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Le Maroc est professionnel

2010.11.10 17:07:30

La loi 30-09 a été publiée au Bulletin Officiel.

Elle sera donc mise en application et partant opposable à tous les décideurs du sport national.

Oui, du sport national, car elle ne se limite pas au seul football.

On veut, par cette loi, qui a mis beaucoup de temps avant d’être adoptée, professionnaliser la pratique sportive, désormais considérée comme une activité ludique et aussi et surtout économique.

Autrement dit, on compte faire du sport un agent du développement économique comme l’est l’agriculture, la pêche, l’artisanat ou le tourisme.


Le Maroc retardataire et longtemps mauvais élève

Avec un plus, qui a toujours caractérisé le sport et en a fait la spécificité par excellence, son statut de véhicule de Développement Humain.

Que de gens ont vécu du sport, qui en ont fait une pratique et un gagne-pain, sans que les gouvernants n’aient jamais relevé cet apport à l’équilibre sociétal, à la création d’embauche à longue durée ou à durée limitée, aux petits métiers clandestins ou non, aux médias écrits, audiovisuels sans oublier la presse électronique qui fait florès, tous vivent du sport et le font vivre.

Les rédacteurs de la nouvelle loi, la deuxième dans toute l’histoire du Maroc depuis l’Indépendance, qui se suffisait dans ses obligations et contrats du Dahir du 24 février 1958, ont fait un sursaut qualitatif, destiné à la mise à niveau du sport, conformément au nouveau droit international du sport, tel que légiféré par les institutions sportives internationales et particulièrement le CIO et la FIFA.

Le Maroc, qui se croyait à l’écart de la Communauté sportive internationale, est désormais disposé, au moins légalement et textuellement à assurer la mise à niveau obligatoire de son sport.

Nous avons pris beaucoup de retard, par rapport à des pays comme l’Egypte, le Soudan, inspirés du monde anglo-saxon depuis la fin du 19è siècle, la Tunisie voire même de petits pays moins développés que le nôtre.
La FIFA en avait pourtant appelé à la réforme du football, pour le libérer de pratiques archaïques, dans certains pays où on avait réclamé l’adoption du « Non-Amateurisme », une étape vers le professionnalisme.
C’était après le Mondial 1998, en France où le Maroc était présent pour la dernière fois.

La Société sportive au service des investisseurs
La FIFA est revenue à la charge en 2004 et réclamé en 2008 que la pratique du professionnalisme devienne une obligation pour tous les pays de la Planète Football, avec le risque de voir ces pays, dont le nôtre, condamnés à se cantonner et se suffire de la pratique du football amateur en cas de réticence.

La nouvelle loi a fait le ménage, au moins à ce propos, car il ne faut pas oublier qu’en 2012, les grands clubs du monde et il en existe chez nous ( !) seront appelés à se doter d’une Licence de Club, destinée à permettre aux dits clubs de disputer les compétitions continentales et internationales

On le voit, nous avons pris beaucoup de retard, mais la nouvelle loi, que personne n’est sensé ignorer ( !), constitue une véritable évolution dans le paysage sportif national.

Outre que la bonne gouvernance et la transparence seront de mise, l’élite économique et financière disposera de toutes les garanties pour investir dans le sport.

En étant actionnaires et propriétaires dans certains cas, sans que le souci associatif, au moins sur le plan éthique ne soit sacrifié à des pratiques bassement mercantiles.

Mais on pourra s’adonner au sport et en sortir gagnant, à travers la société sportive, copiée sur le modèle SA, la Société à Objet Sportif etc.

Outre le côté financier, le nerf de la guerre, on privilégie la formation et la protection des acteurs du sport, les athlètes et les stars. Sans oublier les agents de joueurs invités à respecter certaines normes, y compris sur le pourcentage prélevé sur les actions de transfert ;

Il est vrai que la nouvelle Loi sur le sport est brouillonne, notamment quand elle se veut exhaustive et aligne des exemples relevant du factuel et non du juridique, mais la pratique y mettra certainement un terme, surtout que le préambule est assimilable à un carton rouge, exhibés à la face de tous les récalcitrants.

Belaïd BOUIMID. radiomars.ma
:cheers:
 
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