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RN9 | TICHKA | Tunnel (Setti Fatma - Tidili) | 11km | 10 MMDH | #Project

96974 Views 235 Replies 59 Participants Last post by  sergio_fontella
Relance du projet du tunnel de Tichka



"Le tunnel de Tichka, une vision pour une ambition" est le thème d'un colloque international qui sera organisé, samedi à Ouarzazate, à l'initiative du Conseil provincial local.

Selon les organisateurs, ce premier colloque qui s'inscrit dans le cadre d'une série de rencontres, vise la relance du projet du tunnel qui constitue le rêve de toute une région.

Marquée par la participation de tous les départements publics et opérateurs privés concernés, cette rencontre sera une occasion pour évaluer les retombées économiques et touristiques sur la région, a-t-on ajouté de même source.

La place géographique du Maroc en tant que trait d'union entre le continent africain et l'Europe, le tunnel de Tichka et les grands chantiers du Maroc : pour la modernisation des infrastructures des transports et la prospective des effets socioéconomiques du tunnel de Tichka, sont les thèmes qui seront débattus lors des ateliers qui seront organisés dans le cadre de ce colloque.

D'une superficie de plus de 40.000 ha, les provinces d'Ouarzazate et de Zagora souffrent sur le plan socioéconomique, souvent en hivers, de coupures de la route de Tichka an raison des tombées de neige.

Le premier projet de mise en place d'un tunnel avait été conçu pendant la période coloniale, puis un deuxième lors de la moitié des années 70 du siècle précédent, toutefois les deux n'ont jamais abouti sur le plan pratique.
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23-02-2009
Ouarzazate: Un tunnel au Tichka est-il la solution ?
· Un million de personnes concernées

La route n° 9, célèbre par son Col de Tizi'n'Tichka, mérite sa réputation de route des plus ardues. Reliant Marrakech à Ouarzazate, elle a toujours été un lieu d’accidents mortels. Son avenir nécessite ainsi une sérieuse réflexion. Si les discussions tournent ces dernières semaines sur ses fréquentes coupures du fait des chutes de neige, le véritable débat devrait plutôt porter sur sa nature.
L’état actuel des choses en fait un obstacle attesté devant le développement de toute une région. Une zone qui comprend trois provinces, en l’occurrence Ouarzazate, Tinghir et Zagora.

L’une des revendications formulées réside dans le creusement d’un tunnel. Le concept n’est pas nouveau. Il a déjà été au cœur d’un projet des autorités coloniales, mais plutôt un tunnel ferroviaire. L’idée était de ramener des charges du manganèse des mines de Tidili. L’on avait même commencé à foncer quelques centaines de mètres.
La première étude élaborée durant l’ère d’indépendance remonte à 1974. Elle fut réactualisée à travers une enquête technique et financière, à l’initiative du département de l’Equipement d’Ouarzazate, en 1996. En vain, ces études restent toujours lettre morte. Le même département a commandité à ses services d’élaborer une autre étude de faisabilité. Elle n’est pas encore achevée, mais elle ne vise plus à mettre en place un tunnel, mais juste revoir le tracé sinueux de la route n° 9.
Une manière d’améliorer, comme disent les responsables, les services de la route actuelle. L’on s’attend aussi à ce que cette nouvelle étude fasse sortir des petits tunnels, qui feront gagner quelques kilomètres, mais aussi éviter quelques virages dangereux.

Droit d’accès
Pour d’autres acteurs associatifs, professionnels de tourisme et opérateurs économiques, il s’agit d’une manière de contourner le projet du tunnel qui impactera positivement les conditions socio-économiques dans cette région. «L’étude de 1996 n’est pas convaincante, car elle prévoit, pour ce projet, un budget de 1,7 milliard de DH, alors qu’effectivement cela demandera une bagatelle de pas moins de 8 milliards de DH», indique Mohamed Allal, directeur provincial de l’Equipement à Ouarzazate. Les difficultés techniques et financières sont l’ossature de l’argumentaire des responsables.
Pour un tunnel long de 10 km et au dessus duquel il y aura un mont de 1,5 km de hauteur, il faut développer une autre vision. «L’aération ne peut ainsi provenir d’en haut, mais juste des deux bouts, d’où le déploiement de coûts excessifs, en plus des normes de sécurité, notamment pour les incendies, qui seront aussi très coûteuses», a renchéri Allal. Globalement, le coût d’exploitation serait très élevé, par rapport au trafic prévu sur les prochaines années. Résultat: on ne veut pas d’un projet qui nécessitera des injections permanentes. Ce n’est pas de cette oreille que l’entend Lekbir Ouhajjou, universitaire et acteur associatif.
Pour ce natif de la province de Zagora, «la mise en place d’un tunnel au niveau du Tichka ne doit pas se poser en termes financiers, mais plutôt en termes de droit d’accès à un million de citoyens. Quant à l’argumentaire financier qui fait état d’un surcoût d’exploitation, Ouhajjou s’est demandé si c’est la démarche suivie dans tous les projets initiés dans le pays.

Ali RACHDI / L'économiste
Un tunnel entre Ouarzazate et Marrakech
Par Eric MARTIN, lundi 6 février 2006

La réalisation d'un tunnel entre Ouarzazate et Marrakech, comme réclamée à l'unanimité par le Conseil provincial local, est de plus en plus d'actualité. Les habitants de la vallée de Drâa, qui comptent sur cette importante infrastructure pour rompre leur isolement, commencent à s'interroger pour savoir si le projet sera concrétisé un jour.

En cette saison enneigée qui provoque de fréquentes coupures de la route nationale N° 9 et d'importants dommages socio-économiques à la vallée de Drâa, le besoin de cet ouvrage se fait grandement ressentir.

A plusieurs reprises cet hiver, la route nationale principale N° 9 (RN9) était non opérationnelle comme en témoignent les différents communiqués du ministère de l'Equipement et des Transports qui ne cesse de mettre en garde les usagers du célèbre col de Tizi-N'-Tichka, situé à une altitude de 2.260 m contre les risques de neige et de verglas.

Connue pour être l'une des plus difficiles routes du Royaume, la RN9 est caractérisée surtout par un tracé sinueux et un profil en long accidenté sur une longueur de 146 km. La situation s'aggrave particulièrement du fait des chutes de neiges et des éboulements de terrains. Le tronçon le plus difficile dans ce sens n'est autre que celui reliant Taddart à Ighrem N'ougdal.

A ce niveau, il est souvent impossible de circuler. Une solution avait été conçue, en mettant en place une route reliant Ouarzazate à Demnate, à travers Ghassat. Seulement, tous les usagers se sont rendu compte qu'il vaut mieux prendre le risque de franchir le col de Tichka que de s'aventurer à prendre une route étroite et apparemment sans aucun entretien.

D'autres usagers étaient cependant contraints de faire le détour par Agadir (800 km), ce qui n'est pas non plus un voyage de luxe. La recherche d'une liaison routière stable et sécurisée, par le biais d'un tunnel est devenue, par conséquent, une nécessité afin d'assurer une circulation libre tout au long des quatre saisons.

Une étude de faisabilité de ce projet avait été élaborée en 1974, avant qu'une deuxième enquête technique et financière ne soit lancée en 1996. Elle est l'œuvre de la direction provinciale de l'équipement d'Ouarzazate.

Selon cette étude, la réalisation d'un tel ouvrage permettrait actuellement de réduire la distance Marrakech-Ouarzazate de 45 km et de réaliser un gain de temps de plus de 40 minutes pour les véhicules légers et d'une heure pour les poids lourds. Mais le véritable gain pour la population du Drâa, qui atteint 783.000 personnes, serait leur désenclavement et surtout la sauvegarde de leur vitalité socio-économique qui fait vivre une zone de 41.679 km2.

Le tracé de ce tunnel, long d'environ 10,3 km, est dicté essentiellement par la nature géologique des terrains à traverser. Les termes de l'étude technique prévoient la liaison par tunnel entre Asgaour et Tagadirt, suivie par une route neuve qui s'étend sur 12 km environ. Le coût global du projet est aujourd'hui estimé à 170 milliards de centimes.

L'étude indique également que la mise en place de cet ouvrage ne pose, dans les hypothèses de base, pas de gros problèmes de faisabilité. D'autant plus que le nouveau projet est renforcé par une base comparative par rapport à d'autres tunnels, dans d'autres contrées.

Concernant le volet sécuritaire, l'étude s'est inspirée des normes requises par l'Association internationale permanente des congrès de la route (AIPCR) et dont un comité des tunnels routiers publie tous les quatre ans des recommandations actualisées tenant compte des évolutions constatées dans les différents pays.

Dans ce cadre et outre les mesures d'exploitation, de surveillance et d'organisation des secours, le tunnel du haut Atlas prévoit la mise en place d'une usine de ventilation aux deux bouts de l'ouvrage, de garages espacés de 800 m, de refuges d'incendies dimensionnés de manière à recevoir une centaine de personnes avec une surface utile de 50 m.

D'autres mesures sont également prévues et portent sur l'éclairage, le désenfumage et la décompression. Se référant aux situations dans plusieurs tunnels, l'étude se veut réaliste et affirme que toutes ces mesures ne peuvent qu'améliorer la sécurité, sans pour autant prétendre la rendre absolue.

Le comportement des usagers, dans ce genre de situation, étant le plus décisif. Pour une vallée qui a choisi de faire du secteur touristique son créneau porteur de développement, la réalisation d'un tunnel à ce niveau et en ce moment serait d'un plus grand réconfort socio-économique mais également psychologique.
lol, c'est pas moi, mais c'est BiladAtlas qui nous a déniché cette petite merveille ! :eek:kay:

Marrakech-Ouarzazate ne seront plus distantes que de 155km grace à ce tunnel, ça serait vraiment génial !! et en dédoublant se tronçon de la N9 (pourquoi pas), le trajet entre les deux villes pourrait se faire à l'avenir en 1h40...contre 3h30 aujourd'hui.
Merci pour l'article VegaM ! Il est tout frais ou c'est une archive ?
Perso, je ne suis pas contre le TGV, je pense que c'est une bonne vitrine pour attirer plus d'investisseurs...par contre IL FAUT que l'ONCF lance en parallèle un programme d'extension de son réseau avec des axes comme Rabat-Khémisset-Meknès, Oujda-Saidia-Nador, Oued Zem-Beni Mellal,..et cela le plus rapidement possible, et ne pas tous miser sur le TGV et oublier le reste :eek:hno:

On veut prendre exemple sur la France et avoir un TGV aussi, pourquoi pas...mais n'oublions pas que la France a aussi 30.000 km de voies-ferrées reliant toutes les villes de l'Hexagone.
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