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Le partenariat regroupant les ports belges et de Kinshasa depuis 2004 va recevoir un nouveau coup de fouet par la signature prochaine d’un nouvel accord entre les deux parties.

Mais, côté belge, on a vite fait de poser une condition qui est loin d’être insurmontable. Cet accord ne sera concrétisé que lorsqu’on sera assuré que la cinquantaine d’épaves qui encombrent inutilement depuis plusieurs années les quais de ce port fluvial de Kinshasa seront évacuées.

C’est plus qu’un impératif pour ce pôle indispensable au développement économique de la RDC, selon le directeur général adjoint des ports belges, Philippe Matthis, qui l’a dit à la Ministre congolaise des Transports, laure Marie Kawanda, en séjour de travail en Belgique. Une visite qui s’inscrit justement dans le cadre de ce vieux partenariat qui a pour objectif essentiel, la modernisation des installations portuaires de la capitale.

Une première enveloppe d’un million d’euros en faveur de l’Onatra, a déjà permis, selon le directeur général adjoint des ports belges, de réaliser des actions salvatrices pour cette entreprise d’Etat. C’est dans ce cadre-là que les tonnages manipulés au port de Kinshasa sont passés de 95.000 à plus de 230.000 tonnes en moins de cinq ans, mais aussi de rendre la moitié des quais de ce port opérationnels.

Même s’il passe pour peu visible qu’on peut le penser, le partenariat entre les ports belges et le port fluvial de la capitale congolaise a déjà donné des résultats on ne peut plus inespérés. Rénovation des deux grues principales du port de Kinshasa et de son autogrue, du chemin de roulement de ces grues, du pont peseur et l’enlèvement du parc de la mitraille abandonnée des années durant y compris à la suite des périodes de troubles qu’a connus notre pays.

Dans le même cadre, le partenariat belgo-congolais entre les deux ports a vu la partie belge débarrasser le port de Kinshasa de cinq épaves de bateau, ce qui a permis d’entamer les travaux de sécurisation du domaine portuaire.

La partie belge met également un point d’honneur à la formation du personnel du port fluvial de Kinshasa. C’est ainsi que dans la perspective de la signature de ce partenariat, M. Matthis a indiqué qu’un nouvel avenant à l’accord existant prévoit notamment la formation du personnel et la poursuite de la sécurisation des installations littéralement investies par des personnes sans qualité. Il est donc clair que la signature de cet avenant reste conditionnée à l’évacuation ‘’indispensable’’ de 51 bateaux et autres barges qui encombrent toujours les quais.

La partie belge tient également à l’évacuation des shégués qui squattent 18 bateaux amarrés dans le port.

La part de la Communauté européenne

Alors que, selon la ministre des Transports, qui manifestement épouse la thèse du directeur général adjoint des ports belges, l’évacuation des 51 bateaux immobilisés le long des quais du port de Kinshasa ‘’nécessitera de trouver des moyens de financements’’. A ce sujet, une dépêche de l’agence Belga datée de Bruxelles indiquait lundi que la Communauté européenne a décidé de mettre la main à la poche. Elle débloquera de son côté 60 millions d’euros destinés au draguage du fleuve Congo et de différents ports fluviaux.

Dans le même contexte, la Communauté européenne pourrait également débloquer, au profit du port de Kinshasa, un financement de quelque 875.000 euros destinés à l’enlèvement de sept épaves de bateaux encore à démanteler.

On rappelle que le port de Kinshasa est la plaque tournante, mieux, une structure incontournable d’éclatement du transport maritime vers les autres ports de l’Intérieur du pays, particulièrement ceux situés en amont du fleuve Congo, tels ceux de Mbandaka, dans la province de l’Equateur, de Kisangani dans la province Orientale et d’Ilebo (Kasaï Occidental) et de Matadi (Bas-Congo), par le chemin de fer et la route.

Déjà en 1956, indique-t-on, ce port manipulait 1,6 millions de tonnes de marchandises. Ce qui a fait dire Mme Kawanda, interrogée par la presse bruxelloise, que ‘’la relance des activités du port de Kinshasa constituait un signal encourageant pour les cultivateurs de l’intérieur du pays’’.

C’est même une évidence quand on sait que tous les produits vivriers provenant de ces provinces par la voie des eaux alimentent Kinshasa par le port du même nom.

Nul n’est en mesure de dire quand l’accord de partenariat entre les ports belges et celui de Kinshasa sera signé. En tout cas, on peut déjà espérer.

http://www.mediacongo.net/show.asp?doc=16411
 

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The Urban Man
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^^This is good news for the river port of Kinshasa. However, it is painfully embarrassing to see a rich country like the DRC cultivating a culture of mendicancy instead of affirming its sovereignty and dignity through the pursuit of a policy of self-sufficiency. There seems to be nothing the state can do without international assistance. It has never crossed the port authorities’ mind that the removal of shipwrecks is necessary for the port to be fully operational; only if the Belgians mention it and finance the operation will they consider to act. The country is begging for a change of mentality, otherwise it will certainly go to the dogs.
 
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