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L'énergie électrique au Maroc: La seule issue pour le Maroc, s'il veut devenir indépendant en énergie et en eau, est de recourir aux éléments dont la nature l'a généreusement doté: le vent et le soleil. Grâce à ces deux sources d'énergie, il produira suffisamment de H2, énergie propre


Le physicien nucléaire Allemand Hans Peter Dürr, prix Nobel en alternatives, déconseille fortement l'utilisation du nucléaire, car, pour lui, si cela tournait mal, les futures générations en subiraient de fâcheuses conséquences.

Nous savons que les USA ainsi que d'autres pays occidentaux tels l'Autriche et la Suède n'accordent plus d'autorisation pour la construction des centrales nucléaires, et que l'Allemagne a décidé de ne plus augmenter le nombre de ses centrales thermonucléaires. Il en résulte que le marché est devenu très restreint pour les entreprises de construction de centrales électriques qui doivent se contenter désormais du marché des pays en développement dont le Maroc.

La complexité du problème n'étant pas reconnue chez nous, il n'y a pas de déclarations claires de la part de nos politiques. Il y aurait quelque 434 réacteurs nucléaires dans le monde et 7 autres en construction selon la Commission Atomique de Vienne. Dans quelques années, 14 centrales atomiques, dont une en Allemagne, seront fermées à cause de problèmes techniques.

Par ailleurs, si seulement la moitié des besoins mondiaux en énergie devrait être fournie par ces centrales atomiques, il faudrait en construire 4.000 nouvelles, sachant que l'énergie produite dans le monde par ces centrales n'est que de 5%; beaucoup moins que ce que l'on pourrait espérer.

Supposons aussi qu'il n'y ait plus d'uranium dans 20-30 ans! Une foule de questions se posent alors, du genre:



* Qui va assurer le financement nécessaire à en extraire de nouveau?
* Où ces centrales seront-elles construites?
* Quel pays voudra-t-il prendre ce risque?
* Où déposera-t-on les déchets radioactifs, dans l'Atlas par exemple ou au Sahara?


Examinons à présent le volet des risques potentiels. Déjà avec les antécédents de pannes qu'ont connues des centrales nucléaires à Harrisburg/USA, en Suède, en Allemagne et à Tchernobyl, il importe pour qui entreprend d'investir dans ce domaine de savoir qu'il n'y a pas de système agréable d'erreurs en industrie atomique: les erreurs et les défaillances relatives aux ordinateurs, aux interventions de réparation (comme à Tchernobyl), aux séismes provoqués par des crashs d'avions ou des attentats terroristes, etc, ont un rapport avec les personnes.

Il suffit pour qui se sent concernée d'entreprendre une visite en Ukraine pour mieux se rendre compte des dommages encore perceptibles aujourd'hui et pour comprendre le risque que cela représente pour l'humanité.

Le bilan de la catastrophe de Russie concernant le dépôt des décharges, impardonnables d'ailleurs, en dit long sur ce sujet qui a été amplement traité par la presse allemande et européenne.

La seule issue pour le Maroc, s'il veut devenir indépendant en énergie et en eau, est de recourir aux éléments dont la nature l'a généreusement doté: le vent et le soleil.

Grâce à ces deux sources d'énergie, il produira suffisamment de H2, énergie propre, écologique, peu coûteuse et abondante.

C'est aujourd'hui être réaliste que d'adopter une attitude futuriste en ce qui concerne la production de l'énergie et de l'eau pour l'avenir.
H2 n'apporte pas seulement la bonne santé, il ne garantit pas seulement un bon environnement, il contribue aussi à l'amélioration de l'agriculture et à la création de l'emploi.
Ceci est possible grâce aux perfectionnements technologiques tels que la Photovoltaïque, la Géothermique et la production du courant qui apporteront beaucoup d'avantages au pays.

Rappelons que l'hydrogène pur a le pouvoir calorifique le plus élevé. Or, la plus grande source d'hydrogène sur la terre n'est autre quel'eau.

Le traitement et la préparation de l'eau ne nécessitent pas d'autres énergies que l'énergie solaire, elle-même très abondante au Maroc.

Il est communément admis que l'atmosphère autour de la terre se compose entièrement d'hydrogène. Ses composants sont 2 atomes d'hydrogène et 1 atome d'oxygène donnant naissance à une combinaison à trois H20.
Si l'on se réfère à la philosophie politique classique, on s'aperçoit qu'elle concevait toujours la démocratie et la vertu allant de paire. Il en est de même avec l'eau dont nous tirons de l'énergie en la divisant en H2 et 02.
Cependant, il ne s'agit pas pour nous de parler dans notre pays, le Maroc, d'une nouvelle énergie mais seulement de séparer ces éléments porteurs d'énergie.
N'oublions pas que l'origine du mot "énergie" vient du grec et qu'il signifie "efficacité". Et, un bon pourcentage d'efficacité est tout à fait possible.
Avec H2 (Hydrogène), le Maroc peut garantir entièrement son indépendance vis-à-vis d'autres pays et se constituera en nation autonome avec notamment des atouts tels:

* Une nouvelle industrie automobile
* Une nouvelle industrie chimique
* De l'eau potable et de l'énergie pour toutes les régions
* Des opportunités réelles pour l'exportation de l'énergie vers des pays moins favorisés
* La création de milliers de nouveaux postes de travail.

Mais, admettons-le, il n'est pas facile pour certains organismes étatiques tels que les ministères ou les politiciens de mener sans erreurs la mise en oeuvre des systèmes de pensée de types complexes. Il en résulte alors souvent une description erronée des objectifs, des analyses de situation incongrues et souvent aussi une tendance au dépassement des objectifs des projets.

Alors qu'on peut devenir indépendant de l'extérieur de l'Europe ou d'autres États et développer dans notre pays une économie énergétique indépendante qui peut être financé si les facteurs de cette indépendance, citée précédemment, sont bien mis en œuvre.

Rappelons enfin que le Maroc a signé le protocole de Kyoto, ce qui l'oblige à prendre tous ses engagements.
L'alternative pour lui c'est l'hydrogène qui est bon marché et qui peut-être produit au Maroc.

H2 Energy SA Maroc Aghroud Plage 77 - B. P. 6082 Anza 80002 Agadir - Maroc Tel. 00 212 28 82 60 58 Fax. 00 212 28826059 Mobil. 00 212 61 38 57 07

Web: www.h2energy-maroc.com

Helmut Hoedt Member of International Association of Hydrogen Energy
 

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Eco-Development News

http://www.leconomiste.com/article.html?a=78683

Comment préserver l’embouchure de la Moulouya

· Des experts planchent sur le projet

· Les aménagements touristiques de Saïda pointés du doigt


DÉVELOPPEMENT économique ne doit pas être synonyme de massacre écologique. Et c’est un sujet qui préoccupe les acteurs de la région de l’Oriental. Une région qui aspire à devenir un pôle de croissance. D’importants chantiers structurants sont lancés.
La région mise aussi beaucoup sur la future station balnéaire de Saïdia. Ce chantier devrait servir de locomotive pour tout l’Oriental. Mais à plusieurs reprises, les environnementalistes ont tiré la sonnette d’alarme pour prévenir la dégradation des sites.
La semaine dernière, à Oujda, des experts ont planché sur le site d’intérêt biologique et écologique de l’embouchure (Sibe) de la Moulouya. Ainsi, Mohammed El Malhaoui a dressé un tableau des principaux dysfonctionnements qui pèsent sur le Sibe de la Moulouya avant de proposer quelques alternatives à même de préserver cet important patrimoine naturel, réputé pour sa faune et flore. Un patrimoine qui reste fragile et sensible aux changements climatiques et pressions anthropiques.
L’intervenant a souligné la perte progressive d’éléments de biodiversité, la régression des stocks de poissons migrateurs et estuariens, le braconnage des nids et des œufs d’oiseaux, outre les impacts des pollutions industrielles et agricoles…De son côté, Mohammed Sabaa a présenté un exposé sur le traitement des eaux usées par boues activées en se référant à une expérience de la région de l’Andalousie qui présente les mêmes conditions climatiques que la région de l’Oriental. «Toutefois, précise l’enseignant-chercheur, cette technique peut être poussée au traitement tertiaire par microfiltration pour réutilisation à des fins agricoles ou par osmose inverse pour la recharge de la nappe».
Les institutionnels, à l’instar de Farid Chourak, directeur du Centre régional d’investissement (CRI) ont rappelé que le développement du tourisme littoral est un moteur de croissance économique. Un littoral riche de 5 écosystèmes différents permettant un développement autour de 5 niches spécifiques. «Il s’agit seulement de trouver un équilibre entre la contrainte de développement socioéconomique et le souci de préservation de l’environnement», souligne Chourak.
A signaler que cette journée, qui a réuni universitaires, institutionnels, acteurs associatifs, écologistes, s’est distinguée par une participation massive d’étudiants chercheurs du troisième cycle qui ont manifesté beaucoup d’intérêt à cette manifestation. Nonobstant l’échange fructueux et la confrontation ardue d’idées, les parties intervenantes semblent campées, chacune dans sa position.

Sensibilisation


LES écologistes ont une nouvelle fois saisi l’occasion pour évoquer les impacts négatifs de la nouvelle station balnéaire de Saidia sur le SIBE et le patrimoine maritime de l’Oriental (cf :www.leconomiste.com).
Pour eux, il ne s’agit d’arrêter le développement de la région, mais de veiller à ce des mesures soient prises pour préserver les sites écologiques. Ces derniers recommandent aussi des campagnes de sensibilisation auprès des populations locales.
 

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Oriental: De l’archéologie pour servir l’écotourisme

http://www.leconomiste.com/article.html?a=78676

· Des fouilles archéologiques programmées en juin dans la province de Jerada

· Une opération menée dans la grotte de Ghar Zebouj

· Le centre de recherche archéologique d’Oujda, chef de file du projet

La région de l’Oriental regorge d’un riche patrimoine archéologique. Et pour valoriser ce patrimoine, le Centre universitaire de recherches archéologiques de l’université Mohammed Ier d’Oujda (CURA) et l’Institut national des sciences d’archéologie et du patrimoine (INSA) Rabat organisent des fouilles archéologiques dans la commune rurale de Guenfouda dans la province de Jerada, du 1er au 25 juin.
Ces fouilles ont été programmées suite à une série de prospections qui ont permis la découverte de nombreux sites d’intérêt archéologique. A noter que la région compte plus de 300 sites répertoriés dont les grottes du chameau et des pigeons dans la province de Berkane. Ces fouilles seront menées par une équipe composée de 10 enseignants-chercheurs et des archéologues nationaux.
Connue par ses oliviers sauvages, la grotte, appelée communément Ghar Zebouj, est située dans des monts entre les villes de Jerada et Oujda. Et plus précisément à 6 kilomètres de la commune rurale de Guenfouda. Signalons que le gouffre a suscité l’intérêt des archéologues en 2002.
De premières prospections ont permis la découverte, en contrebas du site, d’importants vestiges d’industrie lithique: outils, débris, éclats, restes de dents, fossiles d’animaux… L’abondance de preuves suggère l’occupation de longue durée de cette grotte par des hommes préhistoriques.
L’un des principaux objectifs de ces fouilles archéologiques de juin prochain est, selon des organisateurs, de connaître les civilisations ayant occupé cette zone dans la préhistoire et de retracer les modes de vie des peuples qui y ont vécu. «Par ailleurs, ces fouilles archéologiques sont à même de contribuer au développement économique et socioculturel de la région et plus particulièrement au développement de l’écotourisme. Une niche qui gagne de plus en plus d’intérêt en tant que tourisme durable, équitable et responsable», affirme Hassan Aouraghe, paléontologue à la faculté des sciences d’Oujda.
 

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Une écotaxe en projet au Maroc

Les sacs en plastique envahissent de plus en plus notre espace vital et constituent une menace sérieuse à l’environnement.
«Le Maroc, au même titre que les pays en développement, est confronté à des problèmes environnementaux dont celui des sacs en plastique», confirme Mohamed El Yazghi, ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Eau et de l’Environnement lors d’une rencontre tenue à Rabat le 7 juin dernier. Chiffres à l’appui, il a mis en évidence la gravité de la situation.

«Selon les dernières statistiques, la consommation annuelle en sacs plastiques a atteint 2,5 milliards, dont près du tiers est fabriquée par le secteur informel», affirme El Yazghi. Cela donne une consommation moyenne de près de 9 kg/habitant/an.

En l’absence de décharges contrôlées et clôturées, une grande partie de ces sacs est éparpillée en pleine nature, au gré du vent. Le plus inquiétant pour le ministre «c’est que ces sacs ne sont ni dégradables ni biodégradables. Ils peuvent donc persister dans la nature pendant des centaines d’années générant ainsi des impacts négatifs sur la santé humaine et l’environnement». Face à ce danger, le département de tutelle en collaboration avec l’Agence française pour le développement (AFD) a préparé un plan d’action pour en finir avec ce fléau. Action qui s’appuie sur un diagnostic et des expériences réussies à l’étranger.

Le plan d’El Yazghi vise à régler le problème des sacs en plastique à court terme (quatre ans) avec une phase d’urgence à très court terme (1 an). La communication et la sensibilisation des citoyens font l’objet de la phase d’urgence. Pour ce faire, il y a lieu d’engager un débat national sur cette problématique accompagné de manifestations régionales.

Quant à la seconde étape, elle comprendra des actions orientées vers les différents intervenants dans le cycle de vie du sac, à savoir la population, le fabriquant et le distributeur. Pour la population considérée comme facteur déterminant dans l’éradication de ce fléau, le plan prévoit des actions visant à changer leurs habitudes comme le développement du sac en plastique réutilisable et l’instauration d’une écotaxe.

Quant aux producteurs, le travail sera focalisé sur l’organisation du secteur informel et le développement de la production des sacs en plastique biodégradables. A ce propos, le ministre a invité l’Association des plasturgistes à participer à cette action citoyenne et «de s’impliquer davantage dans une dynamique de recherche de solutions adéquates».

Par ailleurs, l’expérience du passage au dégradable en France a été mise en exergue. Une initiative-pilote sera lancée récemment dans deux grands supermarchés de Casablanca et Rabat. Parallèlement à ces actions, la stratégie du département de l’Environnement prévoit également des mesures sur les plans institutionnel, juridique, financier et fiscal.

Sur le volet législatif, un projet de décret a été préparé sur les conditions et les mesures relatives à la fabrication et la commercialisation des sacs en plastique.

Engagement des cimentiers
A l’occasion de la journée mondiale de l’environnement, plusieurs campagnes de sensibilisation, de ramassage et de destruction des sacs plastiques ont été lancées dans 10 grandes villes du pays où sont implantées les cimenteries.

Cette action a été menée an collaboration avec l’Association professionnelle des cimenteries (APC) et la société civile avec l’aide des autorités locales.

Nour Eddine El Aissi
Source: L'Economiste
 

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Discussion Starter · #6 ·
Le Maroc sauvera-t’il ses écosystèmes ?

Mis en ligne mardi 19 juin 2007 par Tela Botanica Association - Points de vue - Environnement

Les forêts d’arganiers, de genévriers thurifères, de cyprès de l’Atlas, de thuyas, de chênes-liège, de chênes zène, de chênes tauzin, de sapins ou de cèdres figurent entre autres parmi les écosystèmes cardinaux du Royaume du Maroc, pays de la Méditerranée occidentale à la biodiversité la plus riche et la plus variée.

Sous l’emprise d’un incommensurable abus d’usages, notamment d’un surpâturage irraisonné, mais aussi des affres d’une sécheresse de plus en plus drastique, le Maroc a perdu quasiment la moitié de sa masse forestière depuis les années 1950. Parallèlement et sous l’effet de cette surcharge des parcours sylvo-pastoraux, ce qui reste des plus grands massifs ne sont plus que des forêts fossilisées, sans régénération, des carcasses vidées de toutes leurs diversités végétale et animale.
À cette cadence, il ne faut pas être devin pour pouvoir affirmer que bien avant 2050, il n’y aura plus un arbre sauvage au Maroc. 93 % de désertification potentielle est le chiffre alarmant déjà annoncé par l’UNESCO pour le territoire marocain.

Ces dernières années, suite à une prise d’éco-conscience universelle, mais aussi face au péril qui guette une population rurale inquiète parce que largement tributaire des ressources naturelles, des initiatives citoyennes ont donné l’alerte et certains programmes administratifs subséquents ont été élaborés pour tenter d’inverser les tendances.

Pour ce qui nous concerne, nous nous sommes particulièrement attachés à communiquer à propos de la forêt de cèdres, tout à la fois patrimoine de l’Humanité et formation dilapidée à des fins d’enrichissement personnel par les exploitants de la filière ovine. L’une des conséquences de notre action fut la légitime initiative du Haut Commissariat aux Eaux et Forêts pour l’établissement d’un Plan d’Aménagement et de Gestion du Parc National d’Ifrane, lequel abrite les plus belles cédraies marocaines.

Une évaluation de la biodiversité pour un nouveau plan directeur du Parc avait donc été demandé par l’administration à un comité scientifique d’experts bénéficiant d’une grande expérience de la cédraie qui, tout 2006, réunissait sur le terrain et en ateliers : Fabrice Cuzin, coordinateur et mammologie, Abdelmalek Benabid, flore et végétation, Michel Tarrier, entomologie bio-indicatrice, Lahcen Chilasse, ornithologie, Mohamed Fekhaoui, herpétologie.

Pour ma part (Michel Tarrier), je voudrais louer l’initiative du gestionnaire pour avoir inclus, dans cette étude, l’entomologie bio-indicatrice, et notamment les Lépidoptères diurnes qui sont d’excellents indicateurs de la santé des sites. Il s’agit d’une initiative presque pionnière. Le papillon est le reflet de ce qu’il y a dessous... La cédraie est riche d’un exceptionnel cortège de papillons, pour beaucoup endémiques. La plupart sont en grave recul, si ce n’est en déclin, certains ont déjà disparus, catastrophique hécatombe qui est la réponse à un troupeau d’un « petit » million de têtes qui piétinent, tondent et scalpent tout dans le Parc National.
Je propose à ceux que cela peut intéresser l’expertise que j’ai menée, avec le soutien du Haut Commissariat aux Eaux et Forêts, pour tenter de sauver la cédraie et ses papillons. Les photographies illustrant cette étude raviront les esthètes et les amoureux de la Nature marocaine, une Nature si belle et si riche que nous n’en accepterons pas le saccage délibéré parce qu’elle mérite d’être protéger comme la prunelle de nos yeux.
Rapport d’expertise entomologique du Parc National d’Ifrane :
http://homepage.mac.com/jmdelacre/HomePage2/
http://homepage.mac.com/jmdelacre/papilionoidea_2/page94/page94.html
À l’attention des spécialistes impliqués dans la conservation de la biodiversité, nous joignons la version finale du Plan d’Aménagement et de Gestion du Parc National d’Ifrane (stratégies de conservation et principes de zonage, coordination : Rémi Grovel), ainsi qu’une synthèse des expertises scientifiques en amont de la procédure :
http://homepage.mac.com/jmdelacre/PNIfrane_rapport-_final-strategie_V_07.pdf
http://homepage.mac.com/jmdelacre/PNIfrane_rapport_final_annexes_V_07.pdf
http://homepage.mac.com/jmdelacre/Synthese_definitive_light.pdf
L’arsenal de textes se voulant protecteurs de la cédraie est désormais édifiant. Ces milliers de nouvelles lignes d’expertises, de rapports, de stratégies, de recommandations et de règlements savamment constitués sauront-il faire barrage au simple cheptel dévastateur de la biodiversité concernée ? Sauront-ils mettre à l’abri quelques parcelles résiduelles d’un biopatrimoine saigné aux quatre veines, rétablir les judicieux défens d’antant qui, comme "par désenchantement", avaient disparus dès lors qu’il fut question de développement soutenable ? Ou bien tout cela s’inscrit-il encore dans l’incohérence et le faux-semblant cosmétique qui caractérise nos sociétés, dans le hiatus qui sépare la bureaucratie du terrain, l’intention de la réalisation, la théorie de la pratique ?
Le Maroc sauvera t’il ses écosystèmes ? Ceux qui vivront verront, ou ne verront pas.
Michel R. TARRIER
Apartado postal 15553, E-29080 Malaga (España)
34-952.960.182 / 34-629.528.333
[email protected]

 

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Discussion Starter · #7 ·
« Un projet intégré sur le territoire »



Tanger Med a été considéré, dès sa conception, comme un projet intégré allant bien au-delà de la seule réalisation d’une grande infrastructure portuaire. En effet, Tanger Med assure le développement d’un ensemble cohérent associant au nouveau port :

* Des liaisons à grande capacité ferroviaires et routières,
* Des zones d'activité,
* Des zones franches,
* Des zones de développements urbains.

Les logiques du développement territorial sont au cœur de la démarche, tant en ce qui concerne la compétitivité des activités économiques que la dimension du développement durable.

Ainsi, le développement spatial se préoccupe :

* De préserver les milieux naturels à haute valeur, comme le littoral ou les domaines forestiers ;
* Il se soucie de rapprocher activités et bassins d'emplois, dans la perspective d’une mobilité durable

et de répartir les localisations en cohérence avec les contraintes et atouts des différents territoires.

TMSA a réalisé, dans le cadre de ses missions de coordinations sur la ZSD, une étude d’impact environnemental du projet intégré Tanger Med incluant le port, la voie ferrée et l'autoroute. Cette démarche permet la mise en œuvre, par les divers intervenants, de plans de gestion environnementale conforme aux standards internationaux.

Les actions programmées portent notamment sur :

* La sécurisation du domaine forestier,
* Un plan de gestion du SIBE Jbel Moussa,
* La lutte contre l’érosion et la prévention des incendies de forêts,
* Le soutien à l’amélioration et la diversification des pratiques agropastorales…

En ce qui concerne les constructions, TMSA a pris l’initiative de mettre en œuvre une démarche inspirée des certifications HQE (haute qualité environnementale) ou LEED (leader in energy and environmental design). Un objectif prioritaire a été de réaliser des bâtiments économes en énergie tout en assurant un confort élevé.
 

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Discussion Starter · #8 ·
Les énergies renouvelables devraient représenter 10% du bilan énergétique national à l'horizon 2012



Le Maroc ambitionne de promouvoir les énergies renouvelables à hauteur de 10% dans le bilan énergétique national à l'horizon 2012, a indiqué mercredi à Rabat Mme Amal Haddouche, directrice générale du Centre de développement des énergies renouvelables (CDER). Mme Haddouche, qui animait une conférence sous thème "le programme national de développement des énergies renouvelables et efficacité énergétique", a relevé que le programme national du Maroc porte sur la réalisation de centrales électriques éoliennes et thermosolaires de puissance (1 000 MW), la promotion et l'extension de l'électrification rurale ainsi que sur la substitution à grande échelle par des énergies propres pour les besoins de chauffage et de cuisson.
Elle a rappelé que son établissement a mis en place, en partenariat avec le ministère de l'Habitat et de l'Urbanisme, un programme intégré d'efficacité énergétique qui vise l'intégration des considérations énergétiques dans le bâtiment.
Ce programme envisage l'élaboration d'un code de réglementation thermique du bâtiment et des normes techniques pour les professionnels du secteur, la levée des contraintes et la promotion d'initiatives multisectorielles, la mise en place d'une stratégie de mobilisation, de sensibilisation et de promotion des investissements en efficacité énergétique dans le secteur du bâtiment.




http://www.jeuneafrique.com/pays/maroc/article_depeche.asp?art_cle=XIN70027lesnenoziro0

 

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Discussion Starter · #9 ·
Map of global solar energy resources. The colors show the average available solar energy on the surface during 1991 to 1993. For comparison, the dark disks represent the land area required to supply the primary energy demand in the year 2010 using currently available technology (i.e. with a conversion efficiency of 8%

 

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Discussion Starter · #10 ·
Energies renouvelables: 20% en 2020?

· Une foire maroco-espagnole au Maroc en octobre

· Gros gisements naturels à exploiter

A l’initiative de la Chambre de commerce, d’industrie et de service de Rabat (CCIS), la capitale du Royaume abrite du 26 au 28 octobre 2007 la IVe édition de la Foire internationale des énergies renouvelables et des techniques de l’eau. En fait, l’idée de cette manifestation est proprement espagnole, car les éditions précédentes ont été organisées à Almeria par la Chambre de commerce de cette ville. Près de 90 exposants marocains et étrangers venant d’autres pays comme l’Espagne, la France et l’Allemagne sont attendus. Ces derniers vont exposer des équipements, des produits et des services relatifs aux énergies renouvelables et aux technologies de l’eau, notamment ceux concernant les domaines des énergies hydraulique, éolienne et solaire. L’événement se déroulera à l’hôtel Hilton de Rabat sur un terrain de 2.000 m2 dont plus de la moitié sera réservée aux stands.
«Notre objectif à travers cette exposition est de contribuer à la promotion de la stratégie du pays en matière de développement des énergies renouvelables et gestion de l’eau», précise Omar Derraji, président de la CCIS de Rabat. Pour lui, il s’agit de deux sources stratégiques pour l’avenir de l’humanité, et elles sont même actuellement des sources de conflits et de guerres entre les pays.
Pour le volet énergétique, il rappelle le plan ambitieux de l’Etat initié dans ce secteur qui vise à faire passer la contribution de cette catégorie d’énergie, qui est très modeste actuellement, à près de 20% à l’horizon 2020.
Pour le président de la Chambre de commerce de Rabat, le Maroc doit promouvoir davantage le recours aux énergies renouvelables en profitant des gisements naturels dont il dispose. Pour l’énergie solaire, il faut noter que la nature du climat du pays permet de garantir un ensoleillement de 3.000 habitants/an. Les conditions du développement de l’énergie éolienne sont également réunies avec 3.500 km de côtes et une vitesse moyenne de vent dans certaines zones dépassant les 6 mètres/seconde.
De même pour la biomasse avec 5 millions d’hectares de forêts dont la moitie de cette superficie est dominée par l’alfa, sans oublier les grandes quantités des déchets de différentes sortes produites chaque année. Selon Derraji, le développement du secteur des énergies renouvelables est une opportunité pour le Maroc pour atténuer sa forte dépendance énergétique de l’étranger: près de 93% de ses besoins sont importés. Outre cet aspect, Derraji rappelle que le recours à ce type d’énergie moins coûteuse n’affecte pas l’environnement et présente une efficacité pour le désenclavement du monde rural.

Réalisations

Durant ces 5 dernières années, plusieurs projets en matière d’énergies renouvelables ont été initiés avec l’aide de la coopération financière des organismes étrangers. 2007 a vu le lancement à Tanger de la construction du plus grand parc éolien en Afrique dans le cadre d’un partenariat entre l’ONE et la société espagnole Gamesa. Une partie du financement du coût du projet qui s’élève à 2,8 milliards de DH sera mobilisée par la Banque européenne d’investissement (BEI) et la banque allemande Kfw. D’une puissance totale de 140 MW et d’une production moyenne annuelle de 510Gwh, la nouvelle centrale sera opérationnelle en 2009.

Nour Eddine EL AISSI

 

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Discussion Starter · #11 · (Edited)
Economie d’énergie: L’ONE s’attaque aux ménages

· La campagne démarre le 16 juillet


· 600 industriels rencontrés lors de la première caravane


A peine la caravane de sensibilisation pour la «maîtrise de la demande d’énergie» auprès des industriels achève-t-elle sa tournée que l’ONE repart en croisade auprès des ménages.
Dès le 16 juillet, l’ONE lancera une campagne, afin de les encourager à consommer l’énergie de façon responsable. «Il ne s’agit pas de diminuer les besoins, mais de pouvoir faire plus avec la même quantité d’énergie», explique Fatima Mossadeq, directrice de la communication. Des flyers offrant des conseils pratiques seront distribués aux clients dans les agences commerciales et les points d’encaissement. Des capsules d’information, et d’autres, sous forme de quiz, seront diffusées pendant quinze jours. C’est que le temps commence à presser sérieusement. La demande en électricité croît en moyenne de 8 à 9% par an, et engage des frais de l’ordre de 10 milliards de DH, production, transport et distribution confondus. Plus de 85% de l’énergie marocaine est importée. Selon Naïm Lahlou, directeur général de Citech ingénierie, qui a collaboré à l’organisation de la caravane, il y a de quoi s’inquiéter. «Le Maroc accuse de sérieux retard en matière d’efficacité énergétique», a-t-il déclaré hier, lors d’un point de presse, à Casablanca. Pendant son périple, la caravane de l’ONE a rencontré 600 industriels, entre le 20 mars et le 20 juin, dans les villes de Casablanca, Rabat, Tanger, Fès, Marrakech et Agadir. «Un nombre surprenant d’entre eux ne savent pas lire leur facture d’électricité convenablement», déplore Lahlou.
Des mesures incitatives à l’économie d’énergie ont déjà été mises sur pied par l’ONE. Des tarifs préférentiels sont accordés à ceux qui concentrent leur consommation entre 22h et 7h. «Des technologies de stockage permettent d’emmagasiner le froid pendant la nuit, puis de le libérer en journée». Les variateurs électroniques de vitesse, dont le démarrage progressif réduit les appels de puissance des moteurs, pompes et ventilateurs, sont aussi sous-utilisés. «Seulement 5% des industries utilisent cette technologie». Les industriels qui se mettent à l’autoproduction peuvent vendre leur surplus électrique au réseau national, à des prix incitatifs. «En Espagne, les méthodes d’autoproduction, dites de cogénération, produisent 6.000 mégawatts par année. C’est énorme!», compare le docteur en énergétique.
Selon l’ONE, il faut donc miser sur des opérations de sensibilisation, et démontrer aux industriels qu’ils ont tout à gagner en maîtrisant leur demande énergétique. Lahlou est persuadé qu’ils n’investiront dans des équipements à récupération ou à économie que s’ils sont convaincus qu’ils épargneront en fin de compte.

Conseils pratiques

- Les lampes et luminaires poussiéreux peuvent perdre jusqu’à 40% de leur luminosité: vaut mieux les nettoyer régulièrement!
- Éteindre la veille du téléviseur, magnétoscope ou ordinateur, peut réduire la facture mensuelle d’électricité de 15 DH.
- Si un réfrigérateur n’est pas équipé de système de dégivrage automatique, il faut fréquemment le dégivrer. La consommation d’électricité augmente dès 5 mm de givre, et double à 4 cm.
- Utilisez votre machine à laver avant 18h, car c’est l’heure de pointe et l’énergie coûte alors plus cher.

Marie-Hélène GIGUÈRE
 

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Spanish investors seek to develop biofuel production in Morocco

13/07/2007

Spanish investors are interested in investing in agro-industrial projects in Morocco aimed at producing biofuel from the Jatropha plant -- a hardy plant from South America with high oil content.

Morocco’s Minister for Energy and Mines, Mohammed Boutaleb, said Moroccan authorities are willing to provide all the facilities necessary for the future success of this project. "Spanish investors have conducted studies in various regions of

Morocco, looking for land suitable for Jatropha cultivation," he told Magharebia. "We expect them to present their suggestions over the next few days, with the aim of entering into an investment agreement with the Moroccan government."

Boutaleb went on to say that the Moroccan state is prepared to work with the Spanish investors to make the necessary land available to them, provided that the land is not agricultural, is located in semi-arid regions, and the investors agree to use water-saving agricultural techniques, such as drip-feed irrigation.

Boutaleb added that studies conducted by the Spanish investors are encouraging, as they show that biofuels will meet 2% of Morocco’s energy needs by 2012, when the Jatropha fields will have reached maturity and begun to enter the large-scale industrial production phase of biofuel.
 

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Iberdrola to study 200 MW Morocco wind park
MADRID, July 10 (Reuters) - Spain's Iberdrola will undertake a feasibility study of two wind power parks in Morocco with a total capacity of up to 200 megawatts, the company said on Tuesday.

Iberdrola will study the locations in Taza, in northeastern Morocco, and in Laayoune, in the country's south, under the agreement signed with Morocco's National Electricity Office, Iberdrola said.

If the wind projects go ahead, to provide energy for local companies, Iberdrola would have 20-year operating contracts.
 

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While in Tangiers I was impressed by the wind in the city. All year long the winds are very strong, it is ideal for all types of wind energy projects.
The maximum speed can even reach 6m/sec which I would think reflects its potential.
 

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While in Tangiers I was impressed by the wind in the city. All year long the winds are very strong, it is ideal for all types of wind energy projects.
The maximum speed can even reach 6m/sec which I would think reflects its potential.

I have read that Morocco is one of the three countries in the world with constant wind. If Morocco would build a lot windparks it can produce half of Europe energy demand.
 

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Morocco has t long coast line and an average wind strength of the 7 up to 8 per seconde ideal circumstances alternative arouse energy by means of wind mills. Morocco is because of this coast line 3e the country in the world in the field of wind strength constantly constant. Moreover the number of sun hours on year basis is very high. In combination with the rising electricity consumption of on average 9% per year is Morocco a very attractive country to invest in arousing alternative energy such as wind mills and sun energy.

http://www.hic-marokko.nl/index.html
 

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Discussion Starter · #18 ·
Nature marocaine : Sauver ce qui peut l’être

http://www.jeunesdumaroc.com/article2980.html

La volonté écologique au Maroc : La Nature marocaine était très belle, elle l’est encore. C’est du Rif au Sahara, et notamment dans les Atlas, que se situe la plus riche biodiversité de la Méditerranée occidentale.
Rien n’est simple quand on doit gérer l’épineux binôme développement-conservation et les limites de l’éthique qui consiste à pérenniser les paysages et leurs contenus sont vites franchies, rattrapées par la hantise de aménagement spéculatif. Comment ne pas comprendre, par exemple, que les décideurs marocains puissent être sensibles à l’effet-miroir des deux rives, pour le pire et pour le meilleur, et séduits économiquement par l’exemple « Costa del Sol » ? Les désastreuses leçons écologiques du Nord n’ont pas le moindre écho au Sud. Pourtant, il paraîtrait que dès demain, le souhait des touristes ne sera pas de se retrouver dans le même décor de béton et d’artifice que celui jusqu’à maintenant offert sur le rivage européen. Il serait peut-être bon de ne pas dresser un mur aussi luxueux qu’affreux au fil du littoral marocain, depuis Saïdia jusqu’à Plage Blanche, de se dire que le Maroc vaut mieux que ça et qu’il conviendrait de préserver un peu de beauté originelle pour des lendemains plus enchanteurs. Une fois massacrés et bradés, les écosystèmes ne se reconstruisent pas.
Entre forêts exténuées par le surpâturage, désert troublé par les rallyes douteux, littoraux souillés par l’urbanisme touristique, et tant d’autres problématiques, il y a des pauses vertueuses. L’écologiste et le gestionnaire étatique sont bien évidemment en confrontation logique mais positive. Lorsqu’il constate des efforts louables, le premier doit le reconnaître, C’est à ce prix qu’il y aura complémentarité constructive dans le discours et sur le terrain.


Pourquoi un haut commissariat aux eaux et forêts ?
Il y a déjà quelques années, soucieux de doter d’une meilleure solidité, efficacité et longévité l’autorité en charge des ressources naturelles nationales, Sa Majesté Mohammed VI a nommé un Haut Commissaire à la tête de cette grande cause nationale. Le judicieux intérêt d’une telle décision porte sur le caractère désormais immuable et apolitique de la fonction, contrairement à celle d’un ministère dont l’emprise d’un politique rend la gestion toujours aléatoire. Selon le mandat conféré, Monsieur Abdeladim Lhafi préside ainsi et sans limitation de durée au destin des écosystèmes.


Un gigantesque chantier national de reboisement et de régénération est en cours
À la faveur des pluies enregistrées cet automne, une nouvelle campagne de plantation de 40 millions d’arbres est lancée. 26 millions d’entre eux sont destinés au reboisement de nouveaux sites sur une superficie de 32 000 ha, 10 millions pour la consolidation de plantations anciennes et 4 millions de plants sont distribués dans le cadre de la promotion de l’arbre pour des reboisements d’initiative citoyenne, promotion accompagnée de mesures incitatives. Une attention particulière a été accordée au choix des essences de reboisement donnant la priorité au cèdre, au thuya, au chêne liège, à l’arganier et au cyprès de l’Atlas, compte tenu de leur importance dans la reconstruction des principaux écosystèmes forestiers. La réussite de la mise en œuvre de cette opération, dotée d’une enveloppe budgétaire de l’ordre de 360 millions de MAD, est confortée par une série de réformes introduites par le gestionnaire concernant aussi bien le secteur forestier que son environnement.


Une initiative judicieuse comme remède au surpâturage
Il s’agit d’un programme de compensation des mises en défens forestières, promulgué dès 1999 mais fortement activé dans le présent. On ne se contente pas d’exproprier l’éleveur de son habituel parcours en forêt, mais une compensation palpable lui est attribuée par l’intermédiaire d’une coopérative organisée pour le besoin. En échange de leur engagement à respecter la mise en défens de l’espace à régénérer, les bergers, usagers traditionnels du domaine forestier, perçoivent durant tout le temps requis une indemnité annuelle versée en espèces. Elle est de 250 MAD par hectare et par an pour toutes les essences, sauf pour l’arganier pour lequel il atteint 350 MAD. L’espace minimal est de l’ordre de 300 ha pour l’ensemble des essences forestières et de 100 ha pour l’arganier. 5 millions de MAD pour presque 20 000 ha ont déjà été attribués en 2007. De tout nouveaux contrats viennent d’être conclus pour 3 000 ha dans les cédraies de la province d’Ifrane. Les prévisions pour 2008 sont de plus de 10 millions de MAD pour quelque 42 000 ha. Ces nouveaux périmètres mis hors pâturage sont choisis parmi les habitats les plus fragilisés et abritant des espèces remarquables. Il reste à souhaiter la plus grande longévité à ces sites en repos, car trop souvent les programmes de régénération sont insuffisamment prolongés.


1 papillon = 1 plante, un programme pionnier de protection rapprochée
À mon initiative, un projet est bien avancé et a reçu le soutien de la Direction de la Conservation et de la Lutte contre la Désertification du Haut Commissariat aux Eaux et Forêts. Il s’agit de mettre sous cloche des biotopes modestes en superficie mais riches en contenu, choisis parce qu’ils abritent au moins une espèce de papillon endémique ou remarquable, associé à sa plante-hôte, elle-même de grande valeur patrimoniale. Ce réseau de petites réserves biologiques clôturées devrait regrouper en final une cinquantaine de pôles de forte biodiversité et couvrir notamment le Moyen Atlas, le Haut Atlas et l’Anti-Atlas. Les premiers maillons recensés seront exécutés dès 2008 dans la région d’Ifrane (notamment au fil de l’Oued Tizguite) et entre Marrakech et Taroudannt, aux alentours du Tizi-n-Test. Tous les détails sur les espèces concernées peuvent être fournis aux personnes intéressées. Même si cela ressemble à de la muséologie du Vivant, il n’y avait pas d’autre manière pour mettre hors de portée destructive le peu qui reste d’une biodiversité de papillons qui était absolument flamboyante jusqu’à il y a une trentaine d’années, et dont bien des composantes sont déjà irrémédiablement perdues.
 

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L’ONE en campagne pour l’économie d’énergie

· Spots TV, radio et dépliants réalisés à cet effet

· Eteignez vos téléviseurs et débranchez vos chargeurs

«L’ÉLECTRICITÉ, mieux l’utiliser, c’est l’économiser». C’est le slogan de la campagne de communication lancée par l’ONE et que l’on pourra découvrir au courant de cette semaine. Le message s’articule autour de la promotion d’une utilisation plus rationnelle de l’électricité. Une campagne dont les grandes lignes ont été dévoilées par l’Office, le 18 janvier. Dans un premier temps, un spot publicitaire sera diffusé à la télévision. Il sera ensuite relayé par des messages à la radio. L’ONE n’a pas encore divulgué les noms des médias retenus, ni la date précise des émissions. En parallèle, un dépliant sera aussi distribué et dans lequel des conseils pratiques seront prodigués. Cette campagne arrive à point nommé, la demande d’énergie étant en constante et forte augmentation: 8,4% en 2007 contre 8,1% en 2006 et 7% en 2004. Sans oublier les prix des combustibles qui vont également crescendo. Et cela sans oublier que les produits d’électroménager bruns ou blancs sont fortement énergivores.

Opération Inara

Deux effets sont attendus de cette campagne: une réduction de la facture d’électricité des ménages et une économie d’énergie. Pour le premier objectif, le consommateur devra garder à l’esprit que le niveau de sa facture dépend de la puissance des appareils et de leur durée d’utilisation. A l’origine du mal, l’éclairage et les appareils électroménagers. Les gestes à intégrer dans les habitudes sont simples. Et les économies qu’ils occasionnent ne sont pas négligeables. Par exemple, éteindre la veille de la télévision ou de l’ordinateur ou débrancher son chargeur de téléphone permettent d’économiser 15 DH par mois. A noter aussi que plus l’écran du téléviseur est grand, plus la facture s’alourdit. «Nous ne cherchons pas à dissuader les ménages de consommer, mais juste de mieux gérer leur consommation par des gestes simples», précise Abdelghani Baakil, le directeur général adjoint de l’ONE. La campagne s’inscrit dans la stratégie globale de l’Office national qui s’appuie notamment sur la promotion de l’énergie solaire et le remplacement des lampes à incandescence par des lampes à basse consommation (LBC). Il s’agit de l’opération Inara lancée en 2007. L’utilisation de LBC divise par 5 la consommation d’électricité. Sans parler de leur durée de vie, 15 fois plus longue que celle des lampes ordinaires.
40.000 LBC. C’est le nombre de lampes à basse consommation déjà injectées sur trois sites pilotes. Au premier trimestre 2008, 8 autres sites sont prévus, pour un total de 90.000 LBC. L’opération Inara entend fournir 5 millions de LBC sur l’ensemble du territoire national d’ici le deuxième trimestre 2008. L’appel d’offres international, lancé en octobre dernier pour la fourniture de ces 5 millions de LBC, est en cours de jugement. Qu’est-il attendu de cette opération? Tout bonnement, une réduction de 200 MW durant la pointe, ce qui représente 6% de la pointe actuelle et une économie d’énergie de 300GWh/an.
Pour le consommateur, c’est une économie d’énergie de 80% en éclairage, sachant que c’est l’utilisation de l’électricité la plus sollicitée lors des heures de pointe. En contrepartie, le client doit s’acquitter de 22,65 DH par lampe, soit 1 DH TTC par mois sur 2 ans, qui sera intégré dans sa facture.

Jihane KABBAJ
 

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Discussion Starter · #20 ·
Le Maroc ambitionne de développer les aéroports verts



http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-03/28/content_604741.htm

RABAT, 27 mars (Xinhua) -- Les aéroports au Maroc seront bientôt classés parmi les premiers aéroports internationaux verts respectant les normes de l'environnement, grâce à l'utilisation d'énergies propres, a indiqué jeudi le Directeur général de l'Office national des aéroports (ONDA), Abdelhanin Benallou.

L'ONDA est en phase de finaliser un projet "très important" visant à alimenter les aéroports en énergie éolienne, a précisé M. Benallou, ajoutant que l'ensemble de la production électrique dans les aéroports marocains proviendra de cette énergie non polluante et durable, qui sera générée et acheminée depuis le sud du Maroc vers le réseau de l'ONDA qui se chargera de sa distribution sur l'ensemble des aéroports dans le pays.

Avec ce projet, l'ONDA compte également économiser sur les coûts de production, en substituant la production électrique à base de charbon et de pétrole, généralement alignée sur les cours mondiaux, à celle à base d'énergie propre.

Ce projet, qui sera doté d'un parc éolien d'une puissance variant entre 10 et 20 MW, nécessitera une enveloppe budgétaire de 25 millions d'euros, entièrement financé par le secteur privé.
 
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