SkyscraperCity banner
1 - 8 of 8 Posts

·
Registered
Joined
·
52,573 Posts
Posté par boulie :

Immobilier: Le projet Emaar bloqué à Tanger
-Des questions d’ordre foncier ont totalement immobilisé le chantier de Tinja
-Pas de reprise de travaux avant de trouver un terrain d’entente avec l’Etat
-Le projet passe de 5,6 à 2 milliards de DH d’investissements

TINJA, l’un des projets touristiques les plus prometteurs de la côte atlantique est actuellement à l’arrêt. Lancé par le groupe Emaar sur des terrains en bordure de mer appartenant à l’Etat, il devait livrer ses premiers appartements à la fin de l’année 2010, mais jusque-là, seuls quelques appartements témoins ont été finalisés. Selon son management, le projet a été ralenti et depuis quelques mois, il est pratiquement à l’arrêt. «Nous sommes en discussion avec l’Etat pour régler certains points liés aux terrains. Une fois ces questions réglées, nous pourrons relancer le chantier» explique Yves Delmar, directeur général d’Emaar pour le Maroc, sans vouloir entrer dans plus de détails. Pour le manager d’Emaar au Maroc, la crise économique actuelle est étrangère à la situation. Pour Emaar, la crise a été dépassée, le groupe a fait un bénéfice net de 600 millions de dollars l’an dernier, précise-t-il.
Selon ce dernier, les travaux étaient bien avancés vu que, sur certaines parties, le taux d’avancement avait atteint les 50%. Mais certains clients ne sont pas contents. Contactés par L’Economiste, ils dénoncent l’arrêt des travaux et le non-respect par le promoteur du calendrier de livraison. En effet, selon un des clients du promoteur, les dates de livraison devaient démarrer à partir de la fin 2010. Mais petit à petit, le projet a commencé à ralentir et l’activité au chantier s’est réduite sans que les délais soient respectés. «Certaines personnes se sont désistées et ont été remboursées, mais nous, nous désirions obtenir notre propriété car nous sommes tombés amoureux du site», explique cet autre acheteur.
«Je trouve normal que certains clients se sentent déçus, mais nous sommes disposés à trouver des solutions à chaque cas», explique de son côté Delmar. En fait, ce dernier confirme sa disposition à discuter au cas par cas et même prévoir le remboursement des clients qui ne souhaitent pas attendre que les négociations avec l’Etat aboutissent.
Entre-temps, Emaar a redimensionné son projet à la baisse. Seule une partie des 300 hectares prévus au départ sera construite. Il s’agit de livrer, selon le directeur général d’Emaar Maroc, 150 villas et 200 appartements, soit un investissement de l’ordre de 2 milliards de DH, trois fois moins que ce qui a été prévu au départ. Un beach-club ainsi qu’un centre équestre seront aussi mis en place. Par contre, l’unité hôtelière prévue risque de passer à la trappe. En effet, selon Emaar, l’investissement n’est pas d’actualité, même si des gestionnaires ont montré leur intérêt pour le site.
Rappelons que le projet Tinja avait été annoncé en 2006 avec un investissement de 650 millions de dollars, soir près de 5,6 milliards de DH. Il avait une vocation résidentielle et touristique avec plus de 2.500 unités résidentielles et 1.200 lits hôteliers. La superficie dédiée à Tinja est de 300 hectares sur le littoral atlantique. Au menu, une marina, plusieurs hôtels de standing moyen et de luxe ainsi que divers équipements tels que des espaces d’animation, places, golfs.

. D’autres projets ont connu le même retard, même si les causes sont différentes. C’est le cas de Royal Resort Cap Malabata, un projet de cité balnéaire intégrée entièrement aménagé par la GFH (Bahrein) pour un montant total de 600 millions de dollars (près de 5,4 milliards de DH). Il s’étale sur 127 hectares et devrait comprendra des hôtels de haut de gamme ainsi que des centres commerciaux et des résidences touristiques de différents standings. C’est le cas aussi de Diar Qatarie (Qatar) avec la station de Houara. Ce dernier devrait s’étendre sur une superficie totale de 230 hectares avec un investissement total d’un milliard et demi de dirhams (170 millions de dollars) pour la première phase. Les retards sont dus, selon des sources proches du projet, aux ajournements en matière de travaux hors site. Des avenants aux conventions d’investissements signées avec l’Etat Marocain ont été paraphés et les travaux de construction devraient démarrer bientôt.
l'economiste
 

·
Registered
Joined
·
52,573 Posts
Cap Malabata
Le projet troque les villas contre des appartements

Les travaux devraient démarrer dans 3 mois, après obtention du permis de construction

Le volume d’investissement maintenu à 5 milliards de DH

Hôtel-auberge, appartements et restaurant de luxe en bordure de mer,…la 1ère phase



Le projet de Cap Malabata semble reprendre la bonne voie. La première phase du projet va être lancée incessamment, selon Imad Nesnas, DG de Royal Resort Cap Malabata à Tanger. La société présentera sous peu une nouvelle demande pour une autorisation de construction et envisage de démarrer les travaux dans les trois mois, assure Nesnas. La durée des travaux sera d’environ 18 mois avec un investissement prévu de 400 millions de DH pour la première phase.
Elle inclut un hôtel-auberge de 220 lits sur une superficie d’environ 10.000 m2 ainsi qu’une composante résidentielle constituée exclusivement d’appartements. Ces derniers prennent la place des villas prévues dans le schéma initial. L’explication est simple selon Nesnas, il s’agit d’une adaptation aux exigences du marché immobilier international qui a nettement évolué depuis 2006, date du lancement initial du projet. «Nous ciblons une clientèle européenne senior qui voudrait avoir un pied à terre au Nord du Maroc sans oublier les nationaux» explique le DG du Royal Resort qui est aussi l’un des actionnaires du projet, lancé en 2006 par la Gulf Finance House (GFH).
Il s’agit d’appartements haut standing de 120 m2 dont le prix de départ avoisine les 1,8 million de DH. Un segment plus «vendeur» que des villas qui auraient coûté au minimum deux fois plus cher. Dans cette première phase, il sera également procédé à la restauration des vestiges d’un ancien château construit sur une falaise surplombant et qui fait partie du terrain destiné au projet. Il était prévu au départ de le raser, mais sur insistance des autorités, les promoteurs l’ont finalement gardé, et comptent le transformer en restaurant panoramique de luxe. Des pourparlers avec un groupe spécialisé européen sont en cours pour sa gestion.
Au total, ce sont quatre hôtels qui sont prévus dans le cadre de ce projet aux bords de la ville de Tanger, la composante touristique devant être maintenue.
Royal Resort Cap Malabata se veut un projet de cité balnéaire intégrée. Il s’étale sur 113 hectares et devra comprendre en plus des hôtels, des centres commerciaux et des résidences touristiques de différents standings, une clinique, une école et des espaces de loisir. Le projet devrait permettre de doper la capacité d’accueil de la région de Tanger avec 2800 lits supplémentaires avec à la clé la création de près de 6.000 postes d’emploi.
L’investissement initial est maintenu avec au total, 600 millions de dollars US, soit un peu plus de 5,4 milliards de DH.
Selon Nesnas, les actionnaires de Royal Resort Cap Malabata ont beaucoup d’espoir dans le futur de cette région ce qui explique aussi leur intention de maintenir le projet. La récente évolution socio-économique du pays et sa traversée sans dégâts majeurs des turbulences tant économiques que sociales des derniers temps les confortent dans leur choix d’investir, affirme en substance le directeur général de Royal Resort.


Les raisons d’un retard

Des négociations sont actuellement en cours pour attirer à nouveau les investisseurs perdus lors de la période d’inactivité du projet depuis 2008. Une période due, selon Nesnas, au statut des terrains dont l’assainissement a pris beaucoup de temps et occasionné un grand retard.
En effet, 90 familles occupaient illégalement près de la moitié du terrain que l’Etat marocain a mis à la disposition des investisseurs de GFH. Bien que dédommagés, les habitants n’ont pas libéré les terrains à temps, allant au delà de décembre 2009, date butoir prévue dans le cadre de la convention initiale. D’où la nécessité de renégocier les termes de la convention, avec la signature d’un avenant qui réactive l’accord avec les promoteurs de Royal Resort Cap Malabata sur les cinq années à venir.

Ali ABJIOU
http://www.leconomiste.com/article/...jet-troque-les-villas-contre-des-appartements
 

·
Registered
Joined
·
52,573 Posts
L’investissement touristique à Tanger: les projets oubliés de Cap Malabata et de Marina Sahel (III)​


Par Jamal Amiar
Mercredi 16 août 2017

...

Le premier au cap Malabata n’a jamais vu le jour; le second sur la côte atlantique est un champ de bâtiments non finis sur le bord d’une belle plage du littoral tangérois.


Début 2007, la venue à Tanger du fonds bahreïni basé aux Caraïbes, Gulf Finance House (GFH), est annoncée. Ministres, responsables de l’investissement étranger au Maroc et intermédiaires libanais et leurs amis se bousculent au lancement du projet.

Petits fours et feux d’artifice sont servis à gogo. Pourtant, alors que 127 hectares ont été dédiés au projet sur l’un des plus beaux sites de la ville, le cap Malabata, rien n’a encore vu le jour. Les mêmes bureaux de vente édifiés il y a plus de 10 ans sont toujours là mais les jardins ne sont pas arrosés et la peinture s’écaille.


Dans la presse marocaine à l’époque, le PDG bahreïni Essam Janahi décrit un investissement de 600 millions de dollars ou 5,4 MMDH avec “hôtels haut de gamme ainsi que des centres commerciaux et des résidences touristiques de différents standings“. Les flatteries sur le Maroc s’alignent: “Ce pays constitue un point de développement stratégique vers les autres régions de la Méditerranée“.

GFH vise des “touristes“, des “retraités“, “un projet dédié à la santé et au bien-être“. 10 ans plus tard, des hôtels ont poussé à Tanger ainsi qu’un port et des dizaines d’usines, mais du projet de GFH, rien.

...
https://www.medias24.com/MAROC/ECON...s-de-Cap-Malabata-et-de-Marina-Sahel-III.html
 
1 - 8 of 8 Posts
Top