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Natura 2000: l'Europe tance les régions et veut des résultats


C’est une demande qui remonte à 1992. Cette année-là, l’Europe souhaite que des zones naturelles soient protégées ainsi que les espèces qu’elles abritent. C’est le réseau Natura 2000. En Wallonie, il recouvre 13% du territoire. Pourtant, après 25 ans, le chantier Natura 2000 n’est toujours pas terminé et l'Europe menace.

A ce jour, seulement 57 sites sur 240 répertoriés sont régis par un arrêté de la Région wallonne. La Région qui a lambiné. C’est l’avis que soutient Lionel Delvaux d’InterEnvironnement Wallonie. On a attendu deux législatures avant de le mettre en place et de l'initier en Région wallonne, explique-t-il. Ensuite, il y a eu des soucis en terme de gouvernance. Donc ça fait deux éléments qui participent à retarder l'ensemble du processus.

Une longue enquête publique...

3ème élément : l’enquête publique. Elle a soulevé près de 18 000 remarques qu’il a fallu gérer. Pour le ministre responsable de la protection de l’environnement, René Collin, c’était en soi une phase longue et indispensable. Je veux qu'on travaille sérieusement, qu'on réponde à chacune et à chacun, déclare le ministre. Il y a les agriculteurs qui sont impactés, il y a le travail en forêt. On doit respecter l'environnement, on doit le protéger. Mais, précise René Collin, on doit aussi le faire en conservant une activité économique durable.

... mais aussi de la négligence


Reste que l’on n’a sans doute pas pris la mesure du travail au moment où il est arrivé sur la table et qu’aujourd’hui, on met les bouchées doubles pour conclure. Dans un an, le dossier devrait être bouclé, selon le ministre. Et il vaudrait mieux ! Lassée d’attendre, l’Europe signale que certains sites, vulnérables, se sont déjà dégradés. Et elle met Belgique et Wallonie en demeure de terminer rapidement un chantier qui aurait dû se clôturer il y a 4 ans. Faute de quoi, elle menace de réclamer des explications devant la Cour de Justice Européenne.
https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_natura-2000-fini-le-lambiner-l-europe-veut-des-resultats?id=8950618
 

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Discussion Starter · #2 ·
Inventaire forestier: la forêt wallonne se porte plutôt bien


La forêt wallonne se porte plutôt bien. C'est le principal constat de l'inventaire forestier que la Région vient de publier et a présenté hier à Marche-en-Famenne.

Mais la forêt évolue et si la proportion de feuillus et de résineux a évolué dans le bon sens, on ne peut pas parler de juste équilibre précise Hugues Lecomte du DNF :

"On observe effectivement des différences d'évolution entre les peuplements feuillus et les peuplements résineux. D'une part les peuplements feuillus voient leurs surfaces augmenter et les autres diminuer. Ce sont 57% de feuillus pour 47% de résineux."

Un rééquilibrage s'impose pour René Collin le ministre wallon de la forêt :

"On a une disparition trop rapide de nos résineux pour notre industrie. Par contre on peut s'en réjouir d'un point de vue environnemental, on a une augmentation de nos feuillus."

Néanmoins le marché du feuillus se porte mal face aux Asiatiques qui absorbent nos bois bruts. Les scieries wallonnes sont fort démunies, Emmanuel Defays de l'office wallon du bois le confirme :

"Les scieries de feuillus sont en train de disparaître petit à petit et le marché s'est complètement effondré puisque elles n'arrivent ni à vendre ni à acheter."

La présentation de l’inventaire forestier était aussi l’occasion d’insister sur l’importance aujourd’hui, d’une gestion durable de la forêt et du label de certification PEFC, dont 98% de la forêt publique wallonne est certifiée.

Philippe Herman
https://www.rtbf.be/info/regions/detail_inventaire-forestier-la-foret-wallonne-se-porte-bien?id=8962196
 

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Discussion Starter · #3 ·
Moins d'argent pour les réserves naturelles en Wallonie




Les sites naturels protégés sont victimes des difficultés budgétaires de la Région. Le gouvernement wallon débloque désormais moins de subsides pour la reconnaissance et la protection de nouvelles réserves dédiées à la faune et à la flore. Natagora dénonce ce moratoire et tire la sonnette d’alarme.

Au bout de la ligne budgétaire, un zéro. Le gouvernement wallon n’a pas prévu d’enveloppe pour le co-financement de nouvelles réserves naturelles privées.

Concrètement, quand une association de défense de la nature fait l’acquisition d’un terrain, d’une prairie ou d’un bois pour y préserver et y développer la faune et la flore, elle peut compter sur 50% de subsides régionaux.

Et ça, depuis 2014, c’est terminé. Engagé dans un plan d’assainissement des finances publiques, le gouvernement régional a décidé de privilégier le financement des réserves naturelles domaniales, gérées par le DNF (Département de la nature et des forêts).

"Un tiers environ des espèces de chez nous sont menacées", explique Joëlle Huysecom, directrice en charge des actions de protection et de restauration de la nature chez Natagora. "Alors mettre le pied sur le frein en terme de préservation de ce patrimoine commun, c’est vraiment une mauvaise idée !"

Ministre wallon en charge de la nature, René Collin (cdH) reconnait ce moratoire. Il estime qu'en cette période de disette budgétaire, les associations telles que Natagora peuvent puiser dans les réserves constituées grâce aux subsides régionaux, mais aussi européens. Il rappelle également que la superficie du territoire wallon transformé en réserve naturelle n’a cessé de croitre ces dernières années, pour dépasser les 13 000 hectares.

"C’est vrai", reconnait Thibaut Goret, chargé de mission chez Natagora. "Mais cela ne représente aujourd’hui qu’environ 0,7% du territoire. En comparaison, le Flandre dépasse les 3% protégés, soit 4 fois plus qu’en Wallonie. Et surtout, c’est très inférieur aux 5 à 10% recommandés par de nombreuses études scientifiques pour garantir un environnement de qualité".

"La superficie actuelle est insuffisante car les parcelles sont souvent déconnectées les unes des autres", ajoute Joëlle Huysecom. "Or, si on crée des réserves naturelles qui sont des ilots dans un désert biologique, les mesures de protection ne sont pas durables. Aujourd’hui, il faut poursuivre les acquisitions pour améliorer le maillage entre les réserves existantes".

Natagora demande donc au gouvernement wallon de revenir sur sa décision. En attendant, l’association puise dans son bas de laine et compte une fois encore sur la générosité de ses sympathisants pour combler le manque à gagner.
 

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Discussion Starter · #4 ·
Réserves naturelles en Wallonie : Une solution pour le climat ?




Les politiques publiques en matière de nature et climat sont trop souvent traitées de manière cloisonnée en Wallonie. Pourtant, la nature fournit une série de services écosystémiques qui soutiennent l'atténuation des changements climatiques et facilitent l'adaptation à ceux-ci. Pourquoi ne pas mieux intégrer ces thématiques et tirer profit de leurs synergies ?

Le 10 mai dernier, l'association de protection de la nature, Natagora a lancé un appel urgent au ministre wallon en charge de la nature, René Collin, en faveur de la création de nouvelles réserves naturelles en Wallonie. Cet appel fait suite à la décision de la Région Wallonne de mettre fin au cofinancement des réserves naturelles agréées, généralement gérées par des associations privées comme Natagora.

Avec près de 400 sites naturels classés en Wallonie, ces réserves nous entourent, mais qu'en connaissons-nous réellement? Nous sous-estimons souvent la richesse de ces zones protégées, qui, bien au-delà de leur fonction de gardiennes du patrimoine naturel, fournissent une série de "services écosystémiques" gratuits au bénéfice de la société et de l'économie. Le réseau européen Natura 2000, qui regroupe près de 27,000 sites naturels "d'intérêt communautaire" dans l'UE, (cliquez ici pour une carte interactive du réseau) génère des bénéfices monétaires annuels dont les montants s'élèvent aux alentours de 200 à 300 milliards d'euros par an, soit l'équivalent d'environ 2-3% du PIB européen.

Selon le Rapport sur l'Etat de la Nature dans l'UE, publié le 20 mai dernier par l'Agence Européenne pour l'Environnement, Natura 2000 semble être une mesure effective de protection des espèces menacées. Les résultats en terme de conservation étant meilleurs dans les zones protégées que dans les zones qui ne le sont pas. Le rapport indique également qu'environ 70% des habitats en Belgique sont en mauvaise condition. Ce nombre fait malheureusement écho aux statistiques déjà défavorables de la biodiversité en Wallonie où 31 % des espèces sont en danger ou vulnérables et 9% ont déjà disparu.

Pourtant, au-delà de leur valeur intrinsèque et culturelle, il est crucial de préserver et renforcer la biodiversité et nos écosystèmes wallons afin de faire face aux enjeux climatiques.

Selon l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature le réseau mondial d'aires protégées stockerait environ 15% du carbone terrestre. Il fournit également une série de services écosystémiques qui soutiennent l'adaptation de nos sociétés aux changements climatiques tels l'approvisionnement en eau et en nourriture et la réduction des risques liés aux catastrophes naturelles.

Les tourbières des Hautes Fagnes, par exemple, jouent un rôle crucial et peuvent stocker jusqu'à 10 fois plus de CO2 que les sols minéraux. Une étude publiée sous la direction de Jean-Pascal van Ypersele et Philippe Marbaix sur les impacts du changement climatique en Belgique en 2004 tirait déjà la sonnette d'alarme et affirmait que les dernières tourbières wallonnes intactes étaient menacées dans les 20-50 ans à venir.

Les terres marécageuses et autres zones humides aux abords des fleuves propices aux inondations permettent non seulement d'atténuer les crues, mais également de lutter contre la sécheresse tout en soutenant une biodiversité plus riche et florissante.

Enfin, augmenter le nombre de réserves naturelles urbaines et promouvoir davantage d'espaces verts en ville permettrait, par exemple, de participer à la réduction de la température des villes en atténuant les effets de "l'îlot thermique urbain", d'augmenter la qualité de l'air, et dans certains cas, d'améliorer leur approvisionnement en eau.

Une nature saine, caractérisée par une riche diversité biologique permet en effet aux écosystèmes de mieux résister aux effets du changement climatique.

La stratégie belge d'adaptation aux changements climatiques, approuvée en 2010, appelle d'ailleurs à protéger la diversité génétique de nos forêts et à conserver les écosystèmes qui n'ont été que faiblement altérés par l'activité humaine afin d'augmenter leur résilience. Cette stratégie qui est censée régir les politiques d'adaptation en Belgique insiste sur l'importance de connecter autant que possible les dossiers climat et biodiversité dans les processus décisionnels. Elle recommande d'ailleurs de faire de la protection des systèmes naturels l'une des cinq catégories du futur plan d'action national d'adaptation.

Le rapport final sur l'adaptation au changement climatique en Wallonie, commandité par l'Agence Wallonne pour l'Air et le Climat, fait écho à la stratégie et rappelle que la "biodiversité, constitue le principal capital génétique dans lequel nous pourrons puiser les ressources pour nous adapter à la modification du climat, que ce soit dans les domaines comme l'agriculture et la forêt ou la santé". Elle va plus loin en affirmant qu' "il est urgent de la préserver pour maintenir nos capacités d'adaptation".

Pourquoi donc une telle lenteur de la Wallonie à mettre en oeuvre cette protection, pourtant cruciale pour la prospérité future de la région?

En Wallonie, seul 0.7% du territoire bénéficie du statut de réserve naturelle, alors que les scientifiques préconisent une couverture de 5-10% pour une conservation efficace. Le territoire wallon est par ailleurs particulièrement touché par la fragmentation des habitats, en raison notamment de son fort degré d'urbanisation et de certaines pratiques agricoles et sylvicoles. Cette fragmentation nuit encore davantage à la biodiversité wallonne en empêchant certaines espèces de migrer d'un endroit à l'autre, un élément clé de leur adaptation aux changements climatiques.

Malgré la décision du gouvernement wallon jeudi dernier de designer 18 nouvelles réserves domaniales et d'élargir trois réserves existantes gérées par les services publics, la Région a encore un long chemin à parcourir. La Belgique a récemment été mise en demeure par la Commission européenne qui pointe du doigt le lourd retard accumulé dans la mise en place effective des sites Natura 2000 wallons. Les mesures requises n'ont été prises que pour 57 sites sur les 240 que compte le territoire wallon.

Force est de constater que la Wallonie est encore loin de réaliser les objectifs inscrits dans la stratégie nationale pour la biodiversité, rédigée suite aux engagements pris par notre pays dans le cadre de la Convention sur la Diversité biologique des Nations Unies. Dans cette stratégie, la Belgique s'est engagée à protéger 17% de ses zones terrestres et eaux intérieures au moyen de réseaux d'aires protégées. La stratégie mentionne qu'il est "vital d'adopter et de mettre en oeuvre de toute urgence des plans de gestion appropriés ". Elle insiste également sur l'importance de préserver les petits éléments du paysage, essentiels pour assurer la connectivité entre ces réseaux, afin d'augmenter la résilience de ces écosystèmes. Cependant, en l'absence d'une cartographie complète du patrimoine naturel wallon et de son réseau écologique, la protection de ces espaces est ralentie.

Il importe donc que la Région Wallonne, à travers son ministre de l'environnement en charge du climat et son ministre de l'agriculture, en charge de la nature, décloisonne ces deux débats et prenne des mesures urgentes pour mieux protéger nos écosystèmes et mieux coordonner les politiques en matière de climat et biodiversité. Considérer ces deux thématiques comme les deux faces d'une même pièce permettra de maximiser leurs synergies et d'agir effectivement et efficacement en faveur du développement durable de notre région.
http://www.levif.be/actualite/environnement/reserves-naturelles-en-wallonie-une-solution-pour-le-climat/article-opinion-397561.html
 

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Discussion Starter · #5 ·
Comment se portent les forêts wallonnes ?


En Italie, une bactérie a provoqué l'abattage de milliers d'oliviers. Sur la Côté d'Azur, des palmiers sont dévorés par une larve. Des platanes de 150 ans sont également condamnés à cause d'un champignon, le long des canaux du midi.

Et chez nous, qu'en est-il ? Comment se porte la forêt wallonne ? Pas trop mal dans l'ensemble, même si certains chênes sont menacés. Ils font d'ailleurs l'objet d'une surveillance toute particulière, précise Marc Herman le coordinateur de l'Observatoire wallon de la santé forestière :

"Ce qui est nouveau par rapport au phénomène de dépérissement qui est bien connu depuis la fin des années 70, c'est que l'on a des zones entières dans lesquelles tous les arbres montrent ce genre de dépérissement."

Caroline Vincke de l'UCL met en cause la fréquence des sécheresses printanières :

"Ce sont des essences qui ne sont pas accommodées à ce style de stress de façon aussi fréquente."

Heureusement les arbres touchés ne doivent pas nécessairement être abattus :

"Il y a plein de branches mortes, mais certains refont un feuillage. Heureusement que l'on prend du temps avant de décider de couper."

Mais lorsqu'il s'agira de remplacer ces arbres, les gestionnaires forestiers pourraient privilégier d'autres essences, plus résistantes.

Pour les chênes en question, les insectes ne sont pas en cause. Mais par contre, une sorte de guêpe à galles a été observée pour la première fois en Belgique le mois dernier, dans le Limbourg. Parasite qui s’attaque aux châtaigniers.

Selon l’Observatoire wallon de la forêt, environ 2 500 hectares seraient concernés dans les contreforts du massif ardennais.
https://www.rtbf.be/info/regions/luxembourg/detail_foret-de-wellin-on-surveille-les-chenes-de-pres?id=9055350
 

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Discussion Starter · #6 ·
La barbastelle, une chauve-souris disparue depuis longtemps revient chez nous


Elle avait quitté la Belgique depuis longtemps. Grâce aux efforts du département de la Nature et des Forêts de la Wallonie, on la revoit chez nous. La barbastelle est une petite chauve-souris qui niche sous l’écorce des chênes malades ou morts. C’est un vrai symbole ; la barbastelle est le premier mammifère qui revient sur son territoire après avoir disparu longtemps.

Un vrai signe d’espoir selon Frédéric Forget. Ce médecin d’Arlon est passionné de chauves-souris. Il est membre bénévole de Plecotus, la section "chauves-souris" de Natagora. Avec ses confrères, membres eux aussi de l’ASBL, il observe, étudie, répertorie, classifie, les 23 espèces de chauves-souris de chez nous.

Régulièrement Frédéric Forget place des capteurs/enregistreurs d’ultrasons dans les zones susceptibles d’héberger des chauves-souris. Comme dans cette réserve intégrale, c'est-à-dire quelques hectares de forêt livrés à eux-mêmes du domaine de Herbeumont, entre Bertrix et Florenville, en Ardenne. C’est le département de la Nature et des Forêts de la Wallonie qui met en place et gère ces différentes zones et réserves. Une volonté de recréer de la biodiversité et d’attirer les espèces les plus menacées.

Saison des amours

Et on le voit avec le retour de la barbastelle, cela fonctionne. Frédéric Forget s’en réjouit. C’est pour le moment la saison des amours et il connait un endroit où elles se retrouvent entre colonies différentes. On appelle cela le "swarming", une sorte de "boite de nuit" où les chauves-souris se retrouvent quelques heures pour trouver un partenaire d’une autre colonie et éviter ainsi la consanguinité. L’endroit est un ancien tunnel du chemin de fer vicinal perdu sous la végétation maintenant. Frédéric et ses collègues ont emmené tout le matériel sur place.

L’objectif est de capturer une femelle pour lui placer un émetteur. Ils pourront ainsi la suivre jusqu’à l’endroit où la colonie niche pour la protéger. Ils ont déjà réussi précédemment à capturer des mâles mais ils sont moins présents dans la colonie, plus volages. Ils n’ont pas permis de repérer l’endroit. Les femelles sont, elles, plus fidèles à la colonie.

Pas de chance, cette nuit, pas une barbastelle capturée. Quelques pipistrelles très communes chez nous. Deux ou trois grands murins aussi, la plus grande chauve-souris de Belgique : 40 cm d’envergure ! Mais pour la barbastelle, il faudra revenir une autre fois mais avant qu’il fasse froid car les chauves-souris, sous 13 degrés, ne volent pas.

Si vous voulez, vous aussi, observer les chauves-souris, profitez de la nuit européenne de la chauve-souris ce samedi soir.
https://www.rtbf.be/info/regions/detail_la-barbastelle-une-chauve-souris-disparue-depuis-longtemps-revient-chez-nous?id=9064104
 

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Discussion Starter · #7 ·
En voie d'extinction, le tétra lyre sera réintroduit dans les Fagnes

Avec sa crête rouge, son plumage bleuté et son éventail blanc en guise de queue, il est un symbole des Fagnes. Le tétra lyre, aussi appelé petit coq de bruyère est pourtant en voie de disparition. Pour ces oiseaux, c'est le moment de la reproduction, une période propice à leur comptage. Scientifiques et amis de la nature sont en train de dénombrer les mâles, l'indicateur le plus fiable car en ce moment, ils restent statiques sur leur territoire. Mais les résultats de ce comptage sont peu encourageants.

Dominique Moons arpente les passerelles en bois de la réserve naturelle des Fagnes. Ce garde auxiliaire est chargé, entre autres, de protéger le coq de bruyère. "Nous avons délimité certaines zones, qui sont interdites au public, sans l'accompagnement d'un guide mandaté", explique le gardien. "Elles sont interdites du 15 mars au 15 juillet, pour permettre au coq de bruyère de se reproduire et de faire son nid".

Mais la vigilance de Dominique Moons ne suffit pas. En 2012, il y avait encore 13 mâles dans les Fagnes. Cette année, il n'y en aurait plus qu'un ou deux, au maximum. Pascal Poncin est spécialiste du comportement animal à l'ULg et s'intéresse de très près à la situation du coq de Bruyères. Il est catégorique : "On approche de l'extinction".

Des printemps trop pluvieux

Dans les années 60, le petit coq de bruyère a déjà failli disparaitre. Mais l'interdiction de la chasse avait permis son sauvetage. Dans les années 70, l'oiseau se porte bien et prolifère dans les Fagnes trop bien même, pour un territoire limité. Alors comment en est-on arrivé là ? Pour Pascal Poncin, les éléments d'explication sont nombreux. "Il y a des évènements fortuits comme l'incendie de 2011. On sait aussi que certains facteurs influencent l'évolution des populations : le dérangement, l'augmentation des prédateurs ou le climat. Au mois de juin, les poussins qui viennent d'éclore sont particulièrement sensibles à une forte pluviosité qui cause de la mortalité"

Des oiseaux importés de Scandinavie

Chez nos voisins allemands et néerlandais, la situation n'est pas meilleure. Plus au nord par contre, dans les pays scandinaves, ces oiseaux sont trop nombreux. A tel point, qu'ils sont parfois chassés. Un début de solution peut-être pour nos Fagnes wallonnes puisqu'il est question de faire venir quelques uns de ces animaux chez nous. Une réintroduction pourrait être tentée dans les mois qui viennent.

Il y a urgence. En agissant vite, le patrimoine génétique de ces nouveaux arrivants pourrait encore se mélanger avec celui des coqs indigènes. Le budget de l'opération est estimé à un demi million d'euros sur 4 ou 5 ans. La fondation Pairi Daiza s'est déjà portée candidate pour soutenir cette initiative.
http://www.rtbf.be/info/regions/detail_en-voie-d-extinction-le-tetra-lyre-sera-reintroduit-dans-les-fagnes?id=9279609
 

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Discussion Starter · #8 ·
Le patron de Pairi Daiza veut recréer une forêt « naturelle » en Wallonie

La Pairi Daiza Foundation a annoncé jeudi, par la voix d'Eric Domb, créateur du parc et président-fondateur de la fondation d'intérêt public, un pré-accord conclu avec le collège communal de Nassogne pour la réalisation, sur une zone de 1538 hectares, de ce qui est annoncé comme la plus grande expérience de forêt totalement dévolue à la biodiversité en Europe Occidentale.

La plus grande expérience de forêt totalement dévolue à la biodiversité en Europe occidentale.

"Nassonia" est le nom du projet annoncé jeudi au parc animalier à Cambron-Casteau. Son objectif est de réaliser la plus grande expérience de forêt totalement dévolue à la biodiversité en Europe occidentale.

La zone forestière concernée, jusqu'ici essentiellement consacrée à la chasse et à la gestion forestière, pourrait devenir un "laboratoire de transition" sur un grand massif forestier vers un "optimum de biodiversité en forêt". La zone a fait l'objet, de longue date, de location à des chasseurs par baux de chasse successifs. Le dernier bail est venu à échéance le 30 juin et aucune nouvelle offre n'a été faite par les chasseurs. La Pairi Daiza Foundation, qui cherchait un territoire forestier en Région wallonne pour entreprendre durablement une série d'actions en faveur des habitats naturels et des espèces, a sauté sur l'occasion.

Nous attendons une décision forte de la Région wallonne

La fondation est prête à s'engager tout de suite, selon Eric Domb. "Je suis prêt à verser un chèque annuel à la commune de Nassogne comme nouveau locataire de la zone forestière pour une durée d'un bail emphytéotique de 99 ans. Nous attendons une décision forte de la Région wallonne qui nous permette de mener à bien ce projet." Un montant annuel est annoncé: 400 000 euros par an, ce que perçoit la commune de Nassogne via la filière classique.

Le ministre wallon de la Nature et de la ruralité, René Collin (CdH) a, de son côté, indiqué que "voir un entrepreneur comme Eric Domb s'intéresser à un territoire du nord du Luxembourg devrait être bien accueilli", soulignant toutefois ne pas encore été informé des modalités concrètes du projet.
http://www.rtbf.be/info/regions/luxembourg/detail_un-projet-de-foret-entierement-devolue-a-la-biodiversite-a-nassogne?id=9341825
 

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Discussion Starter · #9 ·
Un tiers de la Wallonie couvert de forêt: une aide pour replanter les parcelles privées

"La surface forestière wallonne couvre 33% du territoire, soit 554 000 ha", explique le ministre wallon René Collin dans un communiqué. La forêt publique représente 48%, le reste de la surface appartient aux propriétaires privés. La majorité de ces parcelles privées se trouvent dans les provinces de Luxembourg et de Namur.

C'est donc une énorme proportion du territoire wallon qui se rafraîchit à l'ombre des hêtres, bouleaux et autres épicéas. Pourtant cette surface serait en diminution. Cette tendance est suivie par la Wallonie depuis peu et les données montrent que "les mises à blanc seraient proportionnellement plus importantes et moins souvent reboisées en petite forêt privée".

Relancer les plantations

Le communiqué précise que près d'un tiers des surfaces privées mises à blanc et non encore reboisées représentent près de 7200 hectares et se situent dans les propriétés de moins de 5 ha.

En prenant exemple sur les primes octroyées dans la province de Luxembourg, René Collin a décidé d'amplifier l'aide aux propriétaires privés pour renforcer les initiatives de reboisement. L'objectif est de soutenir la production de bois et sa première revalorisation: "Le budget nouvellement mobilisé consolide une gestion durable de nos forêts visant à préserver les ressources ligneuses nécessaires à la filière bois pour les générations futures", précise le communiqué.

L'initiative sera accompagnée d'un appui technique mis à disposition des provinces participantes par le biais de l'ASBL "Ressources Naturelles et Développement" dont l'expérience et l'expertise sont reconnues à la suite de sa collaboration au modèle luxembourgeois.
http://www.rtbf.be/info/regions/detail_un-tiers-de-la-wallonie-couvert-par-la-foret?id=9400674
 

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Discussion Starter · #10 ·
Le passage d'un loup dans les forêts de Nassogne? "Crédible", répond René Collin

Le passage d'un loup dans les forêts de Nassogne (province de Luxembourg), tel que rapporté par des chasseurs à la mi-octobre, est crédible, a répondu le ministre de la Nature René Collin en commission du parlement wallon, sur base de recoupements effectués par le département nature et forêts (DNF) de l'administration.

La présence d'individus isolés a déjà été observée dans des territoires limitrophes de la Wallonie, qu'ils proviennent de Pologne ou du massif Apennins-Alpes.

Des agents du DNF ont dès lors reçu une formation l'an dernier en France sur l'identification de l'espèce et la validation d'observations. "C'est sur cette base que le cas de Nassogne a été documenté. Les éléments observés sont cohérents (tant pour les caractéristiques physiques que de comportement); l'observation est crédible", a répondu le ministre Collin (cdH), interrogé par Virginie Defrang-Firket (MR) et François Desquesnes (cdH). Il s'agirait d'un individu erratique, "généralement très discret", ce qui induit un risque "minime" d'attaque sur les troupeaux.

Le contexte wallon est en outre très différent des montagnes, où de grands troupeaux de moutons sont sous surveillance réduite, "mais une procédure d'indemnisation doit être étudiée", a reconnu le ministre.

Quant à la communication, René Collin dit espérer que l'administration pourra l'opérer rapidement, mais la validation d'une observation "prend plus de temps qu'il n'en faut pour propager des rumeurs", a-t-il fait remarquer.

Le loup est une espèce protégée au niveau européen par la Convention de Berne et la directive "habitats", a rappelé mardi François Desquesnes, dans un communiqué. Il plaide pour une campagne de sensibilisation à l'égard des chasseurs, agriculteurs et promeneurs et demande une concertation entre les différents acteurs de la forêt "afin de préparer une coexistence pacifique dans les forêts wallonnes".
http://www.rtbf.be/info/regions/detail_le-passage-d-un-loup-dans-les-forets-de-nassogne-credible-repond-rene-collin?id=9461225
 

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Discussion Starter · #11 ·
Présence du loup en Wallonie: quatre indices jugés crédibles depuis octobre




Si aucun élément ne permet encore d’établir de manière certaine la présence du loup en Wallonie sur base d’une analyse ADN, quatre cas ont néanmoins été jugés crédibles sur la vingtaine d’indices de présence recensés depuis octobre dernier, selon le ministre wallon de la Nature René Collin..

Ces quatre cas concernent le Plateau des Tailles et le Massif de Saint-Hubert: une prédation sur ovins, une sur chevreuil et deux observations visuelles, a répondu le ministre cette semaine en commission du parlement wallon, à une question de François Desquesnes (CDH).
http://www.lesoir.be/1455662/article/actualite/belgique/2017-03-08/presence-du-loup-en-wallonie-quatre-indices-juges-credibles-depuis-octobre
 

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Discussion Starter · #12 ·
Dix Tétras lyres de Suède pour sauver l'espèce dans les Fagnes




Le Tétras lyre ou petit coq de bruyères, est en voie de disparition sur le plateau des Hautes Fagnes. Une première opération de sauvetage vient d'être menée par l'Université de Liège et l'Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique. Elle a consisté en la capture de dix exemplaires en Suède. Ceux-ci ont été relâchés le 28 avril dernier dans les Fagnes. Une première opération réalisée avec succès puisque les Tétras lyres semblent avoir pris possession sans difficulté de leur nouveau domaine.

Trois fois plus de Tétras lyres en 10 jours
Il est difficile d'observer les Tétras lyres en pleine journée et pourtant, la population de Tétras lyres des Fagnes a plus que triplé depuis dix jours grâce à dix individus capturés en Suède et relâchés quelques heures plus tard chez nous, un programme pour renforcer l'espèce qui était menacée de disparition à très court terme en Belgique.

Pascal Poncin, professeur en biologie du comportement animal de l'Université de Liège, explique: "Il subsiste encore quelques oiseaux, malheureusement le recensement des dernières années, en 2016, on dénombrait un mâle et trois femelles. Aujourd'hui, il y a deux mâles et une femelle, bien que les femelles sont un peu plus difficiles à repérer. On est donc véritablement tombé au plus bas de la population, c'est vraiment la dernière limite qu'on pouvait atteindre avant d'intervenir".

C'est le réchauffement climatique mais aussi l'incendie de la Fagne en 2011 qui ont fortement réduit la population des Tétras lyres. Aujourd'hui, c'est une introduction de dix oiseaux qui s'est accompagnée d'aménagements pour améliorer leurs zones de confort. Dix jours après leur arrivée sur le territoire belge, ils se portent plutôt bien. Certains d'entre eux ont été équipés d'émetteur pour suivre leur installation.

Et tout le monde espère que, comme dans d'autres pays où le programme est également en cours, la population grandisse très rapidement. "On a déjà de très bonnes informations en provenance d'un collègue néerlandais et allemand où là, des oiseaux déplacés ont entamé une nidification moins de dix jours après être arrivés dans leur nouveau biotope. On crée donc une nouvelle génération de Tétras dans des milieux semblables aux Hautes Fagnes", explique Didier Vangeluwe, ornithologue à l'Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique.

Une dernière option de renforcement de la population
Ce renforcement de l'espèce n'a rien de naturel et peut choquer certains mais plus aucune autre solution n'étais envisageable aujourd'hui pour la survie de l'espèce, explique Céline De Caluwé, responsable du programme international pour le WWF: "Ce n'est pas la première chose qu'on va essayer de faire, on va toujours d'abord essayer d'améliorer l'habitat pour que les animaux puissent venir naturellement. Dans ce cas-ci, ce n'était plus possible puisque la première population la plus proche était trop éloignée. C'était la dernière option, c'était vraiment de renforcer la population".

Cette introduction de Tétras lyres n'en est qu'à sa première phase, des lâchers auront lieu pendant plusieurs années de suite. Car pour que la population soit viable, il faudrait au minimum 80 Tétras lyres.
https://www.rtbf.be/info/regions/liege/detail_dix-tetras-lyres-de-suede-pour-sauver-l-espece-dans-les-fagnes?id=9602397
 

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Un loup signalé en Ardenne


Selon l'asbl Landschap, un loup rôderait dans le village ardennais de Bérismenil, près de La Roche-en-Ardenne. L'asbl se base sur un rapport détaillé concernant l'attaque d'un mouton survenue dans la nuit du 4 au 5 mars, publié par les propriétaires de la bête sur leur page Facebook.

"Le mouton portait des traces de morsures, comme celles qui ont été vues à Meerhout, Bree et Rotem. Les collègues du Réseau loup en Wallonie ont ouvert une enquête et les analyses sont toujours en cours. Mais même si aucune trace d'ADN n'est retrouvée, nous sommes convaincus du fait qu'un loup est passé par ici. Les similarités avec les trois autres cas en Flandre sont trop importantes", commente Jan Loos, de l'asbl Landschap.

Il s'agit de la seconde observation de la présence d'un loup en Wallonie depuis celle à Gedinne, en août 2011, souligne l'association. "A cette période, il y avait eu plusieurs signalements, notamment aux alentours de La Roche-en-Ardenne, mais nous n'avions encore jamais eu d'indices aussi convaincants qu'ici, à Bérismenil." Un loup a également été apeçu ces derniers jours dans les environs de Drenthe, aux Pays-Bas.
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/3391104/2018/03/20/Un-loup-signale-en-Ardenne.dhtml


Namur: le castor est arrivé pour la première fois dans le centre-ville


Les traces de ses coups de dents ont été vues pour la première fois sur les petits îlots près du pont de Jambes il y a une bonne semaine. Un castor a apparemment réussi à passer l'écluse de La Plante. Une famille habite de l'autre côté un peu plus en amont sur l'île Vas-t-y-Frotte. Stéphane Abras, coordinateur adjoint du contrat de rivière de la Haute Meuse explique que "les castors vont vivre deux ans avec les parents. Lorsque des nouveaux jeunes arrivent, les jeunes de deux ans sont chassés. Et ici, il n'est pas impossible qu'on soit dans ce cas de figure. Il a réussi à passer l'écluse et il a trouvé refuge ici. Il est provisoirement là et s'y alimente."

"Le castor est un animal très discret, explique Stéphane Abras qu'on va voir à la tombée de la nuit. Le castor est très craintif. Mais la présence très proche de l'homme ne lui fait pas peur, ni les bruits de la ville ni l'éclairage public. Le castor a une très mauvaise vue. Il ne vous verra pas. Mais il vous entend. Si vous faites le moindre pas il va partir. Et il a surtout un très bon odorat et il va vous sentir."

Un castor adulte pèse entre 18 et 30 kilos et mesure 90 cm
Le castor creuse un terrier dans la berge. Pour se protéger, il construit l'entrée sous l'eau. A Jambes, la profondeur est assez importante. Il ne construira donc pas de barrage pour faire monter le niveau d'eau comme il le fait dans les ruisseaux. Mais il n'est pas sûr qu'il restera à Jambes. Les berges et les îlots ne sont pas très larges pour y construire son nid selon Stéphane Abras, le spécialiste des castors.

Le jeune ira donc peut-être voir plus loin s'il trouve son bonheur. Mais ce sera difficile, les bords de Meuse entre Namur et Liège sont fort industrialisés et bétonnés. Il n'y a d'ailleurs pas encore de castors qui vivent sur ce tronçon.

Si ce jeune décide malgré tout de s'installer à Jambes il faudra surveiller les saules. S'il a assez de plantes aquatiques et de feuilles pour se nourrir il ne fera pas d'autres dégâts. Mais s'il s'attaque plus aux arbres, il faudra peut-être les protéger en les entourant d'un treillis de poule.
https://www.rtbf.be/info/regions/namur/detail_namur-le-castor-est-arrive-pour-la-premiere-fois-dans-le-centre-ville?id=9887992
 

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Géopark Famenne-Ardenne: la région reconnue par l'UNESCO




Un beau coup de projecteur sur un territoire riche en sites exceptionnels.
Le comité exécutif de l’Unesco vient d’attribuer son label Géopark Mondial Unesco au Géopark Famenne-Ardenne. Niché au cœur des bassins de l’Ourthe, de la Lesse et de la Lomme, ce territoire de 911 km² se caractérise notamment par la richesse de ses phénomènes karstiques, dont les grottes de Han-sur-Lesse sont probablement l’illustration la plus populaire.

Ce site exceptionnel est d’ailleurs la seule attraction naturelle belge à avoir obtenu trois étoiles au célèbre guide Michelin. C’est pourtant loin d’être le seul atout du Géopark, dont les huit communes - Rochefort, Tellin, Wellin, Beauraing, Marche, Hotton, Nassogne, Durbuy - regorgent de hauts-lieux touristiques, sites naturels, châteaux, et autres villages de caractère. Citons notamment la Vieille Ville de Durbuy, souvent présentée comme "la plus petite ville du monde", les grottes de Hotton, ou encore le Fonds des Vaulx à Marche-en-Famenne. Leur dénominateur commun : un héritage géologique unique en Europe caractérisé par un vaste réseau de grottes et résurgences, et dont découlent de nombreuses activités humaines telles que l’exploitation du calcaire ou encore le brassage de la célèbre bière Trappiste de Rochefort.

"Un gage de crédibilité"

"Le Géopark Famenne-Ardenne est le premier reconnu comme Géopark Mondial Unesco en Belgique, souligne le ministre wallon du Tourisme, René Collin. Cette reconnaissance constitue tout d’abord un gage de crédibilité par rapport à une démarche ayant fédéré acteurs touristiques et scientifiques autour du territoire. Elle va également encourager les opérateurs à développer de nouveaux projets, et à en faire rayonner d’autres. Enfin, cette labellisation contribuera bien sûr à renforcer la promotion du territoire dans le monde."

Les responsables du Géopark espèrent d’ailleurs séduire de nouveaux publics. "Actuellement, notre public cible vient essentiellement de France, de Belgique ou encore des Pays-Bas, explique Alain Petit, directeur du Géopark. Le label devrait nous permettre d’attirer une clientèle venue de plus loin, comme des Etats-Unis ou de la Chine par exemple."

Le Géopark développera de nombreuses synergies et pourra s’appuyer sur un réseau international lui apportant expertise et échange de bonnes pratiques. Au-delà des communes, l’ASBL compte des scientifiques de plusieurs universités et plusieurs Maisons du Tourisme. A noter que le label prévoit également une charte insistant sur le tourisme durable, la responsabilité écologique et le développement d’une économie circulaire.
http://www.lalibre.be/regions/namur/le-geopark-famenne-ardenne-reconnu-par-l-unesco-5adf69b8cd7099ae87bd3293
 

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Deux nouvelles réserves naturelles en Province de Luxembourg



Les prés de la Wamme


Le Gouvernement wallon vient d'approuver la création de trois nouvelles réserves naturelles agréées en Wallonie, dont deux se trouvent en Province de Luxembourg. Il s'agit de la réserve du Méandre de l'Ourthe à La Roche-en-Ardenne et de la réserve des Prés de la Wamme, qui se trouve à cheval sur les communes de Marche-en-Famenne et Nassogne, et sur une superficie de 37 hectares. Cette dernière compte 150 espèces végétales et de nombreuses espèces animales également.
Jordane Meyer
https://www.rtbf.be/info/regions/luxembourg/detail_deux-nouvelles-reserves-naturelles-en-province-de-luxembourg?id=10083052
 

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Forêt d'Anlier: depuis 2017, 80 moules perlières ont été trouvées dans un ruisseau



Le Ministre Collin organise aujourd'hui ses premiers ateliers de la biodiversité. Et savez-vous que depuis 2017, 80 moules perlières de moins de 15 ans ont été trouvées dans un ruisseau de la forêt d'Anlier. Cette moule ne s'était plus reproduite en Wallonie depuis des dizaines d'années. Cette espèce est d'ailleurs en danger critique d'extinction.
Si elle se reproduit à nouveau aujourd'hui, c'est grâce aux actions menées dans le cadre du programme LIFE entre 2002 et 2007, à savoir la construction de plusieurs stations d'épuration, l'installation de clôtures pour éviter l'accès du bétail, l'abattage de résineux...
Grégory Motte, attaché au Service public de Wallonie et ancien coordinateur du LIFE Moule perlière nous explique qu'en protégeant la moule perlière, cela bénéficie aussi à d'autres espèces...
https://www.rtbf.be/info/regions/luxembourg/detail_foret-d-anlier-depuis-2017-80-moules-perlieres-ont-ete-trouvees-dans-un-ruisseau?id=10095110
 

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Discussion Starter · #17 ·
Des travaux de restauration des tourbières en cours dans les Fagnes



D'importants travaux sont actuellement en cours dans les Fagnes, à proximité du signal de Botrange. Il s'agit de travaux de restauration des tourbières. Le lieu n'est pas accessible au public tant il est sensible, mais les machines sont à l’œuvre, manœuvrant sur des panneaux de 5 mètres de long. Si elles s'écartaient de ces panneaux, elles s'enfonceraient dans la tourbe jusqu'à la cabine de commande.

Il y a 1000 ans, il restait 1500 hectares de ces tourbières dans les Fagnes. Il en subsiste aujourd'hui à peine 100 hectares. D'où l'importance de ces travaux. Pascal Ghiette, un de ses responsables: "On a dégazonné, la tourbe a été remise à nu. Grâce à ça, on espère que les plantes caractérisées tourbières vont pouvoir se réinstaller. Des linaigrettes, des sphaignes, de la canneberge. Toute une série de plantes très rares et très adaptées. Le dégazonnage permet aussi un petit peu la remontée de la nappe phréatique, la zone qui a été dégazonnée est plus humide. Les rémanents, ce qui a été arraché, a poussé en andins, et les andins sont tassés et servent de digues pour canaliser l'eau vers la tourbière active et redonner de l'eau aux plantes des tourbières".

Dans un premier temps, ces travaux vont permettre de préserver les tourbières. A (très) long terme, de les augmenter, comme le souligne Pascal Ghiette: "Pour l'instant, c'est comme si on mettait un garrot sur une grosse hémorragie. Et puis on espère qu'au fil des dizaines d'années, et puis des siècles -parce que pour une tourbière, il faut parler en siècles- dans les zones qu'on aura restaurées, on espère que la tourbière va petit à petit se réinstaller. Mais ni vous ni moi ne serons là pour le voir".

Cette phase de travaux devrait se terminer d'ici l'été prochain. Au niveau environnemental, les tourbières constituent aussi le meilleur puits de carbone possible sur la terre ferme.
https://www.rtbf.be/info/regions/liege/detail_des-travaux-de-restauration-des-tourbieres-en-cours-dans-les-fagnes?id=10098129
 

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Discussion Starter · #18 ·
De superbes photos d'un loup prises dans les Hautes-Fagnes gelées




Ce n'est plus une vue de l'esprit ! Un loup est bel et bien présent dans les Haute-Fagnes.

Roger Herman, du réseau loup, a magnifiquement photographié ce loup il y a quelques jours. La bête, occupée à suivre une piste de potentielle nourriture, n'a pas fait attention au photographe. Cela explique la qualité des clichés.

" Je ne pensais plus au loup lorsque tout à coup, après avoir observé quelques biches, une silhouette est apparue, venant vers moi. Au début, je me suis dit que c'était probablement une petite biche de la harde restée en arrière, ou un chevreuil, ou un renard, parce qu'il était dans un fossé et je ne voyais que son dos. Mais tout à coup, il est apparu et en fait, il suivait la piste des cervidés. Dès qu'il est sorti du fossé, mon sang n'a fait qu'un tour et j'ai vu que c'était un loup. C'était fascinant ", détaille Roger Herman.

" Depuis l'année dernière, il y a quand même une série de traces qui ont été relevées. On a eu des photos des pièges photographiques automatiques, mais je crois que ce sont les premières photos qui vraiment ne laissent aucun doute et qui sont prises à une telle distance, depuis que le loup avait disparu de nos régions il y a plus d'un siècle ", complète-t-il.

Rappelons que le loup est une espèce protégée. Celui-ci est sans doute venu d'Allemagne et d'Europe centrale.

A titre préventif, l’arrêté du 08 octobre 1998 relatif à l'indemnisation des dommages causés par certaines espèces animales protégées a déjà été entendu aux dégâts éventuels causés par un loup.

https://www.rtbf.be/info/regions/detail_la-presence-d-un-loup-dans-les-hautes-fagnes-est-a-nouveau-confirmee?id=10152271
 

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Discussion Starter · #19 ·
Protection de la biodiversité: la qualité de nos cours d'eau s'améliore


Cette année, la Wallonie met à l’honneur la thématique de l’eau. C’est l’occasion de scruter d’un peu plus près la qualité de nos cours d’eau. Entre barrages et déversements d’eaux usées, nos rivières faisaient grise mine.


En province de Namur, si certains cours d’eau comme la Mehaigne ou l’Orneau sont toujours très pollués et offrent un triste spectacle, force est de constater que ces dernières années la situation s’améliore. Lentement mais sûrement les mesures de préservation de l’environnement portent leurs fruits.

"Mon prédécesseur à l’université de Namur mettait des goujons - petits poissons - dans des cages dans la Sambre, à hauteur de Namur. Il mesurait combien de minutes ils survivaient" explique le professeur en biologie Patrick Kestemont. "Actuellement il y a plein de goujons et d’autres petits poissons dans la Sambre. Je ne dis pas que la Sambre est propre ou est un refuge de biodiversité mais ça s’améliore. Il y a des raisons positives comme la construction de stations d’épuration et d’autres plus dramatiques d’un point de vue social comme l’industrie qui périclite".

Pour que la vie et la biodiversité s’améliorent, il y a deux points importants : la qualité de l’eau et l’hydromorphologie du cours d’eau. Dans le premier cas, la pollution provient des eaux usées, des rejets industriels et des amendements agricoles. Les cours d’eau les plus pollués sont situés au nord du sillon Sambre et Meuse plus densément peuplé, industrialisé, avec une agriculture plus intensive. L’hydromorphologie d’un cours d’eau est son aspect physique : berges, lit, dénivelé etc. Sur ce point, de plus en plus d’obstacles à la libre circulation des poissons sont levés. On place des échelles à poissons. On détruit d’anciens petits barrages liés à de vieux moulins etc.

En province de Namur, le Bocq a bénéficié du projet européen Walphi qui a permis de lever les obstacles physiques présent sur le cours d’eau. Le barrage à l’embouchure du Samson, qui se jette dans la Meuse à hauteur de Thon-Samson, a été détruit et remplacé par des paliers. De nombreux travaux sont programmés pour permettre au cours d’eau d’offrir un libre passage sur toute sa longueur. Résultat : malgré une pollution dramatique aux pesticides en 2008, le cours d'eau a retrouvé une belle biodiversité.
https://www.rtbf.be/info/regions/detail_protection-de-la-biodiversite-la-qualite-de-nos-cours-d-eau-s-ameliore?id=10190207
 
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