénéficient enfin du secret des deux magiciens venus d'Ibaraki.Frédéric Edelmann

Article paru dans l'édition du 28.09.05



Celui qui trouve la musée là dedans gagne un carembar :D
Permasteelisa et Eiffage remportent le Louvre Lens

Le site du futur Louvre-Lens est au milieu de la ville, sur un terrain légèrement surélevé


L'équipe de maîtrise d'oeuvre retenue pour le projet Louvre-Lens associe l'agence japonaise d'architecture Sanaa, mandataire, les architectes muséographes américains Celia Imrey et Tim Culbert, et l' architecte paysagiste française Catherine Mosbach. les bureaux d'études et économistes français Bétom, Hubert Pénicaud, Michel Forgue, Avel Acoustique et Groupe Casso, mais aussi allemands (Transplan, Bollinger et Grohmann), anglais (Arup Lighting) et japonais (Saps/Sasaki and Partners).
Extra Muros à Paris (Michel Lévi et Antoine Saubot) et le cabinet Belin à Lens ont été choisis comme architectes d'opération.


...


http://www.lemoniteur.fr/139-entrep...steelisa-et-eiffage-remportent-le-louvre-lens
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