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Mah *****h
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Discussion Starter · #1 ·
La gamme Princess Yachts distribuée au Maroc



Akwalys International, distributeur exclusif de Princess Yachts Maroc


La marque Princess est devenue synonyme de ce qui se fait de mieux parmi les yachts de grande plaisance. Construits dans les plus strictes règles de la tradition maritime britannique, les Princess, en version Open, Hard Top ou Fly Bridge, représentent la référence dans le monde des Motor Yachts de luxe.

Princess Yachts est désormais présent au Maroc puisque l'ensemble de la gamme est distribuée par la société Akwalys International, basée à Mohammedia. Princess est associé à la notion de design intemporel et raffiné, alliant technologie de pointe et tradition navale pour définir de nouveaux standards en matière de performances, tenue de mer, confort et sécurité.

La marque bénéficie d’une image très forte et la gamme proposée en V-Class et Flybridge de 42 à 130 pieds a tous les atouts pour répondre aux exigences personnelles de chacun.
www.nautisme-info.com
 

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Mah *****h
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Discussion Starter · #2 ·
Beneteau : la marque confirme sa présence au Maroc



Akwalys International, distributeur exclusif Maroc Atlantique


Les perspectives de développement du secteur de la plaisance au Maroc se confirment. La marque Beneteau entend bien accompagner cette croissance et s'est implanté au Maroc. Akwalys International, basé à Mohammedia, est le distributeur exclusif de Beneteau pour la façade Atlantique du Maroc et commercialise l'ensemble des gammes voiles et Moteur.

Beneteau est leader mondial des constructeurs de voiliers de plaisance et numéro 1 européen des constructeurs de bateaux à moteur.

Pour répondre à tous les rêves de navigation, que ce soit en voile ou en motonautisme, Beneteau offre une gamme très complète (de 6 à 18 mètres dans la gamme voile et de 5 à 17 mètres dans sa gamme moteurs). Outre les gammes Océanis et Fisrt , Akwalys International commerciale les Flyer, Antares, Monte Carlo et Swift Trawler.
www.nautisme-info.com
 

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Ports de plaisance et Marinas :

Etude et suivi des travaux de la marina du Bou Regreg � Salé
Etude du Royal Yach Club de Rabat
Etude de la marina de Jeddah en Arabie Saoudite
Etude de la marina du lac Lamlaleh dans la baie de Tanger
Etude préliminaire de la marina de Mohammedia
Etude de faisabilité d'une marina � Saïdia
Etude et suivi des travaux de réalisation de la marina d'Agadir
Etude de la marina de Casablanca
http://www.cid.co.ma/references/page-29-2
 

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Entrée en vacances
Bateaux de plaisance​

- Quelles sont les formalités douanières à accomplir pour introduire au Maroc un bateau de plaisance ?


Sauf cas de force majeur dûment justifié, tout navire de plaisance arrivant de l’étranger par mer ne peut accoster que dans un port disposant d’un bureau de douane.

Les bateaux de plaisance importés, pour usage personnel, par des personnes ayant leur résidence habituelle à l’étranger, venant séjourner temporairement au Maroc, sont admis sous le régime de l’admission temporaire.

Au premier port d’entrée, dès votre arrivée et au plus tard dans les 24 heures qui suivent cette arrivée, vous êtes tenu en tant que plaisancier de souscrire auprès du bureau de douane du port d’attache, une déclaration d’admission temporaire conforme au modèle (lien vers le formulaire) requis.

En outre et à l’occasion de l’entrée dans tout port, vous devez justifier votre identité et celle des passagers et présenter les papiers de bord du bateau, notamment :

L’acte de nationalité ;
Le titre de propriété ;
Une procuration ou un contrat de location dûment légalisé dans le cas où le bateau est importé par une personne autre que le propriétaire ;
La liste des passagers ;
La liste des provisions de bord ;
Le certificat de navigabilité ;
Le certificat d’enregistrement délivré par les autorités étrangères (rôle ou licence de navigation) ;
Tout autre document exigé par l’administration.



BON À SAVOIR
Dans le cas où vous n’accompagnez par votre bateau, vous pouvez charger le gestionnaire du port de plaisance de l’accomplissement des formalités d’admission temporaire. Ce dernier est tenu de souscrire, auprès du bureau douanier de ressort, une déclaration en détail réglementaire (DUM) sous le régime approprié.

La DUM précitée sera apurée par une déclaration d’admission temporaire simplifiée de modèle D716 et ce, dès que vous vous présenterez personnellement au bureau douanier concerné.FORMULAIRES
Modèle de déclaration d’entrée et de sortie des bateaux de plaisance D716.
http://www.douane.gov.ma/web/guest/...334_WAR_moteurRechercheportlet_INSTANCE_eVX4_
 

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Pendant combien de temps un bateau de plaisance peut séjourner dans un port marocain sous le régime de l’admission temporaire ?

Les bateaux de plaisance importés temporairement par des personnes ayant leur résidence habituelle à l’étranger sont admis sous le régime de l’admission temporaire pour une durée maximum de six (06) mois à consommer de manière continue ou fractionnée pendant une année civile.

En cas de chevauchement entre deux années civiles, le séjour continu ne doit pas excéder six (06) mois.

Tout au long de la durée de séjour accordée, un bateau peut être soit utilisés par le bénéficiaire de l’admission temporaire, soit immobilisé sous la responsabilité de la société gestionnaire du port de plaisance, autorisée à cet effet.

Si vous souhaitez immobiliser votre bateau dans un port de plaisance marocain, l’ordonnateur des douanes concerné peut autoriser la prorogation du délai de séjour d’une durée supplémentaire de six (06) mois.

Ainsi, le délai de séjour sur le territoire marocain ne peut excéder douze (12) mois à compter de la date de souscription de la déclaration d'admission temporaire.
A l’issue de cette période, le bateau doit quitter le territoire national à destination de l’étranger.
http://www.douane.gov.ma/web/guest/...334_WAR_moteurRechercheportlet_INSTANCE_eVX4_
 

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En quoi consistent les formalités d'immobilisation (hivernage) d’un bateau de plaisance ?

L’immobilisation d’un bateau de plaisance dans un port s’effectue dans le cadre d’une convention conclue entre l’Administration des Douanes et la société gestionnaire du port en question.

Cette convention délimite les engagements ainsi que le champ de responsabilité de ladite société. Cette dernière se voit ainsi accorder un agrément sous couvert de la convention signée.

Les formalités à accomplir par un plaisancier désirant immobiliser son bateau dans une marina sont les suivantes :

Déposer une demande d’immobilisation auprès du bureau douanier de ressort qui l'examinera.
Signer un engagement d’immobilisation avec la société gestionnaire portant offre transactionnelle. Cet engagement ainsi que la déclaration d’admission temporaire D716, que vous aurez souscrite, seront annotés du délai d’immobilisation.
A titre de justificatif de la situation de votre embarcation, le service des douanes vous remettra l’exemplaire blanc de la déclaration D716 et un exemplaire de l’engagement d’immobilisation.

La société gestionnaire du port recevra, quant à elle, l’exemplaire bleu de ladite déclaration D716 accompagnée d’un exemplaire de l’engagement d’immobilisation.FORMULAIRES
Modèle d’engagement d'immobilisation d'un bateau de plaisance.
http://www.douane.gov.ma/web/guest/...334_WAR_moteurRechercheportlet_INSTANCE_eVX4_
 

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LARACHE: UN PORT DE PLAISANCE EN PROJET



L'Agence nationale des ports s’apprête à lancer une étude pour évaluer l'opportunité de construire un bassin de plaisance à Larache, une ville où l'activité économique dépend déjà de son infrastructure portuaire.

Larache pourrait bientôt accueillir un port de plaisance. L’agence nationale des ports s’apprête à lancer une étude de faisabilité d’un bassin de plaisance dans la ville.

Pour rappel, cette dernière dispose déjà d’un port de pêche qui constitue le cœur névralgique de l’économie locale. L’idée de l’ANP est de voir si la ville peut capitaliser sur le dynamisme de l’activité de plaisance dans les régions nord du royaume pour renforcer la contribution de l’activité portuaire au développement de la ville.

Notons que l’étude en question permettra, au delà de donner de la visibilité sur la faisabilité d’un bassin de plaisance à Larache, de dresser une évaluation plus globale de l’activité de plaisance dans le royaume, que ce soit en termes d’offres ou de demandes. Ceci tombe dans un contexte où les pouvoirs publics ont justement développé une stratégie de développement de cette activité, particulièrement dans les côtes nord du Maroc.
http://www.le360.ma/fr/economie/lar...source=facebook.com&utm_campaign=Publipostage
 

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LE FABRICANT DE YACHTS SUNSEEKER CIBLE LES CLIENTS DU GOLFE À PARTIR DU MAROC



Le constructeur britannique de bateaux de luxe a créé sa première filiale africaine à Marrakech. Il cible les milliardaires des pays du Golfe qui visitent le Maroc de façon permanente. Un deuxième bureau sera implanté à la Marina de Casablanca pour faire connaître la marque et ses yachts aux fortunés marocains.

Le marché mondial des grands yachts de luxe ne connaît pas la crise. D’année en année, les carnets de commandes des constructeurs se remplissent à un rythme soutenu. En 2015, ils étaient près de 734 yachts de luxe (dont la longueur est supérieure à 24 mètres) en chantier. En vue de maintenir cette croissance, les cinq constructeurs contrôlant cette activité à l’échelle mondiale (les italiens Azimut, Sanlorenzo et Ferratti ainsi que le britannique Sunseeker et l’allemand Lürssen) ont engagé depuis 2008 une stratégie de développement à l’international.

Le Maroc figure désormais dans la short-list des pays qui attirent ces constructeurs. La preuve, le britannique Sunseeker, leader mondial de la construction de bateaux de luxe, a ouvert en début d’année sa première filiale africaine au Maroc, plus exactement à Marrakech. «Le Maroc et principalement Marrakech accueille annuellement des centaines de milliardaires venant de nombreux pays, principalement ceux du Golfe», explique Cassidy Woods, directeur des ventes de Sunseeker International. «D’après l’étude de marché que nous avons réalisée avant notre implantation, ces touristes milliardaires visitent le Maroc de manière permanente et cherchent souvent à louer des yachts pour passer des séjours principalement dans la région du Nord du Maroc. Dans cet esprit, nous avons décidé de nous implanter à Marrakech pour être près de cette clientèle», ajoute-t-il. Notons que plus de 15% du portefeuille de Sunseeker International est constitué de clients des pays du Golfe (principalement des émirs et des princesses). «Ces clients très discrets passent souvent leurs commandes depuis des pays autres que ceux de leur résidence», développe-t-il avant d’ajouter que la filiale marocaine pourrait devenir par conséquent l’une des plus dynamiques en termes de réception de commandes.



Des soirées à la Marina de Casablanca pour attirer les milliardaires de la métropole

Les hommes d’affaires marocains ne sont pas délaissés. En effet, Sunseeker International a d’ores et déjà établi une liste de milliardaires marocains qui pourraient devenir clients. Dans ce sens, le constructeur compte implanter un nouveau bureau à la Marina de Casablanca. Une série de soirées privées y seront organisées à leur profit pour faire connaître la marque et ses modèles. La première soirée prévue d’ici la fin de l’année aura également pour objectif de dévoiler le nouveau modèle du constructeur. Il s’agit du «95 Yacht» lancé par l’opérateur en 2016. Un voilier luxueux dont le prix de vente démarre à 100 millions de DH. «Le 95 Yacht allie luxe et innovation. Comme la nouvelle génération des yachts Sunseeker, ce modèle est très performant puisqu’il peut atteindre une vitesse de 28 nœuds par heure tout en restant stable», développe-t-il.

Il est important de signaler que les yachts de la marque Sunseeker sont fabriqués et montés dans les unités de production de l’opérateur au Royaume-Uni. «Du bois utilisé dans la construction de ces bateaux jusqu’aux tissus utilisés dans la fabrication meubles, en passant par le moteur, tout est réalisé par nos collaborateurs à l’intérieur de nos usines», déclare le directeur des ventes. Et d’ajouter: «Notre objectif est de contrôler la qualité de nos yachts et de satisfaire les exigences de nos clients VIP».

Rappelons que Sunseeker International est une société fondée en 1969 par les frères Robert et John Braithwaite. En 2013, le groupe chinois Wanda entre dans son tour de table et devient actionnaire majoritaire. «Cette ouverture du capital a permis à Sunseeker de monter en puissance et de développer ses ventes en Europe et en Chine», ajoute le directeur. Aujourd’hui, Sunseeker emploie plus de 2 000 personnes et fabrique annuellement environ 150 bateaux (allant de 50-155 pieds), dans ses unités de fabrication à Poole en Angleterre. Le constructeur compte également à son actif un réseau de vente installé dans plus de 60 pays.
http://lavieeco.com/news/economie/l...fe-a-partir-du-maroc.html#ktxOWSy5gPHSiBIo.99
 
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Tourisme de niche: La navigation de plaisance reste à quai!​


Par Karim Dronet | Edition N°:5071 Le 24/07/2017

La voile et le nautisme n’arrivent toujours pas à prendre leur envol
A Agadir, une centaine de bateaux abandonnés depuis plusieurs mois
Pourtant, le Maroc dispose d’un formidable potentiel pour faire émerger une véritable industrie



En dehors de la semaine nautique internationale de M’Diq, de la Semaine de Rabat ou encore la Saïdia Sailing Cup et de quelques régates, il y a trop peu d’événements pour des vocations et l’intérêt du tourisme

L’IMAGE choque! Les amateurs de sport et de tourisme nautiques se plaignent du manque de moyens, mais à la base nautique d’Agadir, une centaine de bateaux, de la classe Optimist, sont abandonnés depuis plusieurs mois. Acquis par la Fédération royale marocaine du yachting à voile, ces bateaux, qui permettraient aux jeunes pratiquants de s’initier aux sports de plaisance et donneraient un argument touristique supplémentaire à la capitale du Souss, n’ont toujours pas été distribués aux différentes bases nautiques et clubs de voile du Royaume. Il faut dire que, depuis trois ans, cette fédération est en léthargie. En dehors de la semaine nautique internationale de M’Diq, de la Semaine de Rabat ou encore la Saïdia Sailing Cup et de quelques régates, il y a trop peu d’événements pour des vocations et l’intérêt du tourisme. Aucun marin marocain n’a d’ailleurs été qualifié pour les Jeux olympiques de Rio. Pourtant, avec ses 3.500 km de littoral marin, le Royaume dispose d’un formidable potentiel pour développer la plaisance et les sports nautiques. Or, malgré le développement de nouvelles marinas, la pratique de la voile n’arrive toujours pas à prendre son envol. A l’heure actuelle, peu d’initiatives sont prises pour encourager le développement du nautisme et de la plaisance. Même si on compte aujourd’hui une centaine de clubs de voile, les moyens étant plus que restreints, autant dire qu’il n’y a pas grand-chose.

Les seules catégories de bateaux que l’on trouve dans ces clubs sont des Optimist ou des Lasers, ce qui ne peut pas satisfaire une clientèle touristique étrangère habituée à naviguer sur d’autres formats de voiliers. En fait, il n’y a que quatre bases nautiques réellement actives: Saïdia, Rabat, Mohammedia et Agadir. Pourtant, il est évident que le nautisme au Maroc pourrait aussi contribuer à une véritable économie de la mer. Ainsi, si le Royaume a pu créer des écosystèmes pour l’industrie aéronautique, pourquoi ne pas envisager la même chose pour le tourisme, la formation et une petite construction navale? Aujourd’hui, tous les chantiers navals dans le monde se basent sur les progrès et les avancées technologiques du secteur aéronautique pour construire des bateaux de plus en plus performants. Pourquoi le Maroc ne serait-il pas capable, lui aussi, de fournir des pièces détachées pour l’industrie nautique? Dans le monde du surf, par exemple, on a vu ces dernières années, à Dar Bouazza, que l’essor des sports de glisse a attiré des artisans qui fabriquent localement des planches de surf, des shapers, à des prix compétitifs.

Dans le domaine du nautisme et de la pratique de la voile, on pourrait très bien envisager la mise en place d’une économie locale de l’accastillage ou autres pièces pour bateaux.

A titre d’exemple, on pourrait s’appuyer sur l’expérience tunisienne qui, avant le Printemps arabe, avait constitué une commission regroupant les ministères du Transport, du Tourisme et des Sports, pour développer une stratégie efficiente de la navigation de plaisance, en évitant les bagarres de minarets et les déperditions d’énergie.

Marinas: Tarifs encourageants


LE Maroc dispose aujourd’hui de marinas représentant une belle opportunité pour les plaisanciers confrontés à une saturation des marinas européennes où les tarifs de location d’emplacement deviennent prohibitifs. A titre d’exemple, à la marina de Saïdia, la location d’un emplacement de 7 x 2,5 mètres pour un monocoque revient à 80 euros par jour, consommation d’eau et d’électricité pour les navires jusqu’à 15 mètres de long. En Europe, en 2009, il fallait compter 280 euros par jour pour un voilier de 16 mètres à Capri en juin!


Mehdi Rouizem: «On ne sait pas accueillir les marins!»



«L’hospitalité marocaine est légendaire, mais en mer, c’est l’inhospitalité qui est légendaire», déplore Mehdi Rouizem
Dans cet entretien, le navigateur Mehdi Rouizem, qui vient de boucler cet été un tour du Maroc à la voile en catamaran, de Saïdia à Dakhla, dresse un constat plutôt consternant de la politique de la plaisance au Maroc.

- L’Economiste: Vous dites que le littoral marocain n’était pas encore suffisamment exploité par les plaisanciers. Pourquoi?

- Mehdi Rouizem: Lorsque l’on naviguait le long des côtes marocaines, on se disait, avec mon coéquipier Hicham Aachi, que ce serait bien d’installer une base nautique à tel ou tel endroit. Ainsi, par exemple, lorsque l’on rencontrait des pêcheurs, des gens extraordinaires qui nous ont accompagnés, aidés, sur nombre d’étapes, on se disait si le Maroc pouvait installer un club de voile, à côté de chaque port de pêche, les enfants de ces pêcheurs pourraient, déjà, naviguer. Ces enfants-là seraient de super bons «voileux» parce que, comme papa navigue, ils connaissent tous les courants, ils connaissent tous les secrets de la mer qu’ils ont chaque jour en face d’eux. Cela permettrait aussi de sortir des familles modestes de leurs conditions de vie souvent difficiles. Ce serait un levier économique et social .

- Il y a pourtant un frein quasi psychologique, presque sociologique. Les Marocains ont la crainte de la mer.

- Effectivement, l’hospitalité marocaine est légendaire, mais en mer, c’est l’inhospitalité qui est légendaire. Quand on arrive dans un port et que l’on a navigué pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours, fatigués, et que l’on est à peine parvenu à amarrer notre bateau au quai, un agent d’autorité se présente et nous harcèle pour demander les papiers du bateau. Il faut lui expliquer que des gens qui viennent de passer deux jours en mer, il faut les laisser un peu tranquilles et les assister pour que leurs souvenirs soient positifs et qu’ils parlent en bien du Maroc. Ensuite, une fois le bateau bien amarré et les marins bien installés, cet agent d’autorité peut demander les papiers en question.
Les navigateurs, qui accèdent aux ports marocains, notamment en Méditerranée, se plaignent sur les réseaux sociaux ou sur leurs blogs car ils sont pris pour « des trafiquants de drogue jusqu’à preuve du contraire». Ailleurs, dans le monde, c’est parfois avec des paniers contenant des produits du terroir qu’ils sont accueillis par les autorités portuaires. Il faut donc revoir notre accueil en mer».

Propos recueillis par
Karim DRONET
http://www.leconomiste.com/article/1015352-tourisme-de-niche-la-navigation-de-plaisance-reste-quai
 
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