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Prince du Parc
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Discussion Starter · #1 · (Edited)
Ça fait quelques années que je voulais ouvrir ce thread..car je suis fasciné par la qualité architecturale (art-déco, etc) des gigantesques sanatorium (aka «sana’») construits en France dans l’entre-deux guerres et juste après… :drool:

Le «Mont Blanc», 1929, Plateau d’Assy, Passy, Haute-Savoie (désormais à l’abandon hélas…depuis 2010, faute de repreneur/investisseurs)



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«Martel de Janville», 1937, Plateau d’Assy, Passy, Haute-Savoie (classé monument historique; désormais reconverti en résidence de vacance)




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Les «Petites Roches» (70,000m2 tout de même), 1933, Plateau des Petites Roches, Saint-Hilaire, Isère (désormais à l’abandon hélas…en vue de sa démolition…trois fois hélas :cry:)



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A suivre… :)


Oh et bien sûr n’hésitez pas, chers co-SSCiens, à venir participer/partager/échanger ici à ce sujet (y compris si vous avez des exemples non-français à partager bien entendu) ! :cheers:
 

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Discussion Starter · #2 · (Edited)
«Chalet St-André», 1928, Mégève, Haute-Savoie (désormais Institut Médico-Educatif…)

(un préventorium et non un sana' (d'où sa taille modeste).. mais comme ma mère y a travaillé bénévolement en tant qu'infirmière au début des 60s.. alors, je le sélectionne :))


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BONUS (dont deux photos perso' d'un des "paquebots" du Plateau d'Assy...celui où est décédée Marie Curie):


«Sancellemoz», 1931, Plateau d’Assy, Passy, Haute-Savoie (en restructuration je crois.. :dunno:)

©PdP

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Discussion Starter · #3 ·
Un p'tit article ...peu optimiste...au sujet de l'avenir de ces magnifiques mais désormais inutiles gigantesques bâtiments :

PASSY - Les anciens sanatoriums d’Assy, des paquebots en face du mont Blanc
Par Julien PICCARRETA | Publié le 14/07/2015 à 12:01


Inauguré en 1933, Guébriant est aujourd’hui un centre de vacances.

Dans les hauteurs de Passy, sur la route menant à la station de Plaine Joux, se dresse le Plateau d’Assy. Quand la météo s’y prête et enrobe le site de brouillard, on croirait presque la sortie d’enfer d’un village fantôme.

L’image n’est pas si mauvaise tant, dans l’entre-guerre, le Plateau a connu une frénésie digne de l’ouest américain. D’une vingtaine de fermes isolées, le village s’est transformé, en une décennie, en l’un des centres de soins les plus importants de l’arc alpin. De 1926 à 1937, ce sont 5 000 personnes, malades et soignants, qui vont s’y installer. Avant que tout s’arrête net (ou presque) avec l’invention des antibiotiques.

Aujourd’hui, nul ne peut ignorer cet héritage. À la sortie du village, tel un château fort protégeant ses terres, Martel de Janville, le dernier “sana” ouvert en 1937, s’impose à la vue de tous dans ses teintes orangées. Il est l’archétype même de cette architecture médicale qui veut des grands ensembles pour accueillir le plus de monde possible. Résultat aussi de l’apport de l’architecture moderne débarrassée des contraintes du traditionalisme, où le béton armé a relégué la pierre taillée au rang d’antiquités. L’époque également où, pour éviter les bactéries, on fait la chasse à tous les voilages afin de laisser place au contreplaqué et au linoélum.

Emblème de ce temps donc, Martel de Janville, imaginé par Henri-Jacques Le Même et Pol Abraham, est aujourd’hui classé aux Monuments historiques. Ces dernières années, il a fait l’objet d’une vaste réhabilitation pour la création de logements. Une chambre témoin a été sauvegardée au rez-de-chaussée, tout comme sa superbe chapelle.

Parmi les autres réussites de reconversion, notons la clinique Sancellemoz, au cœur elle aussi aujourd’hui d’un vaste chantier, qui œuvre dans les soins de suite et de réadaptation. Ou encore Guébriant, le plus haut, reconverti en centre de vacances au bénéfice du département de Seine-et-Marne.

Le Mont-Blanc, le plus grand des sanatoriums, aujourd’hui à l’abandon

Mais tous n’ont pas connu cette chance. Notamment le plus grand, le Mont-Blanc, à l’entrée du village. Dans sa période dorée, il accueillait pas moins de 250 malades. Utilisé encore il y a peu comme établissement de santé, il est aujourd’hui à l’abandon, victime du temps et des squatters, la faute notamment à un projet de résidence de tourisme qui n’a pas abouti.

Le premier bâti, Praz-Coutant, va aussi devoir s’interroger sur son avenir. Centre d’oncologie, l’Agence régionale de santé vient d’annoncer son transfert à Sallanches et Contamine-Arve. Bâti en forme de “cottages” en 1926, il est le symbole d’une vie médicale qui quitte, peu à peu, Assy. Un village qui lutte pour ne pas devenir fantôme. Grâce notamment à une population, jeune, en train de se réapproprier les lieux.
LeDauphiné.com
 
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Le magnifique et très régionaliste Hôpital maritime de Berck, situé dans les Hauts-de-France. Soigner la tuberculose sans antibiotique, tout un programme... :cheers:


https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Hôpital_maritime_de_Berck​
 

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Prince du Parc
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Discussion Starter · #7 ·
Les «Petites Roches» (70,000m2 tout de même), 1933, Plateau des Petites Roches, Saint-Hilaire, Isère (désormais à l’abandon hélas…en vue de sa démolition…trois fois hélas :cry:)
Pour revenir à ce sana', j'avais lu que le fameux archi' lyonnais Tony Garnier (himself :bow:), avait "candidaté" pour le construire...mais non-retenu in fine.

Je serais curieux de voir des esquisses de son projet.
 

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Prince du Parc
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Discussion Starter · #8 ·
Sanatorium d'Aincourt, 1933, Aincourt, Val d'Oise (classé monument historique;... mais à l'abandon :eek:hno:)

Avant :happy::


désormais :(:




Plus aucun avenir ne se dessine pour l’ancien sanatorium d’Aincourt
Marjorie Lenhardt| 10 octobre 2017

Les bâtiments sont toujours à vendre mais la difficulté pour y accéder ne facilite pas sa reconversion.

Sa façade qui fait penser à un immense paquebot n’est plus qu’une ruine. Difficile aujourd’hui d’imaginer que cet ancien sanatorium situé à Aincourt qui a servi de camp d’internement pendant la Seconde Guerre mondiale* sera un jour sauvé. Et pour cause, le projet de construction de logements dans les deux bâtiments n’est toujours pas sorti du chapeau.

« Moi qui ai connu ce site étant jeune, c’est inadmissible de le voir se dégrader de la sorte », déplore Emmanuel Couesnon, maire (SE) de ce petit village situé au cœur du parc naturel régional du Vexin. Difficile en effet d’imaginer qu’il y a 85 ans, lors de sa construction, ce site était l’un des plus vastes centres de cure spécialisé dans le traitement de la tuberculose en France. Depuis plus de trente ans, deux des trois bâtiments qui composaient le complexe, classé à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, sont à l’abandon. Le groupement hospitalier intercommunal du Vexin, propriétaire du terrain et qui en occupe une partie cherche toujours à vendre ses deux grandes bâtisses. De temps en temps, des films y sont tournés. Mais la plupart du temps ce lieu est abandonné aux amateurs d’explorations urbaines et d’art graphique. Un site de plus en plus dangereux.

Il y a bien eu un projet pour les seniors dans l’un des pavillons. Mais face aux difficultés d’accès, il a très vite été abandonné. C’est d’ailleurs pour les mêmes raisons que le projet de construction de 65 logements dans chaque bâtiment n’avance toujours pas. « Cela représente un problème énorme de flux routier en plein cœur du parc naturel. Il faudrait aussi mettre en place des infrastructures pour l’eau potable et l’assainissement, mais cela nécessite un très gros budget », explique l’édile du village.

*1 500 hommes, femmes et enfants ont été internés ici pendant la Seconde Guerre mondiale.
LeParisien.fr
 
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