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Près de 2500 emplois et 1000 logements sont attendus dans le quartier de l’Etang. Une véritable prouesse dans un canton sclérosé par les recours


Infographie. Le futur quartier de l’Etang

Célèbre pour ses cités, comme celles du Lignon et des Avanchets, réputée à juste titre comme ayant le plus fort taux de chômage du canton de Genève, la commune de Vernier s’apprête à changer d’apparence. Sur un territoire de 11 hectares – situé entre la route de Meyrin et celle de Vernier, cerné par l’autoroute A1 et la voie ferroviaire reliant la gare de Cornavin à l’aéroport –, se dessine le plus grand projet immobilier privé de Suisse: le quartier de l’Etang.

Dans presque sept ans et après 1,2 milliard de francs d’investissement (hors acquisitions foncières), quelque 2500 emplois et autant d’habitants occuperont ce périmètre, qui n’est aujourd’hui qu’une zone industrielle peu séduisante, hébergeant une poignée de bâtiments administratifs et industriels ainsi que des dépôts et des parkings. Un sacrilège dans un canton qui peine à étendre sa ville, qui manque de logements et chérit chaque mètre carré de zone constructible.

Outre l’impressionnante ampleur du futur quartier, c’est sa rapidité d’exécution qui étonne. Le chantier doit démarrer l’année prochaine pour se clore en 2022. «Mais 80% des logements seront déjà occupés en 2021», estime l’architecte Anne-Marie Loeillet, directrice de projet chez Privera Construction Management, le maître d’ouvrage. De quoi donner des allures de miracle à un projet né dans la capitale de la «recourite».

En réalité, plusieurs conditions ont permis une telle célérité. Tout d’abord, les reins financiers de ses investisseurs – «plusieurs sociétés anonymes», affirme Anne-Marie Loeillet –, auquel l’homme d’affaires français Claude Berda appartient, ont permis aux demandes d’autorisation de construire d’être déposées quasi parallèlement aux procédures que rencontre le projet. Notamment celle du déclassement des terrains – d’une zone de développement industrielle et artisanale (ZDIA) vers une zone de développement (ZD3) – sur laquelle le parlement cantonal devrait se prononcer avant la fin de l’année. Ensuite, la maîtrise foncière est totale du côté des investisseurs, qui ont acquis des parcelles dès 2007. Enfin, tout porte à croire que la concertation qui a prévalu entre les promoteurs et les autorités cantonales, communales et les riverains ont annihilé toute velléité de recours.

Cette concertation semble avoir porté ses fruits. Les riverains, constitués très majoritairement de propriétaires de villas, ont réussi à faire diminuer le nombre de niveaux des bâtiments qui leur font face. Par ailleurs, leurs craintes quant aux voies d’accès, donc au trafic généré, ont été entendues. Reste à savoir si ces craintes recevront une réponse satisfaisante à leurs yeux. Quant à la commune de Vernier, elle a obtenu la construction d’un centre administratif rassemblant les différents services communaux, et qui pourrait accueillir sa future mairie. «Nous avons déposé une demande de crédit d’étude pour déterminer s’il est opportun de rassembler tous nos services dans un même lieu ou au contraire de les décentraliser, explique Thierry Apothéloz, maire de Vernier. Surtout que l’émergence de ce nouveau quartier fait également déménager le centre de gravité de notre commune», argue le conseiller administratif socialiste.

Au-delà de l’obtention d’une crèche, d’une maison de quartier et d’une école, l’exécutif verniolan espère aussi rehausser le standing de sa commune, puisque la typologie de logements se répartit *entre 70% de loyers libres ou de propriétés par étages (PPE) dont les prix seront plafonnés, et 30% de logements d’utilité publique (LUP), soit des habitations subventionnées. «Un ratio qui correspond exactement à ce que prévoient les ZD3», rassure Anne-Marie Loeillet. Une proportion jugée correcte par la commune, «surtout que ces deux types de logements seront mélangés», se réjouit le maire. Lequel poursuit: «Nous avons déjà accueilli beaucoup de logements subventionnés. D’autres communes seraient bien inspirées d’en accueillir autant que nous.»

Si les investissements sont assurés par des privés, demeure néanmoins la question du financement des infrastructures publiques. Yvan Rochat, le magistrat écologiste chargé de l’Aménagement du territoire, estime son coût à près de 12 millions de francs par année pour une période de six ans sur un montant d’investissement communal se montant généralement à 20 millions annuellement. «A terme, nous espérons obtenir des rentrées fiscales couvrant nos investissements», affirme ce dernier, non sans rappeler que «les communes qui contribuent au bien-être du canton doivent être reconnues». Un appel à peine déguisé au Conseil d’Etat, qui réfléchit actuellement à réformer la fiscalité communale et la péréquation intercommunale.

Avec un indice d’utilisation du sol aujourd’hui établi à 2,43, la densité du projet de l’Etang est équivalente à celle du Bourg-de-Four, en Vieille-Ville. «Une densité assumée, explique Anne-Marie Loeillet. Il faut comprendre que nous sommes ici en ville, à 2 kilomètres seulement du centre, dans un périmètre innervé par des transports publics et à proximité de l’autoroute», argue la directrice de projet.

Un quartier – «chic et pas cher» résume cette dernière – qui devrait accueillir un hôtel 4 étoiles supérieur de 256 chambres, un appart-hôtel, un centre médical, une banque ainsi qu’une pharmacie. Au registre des loisirs, une boîte de nuit de 680 m2, un bassin d’eau de 25 mètres ainsi qu’un bowling et son restaurant devraient également trouver place au cœur de ce nouveau lieu de vie.
http://www.letemps.ch/
 

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À LA UNE

Phase cruciale pour le mégaprojet de l’Etang
23.07.14 / Giancarlo Mariani

D’ici fin 2014, Vernier doit impérativement déclasser 9,5 hectares de zone industrielle en zone de développement. Le projet prévoit 1250 logements, 2875 habitants, 1625 places de travail et un investissement de 1,2 milliard de francs. Les premiers habitants pourraient arriver en 2018 déjà.
http://www.ghi.ch/le-journal/la-une/phase-cruciale-pour-le-megaprojet-de-letang
 

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Est-ce qu’on arriverait regrouper ce thread avec celui-ci qui existait déjà mais avait été très mal nommé? Merci d’avance.

Sinon, je n’ose presque pas être enthousiaste en voyant ce méga-projet avancer aussi concrètement, sachant à quel point tout est tellement compliqué à Genève. J’ai presque la larme à l’œil devant l’ambition de ce nouveau quartier, même si quelques étages ont été perdus au passage. Fallait bien laisser quelques miettes aux habitant des quartiers difficiles (donc de villas) ;)

Maître d'ouvrage: Propriétaire privé

Architecte: DPA + Favre & Guth SA

Autres mandataires: Ecosan SA, Karakas & Français SA, Transitec Ingénieurs-Conseils SA, AAB SA, Sequoia & Gardens, Protectas SA, Buffet Boymond

Description: Le projet de l'Etang se trouve sur la commune de Vernier et s'étend sur environ 11 hectares. Il est intégré dans le Plan Stratégique de Développement (PSD) Tête GVA-Casaï-AIG, zone stratégique de l'agglomération et présente donc un fort potentiel de développement. Il propose un nouveau quartier d'environ 1'000 logements avec la particularité d'offrir une mixité d'affectations et d'usages.

L'ensemble du foncier composant le projet est copropriété de Privera Construction Management et depuis 2009, ces derniers se sont entourés d'une équipe pluridisciplinaire de mandataires afin de déposer, dans un premier temps, une Demande de Renseignements (DR), puis de poursuivre avec un Plan Localisé de Quartier (PLQ).

L'objectif du projet du quartier de l'Etang est de transformer entièrement le site et de créer environ 266'000 m2 de surfaces brutes de plancher (CBP), dont environ 94'000 m2 à du logement.

Dans le cadre de ce projet, edms SA a réalisé l'avant-projet de gestion des eaux (schéma directeur), un concept énergétique territorial, ainsi qu'une charte de développement durable.

Crédit photo: DPA + Favre & Guth SA
http://www.edms.ch/projet/show/id/57
 

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l'article du GHI date: depuis on a moins de logement (250 de moins) et plus de surface commerciales (alors même qu'il y en a trop dans le canton)
dans l'article du GHI de juillet on parle des premiers habitants pour 2018 alors que dans celui du temps qui date d'hier ils parlent de 2017. En effet les travaux doivent commencer l'année prochaine, or il faut 2 ans pour construire un immeuble (même d'une vingtaine d'étages).
En tout cas dans quelques mois le projet va commencer. Ca fait plaisir a voir.
 

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l'article du GHI date: depuis on a moins de logement (250 de moins) et plus de surface commerciales (alors même qu'il y en a trop dans le canton)
dans l'article du GHI de juillet on parle des premiers habitants pour 2018 alors que dans celui du temps qui date d'hier ils parlent de 2017. En effet les travaux doivent commencer l'année prochaine, or il faut 2 ans pour construire un immeuble (même d'une vingtaine d'étages).
En tout cas dans quelques mois le projet va commencer. Ca fait plaisir a voir.
Je ne crois pas que les données aient fondamentalement changé depuis le mois passé. On sait ce que retiennent les journalistes qui assistent aux conférences de presse: pas grand chose. Ces articles sont écrits à la va-vite et les chiffres sont avant tout indicatifs, parfois arrondis, parfois tout simplement faux, ce qui fait que d’un journal à l’autre les chiffres ne sont pas les mêmes. Un des deux journaux a aussi repris un visuel du vieux projet, qui n’a plus rien à voir avec le projet lauréat. Pour dire à quel point ils peuvent tout mélanger. Bref.

En tout cas, je me réjouis de voir le résultat du concours d’architecture car la forme en hexaèdre irrégulier des immeubles m’intrigue un peu. J’imagine mal tout un quartier avec des immeubles aux façades inclinées. Mais bon… on verra. Il faudra aller vite s’il veulent commencer la construction l’année prochaine. Dans 5 mois, on y est déjà…

Infographie: http://www.letemps.ch/rw/Le_Temps/Quotidien/2014/08/22/Une/ImagesWeb/P07_SUI_Projet_de_L_Etang.pdf
 

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Un article est paru dans le journal de la commune de Vernier concernant le quartier de l'Étang.

http://www.vernier.ch/dl.php/fr/5416cf71c16dc/ActuVernier_septembre_2014.pdf
Pour ce qui est de la densité bâtie, il n’y a rien à redire. C’est un projet ambitieux, à la hauteur d’une ville à dimension internationale et qui se veut comme telle.

Avec les projets en avancement du côté de Pont-Rouge (PLQ adopté), des Vernets et de la Marbrerie – et à plus long terme tout les secteurs de Grosselin, de l’Etoile et de Camembert – l’agglo genevoise aura vraiment fière allure.

En revanche, le bâtiment brillant comme un lingot d’or me semble un peu déconnecté du reste. Le curieux immeuble à parasols paraît lui aussi venu d’une autre planète. Je ne suis pas vraiment convaincu par la cohésion de l’ensemble qui me paraît un peu brouillon et me laisse plutôt circonspect. Pourtant le résultat global semble très vivant. Peut-être que ça sera très bien finalement. Etrange sensation.
 

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Un peut Oslo "Barcode" style. Simpat.
Oui, c’est vrai. Je suis allé voir le projet dont tu parles, et il y a effectivement un air de famille. Juste l’eau en moins.

Apparemment, l’entrepreneur veut commencer les travaux déjà cette année. Mais je ne sais pas si toujours d’actualité.

La plupart des immeubles ont 9-12 niveaux, le lingot encore un peu plus. Ceux le long de la voie de chemin de fer sont par contre limités à 5. De plus, l’ensemble est très dense, avec peu d’espace entre les immeubles. Seuls quelques parvis amènent une respiration, sans excès. C’est top.
 

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Ce que je trouve intéressant c'est que juste a cote il y a des grandes tanques de pétrole si je l’aperçoit bien. ;-).
Oui, effectivement. Ce sont bien des citernes de pétrole avec une capacité de stockage de 450'000 m3.

Il y a quelques années, il était question de les déplacer. Mais le canton de Genève y a renoncé, la probabilité d’un accident grave étant faible.

Si tu as regardé la deuxième vidéo publiée plus haut, celle de la première version du projet, tu as sans doute remarqué qu’une très longue barre d’immeuble était censée protéger les autres immeubles.

Mais il n’y a pas que les citernes qui posent problème. Les trains, qui transportent le chlore en provenance de la France à destination des industries valaisannes, passent sur la voie de chemin de fer qui longe le futur quartier. Apparemment, ce problème sera réglé dans l’avenir: les trains seront acheminés vers la gare de triage de la Praille.

Extraits de texte de la TDG:

Le chlore est un produit très volatile et mortel. «Si un wagon libère tout son contenu, on estime que jusqu’à 30% des personnes à l’air libre décèdent dans un rayon de 2,5 km», indiquait dans nos colonnes en décembre Pascal Stofer, chef du secteur accident majeur à Genève. A Genève, un wagon de chlore passe en moyenne chaque jour à travers la ville.

Ce gaz est produit en France. Il est livré dans les usines chimiques valaisannes Lonza et Syngenta. Celles-ci pourraient le produire elles-mêmes, mais s’y refusent pour des raisons de coût.
Pour les responsables de la sécurité, c’est un casse-tête, un défi presque insoluble. Le transport de chlore par le rail, toujours plus intense, pose un problème énorme pour les futures habitations proches des voies. Dans le pire des cas, et si on suit les prescriptions fédérales, il faudra mettre en place des plans de sauvetage pour des quartiers entiers, former les habitants, les confronter à la catastrophe, dans les écoles, les crèches, les commerces. «Ce genre de plan n’a jamais été mis en place, personne ne sait vraiment comment faire», reconnaît Pascal Stofer, chef du Secteur accidents majeurs à la Direction générale de l’environnement.

Pour ne pas en arriver à cette extrémité, Genève mène la fronde à Berne. L’enjeu est crucial. «A Genève, la création de 7000 logements est concernée par ce problème», constate Bernard Leutenegger à l’Office de l’urbanisme.
L’arc lémanique est le plus touché. Il concentre les quatre lieux où le risque est le plus élevé. Deux à Genève, un à Lausanne et à Renens. Ces convois alimentent les entreprises chimiques en Valais: Syngenta à Monthey et Lonza à Viège. Elles utilisent le chlore pour la fabrication de pesticides, herbicides, etc.
 

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TRTL
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C'est clairement problématique et pas uniquement pour les projets, mais simplement pour ce qui existe déjà. La ligne du Tonkin a peut-être des avantages pour le coup (sans vouloir refiler les dangers de l'autre côté de la frontière, mais pour des raisons de densité).
 

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C'est clairement problématique et pas uniquement pour les projets, mais simplement pour ce qui existe déjà. La ligne du Tonkin a peut-être des avantages pour le coup (sans vouloir refiler les dangers de l'autre côté de la frontière, mais pour des raisons de densité).
Les Néerlandais ont réglé ce problème déjà en 2007 en construisant une ligne réservée au trafic de marchandises: la Betuweroute. Elle relie le port de Rotterdam à la frontière allemande sur 160 km et évite les grands centre urbains.

Evidemment, ça paraît peu réaliste le long du Léman. Mais la future (et très hypothétique LGV) le long de l’autoroute Genève-Lausanne permettrait, au moins en partie, de faire passer les convois dangereux hors des grands centres (sauf Genève et Lausanne).

Mais le plus fou dans tout ça, c’est que personne n’a le courage d’interdir le transport de chlore, alors qu’il serait très simple de le fabriquer sur place, en Valais. Mais voilà, quand il s’agit de pognon, on préfère prendre le risque, aussi minime soit-il, de condamner à mort des centaines ou des milliers de personnes en cas d’accident plutôt que de prendre la seule décision qui s’impose.
 
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