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S’inspirant de l’architecture berbère, qui naguère répondait à la nécessité de se protéger des invasions, les villages fortifiés se succèdent dans la vallée du Rhéris, comme le long de la plupart des oueds du Sud marocain. Aujourd’hui, alors que les menaces de razzias ont disparu, l’imbrication des habitations, l’étroitesse des fenêtres et la structure en terrasse des toitures qui recouvrent maisons et ruelles ont pour destination principale de préserver les occupants de la chaleur et de la poussière. Ces toits plats communicants permettent de faire sécher les récoltes. Parfaitement intégrées dans le paysage, les maisons sont généralement bâties en pisé d’argile et de chaux prélevées sur place. D’apparence robuste, ces constructions sont fragiles, car en matériaux friables ; la moitié des édifices construits il y a 50 ans sont aujourd’hui en ruine.

 

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Le Rhéris coule au sud du Haut Atlas, près de la frontière algérienne. De nombreux villages fortifiés se nichent dans sa vallée à l’abri de la chaleur et de la poussière. Cette région du Sud marocain, très aride, a développé pour son agriculture une irrigation des plus anciennes s’appuyant sur la technique des rhettaras, canaux souterrains qui drainent l’eau des sources et des nappes phréatiques vers les cultures vivrières ou les jardins. Nécessitant une grande main-d’œuvre, elles ont peu à peu été abandonnées au profit de nouvelles méthodes qui peuvent provoquer l’engorgement et la salinisation des sols et qui en outre sont beaucoup plus consommatrices en eau. La généralisation de ces techniques a conduit l’agriculture à prélever 70 % de l’eau douce consommée au niveau mondial et à perdre chaque année 2 % des terres irriguées, devenues trop salines. Ainsi, après avoir été marginalisées, les méthodes telles que les rhettaras ou le goutte-à-goutte sont de nouveau à l’étude pour limiter le gaspillage. L’irrigation reste essentielle, car dans le monde les 20 % des terres agricoles irriguées produisent 40 % de notre alimentation.

 
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